Final, la troupe au complet.

Baulmes: la salle de l’Hôtel-de-Ville se mue en chapiteau

Final, la troupe au complet.

Final, la troupe au complet.

En ce premier week-end de février, l’Association culturelle de Baulmes et Environs a proposé deux représentations de cirque à un public enthousiaste venu nombreux, bravant ainsi une météo glaciale.

L’école de cirque «leZarti’cirque» a vu le jour en 2003. Elle est en pleine expansion, comptant environ 200 élèves. Basée depuis ses débuts dans les mêmes locaux à Sainte-Croix, la nécessité s’impose actuellement de les agrandir, particulièrement pour les numéros aériens. A ce jour donc, recherche de fonds pour laquelle de plus nombreuses représentations sont prévues en 2012, pour le bonheur de tous !

En première partie, les élèves du Pied du Jura

Adorables, touchants de bonne volonté et de talent aussi, les élèves de la région nous présentent différentes scènes animalières. Ils sont félins, pingouins, éléphants, poissons et bien d’autres encore. Accompagnés par la musique et la chorégraphie, ils paraissent telle une véritable suite de tableaux gracieux, éphémères et précieux !
En seconde partie la troupe du «leZarti’cirque» dans son spectacle «De chaise à bascule»

En effet, tout commence avec des chaises et des pirouettes de toutes sortes et se termine par un combat de boxe totalement loufoque sur un ring à bascule accompagné de commentaires déjantés!

Epoustouflants enchaînements avec des jeunes toniques motivés et doués. Du cirque certes, puisqu’il y a de la jonglerie, du trapèze, des clowns, du monocycle, mais il s’agit avant tout d’un spectacle riche, et complet, touchant tant à la danse, à l’expression corporelle qu’au mime, au théâtre et à la musique. Humour et poésie sont également au rendez-vous. La jeune troupe occupe tout l’espace donné, salle comprise, de manière optimum.

Pour exemple, le mât chinois est arrimé au milieu du public. Là, à deux souffles des spectateurs, de jeunes artistes escaladent le mât, y font de l’équilibrisme, en redescendent plongeant tête la première en une chute vertigineuse et s’arrêtent net au ras du sol.

Un ouf de soulagement parcourt le public 90 minutes donc de spectacle intense donné par, rappelons-le, une troupe de jeunes non-professionnels talentueux et entraînés; ils s’exercent jusqu’à 12 heures par semaine et certains s’apprêtent à faire du cirque leur métier. Nous leur souhaitons bonne continuation dans des locaux, bientôt rénovés et adaptés à leurs besoins actuels.

Photo Catherine Fiaux