Un parking de Guzzi

Valeyres-sous-Rances: 25e anniversaire du Guzzi Fan Léman

Un parking de Guzzi

Un parking de Guzzi

Ce premier week-end de juillet, soleil rimait avec vrombissements. Rien de dérangeant, plutôt un gros ronronnement à chaque arrivée de motards. Il sont venus de toute l’Europe pour participer au 25e anniversaire du club romand de passionnés de Guzzi. C’était aussi l’occasion de présenter la toute dernière, la «California 1 400» au «couple» généreux dont le but avoué est de retrouver un état de grâce auprès de la police de Californie.

Tous les 5 ans, ce club organise une rencontre entre amoureux de moto guzzi. Il y a 5 ans, ils s’étaient déjà retrouvés à la cantine de Valeyres dont ils louent le cadre idyllique.

Emblème de l’aigle pour moto atypique

L’oiseau est symbole de liberté, ceci est commun à beaucoup de deux-roues. Mais saviez-vous que cette moto construite dès 1921 dans le nord de l’Italie se distingue de ses congénères en divers points? Son moteur bien spécifique en V face à la route avec refroidissement à air. Par ailleurs, elle n’est construite qu’en petite série et manuellement! Comme le résume le président de l’amicale Guzzi Fan Léman: «Une Guzzi est plus qu’un véhicule, c’est une passion, une façon de rouler» et de décrire le club comme celui de la grande famille Guzzi! Comme un petit air sympathique de «deuches» dans la philosophie, s’entend bien!
Ils ont passé un beau week-end, nous ont fait profiter de leur feu d’artifice samedi soir. Dimanche, dans un bourdonnement,  ils s’en sont retournés. Peut-être à dans 5 ans?

Photo Catherine Fiaux

Le champion Cédric Evard sur neige avec des pneus cloutés maison.

Enduro: un champion suisse à Bretonnières

Le champion Cédric Evard sur neige avec des pneus cloutés maison.

Le champion Cédric Evard sur neige avec des pneus cloutés maison.

Il est tombé dans la marmite du sport motocycliste quand il avait cinq ans. À 24 ans, et depuis maintenant 10 ans qu’il pratique la compétition à un haut niveau, il ne tombe plus, mais récolte les lauriers de son travail inlassable. Cédric Evard, qui demeure à Bretonnières, a en effet été sacré Champion suisse 2012 d’enduro dans la catégorie National. Un sport motorisé que l’on ne connaît pas très bien ici, et pour cause, puisque sa pratique n’est pas possible dans notre pays pour des raisons réglementaires.

L’enduro est une course de 6 à 8 heures comprenant une alternance entre «spéciales chronométrées», durant lesquelles le plus rapide se classe le mieux et «parcours de liaisons», qui peuvent parfois être longs, découverts à la dernière minute et pour lesquels les concurrents ne doivent aller ni trop vite ni trop lentement faute de quoi des pénalités peuvent leur être infligées dans les deux cas. «Orny organise chaque année un enduro», explique Cédric Evard, «mais ce n’est pas un véritable enduro. Ça ressemble plus à une longue épreuve de motocross en circuit fermé.» De fait, les deux sports sont très parents, et Cédric Evard les pratique tous les deux, pour se maintenir au meilleur niveau. Comme il n’hésite pas, en hiver, à enfourcher un VTT ou à pratiquer de longues marches pour parfaire sa condition physique. Une nécessité, car l’enduro est très exigeant au plan physique comme au niveau de la monture mécanique qui est très sollicitée.

Championnat délocalisé

Le Championnat de Suisse se déroule donc en France, sur 8 à 10 manches par saison. Cédric Evard rejoint les lieux de course avec un mini van et une caravane. Et insiste sur l’importance de son «équipe», ses parents et son amie, qui l’accompagnent tout au long de la saison et des parcours. «Ils sont mon assistance pendant les courses et aussi mes ravitailleurs. On a souvent une petite faim au milieu de l’épreuve», précise-t-il, «et il est bon d’avoir une équipe autour de soi». Les ennuis techniques ne sont pas rares, et là aussi il faut pouvoir assurer soi-même. Quand on sait que Cédric Evard est ingénieur en technique automobile, on comprend que son métier lui permet aussi de maitriser tous les aspects techniques de la compétition.

Sa couronne de champion 2012, réalisée au sein d’un groupe d’environ 75 coureurs suisses lui ouvre les portes en 2013 de la catégorie reine, l’inter, qui compte une quinzaine seulement de coureurs chevronnés. C’est dans cette catégorie qu’il se prépare à courir l’an prochain, aidé pour la première fois par l’importateur de sa moto, la firme Suzuki. Une aide bienvenue, car l’enduro n’est pas un sport dans lequel on gagne de l’argent, bien au contraire. L’Omnibus suivra les performances de Cédric Evard en 2013 et les signalera régulièrement à ses lecteurs. Une façon comme une autre de soutenir un régional qui doit souvent traverser la France pour s’adonner à sa passion.

Photo Olivier Gfeller

Le comité d’organisation de l’Orny Endurance: Leuthold Philippe, Trinquart Sylvie, Lasserre Julien, Fonjallaz Florence et Graf Christiane.

Moto-Club du Milieu du Monde: un club dynamique à Orny pour un Enduro

Le comité d’organisation de l’Orny Endurance:  Leuthold Philippe, Trinquart Sylvie, Lasserre Julien,  Fonjallaz Florence et Graf Christiane.

Le comité d’organisation de l’Orny Endurance:
Leuthold Philippe, Trinquart Sylvie, Lasserre Julien,
Fonjallaz Florence et Graf Christiane.

Le MCMM a été fondé en 2007 et compte environ 50 membres de tous âges. Le président, Julien Lasserre est fier de cette équipe de motards qui se retrouvent pour de belles virées.

Ils font des balades bucoliques aussi bien que des sorties sur circuits. Il y règne une belle ambiance d’amitié et de camaraderie. La dernière sortie, avec 21 motos sur 3 jours, a été faite en Ardennes en juin. Ce club accueille volontiers des membres de toute la Romandie, avis aux amateurs!

Orny Endurance

Le prochain rendez-vous de cette équipe sympathique a été fixé au samedi 18 août pour la 7e édition de cette épreuve, puisque ce sont eux qui l’organisent. Les inscriptions sont déjà ouvertes sur le site www.mcmm.ch.

Le comité, dans un esprit de renouvellement du circuit, a pris contact avec les agriculteurs. Grâce à leur collaboration, le concours aura lieu sur le territoire des communes de Orny, Pompaples et Arnex, dans les environs de l’huilerie.

Une centaine d’équipes (le matin) et autant d’individuels (l’après-midi), à partir de 85 cm3, sont attendus ce samedi-là. Cette année encore, un “marathon” est organisé pour les fanatiques de la moto, qui aura lieu matin et après-midi. Des conditions de participation très sévères assurent la sécurité de tous les participants, pour autant que chacun joue le jeu.

Le seul regret de Julien Lasserre et Philippe Leuthold, les initiateurs de l’Enduro, c’est de ne plus pouvoir enfourcher leur moto le jour du concours.

Photo Marianne Kurth

Les chevaux ont rugi à l’Enduro d’Orny

La chaleur et la poussière étaient telles samedi pendant les épreuves de la sixième édition de Orny Endurance qu’on apercevait de somptueux nuages beiges se déplacer au ras du sol au moins depuis Orbe. Ce sont en effet plus de 200 participants qui étaient inscrits pour cette nouvelle édition de l’enduro d’Orny qui a tenu toutes ses promesses.

Le paddock comptait un nombre considérable de véhicules de service, allant du plus simple au plus sophistiqué et traduisant sans doute les grandes différences de moyens matériels entre certaines équipes venues parfois de très loin pour participer aux épreuves. Il faut dire que ces épreuves de trois heures de course sollicitent autant les pilotes que les machines, dont il faut s’occuper avant et pendant la course, puisque les réservoirs ne sont pas suffisants pour permettre aux concurrents de boucler tous les tours possibles de 15 kilomètres environ qu’il feront durant la durée de l’épreuve.

Un programme chargé

Le matin était réservé à la course par équipes. L’après-midi a vu se dérouler l’épreuve reine de la catégorie «individuel». Une bonne vingtaine de concurrents participent aux deux épreuves, dans un classement à part qui s’intitule marathon et qui porte bien son nom, quand on prend conscience des efforts consentis. Le tracé de cette année ne plongeait pas vers Bavois, mais débordait sur les premières pentes de Pompaples.

C’est dire la variété des virages, des descentes, montées et autres lignes plus ou moins droites parcourues par les compétiteurs, qui cette année, devaient faire face à une difficulté supplémentaire: tout simplement voir la piste. La poussière générée par un sol très sec rendait en effet la visibilité pas meilleure que par temps de pluie. Toute l’équipe du MCMM d’Orny (moto Club du Milieu du Monde), qui a passé nombre des ses week-ends 2011 et notamment les quatre derniers à préparer l’événement et la piste, ont été récompensés par le succès de l’épreuve, qui va chaque année grandissant. «Une édition difficile pour les pilotes» expliquait Yves Chételat, de Moutier, qui a participé à l’épreuve du matin, «le sol est rendu très glissant par la sécheresse. On préfère nettement un sol humide récemment séché en surface par le soleil».

Classements complets disponibles sur www.orny.ch/MCMM
Photo Olivier Gfeller

Près de 150 pilotes ont participé au 5e Enduro d’Orny.

Orny : plein succès pour le 5e Enduro

Près de 150 pilotes ont participé au 5e Enduro d’Orny.

Près de 150 pilotes ont participé au 5e Enduro d’Orny.

Des nuages de poussière visibles loin à la ronde

Samedi passé avait lieu la 5e édition annuelle de l’enduro d’Orny, aussi baptisé Orny Endurance. Il s’agit d’une compétition ouverte aux motos et concurrents de toutes catégories, son principe consistant à parcourir en un temps donné - trois heures - la plus grande distance possible. Cette discipline s’apparente au moto-cross, avec des sauts et des bosses respectables, mais son but est avant tout de durer sans casse ni panne.

Les concurrents qui s’inscrivent pour une manche individuelle doivent parcourir une boucle de près de 12 kilomètres qui part des hauts d’Orny pour plonger dans la plaine de l’Orbe en direction du Mormont. Et la durée de la manche les oblige à faire halte à leur stand, pour au moins un, voire deux, ravitaillements en carburant.

Il existe aussi des courageux qui alignent deux manches de trois heures dans la journée (catégorie Marathon), de quoi avoir le dos en bouillie le soir et l’appareil auditif fatigué.

Une participation relevée

On trouvait sur la ligne non moins de 150 pilotes en provenance de toute la Suisse, de France, d’Allemagne, notamment. Des passionnés qui se déplacent en général d’un circuit à un autre au moyen d’un camping-car, pour les plus modestes ou de véritables camions-ateliers pour les plus argentés. Malgré ces différences très visibles, l’ambiance est bon enfant, comme elle l’est généralement chez les vrais motards. On se prête volontiers outils et accessoires et la plaisanterie est de rigueur.

Des organisateurs ravis

Du côté de l’organisation, on semblait ravi. Ainsi que le précisait le vice-président du comité d’organisation Philippe Leuthold, «on a eu déjà beaucoup de chance avec le temps (il s’est mis à pleuvoir juste après la fin de la dernière manche). En plus, chaque année notre compétition réunit plus de participants, plus de 150 pilotes cette année.

Et à part quelques bobos assez légers compte tenu des risques pris, la compétition a pu se dérouler sans obstacles ou incidents graves». Et le même de nous glisser à l’oreille que l’organisation de cette compétition mobilise avant, pendant et après, une équipe de plus de trente personnes, sans compter les samaritains, les pompiers, et les ambulanciers.

Photo Olivier Gfeller