Jura-Rosaly

Ballaigues: «Réservons un bon accueil aux requérants»

L’Omnibus l’avait annoncé dans son édition du 30 octobre, ce sont 75 requérants d’asile qui viendront augmenter les rangs de la population de Ballaigues à partir de la semaine prochaine. Ils résideront à Jura-Rosaly, soit à environ 800 mètres en dehors de la localité. «Ils n’arriveront pas d’un coup, mais de façon échelonnée, a précisé le syndic Raphaël Darbellay, qui a par ailleurs «déploré que l’embargo strict qu’il avait exigé sur cette information n’ait pas été respecté et que cette dernière ait pu être diffusée dans la presse avant que le Conseil puisse en être nanti».

Ce séjour est une opération strictement privée entre l’EVAM (Établissement vaudois d’accueil des migrants) et la propriétaire des locaux, opération qui a reçu l’aval du département du Conseiller d’Etat Philippe Leuba. Ce seront avant tout des familles avec des enfants avant ou après l’âge de la scolarité, en provenance de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan et quelques personnes seules. Leur séjour à Ballaigues ne devrait pas s’étendre au-delà du début du printemps 2016, le 31 mars ou 30 avril. La Fondation Grain de Blé, propriétaire des bâtiments, a en effet déjà des réservations pour ses camps de jeunesse habituels ultérieurement en 2016. Le groupe de migrants n’arrive pas sans un encadrement adéquat d’une dizaine de personnes en tout en comptant les cuisiniers, les surveillants, dont un permanent 24 heures sur 24, les travailleurs sociaux et l’administration.

Un point de situation sera fait après la fin du séjour avec les parties en présence, pour déterminer si cette opération pourra être reconduite ou non. L’EVAM (Établissement vaudois d’accueil des migrants) est à la recherche de solutions pérennes, alors que la fondation a besoin de ses locaux durant la belle saison, «ce qui risque de rendre sa réitération plus difficile», a ajouté le syndic. Il a également exhorté la population à réserver un bon accueil à cette population provisoire et nouvelle. «Nous ne sommes pas élus pour créer des problèmes, mais pour les résoudre» a-t-il ajouté, en précisant «qu’il verrait d’un bon œil la création citoyenne d’un groupe d’accueil local. L’ARAVOH sera en tout cas contactée par la commune pour voir dans quelle mesure elle peut aussi s’occuper des migrants ballaiguis». À relever que ce point n’a soulevé aucune discussion ni remarque dans l’assemblée. Des réunions régulières auront lieu, notamment avec la police, pour débattre des éventuels problèmes de sécurité qui pourraient intervenir. «Dans un premier temps et en cas de nécessité ou de problème, la population doit s’adresser directement à moi», a encore ajouté le syndic.

La Grand-Rue n’est pas aux normes

Le Conseil a encore approuvé la vente des actions AVO au groupe Helvetia Environnement «tant qu’un acheteur existe et qu’un prix peut donc être formé». L’exécutif a aussi déposé son projet de budget 2016 qui montre un excédent de recettes et qui a dû donner du fil à retordre à ceux qui l’ont conçu, différents services de l’État – dont les impôts – s’étant trompés de plus d’un million de francs dans leurs calculs.

Un expert a par ailleurs été requis pour constater l’état du goudronnage de la Grand-Rue qui est complètement bosselée. Son verdict est sans appel: sur toute la longueur du village, de la Cure à la sortie direction Orbe, ces travaux ont été jugés «non conformes aux règles de l’art». Le groupe Grisoni – Zaugg qui a effectué les travaux l’été passé doit encore se déterminer, mais il est plus que probable que les travaux de goudronnage final devront reprendre l’an prochain, avec le dégrappage de la dernière couche et une nouvelle pose.