Le devant de la maison de commune illuminé.

Les Clées: touche pas à ma source

Deuxième séance du mois de décembre, pour le Conseil général des Clées qui s’est réuni inhabituellement à l’école, sous la présidence de Christian Brechbühl. Le délibérant des Bourdons a accepté, dans un premier temps et sans discussion, de prolonger jusqu’à la fin de la législature l’autorisation accordée à l’exécutif d’emprunter des fonds. «Dans le futur, cette autorisation sera votée en début de législature » a indiqué la commission chargée d’étudier cette question.

On a aussi appris que la pose d’un revêtement bitumineux flambant neuf sur presque tous les tronçons de route du village de la Russille coûterait nettement moins cher que prévu. Cette bonne nouvelle est due à la prise en compte des diverses participations et subventions à recevoir, qui n’étaient pas encore connues avec précision par la Municipalité au début décembre. C’est donc, au final, un crédit complémentaire réduit à Fr. 70 000.– qui a été voté sans discussion pour cet objet. Les travaux auront lieu une fois les beaux jours revenus.

Un adverbe de poids

Une toute nouvelle mouture du règlement communal sur les émoluments en matière de police des constructions a été également acceptée sans discussion. Ce texte précise les montants des diverses taxes ou charges de préférence dues par les propriétaires et autres acteurs de la construction. Lors de sa dernière séance, le Conseil avait adopté son propre règlement de fonctionnement. Ce dernier est reparti très vite chez les juristes du canton, qui ont évidemment trouvé une faille justifiant une prolongation des discussions.

L’adverbe «notamment» ajouté à une disposition a dû faire l’objet d’un nouvel examen, au travers d’un préavis nouveau, d’une séance de commission nouvelle, d’un rapport nouveau et d’une discussion en plénum, le tout entre le 2 et le 10 décembre. Un record sans doute, aussi bien pour la vitesse de transmission par l’exécutif que par celle du retour du canton. Sans compter l’importance cosmique du changement apporté au projet par les juristes.

Des soucis pour la Source Mercier

En fin de séance, Gilles Burri a interpellé l’exécutif sur l’avenir de la Source Mercier, si la commune de Sergey venait à être absorbée par Orbe. «A-t-on mis en place les garde-fous nécessaires?» s’est interrogé le conseiller. C’est Joël Petermann qui lui a répondu que la question avait été évoquée à l’AIVM et que dans l’hypothèse d’une fusion, ce ne serait pas la nouvelle commune d’Orbe, mais uniquement les 140 habitants du futur village de Sergey fusionné, qui seraient pris en compte dans les conventions relatives à la source.