Karim Slama

Karim Slama pose sa valise à Ballaigues

Karim Slama

Karim Slama

Vendredi soir, l’humoriste Karim Slama faisait halte au Centre villageois de Ballaigues à l’invitation de la jeunesse locale.

Entre deux avions, Tunis, où il était deux jours avant, et l’Impérial de Québec, où il se produira cette semaine dans le cadre de la Bourse RIDEAU 2012, Karim Slama n’a pas manqué de relever que Ballaigues avait de la chance de posséder une si belle salle polyvalente, «payée en partie néanmoins grâce aux caries douloureuses qui pulsent l’industrie locale».

Devant un public très nombreux et conquis d’avance, Karim Slama a présenté son dernier spectacle très bien rôdé et où bruitages et univers musical personnel le disputent à une satire du quotidien et des modes ou usages de ce début de millénaire. Gros succès donc à Ballaigues pour Karim Slama qui rappelle que «la manipulation du son est devenue ma signature, un symbole de mon identité humoristique». Tout comme Mouloud, un cousin de son père pas si lointain ni imaginaire que ça.

Sajadi en première partie: une heureuse découverte

En première partie, le public ballaigui a eu l’occasion de découvrir Sajadi, qui a présenté une bonne dizaine de titres. L’auteur-compositeur suisse romand, accompagné de cinq musiciens, tente avec bonheur de mélanger les cultures pour présenter non sans humour une chanson française qui n’est pas sans rappeler celle d’Alain Souchon qui aurait inclus une touche de Louis Chedid, intimiste souvent, rythmée toujours.

Il en est déjà à son troisième album, «A se voir emmené», sorti cette année et qui marque pour l’artiste sa première collaboration avec le label français WTPL Music. Un album dont on peut apprécier certains titres qui figurent sur les play-lists des stations de radio en Suisse romande. A noter, parmi les musiciens, la flûtiste et saxophoniste de Ballaigues, Julia Maillefer, qui allie la maîtrise des notes à celle de la partition humaine. Un très bon moment de découverte musicale.

Site internet pour en savoir plus: sajadi.ch

Photo Olivier Gfeller