De gauche à droite, Christian Kunze, Isidore Raposo et Pierre-André Leuenberger pendant le débat.

Le débat Leuenberger-Kunze attire la foule

De gauche à droite, Christian Kunze, Isidore Raposo et Pierre-André Leuenberger pendant le débat.

De gauche à droite, Christian Kunze, Isidore Raposo et Pierre-André Leuenberger pendant le débat.

Mardi soir avait lieu à l’ancienne grande salle de Chavornay, pleine à craquer pour l’occasion, le débat public opposant les deux prétendants à la fonction de syndic, Pierre-André Leuenberger (Le Renouveau) et Christian Kunze son rival (PLR).

Bien conduit par notre confrère Isodore Raposo, l’évènement ne fut pas vraiment un débat: on avait imaginé un face à face et ce ne furent finalement que deux séries d’interventions parallèles préparées selon un schéma de thèmes prédéfinis. Si, sur la plupart des sujets, les deux candidats n’ont pas une vision politique «radicalement» antagoniste, la nature de leur engagement politique antérieur ponctuait l’exercice.

D’un côté un syndic, dans cette fonction depuis de nombreuses années, qui n’a cessé de défendre ou de justifier une gestion, avec ses hauts et ses bas et de l’autre, un municipal fraîchement élu à cette fonction, mais qui n’a pas encore siégé en cette qualité et avait l’avantage de pouvoir griffer au passage son adversaire sans risque de se contredire.

Nombreux thèmes abordés

Chavornay, qui devrait compter 5000 habitants à l’horizon 2025, a mal à son trafic routier. La faute au canton, selon Pierre-André Leuenberger, qui n’a cessé de tendre des peaux de bananes à la commune des années durant, organisant un vrai dialogue de sourds. Pour Christian Kunze, qui pose à peu près le même diagnostic de fond, la méthode de dialogue employée par la commune a révélé ses faiblesses: si on se fait balader par un service de l’Etat, on monte chercher la solution plus haut hiérarchiquement. L’un et l’autre estiment qu’une route de contournement sera la moins mauvaise solution pour désengorger le bourg.

Mais dans quel délai? et sur quel parcours? La monoculture de la logistique et de ses plateformes génératrices de trafic a été dénoncée par Christian Kunze, qui souhaite un développement diversifié des nouvelles activités industrielles et artisanales qu’il faudra accueillir pour dynamiser le bourg. Une monoculture logistique voulue et encouragée aussi par l’Etat, rétorquera Pierre-André Leuenberger.

L’exercice durera deux heures, dont une réservée aux questions des habitants qui ont porté sur des thèmes très divers. Il n’aura sans doute pas fait bouger les lignes de front ou apporté d’idée révolutionnaire. Mais il était le témoignage d’une démocratie vivante dans un bourg aux quartiers éclatés et qui cherche désespérément son futur centre, seul gage possible de développement et d’intégration harmonieux.

Photo Olivier Gfeller