Le système produisant de l’électricité et la pompe.

Croy: le pompage de la Foule fêté en petit comité

Le système produisant de l’électricité et la pompe.

Le système produisant de l’électricité et la pompe.

«C’est tout simple, vous prenez le chemin à la deuxième fontaine» précisait la secrétaire municipale sortante Sylvie Faessler. En fait, le chemin qui conduit à la station de pompage de la Foule est tout simplement idyllique, et on n’en dira pas plus sur sa localisation pour laisser au randonneur le plaisir de le découvrir.

Car avant de parvenir à la fameuse station dont la commune fêtait le centenaire samedi passé, on traverse petits pâturages, jardins, verdures et arbres d’essences très variées, de quoi satisfaire amplement l’œil et l’âme, un peu comme si le trajet conduisait dans un autre monde.

Une installation originale

A une centaine de mètres environ en retrait de la STEP intercommunale, au bord du Nozon, en pleine forêt, se trouve un bâtiment assez peu élégant, et qui abrite une roue à aubes. A une centaine de mètres en arrière du bâtiment se trouve le captage d’eau potable de la commune, ainsi qu’a bien voulu expliquer à l’Omnibus le municipal Philippe Latty. Celui-ci exposait samedi devant un public plutôt étonné l’explication d’un système original. Il y a cent ans, les autorités ont décidé de raccorder les maisons à l’eau potable courante.

Mais pour cela, il fallait… de l’eau potable et de la pression. C’est ainsi qu’un réservoir a été construit dans la colline au dessus du restaurant Le Gaulois. Pour faire parvenir cette eau dans le réservoir, il fallait donc la pomper depuis le captage de la Foule, au moyen d’une pompe électrique. Et la roue à aubes qui fonctionne grâce au débit du Nozon produit précisément l’électricité nécessaire à actionner la pompe. «Les installations ont été changées depuis l’origine, mais on a conservé le même système, qui fonctionne à satisfaction, à condition que le débit du Nozon le veuille bien» ajoutait Philippe Latty.

Fête conviviale sur place

Une bâche avait été tirée en pleine forêt, abritant des tables et des bancs, pour permettre aux visiteurs de se restaurer, en compagnie des autorités communales, ravies de faire découvrir à beaucoup l’existence même de cette petite merveille technique peu connue.

Photo Olivier Gfeller