Dibouk à Baulmes

Baulmes: Dibouk en concert

Dibouk à Baulmes

Dibouk à Baulmes

Dans la pensée juive et dans la Kabbale, le dibbouk est un esprit, pas toujours dans la norme, incarné dans un corps vivant et dont ce dernier peut se défaire par la pratique de certains rites. Pour le groupe Dibouk, quatre musiciens venus de la région lyonnaise, cet esprit est en réalité celui de la musique, son âme même qui ne veut pas ni ne peut mourir.

Dès le XVe siècle, des musiciens juifs considérés comme des «shnorrers» (mendiants) ou des criminels («klezmer» ou «klezmeriwke») recherchés mais souvent célèbres, parcouraient l’Europe.

Ils continuent à le faire six siècles plus tard, à l’image du groupe Dibouk qui a posé ses valises à Baulmes vendredi soir passé, pour un unique concert en Suisse, avant de réserver son week-end pour un stage d’initiation à cette musique à Saint-Georges, organisé par le Conservatoire populaire de Genève. Une nouvelle trouvaille de l’Association culturelle de Baulmes et environs qui aura permis à un public pas assez nombreux de découvrir les facettes tantôt mélancoliques tantôt entraînantes d’une musique qui continue à marquer les cérémonies juives, les fêtes, mais de plus en plus aussi les festivals de musiques authentiques.

Il n’y a pas de frontières entre les musiques, encore moins avec le klezmer qui marqua nombre de compositeurs classiques de l’est de l’Europe avant de traverser l’Atlantique pour influencer là aussi certains groupes de rock ou de jazz.

Photo Olivier Gfeller