Faites connaissance avec Pascal Pittet

Le patron de ce nouveau corps, qui réunit sept communes (Corcelles/Chavornay, Essert-Pittet, Ependes, Montcherand, Orbe, Suchy et Yverdon) a passé l’essentiel de sa vie dans la police. En effet, c’est à l’âge de 16 ans déjà que Pascal Pittet entamait sa formation au sein de la police municipale de Lausanne, à laquelle il va demeurer fidèle jusqu’en 2010.

Vingt-huit années durant lesquelles il va gravir tous les échelons pour devenir capitaine. Il travaillera essentiellement dans les sections de secours et judiciaire. Ensuite, en tant qu’officier, il se verra confier la mise en place de la fusion des écoles de la Gendarmerie vaudoise et des polices municipales. Il sera détaché au service général de la police cantonale pour œuvrer pendant plus de cinq ans à l’Académie de Savatan. C’est au terme de ce brillant parcours ( il a aussi été capitaine chez les fusiliers de montagne) qu’il deviendra commandant de la police d’Yverdon, deuxième ville du Pays de Vaud.

Proche des gens

Il aime à dire qu’il est particulièrement attaché à la relation humaine. Il apprécie rencontrer les gens, d’entendre les points de vue comme de partager des visions. A la tête d’un corps qui comprend une soixantaine d’agents, ses tâches sont nombreuses et différentes, ce qui fait l’intérêt du rôle de commandant. Au point de se sentir parfois au centre de la vie des localités. A Yverdon depuis deux ans, il a appris à faire connaissance avec le terrain. «Les acteurs de la vie sociale ne sont pas aussi nombreux qu’on pourrait le croire.

Ils sont trois ou quatre cents au point que l’on se connait, si bien que j’ai beaucoup moins le sentiment d’agir dans l’anonymat, comme cela peut être le cas à Lausanne, ce qui facilite les choses et les rapports. Je n’ai pas fait acte de candidature dans cette localité sans savoir qu’elle était en tractations dans la perspective de créer une police intercommunale. J’ai contribué à l’aboutissement de l’idée et je suis fier de la mise en place de cette association régionale, la première entre Yverdon et Orbe en dehors des structures de district, ai-je appris. Je serai toujours reconnaissant à ceux qui ont oeuvré pour parvenir à ce but et je me réjouis de travailler avec ces communes afin de garantir la sécurité dans cette région».

La dure réalité de la vie

Veuf depuis trois ans, et père de deux garçons, il a la chance d’être épaulé par ses beaux-parents pour faire face à une situation qui a été délicate. Il apprécie particulièrement la vie de famille, puisqu’il emmène les siens au ski, comme il apprécie marcher en montagne. Il adore lire, mais la cuisine est un autre de ses péchés mignons. Un roastbeef, sauce au vin rouge, est l’une de ses spécialités. Il déguste avec délectation un papet vaudois et avoue un faible pour les choux rouges. Sur le plan sportif, il a pratiqué l’escrime (fleuret) et l’athlétisme (courses d’endurance) dans sa jeunesse et le vélo maintenant, mais à doses homéopathiques, en raison de son emploi du temps.

Il aime toujours s’engager puisqu’il vient de prendre la présidence de l’association des commandants des polices municipales vaudoises, il est délégué au comité opérationnel du canton de Vaud et s’occupe encore de la formation des policiers. Lorsque pour terminer on lui demande de se dépeindre, il concède avoir un caractère facile, possède une bonne vision des choses et une solide capacité d’analyse. Un bilan auquel on ajoutera qu’il est aisément abordable et adroit dans sa manière d’imposer ses idées.

Photo Pierre Mercier