Pierre Vannod et Claude Lapalud en pleine expertise.

La grêle s’est abattue

En date du 13 juin, la grêle s’est abattue sur une zone entre Arnex, Croy et Pompaples. Le lendemain, ce sont les paysans qui ont été abattus de constater les dégâts. Tous ceux qui ont une assurance grêle les ont signalés et les autres ont regretté de ne pas l’avoir faite. Sur les orges et les pois, les dégâts sont estimés entre 30 et 90%.

La vigne

Le vignoble d’Arnex, également touché, a fait l’objet d’un passage des experts de Suisse Grêle les 7 et 8 juillet. Ces experts sont ou étaient des vignerons actifs. Sur demande de l’assurance, une équipe, sous la direction de Daniel Rossier, s’est partagé le travail. Les premières heures, ils se sont familiarisés avec les tablettes, car l’assurance vit avec son temps et les a informatisés. Puis ils ont fait les premières estimations et comparé leurs résultats afin que toutes les parcelles soient expertisées de la même manière.

L’expertise

Ces hommes sont tout-terrain et travaillent par tous les temps ou presque, ils ont bravé la pluie et ont visité le vignoble.
L’expertise provisoire se fait environ 15 jours après la grêle, car immédiatement après, on ne voit pas bien les dégâts. Après quelques jours, les grains deviennent noirs et les grappes qui ont été coupées par un grêlon sèchent. La grêle ne frappe pas uniformément. Les paramètres sont nombreux, comme, par exemple, l’exposition de la vigne, dans un contour ou sur une bosse, abritée par un bosquet ou selon la disposition des lignes. Les espèces cultivées peuvent également influer sur les dégâts. Certains cépages ont un feuillage plus épais, ce qui protège mieux les grappes.

Comptage

Dans une vigne, si les lignes sont longues, il peut y avoir 15 à 20% de perte à un bout et 60% à l’autre bout, c’est pourquoi les experts font des comptages à plusieurs endroits.
Ils se placent dans la vigne et comptent le pourcentage de perte sur 25 à 40 grappes en suivant, puis sur autant de grappes de l’autre côté de la ligne. Il n’est pas rare de voir que seul un côté a été touché, selon d’où venait l’orage. Ils prendront la moyenne des deux résultats pour leur estimation. Ce jour-là, ce ne sont que les grappes qui ont été estimées. Les dégâts sur les bois font l’objet d’une autre assurance. Mais en passant on a pu remarquer que des bois ont été blessés, pas trop gravement pour l’instant. Cette expertise provisoire sera revue en septembre en fonction de l’évolution et deviendra ensuite définitive.

Rosiers

Au bout des lignes, on a pu, au passage, admirer les rosiers qui ont été plantés il y a deux ans. Outre les paiements directs que les viticulteurs touchent pour les mettre, ces rosiers existent depuis longtemps dans les vignes. Etant plus sensibles, ils annoncent les attaques de mildiou (maladie de la feuille): comme ils ont des épines, les chevaux les contournaient, évitant ainsi de les piétiner pour aller à la ligne suivante et puis, c’est beau ces touches de couleur dans la verdure.


0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire