Fanny, copilote et Virginie, pilote.

Baulmes: des relâches passées au volant !

Fanny Perrin de Provence et Virginie Martina de Travers sont enseignantes à Baulmes et ont passé les relâches de façon très originale. Elles se sont lancé le défi de participer au 4L Trophy (course en Renault 4 de Bordeaux à Marrakech soit environ 6000 km).

Pour cela, elles ont réussi à récolter le montant espéré de Fr. 8 000.– par diverses actions. Le solde restant après le rallye (700 euros) a été reversé à l’Association «Enfants du Désert». Les frais qu’elles ont dû couvrir pour participer à cette course hors du commun sont variables et concernent principalement l’inscription, la location et la préparation de la R4, le bivouac, la demi-pension ainsi que l’assistance médicale et mécanique durant la course.

Comme les 1200 autres équipages (de 2 personnes) de ce rallye, elles devaient passer par différents lieux imposés en parcourant le minimum de kilomètres. Nos deux enseignantes pilotant la 4L no 1777, pas vraiment expérimentées en ce domaine, ont été classées à un magnifique 381e rang après un départ canon.
Elles sont rentrées en Suisse avec des souvenirs plein les yeux et le coeur. Quelques pannes (démarreur après une heure de course, puis, surchauffe, pare-brise, porte du coffre et fenêtre) ont pimenté l’expérience. «Le premier soir à Biarritz, on s’est vraiment demandé ce qu’on était venu faire dans cette galère et on a bien cru qu’on n’irait pas plus loin», précisent-elles. En reprenant contact avec leurs élèves, elles ont eu la surprise de constater que ces derniers avaient suivi la course par internet et étaient déjà bien informés de l’aventure.

Au cours de ce périple, elles ont apprécié la solidarité entre les équipages et ont tout de suite sympathisé avec des étudiants bordelais et bretons. «Ils nous ont vraiment aidées dans les moments difficiles.» Impressionnées par la gestion et l’organisation du rallye (2400 repas servis chaque soir, bivouac installé pour permettre à chacun de passer la nuit sous tente en plein désert entouré de Berbères), elles avouent avoir souffert du froid, la nuit et parfois le matin. «On a d’ailleurs dû conduire en certaines circonstances avec bonnet et gants, mais on ne retiendra que le positif: les beaux produits récoltés en Suisse (cartables, trousses, crayons, trainings, etc.) pour être distribués à Merzouga, la gentillesse des indigènes, la qualité de la nourriture servie même si cette dernière avait souvent chaque jour le même goût.»

Elles sont surtout conscientes d’avoir participé à une expérience fabuleuse qu’elles ne vont pas oublier de si tôt.
«C’était comme un rêve de découvrir ces paysages de dunes, ces contrastes saisissants, ces villages sans les infrastructures que nous connaissons en Suisse, même dans les endroits les plus reculés de notre pays, ajoutent-elles les yeux encore scintillants.»

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