Les voyages d’Alus, le lynx de la Mathoule

Pas si simple que ça d’attraper un «couple» de lynx pour les envoyer vers d’autres horizons afin d’éviter des problèmes de consanguinité. Et Alus, le matou de la Mathoulaz en a fait l’expérience.

Dans un premier temps, le Kora (association pour la gestion et la conservation de la faune sauvage) souhaitait capturer une femelle. Mais Alus, s’est trouvé piégé le 21 février, dans une cage construite et déposée à cet usage dans les environs de la Mathoulaz.

Alertés par un système d’alarme téléphonique, les surveillants de la faune ainsi que quelques membres du Kora, sont arrivés sur place dans un délai très court, afin d’éviter que le félin ne se blesse. Pour exemple, un lynx qui avait été piégé dans une cage a complètement démonté la porte en panneau de coffrage pour pouvoir s’échapper.

Les déplacements sous surveillance

Lors de cette première capture, après avoir été pesé et mesuré sous toutes les coutures, Alus s’est vu équipé d’un collier émetteur afin de pouvoir observer ses moindres déplacements. Ces données pourront être utiles afin de déterminer quelle est la grandeur du territoire de chasse d’un lynx. Et la «mésaventure» d’Alus ne l’aurait, à voir, pas trop perturbé puisqu’en une dizaine de jours, il a parcouru la région en se baladant notamment du côté de Vallorbe, de la Dent-de-Vaulion, et s’est même promené jusqu’à Montricher.

Puisqu’une femelle a été capturée dans les environs de Burtigny, la «liberté provisoire» d’Alus touchait à sa fin. Il fallait à nouveau le capturer, et Alain Seletto, garde faune de la région, est parti à la recherche d’une «proie récente» avec son chien de service Dalba. Le cadavre d’un chamois est retrouvé et un piège à lacets est placé. Les membres du Kora accompagnés d’un vétérinaire, postés à une vingtaine de mètres, n’ont pas eu trop à attendre : Alus est venu se restaurer la nuit du 28 mars. Un procédé hypodermique a été utilisé dans le plus grand calme, l’adrénaline étant un puissant antidote à toute forme d’anesthésiant. Et c’est le grand départ pour de nouvelles contrées pour ce magnifique félin parfois décrié par certains, mais dont une rencontre visuelle ne laissera en tout cas pas indifférent.

Des traces et des indices

Les gardes-faune de notre région, Luc Jacquemettaz pour les environs de Vallorbe (079 237 42 59) et Alain Seletto pour la région d’Orbe (079 237 42 58) sont à nouveau à votre disposition pour tout témoignage et indice que vous pourriez leur apporter, d’autant plus qu’une femelle reste encore à capturer.


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