Jonas Curty, 2e depuis la droite

Jonas Curty, gonfleur de ballons !

Une belle perspicacité

Jonas Curty a décroché récemment un bachelor en sciences du sport et de l’éducation. Il ne s’arrêtera pas là, car il a planifié d’obtenir un master dans le management du sport. A 25 ans, l’Urbigène a voulu saisir toutes les opportunités pour se profiler dans ce milieu, et il a profité des offres faites pour participer aux événements sportifs d’importance. Après avoir suivi la Gymnaestrada de Helsinki en 2015, il s’est rendu à l’Euro de football en France, comme il va partir à Rio de Janeiro comme volontaire aux Jeux Olympiques d’été. A l’heure où l’on demande trop rapidement aux jeunes une certaine expérience professionnelle, Jonas a bien compris qu’il fallait saisir les opportunités qui se présentaient à lui pour acquérir un bagage lui permettant de revendiquer une position dans l’administration du sport plus tard.

L’expérience lyonnaise
Certes, les postes qui lui sont confiés n’impliquent pas une immense responsabilité. Il n’empêche que l’acquis lui profitera à un certain moment de sa vie. Il a bien voulu s’arrêter un peu sur l’expérience qu’il a vécue à Lyon dans le cadre de l’Euro. « Ma tâche était d’aider le directeur du stade qui avait une multitude de responsabilités. Ainsi, nous étions responsables du gonflage des ballons (20 par équipe), nous nous sommes exercés à changer un but en cas de casse en cours de match, comme nous devions faciliter l’entraînement pour les équipes dans les jours qui précédaient les rencontres. Lors de ces dernières, nous avions contact avec les formations pour résoudre tous les détails. Lors de la première rencontre entre la Belgique et l’Italie, la tension était palpable, notamment au niveau de la sécurité, mais tout s’est passé sans anicroche. La partie entre l’Ukraine et l’Irlande du Nord a été interrompue pendant un court instant à cause d’une pluie diluvienne, et nous avons dû apporter des linges et serviettes aux joueurs qui étaient mouillés jusqu’aux os.
Gallois et Irlandais

Mes meilleurs souvenirs sont liés au Pays de Galles. Ces joueurs sont restés jusqu’à une heure du matin dans les vestiaires, après leur élimination par le Portugal. Nous avons pu un peu fraterniser avec eux, et ils nous ont donné quelques maillots de leur équipe nationale. Les Irlandais ne manquaient pas d’humour non plus lorsqu’ils nous ont demandé de préparer des linges pour sécher les larmes des Français en cas d’élimination, ce qui ne fut pas le cas. Chez les Bleus, nous avons dû accompagner les femmes de joueurs sur le terrain après leur victoire contre l’Eire. A propos, je peux préciser que nous ne pouvions pas pénétrer sur la pelouse sans passer par un pédiluve afin de ne pas infecter le gazon. J’ai eu la chance aussi de toucher la main d’Alex Ferguson (ancien entraîneur de Manchester Utd) qui est venu féliciter Ronaldo dans les vestiaires. Des moments inoubliables pour le passionné de football que je suis ».

Seuls les repas...
Le joueur de hockey sur glace d’Yverdon quittera la Suisse le 1er août pour le Brésil. A première vue, c’est dans la halle qui servira au badminton et au tennis de table qu’il donnera le coup de main sans savoir exactement quelle sera sa tâche. On ajoutera enfin que ce contact avec les instances du sport est un sacrifice. En effet, à Lyon comme à Rio, seuls les repas lui sont offerts. Le voyage comme l’hébergement sont à sa charge, mais ne doit-on pas passer par là pour découvrir les coulisses du sport, dans l’espoir un jour d’accéder pleinement à un des organismes dirigeants !