Au conseil de Bretonnières, tout le monde ne siège pas en «low cost».

Bretonnières: que veut-on faire de la grande salle?

Mercredi soir passé, longue séance pour le Conseil général de Bretonnières placé sous la présidence de Patrick Chezeaux. Après l’assermentation de plusieurs nouveaux membres du délibérant des «Caque-lentilles», le premier pensum de la soirée consistait à se pencher sur le nouveau règlement du Conseil. Un document qui a nécessité beaucoup d’heures de réflexion de la part du bureau et des membres de la commission permanente. Cette dernière, par la voix de Monique Quiquaz, a proposé l’adoption du projet avec quelques modifications relatives au bureau et aux commissions.

Les modifications souhaitées par la commission permanente n’ont pas trouvé grâce aux yeux de la majorité. C’est ainsi que le Conseil fonctionnera désormais avec une seule commission de gestion et des finances. Pour l’arrêté d’imposition 2015, l’exécutif proposait une augmentation de l’impôt communal de 70 à 72 centimes par franc d’impôt cantonal de base. À la demande d’un conseiller, le scrutin a eu lieu en deux parties et à bulletin secret. La proposition municipale a été acceptée à une large majorité, avec quelques abstentions.

Grande salle et gravière

S’agissant de l’avenir de la Grande Salle, un des serpents de mer locaux, le vice-syndic Pierre-Daniel Collomb a présenté l’état des réflexions actuelles de l’exécutif. Diverses questions de principe sont en suspens, dont celle de se défaire ou non de ce bâtiment ou de financer une petite rénovation ou un véritable projet immobilier pouvant inclure la création de plusieurs appartements dans le Battoir attenant. Plus le projet sera ambitieux, plus il coûtera cher, une version complète ascendant, en chiffres estimés, à environ 6 millions de francs. S’il devait être décidé, un tel investissement demanderait la modification du plafond d’endettement autorisé de la commune. Le dossier est d’ailleurs actuellement en mains du canton pour un examen préalable de cette question.

Dans le projet, l’implantation d’une boulangerie animée par un artisan de la région est prévue, la perle rare ayant même déjà été trouvée. Un postulat sur cette question a été déposé par Joël Vuagniaux et adopté à une large majorité par le Conseil. Il invite l’exécutif à organiser une vaste consultation populaire participative autour du devenir de cet édifice, ceci d’ici au printemps 2015. Quant à la gravière, Holcim doit ou devait mettre à l’enquête l’extension de l’exploitation pour la tranche 2017-2022 cet automne. Pour l’instant toutefois, l’autorité municipale n’a encore rien vu venir.