La STAP de Rances

AIVM: budget 2013 stable

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Sous la présidence d’Alix Michel, de Lignerolle, le conseil de l’Association intercommunale du Vallon du Mujon (AIVM) s’est réuni la semaine passée à l’Abergement. L’ordre du jour prévoyait comme point principal l’adoption du budget pour 2013. Henri Nerny, de Valeyres-sous-Rances, président du comité directeur, a fourni quelques explications complémentaires au sujet d’un budget qui pourrait enfler à partir de 2014.

«Nous allons rester pour l’instant à Fr. 155.– par équivalent habitant, a précisé Henri Nerny, car nous ne disposons pas encore des chiffres sur une année complète de fonctionnement du nouveau système de STAP à Rances avec la réalisation du projet «Tout à Orbe». Cette dernière a dû hausser ses tarifs qui représentent une part importante des charges de l’AIVM. Des charges qui pourraient augmenter aussi à l’avenir, notamment sur des postes comme les contrôles informatiques des systèmes qui nécessiteront la conclusion d’abonnements, et aussi à cause de l’augmentation non prévue du volume moyen à traiter.» C’est pratiquement sans discussion que le budget 2013 a été adopté. Il prévoit des charges et produits de fonctionnement équilibrés de l’ordre de Fr. 300 000.—

Mais d’où vient donc ce surplus d’eaux claires?

La STAP recueille dans ses eaux usées tout ce que l’imagination permet de concevoir, voire pire, au point d’ailleurs de créer des pannes aux systèmes de pompage, explique aussi Henri Nerny. Une nouvelle information au public par l’intermédiaire de tous ménages ou d’affichage aux déchetteries a été évoquée. Henri Nerny a également insisté sur le fait que «le passage à la taxe au sac, et même au poids, pourrait avoir des effets néfastes sur l’engorgement des eaux usées et donc de la STAP».

La station comporte en effet un dégrilleur très performant, mais ces performances se traduisent par des boues de plus en plus lourdes et volumineuses. En période de pluies intenses, le débit des eaux claires est très élevé et le reste ensuite pendant environ une semaine. Ce qui contribue aussi à une surcharge pour la STAP. L’AIVM va conduire prochainement une étude sous-terraine des canalisations pour déterminer d’où proviennent ces surplus d’eaux claires et remédier au problème.

Photo Olivier Gfeller