U.S. Baulmes : Marcel Mouthon, le sauveur ?

Marcel Mouthon

Marcel Mouthon

Son arrivée au comité de Baulmes semble vouloir changer la donne. Ses premiers propos ont pour but de rassurer, surtout les créanciers marris par la faillite de la société anonyme, un découvert qui se monte à près de 3,5 millions de francs. L’Omnibus est allé à la rencontre de ce Genevois, qui nous dit d’abord quelles sont ses attaches avec le football.

- Mon père Marcel a joué pendant de nombreuses années avec Servette. Il a même été champion national au terme de la saison 1949-50 qui a permis au club des Charmilles de gagner aussi la Coupe de Suisse. J’ai été moi-même formé au sein de la section juniors des Grenats, puis j’ai évolué avec les réserves de Grasshoppers avant de revenir à Genève où j’ai joué en 2e ligue avec Signal Bernex

Comment êtes-vous venu à Baulmes ?

-  Je devais d’abord aller donner un coup de main à Yverdon mais il était difficile de négocier avec le sponsor et nous ne sommes pas parvenus à nous entendre. Cependant, le Dr Meylan, père de notre gardien, a pris contact avec M. Salvi pour lui proposer mes services. Nous avons très vite trouvé l’entendement et je me retrouve au pied de Jura où je suis entré au comité, comme je coache la deuxième équipe qui était abandonnée à elle-même. Car j’aime le terrain en premier lieu.

Vous avez pris un risque car le club a des soucis ?

- Vous avez raison d’utiliser le présent car les difficultés sont énormes. Nous aimerions que les lésés retrouvent un peu les plumes qu’ils ont perdues dans l’aventure baulmérane. Je souhaite que ces gens ne perdent pas tout leur investissement et j’espère bien que nous y parviendrons en partie.

Quel est le mécène que vous représentez et ses moyens ?

-  Pour le moment, il entend demeurer discret. Je peux juste vous dire qu’il est Belge et que je l’ai connu lorsque j’avais une société financière à Monaco pendant vingt ans. Nous avons fait gagner beaucoup d’argent à ce mécène, qui entend me renvoyer l’ascenseur. J’estime son enveloppe financière à près de 6 millions de francs. Il n’y a pas de convention particulière avec ce monsieur mais l’évolution du club sera déterminante pour cet investisseur.

Qu’entendez-vous par là ?

-  Il est nécessaire que Baulmes sorte de l’anonymat. Certes, nous ne pouvons pas encore parler de la Challenge League. Il faut que la progression se fasse pas à pas mais le but serait, bien sûr, de retrouver cette catégorie de jeu

La réputation actuelle de Baulmes ne l’a-t-il pas effrayé ?

- Il sait que le club souffre d’un déficit d’image. Il nous faut absolument effacer les tâches d’un passé récent. La convocation d’une assemblée générale extraordinaire (attendue depuis 5 ans – réd.) est un premier pas vers la stabilisation. Mais cela n’est qu’un début et il est nécessaire que les supporters reprennent confiance en nous. En tous les cas, ceux qui se sont engagés se retrouvent sur une même longueur d’onde et cela me rend optimiste. J’ai découvert des joueurs sains et fidèles, liés par une amitié certaine.

Le club était en conflit avec la Municipalité, les ponts sont-ils rompus ?

- Pas du tout, nous avons besoin d’eux. Je souhaite qu’elle demeure impliquée comme je désire pouvoir les soulager des problèmes qui sont les nôtres. J’espère bien que nous parviendrons à nous réapproprier les installations mais il faudra de la patience.

Cependant, les contacts avec le syndic Cuérel sont renoués après une période de fâcherie et c’est très bien ainsi.

Photo Pierre Mercier

José Grobet a démissionné

Jean-Yves Bonnard a remplacé José Grobet à la tête de Valbal.

Jean-Yves Bonnard a remplacé José Grobet à la tête de Valbal.

Surprise la semaine dernière à Vallorbe, l’entraîneur du club de football a jeté l’éponge. José Grobet avait le sentiment de n’être plus entendu par ses joueurs. Selon lui, Valbal devait jouer les premiers rôles, cette saison. Ce n’est malheureusement pas le cas.

Pire, le club subissait dernièrement quatre défaites consécutives sur des scores sans appel pour un total de 19 buts encaissés et quatre marqués. Tirant les conséquences de ces mauvais résultats, l’ancien joueur de Ligue Nationale a prévenu son président qu’il n’entendait pas poursuivre sa mission.

Bien du monde regrette la démission de cet homme qui a beaucoup donné à son club. Une page se tourne et le joueur Jean-Yves Bonnard a été désigné pour prendre la relève au pied levé, jusqu’à la fin de ce premier tour du moins, selon le président Jean-Philippe Cretin.

Point mérité

Face à Donneloye, les jaune et bleu ont fait la preuve qu’ils avaient largement leur place en 3e ligue. Si leur première mi-temps laissa transparaître un flottement, la suite allait être d’une autre cuvée, dans des circonstances un peu particulières. En effet, à la demi-heure, l’arbitre brandissait un carton rouge sous le nez de Vuillaume, pour un tacle bien appuyé.

Réduits à dix, on pouvait craindre le pire pour les Vallorbiers qui encaissaient un but dans la foulée. Le thé permit au nouveau coach de mettre ses camarades sur le bon rail et la seconde période fût l’apanage de l’équipe locale qui put égaliser par Barrier. Valbal se procura encore d’autres occasions mais un excès de précipitation dans le dernier mouvement condamnait ces tentatives.

Dans l’ensemble, ce point était mérité comme nous le disait Jean-Yves Bonnard, tout marri de se trouver là. Mais le nouveau coach sait qu’il peut compter sur plusieurs éléments de valeur qui devraient permettre à Valbal de se tirer aisément d’affaire. C’est moins sûr pour Chavornay, toujours dernier avec Ependes, après une défaite plutôt logique contre le leader Grandson (0-2). Orbe II a lui gagné 3-0 contre La Vallée, match par 4 expulsions !

Rances heureux

En 4e ligue, Rances est chanceux. Il a perdu 4-3 à Yverdon contre Bosna II mais dans le même temps le Centre Portugais s’est incliné contre Desportivo Avenches. Si bien que les Rancignolets sont toujours troisièmes du groupe avec cinq points de déficit sur les Lusitaniens et quatre sur Desportivo.

Dans le groupe 4, pas de souci pour le chef de file Croy qui a écrasé Chavornay II (8-0). Montcherand a eu plus de peine à vaincre Suchy (3-l). Pourtant, la troupe à Pittet a largement dominé la première période marquant par Afonso et Lambercier mais le but des visiteurs, en début de seconde période, a perturbé les Pique-Raisinets qui se sont finalement mis à l’abri d’une égalisation grâce à Sébastien Rochat.

Bonne affaire aussi d’Arnex qui dispose de Bonvillars par 3-2 et qui se hisse à la 6ème place du classement alors que Vaulion a enregistré une septième défaite consécutive (1-4 contre Grandson II)

On notera enfin que le championnat interrégional des juniors B est terminé pour cette année. Vainqueurs de Billens lors du dernier match (4-0), les représentants du MJOR terminent à la 7ème place et conservent leur place dans la division que quittent les Loclois, les Fribourgeois de Sense et de Gruyère.

Photo Pierre Mercier

La lanterne rouge pour Bavois

Jean-Michel Viquerat,  Président du FC Bavois

Jean-Michel Viquerat, Président du FC Bavois

Baulmes ayant gagné 2-0 à Genève contre Grand Lancy (0-2), Bavois a hérité de cette fâcheuse dernière place après avoir perdu 4-2 à la maison contre Etoile Carouge. C’est dire que les premiers pas du club de la Plaine de l’Orbe dans sa nouvelle division de jeu sont difficiles.

Pour en parler, l’Omnibus a rencontré le président du club, Jean-Michel Viquerat à qui l’on a demandé s’il s’attendait à un scénario pareil.

- Non, même si je savais que cela serait difficile. Après 3 ou 4 matches, j’ai su que la partie serait compliquée dans la mesure où je me suis rendu compte que nous avions raté nos transferts. J’attendais bien davantage de Filipovic, qui a tout de même touché à la D 2 française.

Il en va de même pour Dominguez comme de Crudo, que nous sommes allés chercher à Echallens. Jusqu’à maintenant, j’ai le sentiment qu’ils ne sont pas meilleurs que les gars qui étaient à disposition, la saison dernière. Je pense tout de même que Loiseau va nous aider.

Il n’est pas encore très convaincant mais il faut savoir qu’il ne joue avec nous que  depuis moins d’un mois. Les jeunes doivent aussi confirmer à l’image de Hill ou Taljovic sans oublier le Bavoisan Ludovic Favre qui progresse et sur lequel je compte plus tard.

Est-ce que le saut entre la deuxième ligue inter et la première est à ce point imposant ?

- Sûrement, même si cela se joue à des détails. Et sur ce plan, nous sommes défaillants à tous les niveaux. Contre Carouge, nous avions l’occasion de nous mettre à l’abri. Nous manquons ces opportunités et les Genevois ont pu renverser la vapeur. Ces petits manquements nous coûtent très cher.

Les arbitres ne vous sont pas souvent favorables. Est-ce dû au fait que vous êtes le petit poucet ?

- Il n’y a pas l’ombre d’un doute. On sait que les clubs plus huppés bénéficient toujours de petits coups de pouce. On le voit à tous les niveaux. Cela fait mal. Samedi dernier, l’homme en noir siffle deux pénalties contre nous dont le premier était inexistant et il expulse notre gardien sur le second alors que Humbert n’a pas commis une faute grave. C’est irritant mais il faut faire avec.

Votre entraîneur René Zingg déplore que son équipe entre mal dans les parties, mais c’est en seconde mi-temps que Bavois abandonne ses points ; comment l’expliquer ?

- C’est vrai et le déficit de la première période est difficile à rattraper. Cela dit, samedi, nous menions 2-1 à la pause et nous avons perdu malgré tout car nous avons subi le jeu. Je crois que notre jouerie n’est pas encore assez conséquente et que nous manquons de concentration.

J’imagine aussi que nous dépensons beaucoup d’énergie dans une rencontre et que nous ne sommes pas en mesure de tenir le rythme pendant nonante minutes.

On a dit que vous alliez vous renforcer prochainement. Qu’en est-il exactement ?

- Renato Rocha a signé chez nous, mais Le Mont n’a pas paraphé la feuille de transfert. En principe, nous devrions tout de même pouvoir bénéficier prochainement des services de ce garçon qui a marqué 27 buts la saison passée en 1ère ligue. En ce qui concerne Olivier Veszli, nous avons l’accord du Mont et ce milieu de terrain, qui avait abandonné la compétition en juin pour des raisons professionnelles, a accepté de reprendre du service.

A première vue, vous ne vous tournez pas vers la France, comme bien d’autres, pour vous renforcer. Pourquoi ?

- Je n’ai jamais pensé que la filière française était la panacée. Cependant, lorsque nous sommes montés, les meilleurs joueurs avaient déjà pris des engagements avec d’autres clubs.

Mais il était nécessaire de trouver des renforts. Après mes premières impressions, je me rend compte que nous avons besoin de gars qui ont l’expérience de la Challenge League ou qui ont un passé de joueurs confirmés de 1ère ligue. Etoile Carouge a fait la différence grâce à Pizzinat, un footballeur qui a joué en Italie et en Super League. C’est dire si son expérience a été déterminante.

Nous sommes du reste à la recherche de joueurs de talent et j’espère que nous parviendrons à trouver les garçons qui nous permettront de franchir le cap.

Photo Pierre Mercier

Chavornay épingle le leader

Premier succès de Croy II, cette saison.

Premier succès de Croy II, cette saison.

En huit rencontres de championnat, Chavornay n’avait jamais connu la victoire. Il aura fallu affronter le leader pour que l’équipe de Jérôme Reumer parvienne enfin à faire le plein de points.

En ce samedi soir pluvieux, le froid s’était aussi invité, pour le malheur des Joratois. En effet, les gars de Mézières ont dû s’incliner face à la lanterne rouge à la suite d’une grosse erreur de leur portier qui relâchait maladroitement un ballon dans les pieds de Steve Besançon qui ne manquait pas l’opportunité d’ouvrir la marque, au milieu de la deuxième période.

Et comme à l’autre bout du terrain, Pierre Crivelli donnait des sueurs froides à ses supporters en effectuant des sorties rocambolesques, la partie a été chaude en émotions. Légèrement dominé, Chavornay a malgré tout résisté à l’adversaire grâce à une défense très attentive autour d’un Luc Lavanchy, impérial.

Ce succès faisait bien entendu plaisir à l’entraîneur: «Je crois que l’équipe a enfin évolué à son niveau. Je lui ai dit, avant la rencontre, que derniers, nous n’avions plus rien à perdre et qu’il fallait se livrer corps et âme.

Ce qu’ils ont fait ce soir pour un bel exploit qui doit nous redonner confiance». En tous les cas dans les rangs du public, on croit percevoir une certaine progression de cette équipe, constituée pour l’essentiel de gars du village.

Le trou de Valbal

Il y a moins d’un mois, Valbal semblait sur une bonne lancée. Depuis, il a enregistré trois défaites, encaissant treize buts ! Le constat de José Grobet n’est pas très réjouissant. «Nous sommes bien présents en première mi-temps et plus par la suite. J’ai relevé aussi que lorsque nous sommes menés de deux buts, l’équipe n’y croit plus. Je ne sais pas s’il s’agit d’un problème physique mais nous sommes souvent moins d’une dizaine à l’entraînement.

Donc, notre préparation n’est pas optimale et en plus je dois faire face à un absentéisme inquiétant pour différentes causes (blessures, suspensions, famille, etc). Le fait de n’avoir que trois points d’avance sur le trio de queue ne m’inquiète pas. Lors de nos quatre ultimes parties de ce premier tour, nous devrons affronter plusieurs formations mal classées et j’espère que nous parviendrons à engranger sept points qui nous mettraient à l’abri avant la pause».

Notons que dans ce groupe, Orbe II, co-leader avec Jorat,  a également perdu 5-2 à domicile contre Thierrens II après avoir été mené 4-0 au thé ce qui fait l’affaire de Grandson qui compte 4 pts d’avance sur les Urbigènes qui ont joué un match de moins.

Montcherand piétine

Figurant parmi les favoris de son groupe de 4e ligue, Montcherand ne confirme pas ses ambitions. Samedi encore, les Pique-Raisinets ont dû partager l’enjeu avec un Veyron/Venoge très combatif. Pourtant, l’équipe du président Blanchet a souvent monopolisé le ballon, en particulier en seconde mi-temps et jusqu’à son égalisation, moins par la suite.

L’entraîneur Olivier Pittet se désespère du manque de concrétisation de ses gars. «Nous dominons tant et plus certaines parties comme contre Valbal II et Sainte-Croix et nous trouvons le moyen de perdre face à ces équipes qui ne se procurent que quelques occasions de but. C’est rageant mais que faire».

Pour sa part le capitaine, Christophe Rochat tente d’expliquer ce manque d’efficacité des siens : « C’est le défaut de la jeunesse. Insouciante en certaines circonstances ce qui nous permet de vaincre aisément ou crispation et manque de maturité lorsque nous sommes accrochés. Si je connaissais le moyen de remédier à tout cela, il y a longtemps que je l’aurais dit à l’entraîneur».

Défaite de Rances

Cette 8ème journée n’a pas été favorable aux premiers classés puisque Croy, sans son gardien qui a été remplacé par l’entraîneur Jeanmonod, a été tenu en échec 1-1 par Bonvillars. Par bonheur, Arnex lui rendait service en contraignant Grandson II au match nul et vierge. Dans le groupe 6, Rances a perdu 2-0 le match au sommet à Yverdon contre le Centre Portugais et se retrouve troisième du classement à cinq points des Lusitaniens.

Enfin en 5ème ligue, on notera la première victoire de l’exercice de Croy II, qui a gagné le derby contre Valbal III (2-0) qui a terminé à 9, suite aux décisions parfois discutables de l’arbitre.

Photo Pierre Mercier

Vallorbe-Ballaigues à la noce

Jérôme Barrillier a donné le succès à Vallorbe en marquant deux buts

Jérôme Barrillier a donné le succès à Vallorbe en marquant deux buts

Le dernier week-end a été particulièrement faste au club du président Cretin qui a pu partir en vacances l’esprit libéré. En effet, sa première équipe a réussi l’exploit, en allant battre le leader du groupe 3 de 3ème ligue, Thierrens II. Pourtant, l’entraîneur José Grobet a connu quelques soucis lors de cette partie au sommet.

« Après quinze minutes, j’ai perdu mon meneur de jeu, Antoine Berchier, qui s’est ressenti d’une blessure antérieure. Dix minutes plus tard, c’est notre numéro 10, Enver Gashi, qui a quitté le terrain, lui aussi touché. Nous menions alors 1-0 (but de Gashi) mais l’adversaire allait profiter de ces changements pour prendre l’avantage avant le thé.

Mes gars m’ont alors démontré qu’ils avaient de belles ressources, en dominant et en renversant le score grâce à des réussites de Jérôme Barrillier (2-3). Nous voilà désormais en bonne position et je me mets à penser que nous ne convenons pas aux chefs de file.

Après avoir battu Orbe II et Thierrens II, nous allons rencontrer Jorat-Mézières qui s’est installé en tête et je veux croire à notre bonne étoile du moment. Notre victoire contre la deuxième garniture urbigène a sans doute été le déclic qui nous permet de vivre des moments très agréables».

Donc, l’espoir de prendre le commandement du groupe est bien réel pour les Vallorbiers qui n’ont qu’un point de retard sur Jorat et Orbe II, contraint au match nul 0-0 par Payerne II.

La deuxième formation de la cité du fer a elle triomphé de Montcherand, leader du groupe 4 de 4e ligue. Les Vallorbiers ont été dominés par le groupe de Pittet mais la réussite était de leur côté (3-0).

Si bien que Valbal II a pris la tête de son groupe, en compagnie de Croy qui a nettement gagné le derby contre Vaulion (0-5). Enfin, Valbal III, qui s’était installé en tête en 5ème ligue, a été sèchement battu par Slavia, 4-0 à Lausanne.

Pas de quoi ternir cette magnifique fin de semaine pour le club du président Jean-Philippe Cretin.

Champvent se reprend

En 2e ligue, Champvent a retrouvé des couleurs, en battant le leader Thierrens par 4-2. En revanche, Orbe s’est nettement incliné lors de son déplacement à La Sarraz (4-1). On notera que dans toutes les ligues inférieures régionales, les positions se sont resserrées et que les championnats sont complètement relancés. Ce qui ne manque pas de nous réjouir.

Ainsi en 4ème ligue, Rances a écarté l’un de ses contradicteurs, Froideville, battu 6-1, et prend la tête de son groupe, justifiant son ambition de retrouver sa place en 3ème ligue. Par contre en 1ère ligue, Bavois et Baulmes se retrouvent au fond du classement et l’on se fait quelques soucis pour l’avenir de ces clubs à cet étage de la compétition.

Et si Bavois II se porte bien, ce n’est pas le cas de Baulmes II qui n’a pas encore engrangé le moindre en point en cinq parties de 2e ligue alors que Arnex (4e ligue) a remporté son premier match de la saison, à Sainte- Croix par 4-0.

Un mot encore des juniors du MJOR :les A ont enregistré leur cinquième succès d’affilée (face à Grandson par 4-1) et compte trois points d’avance sur son dauphin, Renens. Après un début en demi-teinte, les B interrégionaux ont empoché six points en terre fribourgeoise (0-2 face à Sense et 1-2 contre Guintzet) et se hissent au cinquième rang de leur groupe, dominé par Stade Lausanne, qu’ils rencontreront en cette fin de semaine à Chavornay.

Photo Pierre Mercier

Belles réactions

L'équipe de Bavois II

L'équipe de Bavois II

Très mal classés à l’abord de cette septième journée de championnat, Baulmes et Bavois se sont ressaisis en affrontant les équipes de jeunes de Sion et Young Boys. Les joueurs de la Plaine de l’Orbe ont acquis un succès difficile.

Mais comme le disait l’entraîneur René Zingg, seuls les trois points en ce samedi du Jeûne Fédéral comptaient. Si Bavois avait bien entamé le championnat, les revers des derniers tours de compétition ont fragilisé l’équipe. Comme c’est souvent le cas dans le football, l’absence de confiance mortifie les joueurs. La première mi-temps fût insipide avec une légère domination des Bernois.

Après le thé, la formation du président Viquerat bénéficia d’un pénalty logique, Laubscher étant retenu irrégulièrement par un adversaire, Dominguez ne gâcha pas l’occasion d’ouvrir la marque. Un avantage que les jeunes de Young Boys gommèrent un peu plus tard à la suite d’une mésentente de la défense. Toutefois, Bavois profita à son tour d’une erreur des arrières-bernois pour prendre l’avantage par l’inévitable Besson.

La fin de partie fût haletante ce d’autant que l’arbitre oublia une faute de main dans les seize mètres vaudois. L’essentiel était cependant fait, Bavois engrangeait trois points qui lui permettent de recoller au peloton de queue du classement.

Plus d’occasions

Jean-Luc Besson avouait que sa formation passait par des moments difficiles. « Moralement, il était dur de constater que nous n’étions qu’avant-dernier au terme de la 6ème journée. Nous avons saisi notre chance face à une équipe bernoise qui n’était pas meilleure que nous. J’ai eu une opportunité de marquer et je me suis appliqué à la concrétiser.

C’est vrai que nous avons eu trop peu de possibilités de scorer durant cette partie. Nous négocions mal les trente derniers mètres. Cette victoire va nous faire du bien car elle va effacer nos doutes». Frédéric Gilardi tenait un discours similaire: «Nous ne nous procurons plus d’occasion de but. C’est récurrent, le transit offensif se fait mal. Cependant, j’ai l’impression que nous avons mieux géré la première mi-temps que d’habitude.

Par contre, en seconde période, nous avons subi. Nous ne parvenons pas à garder le ballon lorsque nous avons l’avantage au score. Nous manquons de calme dans la circulation du cuir et cela nous coûte cher. Il est indéniable que ce succès nous fera beaucoup de bien et nous redonnera un peu de cette confiance qui nous échappait». Enfin, l’entraîneur Zingg ne voulait retenir que le gain du match en espérant que le nouveau venu, le Français Loiseau, donnera de la clarté au jeu de Bavois et dynamisera le jeu offensif qui a besoin d’un nouvel élan.

Terminé à 11 !

Pour la première fois de la saison, les Baulmérans n’ont pas connu l’expulsion qui a caractérisé les rencontres précédentes. Bien que privée des Geijo, Herren, Maculusse et Massolin, la formation de Mischler a su faire preuve de solidarité, comme nous le dit le capitaine Rafael Cottens. «En première mi-temps, nous avons été solides défensivement face à un adversaire qui s’est procuré un peu plus d’opportunités que nous. Cependant, nous avons raté un pénalty par N’Zinga qui allait se reprendre en égalisant en seconde période, à la suite d’un solo,  alors que nous étions menés 1-0, conséquence d’un pénalty concédé par notre gardien Meylan, à la suite d’une intervention dans les pieds d’un Sédunois.

A la 65e minute, sur un ballon en profondeur de Drago, Bendavid nous a apporté les trois points de la victoire, qui nous font extrêmement de bien après ce début de championnat épique. Le travail finit par payer. Nous avons été solidaires et chacun a apporté sa pierre à ce qui constitue notre première victoire de la saison».

Même s’il demeure lanterne rouge de ce groupe de 1ère ligue, Baulmes n’a plus que deux longueurs de retard sur un quatuor formé de Bavois, Bulle, Fribourg et YB -21.

Photo Pierre Mercier