Emplacement du futur parking communal.

Senteurs rurales au Conseil de Ballaigues

 

Emplacement du futur parking communal.

Emplacement du futur parking communal.

Lundi soir avait lieu au centre villageois de Ballaigues la deuxième séance de Conseil de l’année 2011 avec au programme trois demandes de crédit pour des objets bien différents.

Trois crédits votés

Le président Nathanaël Bourgeois a d’abord ouvert le débat sur l’acquisition d’un emplacement pour la réalisation d’un parking en plein centre du village. Cet emplacement a été proposé à la commune par des particuliers qui souhaitaient s‘en défaire et la Municipalité a estimé qu’il était judicieux de transformer cette zone en parking public, les places disponibles au village étant en diminution.

C’est sans discussion que le crédit de Fr. 83 000.– nécessaire à l’acquisition de la parcelle a été voté. Même sort pour le crédit de Fr. 100 000.– représentant la part de la commune dans la réfection du lit du Ruz de La Praz, le ruisseau qui chemine sous les ponts de l’autoroute A9B, près de la STEP et qui, avec son lit de plus en plus endommagé, met en péril à long terme la stabilité des ponts et même celle de la STEP. Le choix des matériaux qui serviront à ces travaux n’est pas encore définitif. Enfin, il y a une vingtaine d’années, les communes de Lignerolle et Ballaigues, conjointement avec le canton, ont lancé le fameux projet ERABLE concernant la réfection des chemins d’alpage.

Pendant ces décennies, l’état des chemins ne s’est pas amélioré. Pour réaliser enfin la première étape des travaux de réfection, la commune engagera une somme de l’ordre de Fr. 100 000.–. A relever qu’en dernière minute un service de l’Etat semble s’être avisé que, selon la nature des revêtements qui seront utilisés, une enquête publique sera nécessaire. C’est dire que malgré le vote du conseil, il est difficile de dire quand ces travaux seront effectués.

Rébellion citoyenne

Raymond Durussel est un conseiller non agriculteur résidant d’une maison foraine. A ce titre il a averti le Conseil et la Municipalité de sa décision d’entrer en résistance, et d’appeler les intéressés à faire de même, contre les «exigences imbéciles de la législation cantonale en matière d’évacuation des eaux usées». Il a rappelé que «pour ces maisons, la loi prévoit l’évacuation par camion des eaux usées et l’interdiction de les conduire à la STEP de Ballaigues ou de les épandre avec les lisiers agricoles.

Les eaux en question vont donc se promener en camion jusqu’à Yverdon-les-Bains ou Vallorbe, là où les STEP sont, soi-disant, capables de les recevoir. Un non-sens coûteux et inutile». Le syndic Raphaël Darbellay lui a répondu que l’objet était de compétence exclusivement cantonale, et qu’il ne pouvait soutenir, dans sa position, que l’on décide de façon privée quelle loi était applicable et quelle autre ne convenait pas.

Tout en rappelant non sans humour que «si les lois se font à Berne, à Fribourg on les lit, dans le canton de Vaud on les applique et dans le Valais… on les classe», fustigeant au passage l’inflation législativo-réglementaire à laquelle la population est soumise au 21e siècle.

Photo Olivier Gfeller