Dino Venezia, président.

FPV à Chavornay: 300 000 nouveaux habitants

Dino Venezia, président.

Dino Venezia, président.

Mercredi passé s’est tenue à la grande salle de Chavornay l’assemblée générale annuelle de la Fédération patronale vaudoise (FPV).

C’est dans une salle presque comble que le président de la FPV Dino Venezia a accueilli nombre de délégués et de présidents de section, de syndics, de députés, de membres de la Cour des Comptes ou encore de représentants d’économiesuisse.

Le conseiller d’Etat en charge de l’économie, Philippe Leuba, était présent lui aussi. Un vibrant hommage et des applaudissements mérités ont été adressés à Jean-François Tosetti, de Montcherand, membre de la direction et responsable des associations, qui quittera ses fonctions le 30 juin prochain pour prendre sa retraite, ceci après 40 années passées au service de la cause patronale vaudoise. Une retraite que l’Omnibus lui souhaite heureuse et active.

Un credo libéral pur sucre

Dans son intervention introductive, le président Dino Venezia a tenu entre autres à rappeler que le 1er avril se déroulait un deuxième tour très important pour le canton et que le choix évident pour les membres de la FPV devait se porter sur «le seul candidat dont la politique tient compte des réalités», les Verts et l’UDC étant taxés de concepteurs annonciateurs de paradis perdus ou de tenants d’un repli nationaliste dangereux pour le développement économique. On imagine que le conseiller national UDC Guy Parmelin, présent dans la salle, aura apprécié cette ode au libéralisme salvateur.

Le défi démographique auquel le canton est confronté, à savoir accueillir à moyen terme environ 300 000 nouveaux habitants, est de taille. Tous les équipements, les services et infrastructures nécessaires à une telle croissance devront être pensés et réalisés à relativement bref délai, ce qui exigera des décisions politiques fortes.

Christophe Reymond, le secrétaire général de la FPV a ensuite pris la parole pour, lui aussi, stigmatiser les politiques socialistes, «dont les représentants font preuve d’une jalousie consubstantielle à leur doctrine». «Les syndicats sont des officines du PS» a-t-il ajouté, critiquant leur rôle actuel qui vise à un démantèlement social, tout en précisant que la Paix du travail fête cette année ses 75 ans.

«Il faut que la légitimé de la fonction patronale soit reconnue» a encore précisé le secrétaire général, pour qui «l’ordre professionnel doit permettre l’ordre social et donc l’ordre économique». Les insuffisances des gouvernants en matière d’investissements dans les infrastructures ont aussi été évoquées.

Quelques mots du conseiller d’Etat Philippe Leuba

Avant de devoir rapidement quitter l’assemblée, le conseiller d’Etat Philippe Leuba a relevé quant à lui que le timing de son intervention entre les deux tours de l’élection au gouvernement la rendait difficile. «Je ne sais pas quelle majorité va sortir des urnes dimanche» a-t-il précisé. «Je ne puis donc vous faire la moindre des promesses actuellement, tant l’orientation politique de l’action gouvernementale dépendra de la future majorité du Conseil d’Etat. Sachez simplement que le but sera de maintenir un cadre politique positif qui permette de tenir le cap notamment en matière d’investissements, d’infrastructure et de mobilité».

L’assemblée a ensuite pu assister à un exposé de Hugues de Jouvenel, directeur du groupe Futuribles de Paris, qui a abordé les grandes tendances auxquelles seront soumises les entreprises dans le futur.

Photo Olivier Gfeller