Le site exploitable contesté par plus de 100 citoyens !

Baulmes: exploitation de la gravière, Madame De Quattro décidera !

Pour exploiter les graviers du sous-sol baulméran à l’ouest du village, c’est la Municipalité de Baulmes qui signera le contrat avec l’exploitant (entreprise Cand Landi), mais c’est la conseillère Jacqueline De Quattro qui décidera si le permis d’exploiter peut être délivré. Cette décision peut d’ailleurs être contestée devant le tribunal administratif.

Avantage financier pour la commune

Pour la commune, cette exploitation des graviers est importante: elle permettra de financer la rénovation complète de l’Hôtel de ville avec la mise aux normes de la salle de spectacles et la création d’un cabinet médical et d’un lieu d’accueil de jour. En effet, selon le syndic Julien Cuérel, les 600 000 m3 de graviers rapporteraient aux finances communales un montant de 2,5 mios de francs sur une période de 10 ans. La rénovation précitée pourrait avoir lieu sans augmenter les impôts.

Précisons que c’est au début du 20e siècle, que la commune de Baulmes a construit ce magnifique bâtiment. Cet édifice que bien des passants prennent pour l’école est en fait l’hôtel de ville, siège de l’administration communale. En 1900, selon les anciens, grâce aux produits générés par l’exploitation des forêts, il n’était pas perçu d’impôt communal et la construction de l’édifice avait été financée sans recours à l’emprunt!

Le canton est intéressé

Le canton a recensé des gisements en gravier pour un siècle. Mais les besoins actuels ne sont couverts que pour une durée de cinq ans. L’exploitation du site de Baulmes serait donc une aubaine.

La contestation

150 citoyens, sur une population de mille habitants, avaient fait opposition lors de la mise à l’enquête de l’exploitation à fin 2013. Malgré une récente réunion de conciliation, ces opposants ne veulent pas céder même si on leur promet qu’à l’échéance, le terrain sera remis en état. Ils ne contestent pas l’exploitation des graviers au bord de la route cantonale, mais ne veulent pas entendre parler de travaux de part et d’autre de la voie de chemin de fer Yverdon – Sainte-Croix au-dessus du chemin emprunté chaque jour par les promeneurs. Cette surface, plantée de haies et de bosquets, sert d’abri à des espèces nicheuses menacées comme la pie-grièche écorcheur, le tarier pâtre et le pipit des arbres.