De gauche à droite les Jaguars Rasim Bandjevic, Jürg Nussbaumer et Valentin Bonnet, vainqueurs en kumite par équipe dans leur catégorie

Premier Jaguard’s Cup de karaté au Brassus

De gauche à droite les Jaguars Rasim Bandjevic, Jürg Nussbaumer et Valentin Bonnet, vainqueurs en kumite par équipe dans leur catégorie

De gauche à droite les Jaguars Rasim Bandjevic, Jürg Nussbaumer et Valentin Bonnet, vainqueurs en kumite par équipe dans leur catégorie

Le karaté, un sport pas assez connu

Bien  que plusieurs clubs existent dans la région, le karaté reste un sport un peu mystérieux pour le grand public. Et c’est précisément pour inverser un peu le mouvement que le Karaté Club Jaguar de Vallorbe met sur pied d’une façon régulière des manifestations publiques.

Ce qu’il a fait encore samedi passé au Brassus, en présentant la première Jaguar’s Cup qui regroupait des athlètes de tous âges et de tous niveaux venant de France, de Suisse, du Luxembourg, d’Italie et plus précisément de Sardaigne, une île avec laquelle le club local a des racines, puisque maintenant chaque année des stages d’entraînement en Sardaigne sont mis sur pied.

Le club vallorbier du président Marc Ribezzo, de Ballaigues, compte une vingtaine d’enfants évoluant à différents niveaux, ainsi qu’une dizaine d’élèves adultes, placés sous la direction de l’entraîneur et ceinture noire Donato Zecca.

Des règles ancestrales très complexes

Délicat de résumer le karaté. On  relèvera que de nombreuses écoles existent dans ce sport, ou plutôt cet art martial japonais dont même l’origine est discutée. A chaque école correspond un des styles de base de l’art, qui sont à l’heure actuelle au nombre de quatre: le Shotokan, le Goju-ryu, le Wado-Ryu et le Shito-Ryu.

Le club de Vallorbe pratique le Shotokan, une variation sur la base du Karaté-do primordial. On distingue aussi, dans les présentations le kata, qui est exclusivement la gestuelle d’un combat réel contre plusieurs assaillants virtuels, en principe présenté seul ou à deux, mais sans contact et le kumité, qui est lui un combat réel, étant précisé que les adversaires ne se touchent pratiquement pas, selon la règle.

Les plus jeunes ou ceux dont les ceintures de couleur correspondent aux grades inférieurs portent même des protections aux mains et aux pieds pour éviter toute conséquence néfaste en cas de coup mal retenu.

Sans entrer dans le détail là non plus, la karaté se veut également un art de vivre, dépassant le cadre du sport pour mettre en pratique dans la vie quotidienne des valeurs de base comme le courage, la retenue, la maîtrise de soi, etc.

Une compétition open réussie

Ce sont une soixantaine de karatékas de tous âges et des deux sexes qui avaient rallié Le Brassus samedi passé. La matinée a plutôt été réservée aux cadets, à qui ne sont pas forcément réservées les ceintures de premiers grades, mais dont les qualités physiques sont assez proches.

L’après-midi a été réservé à des katas, puis des kumites regroupant toutes les catégories d’âge et, ainsi que les ceintures marron ou noires qui forment l’élite du sport en question. Il n’était pas vraiment question de classification générale, mais plutôt de joutes par groupes aux capacités similaires.

On relèvera, cela dit, la présence d’un très jeune karatéka italien, Davide Felli, qui, à 14 ans, peut déjà se targuer de porter une ceinture noire, ce qui est peu courant. Chez les locaux, en matinée et en kumides par équipe, la triplette formée de Rasim Bandjevic, Jürg Nussbaumer et Valentin Bonnet, tous membres du Jaguar Karaté Club ont remporté une médaille en battant même des porteurs de ceintures plus complexes à obtenir.

Une journée pleine de satisfaction chez les athlètes et les parents des jeunes qui consacrent souvent du temps pour permettre à leur enfant de progresser dans ce sport.

Pour en savoir plus
www.kcjaguar.ch
ou Marco Ribezzo 079 751 80 29

Photo Olivier Gfeller