Baulmes : la Jeunesse perpétue la tradition

La fête des Brandons était, il y a de nombreuses années, un événement social incontournable du village de Baulmes. Elle permettait aux villageois (chaque année un dimanche fin février-début mars) de se préparer à quitter l’hiver par diverses activités qui avaient l’avantage de rassembler la population.

Au village, le cortège était composé de personnes (petites et grandes) qui défilaient dans les rues grimés, masqués, déguisés, porteurs de flambeaux ou de torches pour un spectacle très apprécié. Le vin chaud était offert par la Commune ou la société organisatrice et une soirée musicale suivait. Alors, pour différencier les Brandons baulmérans de ceux des autres communes de la région, il fallait, dès la nuit tombée, lever les yeux en direction du Jura pour voir s’allumer les chavannes.

Les bûchers étaient préparés, la semaine précédant la fête, par les enfants et les jeunes de la Commune. Dans les années 60, on a pu compter jusqu’à 3 chavannes : l’une préparée dans une grotte au-dessus de l’Eglise, les deux autres confectionnées en-dessous de l’actuel refuge des Rochettes. A 19 heures, tout s’embrasait et lorsque les feux s’éteignaient, un repas (généralement saucisses et pâtes) permettaient aux jeunes de terminer en beauté cette fête appréciée.

Aujourd’hui, il ne reste des Brandons que la chavanne. La société de jeunesse, présidée par Nancy Perusset, a décidé de maintenir le «feu» en espérant que dans les années à venir, la fête redevienne aussi importante qu’elle l’était il y a quelques lustres.

Cette année, la Commune a mis à disposition 3 à 4 stères de bois de sapin. Samedi après-midi, ce sont 5 filles de la société (Nancy, Isabelle, Morgane, Audrey et Laure) aidées de Quentin qui ont édifié un magnifique bûcher. A 19 heures pétantes, Christian Cachemaille pouvait allumer l’édifice qui allait s’embraser magnifiquement.

Durant près de 3 heures, le feu pouvait être admiré loin à la ronde; quelques curieux ont rejoint à pied le site même de la chavanne pour témoigner leur reconnaissance à cette sympathique jeunesse pour qui la tradition villageoise compte beaucoup.


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