«Les Chupa Chups for Ever» aux finales de ce week-end. Derrière de gauche à droite: Amandine Buvelot, Jessica Locatelli, Claudia Berger, Claire Vitus, Amandine Joseph. Devant de gauche à droite: Adeline Grasset, Alicia Courvoisier, Oriane Landry.

Baulmes: coupe Lego, «Les Chupa Chups for Ever» brillent près de Berlin

«Les Chupa Chups for Ever» aux finales de ce week-end.  Derrière de gauche à droite: Amandine Buvelot, Jessica Locatelli, Claudia Berger, Claire Vitus, Amandine Joseph. Devant de gauche à droite: Adeline Grasset, Alicia Courvoisier, Oriane Landry.

«Les Chupa Chups for Ever» aux finales de ce week-end. Derrière de gauche à droite: Amandine Buvelot, Jessica Locatelli, Claudia Berger, Claire Vitus, Amandine Joseph. Devant de gauche à droite: Adeline Grasset, Alicia Courvoisier, Oriane Landry.

Depuis de nombreuses années, Alain Mabille, professeur de sciences au Collège de Baulmes est l’entraîneur passionné qui initie, accompagne et promeut entre autres la robotique, auprès de multiples volées d’élèves de son établissement, et ceci au travers d’une participation à la fameuse First Lego League.

Cette compétition est un concours de créativité et d’esprit d’équipe ouvert aux jeunes de 10 à 16 ans et qui se joue par équipe de 5 à 10 concurrents. Le week-end dernier, à Cottbus près de Berlin, a eu lieu la finale européenne de la saison 2011-2012 et c’est en compagnie d’une équipe composée uniquement de huit filles, «Les Chupa Chups for Ever», que l’enseignant de Baulmes a rallié la capitale allemande.

Un parcours difficile à maîtriser

Avant d’obtenir leur qualification pour ces finales européennes, les équipes doivent d’abord concourir aux finales régionales romandes qui ont lieu en novembre à Yverdon-les-Bains. Dans cette compétition, l’équipe féminine s’est très bien comportée et a ensuite conquis sa qualification pour les finales suisses qui avaient lieu à Brugg en décembre dernier. Et là encore, c’est grâce à un excellent niveau (4e rang au Robot Design) qu’elles ont obtenu leur qualification pour Berlin. Cette année, ce sont 24 équipes européennes qui ont pu participer à ces finales très relevées, sur un total en Europe qui excède 800 équipes. Dans le monde entier, on compte environ 17’000 équipes réparties dans une cinquantaine de pays.

Une compétition à deux volets

La compétition se déroule sur des tables de 115 x 237 cm, munies de bords relevés pour empêcher les robots de tomber. Les robots sont construits uniquement avec des pièces du fameux jeu Lego accessibles au public. Un robot de base fournit de l’énergie électrique à des axes de roue et un mini-ordinateur programmable. A partir de là interviennent le savoir-faire et l’imagination des concurrents. Les équipes reçoivent, environ 8 semaines avant la compétition, un plan de construction de postes qu’elles doivent réaliser. Ces postes répartis sur la table vont devenir des missions pour le robot qu’elles vont devoir fabriquer et programmer, de telle façon que l’engin puisse effectuer seul l’ensemble des missions: partir seul d’un point A, se rendre au point B et charger des pièces et revenir au point A par ses propres moyens, par exemple.

A côté du volet programmation et technologie, les concurrents doivent aussi présenter (oralement et en anglais ! - «Les Chupa Chups for Ever» ont appris par cœur leur dossier) une invention en ligne avec un thème annuel. Cette année, le thème était l’élimination des risques de contamination dans le transport des aliments. Et les huit filles ont décidé de présenter un système de bouteille thermos recyclable et réutilisable pour le transport réfrigéré du lait.

Un très beau résultat

«Les Chupa Chups for Ever» ont brillé à Cottbus-Berlin où elles se sont très bien comportées. «Il est intéressant de noter que l’aspect «apprentissage du travail en équipe» est particulièrement important dans l’attribution des points. Et ce n’est pas toujours simple pour des tout jeunes ados de trouver leurs marques dans ce genre de circonstances » précise Alain Mabille, ravi du résultat et qui a recommencé déjà lundi après-midi avec de nouveaux élèves en vue de participer aux compétitions cet automne. L’Omnibus suivra leur travail et leur progression en 2012.

Photo Alain Mabille