Jérémy Manière.

Football: un Vallorbier à Thoune

Jérémy Manière.

Jérémy Manière.

Arnaud Bühler et Xavier Margairaz ne sont plus les seuls régionaux à évoluer au plus haut niveau du football suisse. Si le Baulméran et le Valérien ont déjà une certaine expérience de la Super League, Jérémie Manière est un débutant.

Transféré en août dernier dans l’Oberland bernois, le garçon de Vallorbe attend patiemment son tour. Pour le moment, il s’entraîne avec la première équipe avec laquelle il s’est rendu, cet hiver, en camp d’entraînement en Turquie (Belek). Les 25 joueurs sont revenus pour entamer la deuxième partie de la compétition, dimanche à Zürich contre Grasshoppers.

Jérémie n’a pas encore joué à ce niveau de jeu bien qu’il se soit assis à quatre reprises sur le banc des remplaçants. C’est avec les moins de 21 ans qu’il exerce pour le moment son talent. A 20 ans, il est l’un des plus jeunes de la formation dirigée par Bernard Challandes. Il doit donc se montrer patient et surtout apprendre pour tenter de déloger les expérimentés Bättig, Demiri ou Hediger avec qui il est en concurrence au milieu du terrain.

Bien adapté

Ce club aborde ce deuxième tour sans aucune pression particulière puisqu’il a atteint son objectif durant l’automne. Il vise éventuellement une qualification pour l’Europa League. «Si Lustrinelli a rangé ses crampons, deux attaquants sont arrivés à l’intersaison (le Brésilien Fabiano et Marco Schneuwly des YB). Cela sous-entend que l’équilibre est maintenu à Thoune. Un club qui suscite un intérêt soutenu dans l’Oberland bernois.

Dans la rue, on vous parle volontiers de football. Même si je ne parle pas encore parfaitement l’allemand, il a été facile de m’acclimater. Avant de venir dans l’Oberland, j’ai joué à Yverdon et surtout fréquenté le centre Sport/Etudes de Lausanne. J’en ai profité pour obtenir ma maturité gymnasiale qui me permettra de rebondir en cas d’échec sportif». Le FC Thoune, qui a appris le retrait de licence de Xamax en Turquie, ne se réjouit pas particulièrement de cette mauvaise nouvelle.

La relégation ne le soucie pas particulièrement, convaincu qu’il est de tirer son épingle du jeu.

Et plus vite cela sera fait, plus Jérémie Manière aura une chance de faire ses premiers pas dans l’élite du football suisse.

Xavier Margairaz: de Zürich à Sion

Vous l’avez appris par la presse quotidienne, le Valérien a décidé de changer de club à l’intersaison. Xavier Margairaz jouera désormais pour le FC Sion. L’Omnibus lui a demandé les raisons de ce transfert.

– Le FC Zürich est enfin de cycle. Plusieurs joueurs sont partis ou s’en iront (Rodriguez, Djuric, Leoni, etc). Comme Christian Constantin m’a proposé un contrat de trois ans et demi, je n’ai pas manqué l’opportunité de venir dans un club qui joue très bien au football. C’est aussi l’occasion de jouer aux côtés d’Arnaud Bühler que j’ai côtoyé lors de mes premières années de junior.

L’acclimatation en sera d’autant plus facilitée. Cela impliquera également un déménagement car notre famille (Madame et leurs deux enfants Noa et Ruben) est installée dans le canton de Schwyz et je ne pouvais pas envisager de demeurer en Suisse Centrale. C’est la raison pour laquelle nous cherchons quelque chose en Valais.

– Le FC Sion a été rétrogradé à la dernière place du classement après le retrait de 36 points après ses démêlés avec la FIFA. C’est dire que les ambitions seront limitées?

– C’est vrai que la situation est particulière car Sion était en train de jouer pour le titre avec Bâle et Lucerne et que nous retrouvons au dernier rang, menacé de relégation. Ce contexte est donc particulier mais dans le club, on espère bien récupérer des points sur le tapis vert car il est dit dans les règlements de l’ASF que l’on peut au maximum soustraire douze points à un club qui aurait fauté. On espère tous que la Swiss Football League reviendra en arrière.

Cela dit l’ambiance est bonne parmi les joueurs qui ne s’affolent pas car il y a six mois qu’ils vivent ces différentes péripéties. Quoiqu’ils arrivent, ils comptent beaucoup sur la Coupe pour démontrer de quoi ils sont capables.

- Vous avez joué durant plusieurs saisons à Neuchâtel. On imagine que la disparition de Xamax de l’élite de notre football doit vous toucher ?
Evidemment et je pense très fort à Gilbert Facchinetti qui est l’âme de ce club. Je suis très triste pour lui d’abord. Mes pensées vont aussi aux joueurs et aux supporters. J’espère que tous les gars retrouveront de l’emploi car leur famille en dépend.

Comme vous le savez, l’équipe se trouvait à Dubai lorsque la nouvelle est tombée et mes collègues n’auront pas beaucoup de temps pour trouver de l’emploi puisque le championnat recommence dans une semaine. Ce retrait de licence est d’autant plus malheureux que Xamax avait effectué un bon premier tour avec son armada espagnole.

A dire vrai à Zürich, il y a plus deux mois que l’on disait que Xamax ne disputerait pas le deuxième tour. J’avais de la peine à y croire mais le football suisse passe malheureusement par des faillites comme certaines firmes de l’économie. Si vous n’avez pas un mécène comme Christian Constantin, il est dur de faire face. Du reste, le football européen est sorti de la logique et les sommes de transfert ou les salaires sont irréels au plus haut échelon.

– Vous rentrez d’un camp d’entraînement en Tunisie. Comment cela s’est-il passé et qu’espérez-vous de votre passage en Valais?
– Nous avons eu des conditions particulières. Sur le plan de la météo, le thermomètre a oscillé entre 15 et 20 degrés mais le soleil n’était pas là tous les jours. Puis, nous avons logé dans un hôtel immense qui logeait des officiers lybiens qui attendaient de retourner dans leur pays.

Cette cohabitation était pour le moins curieuse et la qualité de l’hôtel en souffrait. Enfin, sur un plan personnel, j’espère bien retrouver la grande forme à Sion car je sais qu’Ottmar Hitzfeld compte encore sur moi. Alors j’espère bien retrouver le maillot de l’équipe nationale car à 28 ans, ma carrière est loin d’être terminée.

Le nouveauté comité (manque trois membres absents) avec de gauche à droite Alain Kaehr, Jocelyne Cuérel, Claire-Lise von Ow, Metin Karagülle, Armando Giannini et Julien Cuérel.

Le FC Baulmes se relève

Le nouveauté comité (manque trois membres absents) avec de gauche à droite Alain Kaehr, Jocelyne Cuérel, Claire-Lise von Ow, Metin Karagülle, Armando Giannini et Julien Cuérel.

Le nouveauté comité (manque trois membres absents) avec de gauche à droite Alain Kaehr, Jocelyne Cuérel, Claire-Lise von Ow, Metin Karagülle, Armando Giannini et Julien Cuérel.

Le nouveau président du FC Baulmes, Metin Karagülle, a donné le coup d’envoi d’un mouvement de renaissance qui s’est concrétisé lundi soir par la tenue d’une assemblée générale extraordinaire de l’association. Une quarantaine de personnes avait pris place dans la salle du Conseil de Baulmes.

Parmi eux des sceptiques amateurs de football, des créanciers du club prêts à ne pas faire couler le nouveau vaisseau dès son appareillage, ou encore de simples passionnés avides de retrouver une équipe locale jouant sur son terrain et procurant au public de belles sensations.

Autour du président, de nouveaux membres d’un futur comité prêts à s’investir sur le plan personnel pour que renaisse un rêve, actuellement englué dans les affaires qui ont secoué le club ces dernières années. Elément important, au nombre des volontaires figure le syndic Julien Cuérel, qui a accepté de participer au mouvement pour les six prochains mois, du moins dans un premier temps.

Des objectifs clairs

Les objectifs du nouveau comité, qui a été élu à l’unanimité par acclamation, figurent le maintien en 1ère ligue, le renforcement de l’équipe pour que le second tour du championnat permette ce maintien, le fait de pouvoir jouer à Baulmes et dans un second temps, la réintégration des juniors au mouvement MJOR. Metin Karagülle a tenu à préciser que si la continuité devait s’avérer impossible, le club repartirait alors en championnat dans une ligue inférieure.

Budget et points sensibles

Le nouveau comité a préparé un budget prudent pour le deuxième tour, qui a été voté sans opposition. Il compte bien entendu sur l’apport du public et les soutiens de diverses provenances pour pouvoir le boucler, car actuellement la caisse est vide. La future collaboration avec la commune doit encore faire l’objet cette semaine d’une rencontre avec le comité pour en définir les contours financiers.

L’une des clés du succès résidera aussi dans la façon dont certains anciens créanciers du club se comporteront avec les nouveaux dirigeants. Lundi soir en tous cas, il semblait que chacun était prêt à jouer le jeu. L’entraînement reprendra cette semaine. L’équipe sera présentée dès que possible, le président assurant qu’il dispose de joueurs prêts à s’investir pour le club. Une première rencontre est prévue à Nyon le 25 janvier.

La suite du programme sera communiquée par voie de presse ainsi que par un site internet, actuellement en préparation. A relever que le nouveau comité entend jouer la transparence et précise qu’il communiquera sur tous les sujets méritant d’être portés à la connaissance du public.

Photo Olivier Gfeller

La défense d’Yverdon était sous pression en fin de match.

Baulmes: retour au stade de Sous-ville

La défense d’Yverdon était sous pression en fin de match.

La défense d’Yverdon était sous pression en fin de match.

L’ultime match de la saison a attiré près de mille spectateurs en ce dernier dimanche ensoleillé de novembre. Ce derby entre Baulmérans et Yverdonnois était très attendu. D’abord parce que les locaux jouaient à nouveau dans leur stade grâce à un compromis trouvé par le président Metin Karagülle et les autorités du village.

Une équipe qui avait engrangé son premier succès de la saison, le week-end précédent contre Fribourg, sous la houlette de Christian Mischler, qui a quitté Orbe pour revenir dans le club qui l’a fait connaître. Ensuite parce qu’Yverdon, deuxième du classement de 1ère ligue, n’avait totalisé qu’un point lors de ses quatre dernières rencontres.

Les fantaisies du règlement

Ce choc des extrémités (Baulmes est dernier du classement) n’a peut-être pas tenu toutes ses promesses du point de vue technique. Mais les deux équipes avaient surtout l’ambition de s’imposer. Les Yverdonnois se sont montrés meilleurs et très réalistes en première période.

L’ouverture de la marque étant notamment l’œuvre d’Albino Bencivenga, qui avait été prêté occasionnellement par le FC Champvent, selon un règlement qui est loin de faire l’unanimité. Il en allait de même du côté de Baulmes qui ne pouvait compter que sur l’apport de Geijo (La Sarraz) alors que les trois autres renforts intermittents qui avaient évolué contre Fribourg, étaient suspendus.

Accident malheureux

Après le thé et surtout après l’accident survenu à l’Yverdonnois Lalombongo (jambe cassée), le visiteur perdit pied face au rush des locaux, qui gommaient leurs deux buts de retard suite à un autogoal et un but de Monteiro. Alors que l’on semblait s’acheminer vers la parité, un pénalty permettait aux gens de la capitale du Nord Vaudois de passer finalement l’épaule (2-3 à la 83e). De quoi provoquer des regrets chez les Baulmérans, dont la détermination et le retour au score auraient mérité un point, mais les Yverdonnois possédaient quelques individualités qui ont permis de faire la petite différence.

Photo Pierre Mercier

Adrian Zesiger – président du FC Orbe.

FC Orbe: nouvel entraîneur et bilan

Adrian Zesiger – président du FC Orbe.

Adrian Zesiger – président du FC Orbe.

Après Bavois, Orbe a aussi procédé dernièrement à un changement d’entraîneur. Christian Mischler et le club se sont mis d’accord pour cesser leur collaboration. Il est vrai que le bilan comptable n’était pas bon. Mais la goutte qui a fait déborder le vase est tombée lors de la dernière partie de l’année lorsque les joueurs urbigènes et de Lutry se sont quittés d’une manière honteuse, comme nous le confirme le président du FCO, Adrian Zesiger:

– Les actes qui ont ponctué l’issue de cette partie m’ont fait beaucoup réfléchir. Nous ne pouvions pas laisser passer la chose sans réagir. Nous avions déjà songé au remplacement de notre duo d’entraîneurs en cours de saison, après huit matches sans point. Nous avons voulu leur faire confiance, mais l’attitude de l’adjoint Egea, sur le banc de touche, a dépassé les limites et irrité l’équipe. Cela ne pouvait plus continuer ainsi, raison pour laquelle le comité a penché pour l’engagement d’Alain Béguin, un ancien joueur de Ligue Nationale (voir encadré).
En outre, le résultat de ce premier tour ne correspond pas à l’attente. Nous avions gardé l’essentiel de notre ossature autour de laquelle nous pensions apporter quelques renforts. Malheureusement, les garçons qui sont venus ne sont pas supérieurs à ceux que nous possédions, car ils sont jeunes et manquent d’expérience. Je pense que si nous avions entamé le championnat par un match nul contre Stade Lausanne, ce qui était à notre portée, nous n’en serions pas là aujourd’hui.

Comment envisagez-vous le deuxième tour?
– Nous avons déjà cédé la lanterne rouge à Bex. Nous avons six points de retard sur le premier non-reléguable. Donc, on peut s’en sortir, mais cela sera dur. Nous allons chercher des renforts et je compte sur le retour de quelques Urbigènes. Car nous n’avons pas les moyens financiers de nos voisins de Bavois ou La Sarraz, qui ne sont guère mieux lotis que nous en championnat. Nous savions à l’entame de cette saison que nous pourrions être confrontés à la relégation. Cependant, nous ne dérogerons pas pour autant à notre politique de ne pas rémunérer les joueurs. Nous comptons faire confiance aux gens de la région d’Orbe. J’admets que les gars n’évoluaient pas dans de bonnes conditions psychologiques, étant donné que les résultats ne suivaient pas. Dès lors, nous devons aussi veiller à ce qu’une relégation ne soit pas synonyme d’exode.

Je constate aussi que nous n’avons pas pu vraiment compter sur nos éléments moteurs. Des joueurs comme Grosso II, Barrier, Da Mota ou Carvalho n’ont joué que 5 à 6 matches sur 13 pour différentes raisons. Leurs absences ont pesé lourd dans la balance. J’en veux pour preuve que lorsque Fabio Grosso était remis de ses blessures, notre attaque avait bien plus de poids.

La réputation du club à l’extérieur n’est pas bonne; pourquoi?
– Nous sommes les représentants d’une petite ville. Nous devons composer avec des couches sociales différentes de celle d’un village où l’on est plus soudé autour du football-club. Il faut du temps pour trouver une certaine solidarité. A Champvent, il y a plusieurs années que l’entraîneur Tharin sévit et a formé son groupe. A Bavois, c’est le président Viquerat qui est allé chercher et a modelé son contingent. A Orbe, nous avons tenté de donner leurs chances aux jeunes, mais ils ne sont guère sensibles à l’offre.

Il faut avouer que la tenue de l’équipe sur le terrain n’incite pas à jouer à Orbe
– J’ai bien tenté de calmer le jeu. Je leur ai rappelé notre code d’éthique mais, s’ils l’admettent hors du terrain, ils l’oublient sur la pelouse. Il faudrait sans doute sévir mais si nous le faisons avec toute la sévérité nécessaire, nous n’aurions plus d’équipe. Comme le contingent est court, ils sont sûrs de jouer et prennent des libertés excessives, je le concède. Sachez tout de même que les amendes liées aux avertissements et aux expulsions sont déduites des primes puisque l’équipe reçoit mille francs par point gagné. En fin de compte, il faut admettre que nous sommes tous responsables de cette situation et je le regrette, mais nos moyens financiers ne nous permettent pas de renouveler le contingent. A moins que nous trouvions un ou des sponsors pour élargir l’effectif pour une saine concurrence, dans un esprit meilleur. Bien plus que de l’argent, nous cherchons à offrir des places de travail aux éventuels intéressés et si un employeur peut nous aider, il sera le bienvenu.

Qu’en est-il de la relève?
– Orbe est le club qui fournit le plus de juniors au mouvement MJOR. Malheureusement, nous payons les conséquences du bras de fer que j’ai eu avec Didier Jaquenoud. Plusieurs jeunes Urbigènes évoluent sous le nom d’autres clubs, ce qui n’est pas fait pour nous arranger. En outre, nous n’avons pas actuellement beaucoup de juniors A dans le groupe interrégional et le règlement du MJOR nous empêche de bénéficier de leurs services. C’est dommage, et nous devons trouver le moyen de remédier à cet état de fait.

La promotion de votre deuxième équipe en 3e ligue est-elle essentielle?– Bien sûr et cela est un dilemme, car nous devons préserver son contingent pour toucher au but. Car cette équipe n’est formée que d’Urbigènes et elle a les cartes en mains pour réussir dans sa tentative. Donc, nous ne pouvons guère puiser dans son effectif pour maintenir l’équipe fanion. N’empêche que je trouve regrettable que certains gars de la deux n’étaient pas prêts à donner le coup de main, lorsque cela était nécessaire. J’espère tout de même que les choses s’arrangeront, afin que cecomportement s’améliore à tous les niveaux.

En définitive, votre club traverse une saison difficile?
– Oui, mais nous allons tout faire pour ne pas mettre le FC Orbe en danger. J’aimerais que l’état d’esprit s’améliore sensiblement, que nous soyons plus calmes sur le terrain et que nous acceptions les règles éthiques qui prévalent dans le football. J’aspire à voir des gens heureux qui offrent du spectacle et du plaisir. Il en est de la responsabilité de chacun dans le club et je compte sur les joueurs pour qu’ils donnent une autre image d’eux à l’avenir.

Photo Pierre Mercier

Les entraîneurs Filippo Vietri et Ivica Golubovic (Orbe II) peuvent avoir le sourire.

4e et 5e ligues : Orbe gagne à l’extérieur

Les entraîneurs Filippo Vietri et Ivica Golubovic (Orbe II) peuvent avoir le sourire.

Les entraîneurs Filippo Vietri et Ivica Golubovic (Orbe II) peuvent avoir le sourire.

En 4e ligue, la réserve urbigène est allée gagner de manière méritée chez son homologue de La Sarraz (2-3), au terme d’un match tendu et très serré ; ceci permet à la troupe de Pippo Vietri d’arriver à mi-course avec un très bon bilan de 9 victoires, un nul et zéro défaite. Bel exploit, même si chacun reconnaît que cette équipe a belle allure et doit légitimement viser une promotion en ligue supérieure.

Pouvant compter sur tous ses meilleurs éléments, le team du capitaine Bruno Gomes se méfiait pourtant du FC La Sarraz entraîné par une vieille et bonne connaissance Patrick Henchoz qui avait pour ambition d’interrompre la marche en avant urbigène. C’est à nouveau Frédéric Magurano qui débloquait les compteurs suite à un coup-franc indirect aux 5 mètres, mais les joueurs locaux égalisaient peu après sur une action entachée d’un hors-jeu.

Juste avant la mi-temps, Duarte Leite permettait à Orbe de reprendre l’avantage sur un tir que le gardien, masqué, voyait filer sous son ventre, ceci après que l’arrière libre local se soit fait expulser pour une faute de dernier recours.

Orbe avait ensuite plusieurs fois l’occasion de classer l’affaire, mais par précipitation ou maladresse, les attaquants manquaient la cible. Heureusement, Avni Ameti marquait un 3e but grâce à un lob tout en finesse. Toutefois, quelques largesses défensives permettaient aux Sarrazins de revenir à une longueur, maintenant ainsi un suspense indigeste, mais heureusement sans conséquence, pour les joueurs, mais aussi pour les quelques supporters urbigènes présents.

Succès sans conteste

En 4e ligue, le derby entre Champvent II et Rances a facilement tourné à l’avantage des visiteurs. Confirmant la bonne impression laissée le week- end précédent, les Rancignolets ont su parfaitement faire circuler le ballon à mi-terrain. Ils profitèrent largement d’un terrain plus large et plus long que le leur pour poser le jeu. Au point que les buts tombèrent comme des fruits mûrs, laissant pantois Nicolas Glauser, habituellement gardien de la première équipe chanvannaise.

Avec un avantage de 2-0 à la pause, les joueurs se virent confronté à une opposition plus engagée par la suite. Toutefois, cette volonté de revenir au score ne déboucha pas sur de véritables occasions de but pour un Champvent II, méconnaissable par rapport à des sorties précédentes. Il est vrai que Rances sut se montrer très solidaire à l’heure de la poussée adverse et profita de contres pour saler l’addition pour une victoire incontestable.

Merci Rances

Au terme de ce premier tour de championnat, Orbe II vire nettement en tête du classement avec 5 points d’avance sur Rances et 6 sur Champvent II grâce à la victoire des Rancignolets. Les Urbigènes ont presque accompli le parcours parfait, en ne concédant qu’un match nul aux Chanvannais. Battu par Orbe, Rances lui a concédé deux partages des points inattendus contre des formations du milieu du tableau telles que Nord Gros de Vaud et Vaulion tandis que Champvent II a subi la loi de Ste-Croix avant celle du dernier week-end. Le printemps sera malgré tout intéressant puisque Orbe II recevra Rances dès la troisième journée.

Photo Pierre Mercier

Zéni (Rances), auteur du coup de chapeau initial.

Football: premier point pour Croy

Zéni (Rances),  auteur du coup de chapeau initial.

Zéni (Rances), auteur du coup de chapeau initial.

Il aura fallu se montrer patient à Croy pour ouvrir le compteur. «Le match nul 2-2 à Vallorbe a été heureux, selon le président Stéphane Boulaz, puisque l’adversaire a notamment raté un pénalty. Je ne sais pas si les gentilles volées de bois vert infligées par certains supporters ou par l’humoriste Denis Villard, lors du repas de soutien, ont eu leurs effets. En tous les cas, nos gars se sont réveillés. Jusqu’ici, j’avais le sentiment qu’ils manquaient d’envie.Ils viennent pour jouer mais dire qu’ils se donnent à fond, n’est pas le terme.

C’est pourquoi je crois que le limogeage de l’entraîneur Daniel Pittet ne servirait pas à grand chose. Je pense que notre sauvetage sera difficile car certains joueurs parlent de quitter le club à la pause de Noël et nous nous sommes rendu compte, l’an passé, qu’il était difficile de trouver du monde. Car à Croy, les jeunes ne sont pas forcément passionnés par le foot. Notre avenir passe-t-il par une fusion avec un club voisin? C’est une question que je me pose parfois». Des propos confirmés par l’entraîneur Daniel Pittet qui ne s’attendait pas à pareille galère. Surtout que son équipe avait bien entamé le championnat, sans réussir toutefois à engranger les quelques points qui auraient permis de lancer la saison. Alors la spirale de la défaite s’est installée malheureusement dans le groupe.

Le coup du chapeau de Zéni

En 4e ligue, Rances est bien revenu dans la course au titre. En affrontant Vallée de Joux II, il avait l’occasion de se mettre en confiance avant le derby contre Champvent II. Une mi-temps aura suffi aux protégés de Stéphane Widmer pour prendre la mesure de l’adversaire, notamment grâce à Hervé Zéni qui a marqué les trois buts de la partie. L’avantage de 4-0 qui sanctionnait la mi-temps était parfaitement mérité pour des Rancignolets dont le football était plaisant et dépouillé. A la reprise, un pénalty concédé aux Combiers allait semer un peu le trouble.

Au point que Rances se mit à reculer, son milieu de terrain en particulier qui s’alignait sur la défense plutôt que de servir de liaison. Par bonheur, l’adversaire ne sut pas profiter de ce passage à vide et les locaux reprirent leurs esprits pour s’imposer par 7-1. Si bien que Rances va pouvoir aborder le choc au sommet face à leurs voisins chanvannais de la meilleure des manières.

Orbe II s’est fait peur à l’occasion de sa rencontre contre Nord Gros de Vaud. Au point d’être mené 2-0 par les joueurs de Vuarrens. Si Gremion ramenait le score à 2-1 à la suite d’un effort personnel, Latina se faisait expulser peu après pour mauvaise conduite. Malgré ce handicap numérique, les Urbigènes parvenaient tout de même à renverser la vapeur grâce Siljemani et Rui Simao. Mardi, les réservistes urbigènes ont battu péniblement Suchy par 2-0.Pour sa part, le co-leader, Champvent II n’a eu aucune peine à se débarrasser d’Arnex par 6-0.

Champion mais...

Les juniors A étaient sûrs de terminer en tête de la première partie de leur championnat interrégional au terme de l’antépénultième journée. Depuis, l’équipe s’est démobilisée et a perdu ses deux derniers matches. D’abord contre la lanterne rouge Gibloux (2-1) avant de s’incliner sèchement face à Guintzet (2-6). Des défaites sans conséquence pour cette formation qui pourra toujours rêver de décrocher le titre à la fin de la saison.

Selon Philippe Demarque, qui succédait à Bekim Uka, appelé à la tête de la première formation de Bavois, cette équipe est probablement plus talentueuse que celle de l’année dernière, du moins sur le plan technique. Elle a certes perdu un peu en masse athlétique mais la qualité du football est meilleure. Cette fin de saison en queue de poisson est due sans doute au fait que les jeunes ont inconsciemment levé le pied, sachant que le titre était acquis.

Photo Pierre Mercier

M. Valdemar Goncalvez.

L’affaire du FC Baulmes: le combat des chefs

M. Valdemar Goncalvez.

M. Valdemar Goncalvez.

Comme il fallait s’y attendre, le retrait de Fabien Salvi de la présidence du FC Baulmes provoque des réactions. De la part du club lui-même par l’intermédiaire de son manager général, Valdemar Goncalvez, qui a voulu nous faire part du point de vue de son association sur cette affaire.

«Le départ de Fabian Salvi ne doit pas être assimilé à un abandon de la tâche pure et simple. Notre ancien président a tenté beaucoup de choses pour essayer de sauver ce qui pouvait l’être. Il a finalement laissé tomber devant l’impossibilité de négocier avec le syndic de la commune, M. Cuérel. Il part certes à Sion mais il aurait pu le faire beaucoup plus tôt puisqu’il a reçu l’offre de Christian Constantin en juillet déjà. Il a espéré une négociation qui s’est révélée impossible avec l’autorité baulmérane avant d’accepter la sollicitation du président valaisan.

Organiser des concerts

Le groupe Jean-Jacques Lafon et consorts a acquis le mobilier du stade pour la somme de 200’000 euros. Cet investisseur n’entendait pas soutenir le club mais comptait pouvoir bénéficier des installations pour organiser des concerts et des manifestations. Il mettait du même coup le stade à disposition du club. Comme il avait négocié avec M. Salvi, le chanteur français tenait à ce que cette personne soit présente lors de la convention qu’il fallait signer avec l’autorité. Or, la commune s’est rétractée ne voulant pas entrer en matière avec l’ancien président du FCB».

Trois solutions

Ensuite, le FC Baulmes a souhaité vouloir s’entraîner sur le deuxième terrain de la commune, au Clos puisqu’actuellement l’équipe doit se déplacer à Bussigny ou Echandens pour ses séances hebdomadaires de préparation. «Quand bien même nous avions rempli les conditions souhaitées, lettre à la municipalité et démission de Salvi, la commune n’est pas entrée en matière, nous dit Valdemar Gonçalves.

Actuellement, un comité de bénévoles de la région est en train de se mettre en place afin de finir la saison avec une formation qui compte tout de même une dizaine de joueurs régionaux. A l’avenir, nous avons trois solutions devant nous. Soit nous continuons de jouer sous l’appellation FC Baulmes et sur le terrain de la commune, soit le club disparaît tout simplement ou enfin nous fusionnons. Selon les règlements de l’Association Suisse de Football, nous pouvons très bien envisager cette dernière solution et plusieurs clubs s’intéressent à nous car nous possédons la licence qui permettrait à l’un de ces prétendants d’évoluer en première ligue».

Juline Cuérel

Pas abandonner le stade

Du côté de la commune, le son de cloche n’est pas le même évidemment. Le syndic Julien Cuérel revient d’abord sur les négociations avec le groupe Lafon.
«Ces gens sont venus cet été à Baulmes pour signer une convention qui aurait voulu que l’on mette le stade et ses installations à leur seule disposition.
L’artiste souhaitait en effet organiser des concerts à Près-sous-ville. Nous ne pouvions accepter une telle proposition car le terrain, qui a nécessité un investissement proche des deux millions de francs de la part de la commune, ne pouvait pas être cédé si facilement. Le Conseil communal avait pris certaines décisions à l’époque de la prononciation de la faillite, il y a trois ans, que nous ne pouvions pas décemment modifier. En plus, nous leur avions dit qu’il était difficile d’imaginer la tenue de manifestations sans que la commune ait son mot à dire. Si bien que l’investisseur français a rompu les pourparlers.

Pour un club baulméran

Concernant l’utilisation de notre terrain du Clos, il nous était nécessaire de discuter avec un comité qui, pour le moment, est démantelé avec le retrait de Fabien Salvi et d’autres membres. Du reste, le club ne fait plus partie de l’Union des Sociétés locales puisqu’il n’a plus payé ses cotisations depuis plusieurs années et n’a plus d’attache avec le village. En outre, le maintien de l’équipe en 1ère ligue nécessite un investissement proche du demi-million par saison. Je pense qu’il faut revenir à une certaine réalité et mettre un terme à ce feuilleton. Je suis d’avis qu’il faut créer un nouveau club dans mon village, qui parte sur des bases saines et qui soit à la portée de notre jeunesse. C’est la raison pour laquelle nous continuons d’entretenir les installations du stade.

Pas de suite judiciaire ?

Si je n’ai plus rien à dire sur l’avenir du FC Baulmes actuel, je pense que la perspective d’une fusion avec un autre club (on parle de Payerne) est une solution». Quant aux risques financiers dus à la disparition du club, le syndic Julien Cuérel n’a pas trop de soucis. «Lors de la mise en faillite, l’Office du même nom a renoncé à recourir contre la commune, ses chances de succès étant trop minces selon leurs avocats conseils. Certes, les créanciers ont jusqu’au 30 juin prochain pour se retourner contre nous. Je sais que quatre d’entre eux se sont réservés ce droit qu’ils n’ont pas confirmé jusqu’à maintenant».

Les prochains huit mois seront bien sûr déterminants. Il n’en demeure pas moins qu’il est temps que l’histoire du FC Baulmes se termine pour le bien du football régional.

Photo Pierre Mercier

Chavornay et son capitaine, Valentin Motta, se sont régalés contre Montcherand.

Football – 2e ligue : surprises et déceptions

Chavornay et son capitaine,  Valentin Motta, se sont régalés  contre Montcherand.

Chavornay et son capitaine, Valentin Motta, se sont régalés contre Montcherand.

Orbe I est passé proche de la victoire en terre genevoise. Privés de leur gardien Grosso (suspendu), les Urbigènes ont concédé une courte défaite (2-1) contre Perly-Certoux. Malgré ce résultat «convenable», la formation de Mischler voit s’éloigner ses rivaux puisque le premier non reléguable, Bavois possède 9 longueurs d’avance.

Orbe qui se voit offrir une ultime chance ce samedi en accueillant l’avant-dernier, Bex. Bavois lui continue de piétiner puisqu’il n’a pu faire que match nul 2-2 à Collex Bossy après avoir manqué moult occasions en première période.

Champvent n’a pas pu prendre la tête du championnat de 2e ligue. Contraint au match nul 1-1 à Prilly, il laisse le leadership à ce dernier qui a joué un match de plus que Renens (2e à 2 longueurs) et Champvent (à 3 pts). Dans le duel des équipes réserves, Bavois II a obtenu un succès important à Echallens (1-2) qui l’éloigne de la zone dangereuse.

Croy et Montcherand à l’agonie

En 3e ligue, le sort de Croy et Mont-cherand s’assombrit au fil du temps. Le premier nommé a perdu un match décisif chez lui, 5-1 contre Champagne qui se trouvait aussi dans la zone rouge. Quant à Montcherand, il a reçu une déculottée face à Chavornay qui s’est imposé par 11-2 sur le terrain de Baulmes. Selon le président Jean-Pierre Blanchet, le club doit faire face à une kyrielle de blessés si bien qu’il est difficile d’aligner une équipe de choix.

Il n’élude pas non plus le phénomène de la deuxième saison dans une nouvelle ligue. «La saison dernière, nous terminions sixième du classement. Si bien que nous avons fait le choix de garder la même ossature mais nos adversaires se sont renforcés. Il nous reste à affronter Champagne et Croy en cette fin d’année et j’espère que nous aurons l’occasion de nous réhabiliter.

Je me réjouis de savoir que l’équipe n’est pas trop affectée par cette déconvenue et je compte sur le retour de quelques joueurs pour ces rencontres cruciales. Il n’est pas question non plus de limoger l’entraîneur et j’envisage de nous renforcer à l’intersaison si cela s’avère nécessaire».

Dans la dernière division, Bavois III a pris la tête des opérations en écartant un autre prétendant à la promotion, Montcherand II, battu 5-0 chez lui. Valbal II, qui s’était repris il y a deux semaines, a à nouveau égaré trois points en perdant 2-1 contre Cossonay II.

Tout reste imaginable dans ce groupe dans lequel on enregistre des surprises tous les week-ends.

Photo Pierre Mercier

Albino Bencivenga, un buteur hors pair

L’éternel Bencivenga

Albino Bencivenga, un buteur hors pair

Albino Bencivenga, un buteur hors pair

En recevant Concordia, Champvent jouait un premier match au sommet. Il a profité de l’occasion pour empocher trois points bienvenus avant sa rencontre de ce dimanche contre le leader, Prilly. Si le jeu a été relativement équilibré, l’équipe régionale s’est imposée grâce à Albino Bencivenga qui a réussi le coup du chapeau. Avec ces trois buts, l’attaquant chanvannais porte son total à 14 réussites lors des sept premiers matches de cette saison.

Il faut dire que le citoyen d’Yverdon était très fier de son exploit puisqu’il lui permettait de fêter dignement la naissance de son deuxième fils, Mirko, né dans la nuit de vendredi à samedi. A 33 ans, «Albi» compte une belle carte de visite. A Champvent, il a déjà scoré à 176 reprises après avoir roulé sa bosse pendant 5 ans en Ligue Nationale. Il a joué un peu avec Yverdon alors que ce dernier se trouvait en LNA, club auquel il est resté fidèle pendant trois ans en Ligue B avant d’aller disputer une saison à Winterthour et une autre à Bellinzone.

Il a également passé par la 1ère ligue avec Echallens notamment. Champvent a donc la chance de bénéficier d’un joueur exceptionnel, réalisateur né avec une science du jeu qui fait qu’il sait aussi se montrer altruiste. Deuxième du classement à trois points en ayant disputé un match de moins que les banlieusards lausannois, il pourrait se propulser en tête de son groupe de 2ème ligue s’il s’impose dimanche à Prilly, qui a été fessé 4-0 par le redoutable Renens. Pour sa part, Bavois II s’est extrait de la zone dangereuse en prenant la mesure de Granges Marnand par 2-0.

Valbal et Vaulion à la fête

C’est Vallorbe-Ballaigues qui a fait la bonne affaire du week-end en 3e ligue, en allant gagner 3-1 à Lausanne contre Porto. Comme Champagne a clairement gagné 4-0 contre la Vallée, Montcherand (défaite 1-0 à Valmont) et Croy (battu 5-1 à Chavornay) se trouvent largués au fond du classement. Les Pique-Raisinets ont six points de retard sur l’antépénultième Champagne alors que Croy est à sept longueurs après sa septième défaite consécutive.

En 4ème ligue, la palme revient à Vaulion qui a contraint Rances au match nul 2-2. D’une part, les Vaulienis s’éloignent de la zone de relégation avec 7 points d’avance sur les cancres que sont Suchy et Arnex qui n’ont pas engrangé la moindre unité jusque là. D’autre part, ce remis amenuise un peu plus les chances des Rancignolets de bien figurer. Ils ne sont que cinquièmes, à cinq longueurs de Champvent II qui a remporté le match au sommet du week-end (4-1 contre Nord Gros VD) alors que les autres parties ont été renvoyées.

Dans la dernière division, Valbal II a rétabli la situation après son couac de la semaine précédente. Vaincu d’une manière incompréhensible par Venoge IIb, il a remporté le match au sommet contre la troisième formation de Bavois (0-3) et reprend la tête d’un classement très ouvert. Il ne possède en effet qu’un point d’avance sur Bavois III et sur Donneloye II qui a disposé de Saint-Prex II (4-1) ce dernier retrouve à deux points du leader.

Enfin, les juniors A du MJOR sont assurés de poursuivre leur route dans le groupe interrégional au second tour. Ils demeurent en tête de leur groupe avec trois longueurs d’avance sur Gland avec qui ils ont fait match nul 2-2.

Photo Pierre Mercier

William Luckhaupt s’est montré très solide dans la défense de Bavois.

Football – 2e inter: les dernières minutes

William Luckhaupt s’est montré très solide dans la défense de Bavois.

William Luckhaupt s’est montré très solide dans la défense de Bavois.

Bavois tenait sa deuxième victoire de la saison alors que l’on jouait les arrêts de jeu. La formation de la Plaine de l’Orbe menait 2-1 et son gardien Meylan avait retenu un pénalty, une dizaine de minutes auparavant. Même si Terre-Sainte tentait avec la rage du désespoir de recoller au score, la défense, autour d’un très bon Luckhaupt, maîtrisait les assauts, notamment sur le plan aérien. Il a fallu une mêlée, suite un coup-franc, pour que les joueurs de la Côte obtiennent la parité, à la toute dernière seconde.

Belle réaction

Même si chacune des deux équipes a eu sa mi-temps, Bavois aurait mérité de l’emporter. En première période, Terre Sainte domina le jeu à mi-terrain et marqua un but fort logique devant l’apathie des locaux. Durant les 45 dernières minutes, les Bavoisans montrèrent enfin de la détermination. Avec le sentiment de voir un onze se rebeller ce qui n’était pas le cas lors des parties précédentes. Sans que cela fût parfait, la formation de Vavassori gagnait ses duels face à un adversaire qui se liquéfiait et abusait de longs ballons, tentant de profiter de la vitesse de ses attaquants.

Les occasions ne furent pas nombreuses mais Ilic parvint à faire la différence, égalisant sur une action personnelle, ponctuée d’un très beau shoot croisé, avant de donner l’avantage aux siens sur une reprise magnifique d’un coup de tête plongeant. Malgré ce match nul, Bavois a rassuré et semble sur la bonne voie avant le derby qui l’opposera à Orbe, samedi prochain.

Premier point

Orbe a enfin ouvert son compteur de points. C’est en se déplaçant à Collex-Bossy que les Urbigènes ont obtenu le match nul 3-3, à la dernière seconde également. La partie commençait mal pour eux puisque Carvalho, qui revenait de blessure, retombait sur son épaule et devait quitter le terrain après dix minutes. Les Genevois profitaient de ce remaniement de la défense pour marquer par deux fois dans la première demi-heure. Alors que le sort semblait une fois de plus jeté, Mike réduisait la marque juste avant la mi-temps sur un très beau coup-franc avant que Gêtaz n’égalise juste après le thé.

Ce point paraissait acquis aux Vaudois lorsque l’arbitre accordait généreusement un pénalty que transformaient les Genevois, à un quart d’heure du terme. Jetant ses dernières forces dans la bataille, Orbe obtenait un coup-franc dans les dernières secondes des arrêts de jeu et Mike profitait de l’aubaine pour une égalisation bienvenue. Il est difficile de dire si les Urbigènes sont en pleine reprise. Ils ont en tous les cas fait preuve de la volonté indispensable pour obtenir un résultat positif. On vérifiera demain si ce premier point de la saison va relancer les actions urbigènes.

Il était temps

Vallorbe – Ballaigues jouait une partie d’importance pour la suite de la saison. Après un départ tonitruant (victoire 7-1 contre Montcherand), la formation de Facchinetti n’avait engrangé qu’un point en quatre rencontres. Face à un autre malmené de ce groupe de 3e ligue, un très faible Champagne, il a fallu là-aussi attendre la fin de la rencontre pour que les gars de la Cité du fer obtiennent un point. Menés 1-0 à la mi-temps mais bénéficiant de l’expulsion d’un adversaire, les Vallorbiers ont complètement déjoué, de quoi inquiéter les supporters présents dans les tribunes. Comme en plus les attaquants ne parvenaient pas à cadrer leurs occasions, on a douté jusqu’au bout de l’issue avant que Rocca trouve miraculeusement l’ouverture des 30 mètres, juste avant le coup de sifflet final. Il est sûr que Vallorbe/Ballaigues a complètement perdu ses gammes. Même les joueurs clefs ne parviennent pas à remettre de l’ordre. Il faut espérer que ce point arraché in extremis permettra à cette équipe de retrouver un peu de sérénité.

Les surprises ailleurs

En gagnant 2-1 à Grandson, Champvent revient au sommet. Les Chanvannais n’ont théoriquement que trois points de retard sur Prilly en tête de la 2ème ligue. A l’étage en-dessous, les formations régionales piétinent, Chavornay n’a fait que match nul 1-l à la Vallée et n’occupe que le 6e rang du classement. Montcherand et Croy demeurent au fond du tableau après leur défaite à la maison, respectivement contre Ependes (1-3) et face à Valmont (0-3). En 4e ligue, Vaulion a abandonné la lanterne rouge à Arnex qu’il a battu à l’extérieur sur le score de 2-0. Enfin en 5e division, étonnant échec de Vallorbe/Ballaigues II, défait 4-1 chez lui par le modeste Venoge II b. Cela permet à Bavois II, qui a gagné 2-0 à Yverdon contre Azzurri II, de prendre seul la tête du classement avec une longueur d’avance sur Saint-Prex II et deux sur Valbal II.

Photo Pierre Mercier

Les buteurs de Chavornay, l’ancien Besson et le jeune Tiago.

Ligues inférieures: le coup de chapeau de Besson

Les buteurs de Chavornay, l’ancien Besson et le jeune Tiago.

Les buteurs de Chavornay, l’ancien Besson et le jeune Tiago.

Rencontre curieuse que celle disputée samedi à Chavornay. Les locaux semblaient mûrs pour une deuxième défaite lorsque Tiago Palma transformait une ultime opportunité à la dernière minute de jeu, permettant aux siens de s’imposer au terme d’une belle course poursuite (4-3). Si aucun but n’était marqué avant le thé, la suite fut palpitante. Grâce à l’expérience et au doigté de Jean-Luc Besson, les Corbeaux s’octroyaient deux longueurs d’avance.

Alors que l’on imaginait la partie pliée, l’adversaire recollait au score dans la foulée grâce à une ligne d’attaque de qualité. Puis deux goals de grande classe allaient illuminer davantage la partie. Sur une action d’école, Chavornay reprenait l’avantage par l’inévitable Besson. Il n’en fallait pas plus pour que Valmont réagisse et égalise une nouvelle fois à la suite d’un tir superbe dans la lucarne de leur meneur de jeu Rodriguez.

Croyant en leurs chances, les visiteurs ajustèrent à deux reprises la transversale avant que les Chavornaysans arrachent la victoire sur contre, tout au bout de la partie. L’entraîneur Duplan admettait que cette victoire était chanceuse ce d’autant que son effectif est loin d’être au complet et prêt. Comme quoi on peut gagner sans forcément très bien jouer.

Les choses ne s’améliorent pas pour les autres régionaux. Montcherand a subi à nouveau une lourde défaite contre Etoile Broye (6-2) et le président Blanchet a de quoi se faire des cheveux gris puisque les siens ont encaissé 17 buts en trois matches. Croy a perdu sur le plus petit des résultats à Lausanne contre Porto (1-0) comme Valbal qui a été défait sur le même score à Chavannes-le-Chêne, annihilant du même coup son bon début de championnat.

Rances malheureux

En 4e ligue, Orbe II est allé chercher une victoire précieuse à Rances. Menant 2-0 à la mi-temps grâce à un pénalty de Bruno Gomez et un but de Nicole, les Urbigènes avaient bien empoigné la partie. A l’heure du thé, Gomez devait céder sa place à la suite d’une élongation. La défense centrale s’en trouva fort déstabilisée et les Rancignolets trouvèrent enfin les espaces face à une équipe aux abois. Malheureusement, l’équipe de Widmer manqua trop d’opportunités pour prétendre à la parité et ne sut pas profiter d’une expulsion à un quart d’heure du terme.

Si la réserve urbigène est capable de jouer un rôle dans ce groupe, son plus grand adversaire demeure sa nervosité. Trop encline à tout contester, elle en perd ses moyens ce qui risque de lui être préjudiciable sur la longueur du championnat. Pour sa part, Vaulion a volé en éclats face à Nord Gros de Vaud (2-6) après un joli succès en semaine contre Vallée II (5-1)

Au dernier étage, on relèvera le bon début de Bavois III qui ne fait que gagner (1-0 contre Venoge I b) et occupe la tête du classement du groupe alors que Montcherand II a remporté son derby contre Rances II par 4-1. Pour terminer, les juniors A du MJOR ont entamé leur championnat aussi bien qu’ils avaient terminé le précédent, en écrasant Lutry par 6-0.

Photo Pierre Mercier