Paisible

Juriens : forum Prométerre

 

Paisible

Paisible

La grande salle de Juriens était bien remplie, malgré la neige, ce 24 février 2011.

Paysannes et paysans s’y sont retrouvés, à l’instigation de Prométerre, afin de discuter des points chauds du moment.

Nouvelle loi

Déjà ébauchée dans un précédent article, cette nouvelle loi apporte bien des soucis au monde paysan. Cependant Prométerre tente d’apporter du soutien, afin que les agricultrices et agriculteurs puissent s’adapter à PA 2011, notamment dans le projet “Paysage”.

NH3

C’est le symbole chimique de l’ammoniac dont le monde paysan doit tenter de réduire les nuisances, de 13 %, selon les accords européens de Göteborg. En 1900, les rejets d’ammoniac de l’agriculture étaient de 42’000 tonnes et en 2010 de 52’000 tonnes pour la Suisse.

Des mesures sont prises actuellement pour couvrir les fosses et pour épandre ces substances avec une quantité infime de perte. Un nouveau système d’épandage avec «pendillards» existe, mais coûte cher, doit être fixé sur une citerne à pression et demande plus de puissance au tracteur. Les subventions arriveront-elles à couvrir les frais engendrés ?

Ce cher lait

La quantité de lait, livrée en 2010, a malheureusement encore augmenté et le stock de beurre excédentaire arrive, à fin 2010, à 10’000 tonnes. La motion Aeby a passé au Conseil national, mais pas encore au Conseil des Etats. Le gruyère se vend toujours bien à l’étranger et le projet de la fabrication de la tomme vaudoise va être relancé. Il faut que les paysans se tiennent les coudes et évitent de vendre leur production de lait à n’importe quel prix.

Valorisation des produits

Prométerre encourage la production artisanale de bons produits. Cette association a mis sur pied, avec Pro Terroir, des «paniers du terroir» ainsi qu’un service traiteur et prépare un magasin à Ouchy pour cette année. Les questions dans la salle ont mis en évidence le problème de reconnaissance du travail de transformation qui devrait pouvoir se compter également en UMOS (Unités de Main d’Oeuvre Standard) et celui du Cassis de Dijon qui, si les producteurs ne font pas attention va faire baisser la qualité des produits.

Il reste encore beaucoup de problèmes à discuter et à résoudre, mais on a pu voir jeudi passé que ce genre de réunion pouvait faire avancer les choses.

 

Photo Marianne Kurth