Pediculum humanus var capitis ou plus simplement pou ordinaire.

Est-ce aussi la rentrée des poux ?

Pediculum humanus var capitis ou plus simplement pou ordinaire.

Pediculum humanus var capitis ou plus simplement pou ordinaire.

Si l’on en croit certaines mamans, la rentrée scolaire serait aussi la redoutée rentrée des poux, ces délicieux petits parasites qui s’attaquent avec délectation aux gosses de 5 à 11 ans. Le pou avait presque disparu, il y une vingtaine d’années, mais il a progressivement refait son apparition.

Pour en savoir plus, l’Omnibus a interrogé une pharmacienne, Claude-Désirée Mourey, propriétaire de la Pharmacie du Sapin à Vallorbe. D’emblée, elle fait part de son scepticisme face aux traitements parfois agressifs qui existent contre cette petite bête insidieuse. «Comme d’autres bestioles, le pou est devenu de plus en plus résistant aux traitements qu’on lui administre. En plus, c’est une légende que de prétendre qu’il y a vraiment une rentrée des poux. Ces derniers apparaissent tout au long de l’année. Ils aiment toutefois mieux se développer dans des environnements secs et sur des cheveux fins.

Ça se traite avec plus ou moins d’efficacité

Il existe quelques traitements spécifiques à base de produits plutôt naturels et nettement moins forts que certains antiparasitaires d’ancienne génération. On pense par exemple aux shampoings à base d’écorce de saule. On oublie souvent de laisser agir les produits suffisamment longtemps, c’est l’une des clés du succès pourtant. Une des meilleures méthodes serait de couper les cheveux très courts. Pour les peluches et autres copains duveteux, la meilleure chose est de les enfermer dans un sac plastique et de les déposer au congélateur. Après une bonne journée, les parasites auront rendu l’âme (en ont-ils une? NDLR) et les victimes en peluche pourront être nettoyées.

De même pour les oreillers et autres pièces de literie». On trouverait statistiquement plus de poux chez les filles que chez les garçons. La raison de ce déséquilibre viendrait essentiellement de la longueur habituelle des cheveux et non pas de facteurs génétiques ou autres. Alors les parents, si jamais vos têtes blondes devaient en être les malheureuses victimes: une coupe freinera leur ardeur d’invasion.

Image Olivier Gfeller