Les intervenants à Bretonnières, de gauche à droite Guillaume Olloz, Chloé de Sousa, Guillaume Spring, Katy Cochand (Profa), Charlotte et Nicole (Point Fixe),

Bretonnières: cafés rencontres, « Premiers émois… et moi? » … et qui?

Les intervenants à Bretonnières, de gauche à droite Guillaume Olloz, Chloé de Sousa, Guillaume Spring, Katy Cochand (Profa), Charlotte et Nicole (Point Fixe),

Les intervenants à Bretonnières, de gauche à droite Guillaume Olloz, Chloé de Sousa, Guillaume Spring, Katy Cochand (Profa), Charlotte et Nicole (Point Fixe),

Le groupe de travail «La Prévention c’est l’affaire de tous» de la Préfecture du Jura-Nord Vaudois avait organisé le premier d’une série de deux Cafés-rencontres à Bretonnières jeudi soir passé sur le thème «Premiers émois … et moi».

Un thème récurrent apparu très souvent dans les souhaits de thèmes à traiter et qui s’annonçait donc comme porteur de questionnements potentiels. Quelle ne fut donc pas la surprise de l’équipe de Frédy Bovet, Patrick Tharin et Isabelle Gauthey, ainsi que de tous les intervenants bénévoles qui avaient répondu présents, de devoir constater que, pour la première fois dans l’histoire des Cafés Rencontres, aucun public n’avait fait le déplacement.

Une situation qui n’a pas manqué d’irriter certains des jeunes intervenants qui estimaient que celles et ceux pour lesquels cette session avait été dûment préparée se moquaient finalement de ce qui leur était offert, préférant sans doute à un véritable échange en live la dernière émission en vogue sur telle ou telle chaîne de télévision.

Discussion entre intervenants

Ce n’est donc pas à proprement parler un débat qui a eu lieu, mais une discussion entre intervenants de Point fixe, de Profa et les animateurs. Des divers propos échangés, on retiendra que la façon d’évoquer la sexualité parmi les jeunes de 2011 semble très semblable à celle dont usaient leurs parents, voire même la génération précédente. Les thèmes principaux à ce sujet restent assez immuables, mettant en particulier en avant le plaisir, une certaine retenue et le besoin d’intimité.

On croit comprendre qu’il existe, comme dans le passé, un fossé entre ce qui est dit en plastronnant en cour de récréation et ce qui se fait vraiment, la fleur bleue et le romantisme régnant encore nettement sur les premiers émois. Avec bien sûr des données de base mieux enseignées et des possibilités plus grandes de s’informer que celles qui existaient dans le passé. Mais avec la même gêne de parents face aux gosses ou inversement pour traiter de ces questions très personnelles.

A relever notamment l’existence d’un site internet construit tout exprès pour les adolescents et qui semble ne pas être suffisamment connu et fréquenté. Il s’agit du site ciao.ch pour lequel une des intervenantes de Bretonnières travaille. Il reste à espérer que la deuxième édition de cette rencontre, qui aura lieu le mercredi 13 avril à Valeyres-sous-Rances, aura reçu un accueil public plus chaleureux au moment où ces lignes paraîtront.