Les ArTpenteurs en scène

Des élèves au théâtre

Les ArTpenteurs en scène

Les ArTpenteurs en scène

De la lecture imposée au sujet d’examen

Il n’y a pas très longtemps, la troupe des ArTpenteurs avait présenté à la Tournelle son adaptation théâtrale du fameux livre de Roy Lewis Pourquoi j’ai mangé mon père. Et c’est avec cette même adaptation théâtrale interprétée par Thierry Crozat et Daniel Monnard, deux acteurs multifonctionnels, que plus de 130 élèves des classes de 9e et 8e de l’établissement scolaire de Baulmes Chavornay-Orbe ont passé une partie de leur vendredi matin.

Cet événement constituait le prolongement de la lecture du livre et, dans une forme agréable, ce qui pourrait bien constituer, pour certains d’entre eux, un sujet d’examen en fin d’année scolaire. Pour d’autres, qui pratiquent le théâtre – voir l’article de Katy Josi dans l’Omnibus du 11 février – dans leurs branches à option, ce fut une agréable manière de suivre un cours en direct.

Des thèmes qui interrogent

Au travers d’une fresque imaginant des hominidés du Pléistocène qui se chamaillent pour savoir quel est le sens du progrès technique, il y a sans doute là une sorte de fable à lire dans deux dimensions différentes. L’une est historique et amusante et l’autre plus philosophique et qui reflète les interrogations actuelles d’une société de consommation cherchant un nouveau mode de croissance plus doux et exempt de certains dangers technologiques.

Des réactions contrastées

Si pour Stéphanie et Rayan, deux élèves de 8e pratiquant le théâtre, c’est une matinée qui les a ravis, alors que ni l’un ni l’autre n’ont eu l’occasion de lire l’ouvrage au préalable, il n’en est pas allé de même pour deux autres élèves de 9VSO et 9VSB. Joaquim n’a pas fini le livre et a trouvé la pièce pas bien intéressante. «Je mettrais 4 sur 10», ajoute-t-il, visiblement sans enthousiasme, alors que son camarade Julien trouve «qu’avec deux acteurs, ce n’est pas suffisant pour monter une telle pièce». De son côté, Jérôme, un autre élève de 9e, a trouvé que «l’adaptation correspondait bien au livre et au sens que voulait donner l’auteur à son récit».

Finalement, peu importent les réactions. Le livre et la pièce dérangent. Ils trouvent aussi bien leurs supporters que leurs détracteurs dans le monde des adultes. Et l’expérience était en toute hypothèse enrichissante pour les élèves.

Photo Olivier Gfeller