La Bessonnaz.

Lignerolle: la Bessonnaz fête ses 60 ans sous la première neige

La Bessonnaz.

La Bessonnaz.

À deux jets de pierre de Ballaigues, mais située sur le territoire de la commune de Lignerolle à 1’100 mètres d’altitude, la Bessonnaz est une ancienne bâtisse, sans doute construite en 1847, suite à l’incendie d’une ferme qui se trouvait à cet endroit. À la fin du 19e siècle, elle allait devenir un hôtel pendant une vingtaine d’années, pour ensuite abriter des troupes durant la Première Guerre mondiale, puis des… contrebandiers.

Après avoir été rachetée par la commune, puis louée par Jean André pour organiser des colonies de vacances, la maison a été acquise par ce dernier en 1952. En réalité afin de consacrer à l’usage premier qu’elle a toujours actuellement pour le compte de la Fondation le Grain de Blé (Suisse): l’accueil d’enfants défavorisés pendant les vacances et l’organisation de camps bibliques. C’est pour fêter le 60e anniversaire de cette affectation que la Fondation le Grain de Blé (Suisse) avait convié samedi passé le public et une soixantaine d’invités à rejoindre cet endroit idyllique, du moins par beau temps.

Affectation variée

Lors de son allocution, le directeur de la Fondation Paul de Montmollin a rappelé les milliers d’enfants qui ont pu passer des semaines inoubliables dans cette demeure. Certains furent d’abord amenés à Lignerolle par «convois», à l’époque des guerres en Europe. Les enfants pouvaient ainsi passer en paix des semaines d’été mémorables. La justification de la maison n’a pas changé. Elle a simplement un peu évolué dans la mesure où elle accueille actuellement non seulement des enfants, mais aussi des séminaires d’adultes ou d’adolescents, mais pas exclusivement, portant surtout, sur des sujets bibliques.

En effet, la maison, qui peut accueillir jusqu’à 100 personnes en même temps et dont s’occupent au quotidien Anne et Richard Parkinson, est aussi disponible à la location, que ce soit pour des motifs scolaires ou pour tout séminaire qui souhaiterait allier réflexion à présence dans un décor magnifique, au calme absolu et avec la possibilité de pratiquer des sports dans un environnement qui jouxte forêts et pâturages. La Fondation devra sans doute accentuer un peu ce type d’activités, dans la mesure où des rénovations importantes sont projetées sur l’arrière du bâtiment, qui permettraient d’installer un ascenseur et d’ainsi pouvoir accueillir des personnes à mobilité réduite.

Photo Olivier Gfeller