La batteuse soulève beaucoup de poussière, mais ne garde que les grains, riches en acides gras mono-insaturés, en Oméga 6 et Oméga 3.

Les moissons: étonnés en bien !

D’abord il y a eu ceux qui ont eu la chance de récolter les orges avant l’orage. Puis ceux qui ont vu leurs récoltes ravagées par la grêle. Ensuite, les cultivateurs ont piaffé derrière leur fenêtre en espérant la fin de la pluie (environ 100 l./m2), désespérant de voir les épis et la paille noircir…

Enfin le soleil est revenu

Dès lors, ça a été la course contre la montre, car la météo annonçait à nouveau de la pluie et des orages pour la fin de la semaine passée. Du matin au soir, le plus tard possible avant la rosée, les moissonneuses ont mené le bal avec tracteurs et chars. Qui n’a pas tempêté sur la route car il se retrouvait derrière un convoi qui allait trop lentement à son goût? Car, sitôt l’orge, le colza ou le blé moissonné, les cultivateurs devaient jouer des coudes pour aller livrer leurs précieuses récoltes dans l’un ou l’autre des centres collecteurs.

Débordés

Les centres collecteurs de céréales ont tourné quasi 24 heures sur 24, tout le monde était sur le pont. Certains ont eu des pannes, forçant les agriculteurs à livrer ailleurs, d’autres ont eu des malades qu’il a fallu remplacer au pied levé. Mais en règle générale, tout se passe bien et les paysans n’attendent pas beaucoup, le programme joue bien. Selon un relevé le 21 juillet, toutes les orges, le 75% du colza et le 25% du blé sont rentrés.

Déçus en bien comme disent les vaudois!

Les centres collecteurs ont reçu trois qualités d’orges: 25% est assez lourd, entre 68 et 71 kilos à l’hectolitre, 40% entre 66 à 68 kg/hl, et le reste 62 à 65 kg/hl. Le rendement oscille de 60 quintaux/hectare pour l’extensif à plus de 100 q/ha pour l’intensif. Rappelons que la culture extensive apporte moins d’azote et d’engrais organique et renonce au traitement pour raccourcir la tige. Ceci évite la verse des plants, les céréales couchées ont tendance à germer et sont difficiles à récolter.

Résultats

Le colza est rentré relativement bien sec (6,5 à 9% d’humidité). Les rendements sont bons à très bons entre 35 et 45 q/ha.
Les blés sont de bonne qualité, de 80 et 85 kg/hl avec 12 à 14.5% d’humidité et un rendement de 70 à 85 q/ha. Les résultats sont donc encourageants pour les parcelles qui n’ont pas eu la grêle. Dans certaines régions, les céréales, qu’elles soient panifiables ou «biscuit», sont déclassées en fourragères à cause des grains germés (mesure du centre collecteur: le temps de chute se situe en dessous de 180).

La nature dicte sa loi et les cultivateurs ne peuvent que faire avec, se dépêcher ou ronger son frein et ceci que ce soit dimanche ou non, pour assurer notre pain quotidien. Remercions-les, même s’ils sont sur la route, c’est pour notre alimentation de demain.


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