Une partie des sociétaires avec leur nouvelles couleurs

Nouvelles couleurs pour le Vélo-club Orbe

Une partie des sociétaires avec leur nouvelles couleurs

Une partie des sociétaires avec leur nouvelles couleurs

Depuis l’assemblée générale du 3 mars 2010, on savait que les couleurs du maillot du VC Orbe allaient changer. On savait même que plus de rouge allait être de mise.

Pour l’essentiel  les principaux  sponsors du club n’ont pas changé, et c’est jeudi passé au garage T. Mattei Autosports, à Yverdon-les-Bains, que le club a dévoilé cette nouvelle tenue.

Pas de doute qu’en plus d’être particulièrement réussie, cette version 2010 permettra de distinguer de loin les cyclistes qui s’entraînent souvent seuls sur les routes de la région.

Photo Serafina Tumminello

Danilo Wyss : été déterminant

Danilo Wyss emmène le peloton.

Danilo Wyss emmène le peloton.

Le professionnel urbigène a pris quelques jours de repos après le Tour d’Italie. C’était la première fois que Danilo Wyss prenait part à un grand tour

Un peu par hasard puisque cette épreuve n’était pas agendée à son calendrier. Il en est ressorti satisfait de sa prestation. «J’ai fait mon boulot qui était de protéger au maximum Cadel Evans, notre leader et champion du monde en titre.

Je me suis aussi rendu compte que j’étais capable de rouler durant trois semaines consécutives. J’ai notamment pu me glisser à deux reprises dans des échappées. En revanche, je ne me suis jamais immiscé dans un sprint car je devais avant tout accompagner notre leader.

Je garderai de magnifiques souvenirs comme cette arrivée dans les arènes de Vérone ou le moment où Evans a endossé le maillot rose».

Suisses à 9 ou à 3 ?

Danilo espère se rendre aux Championnats du Monde, qui se dérouleront à Melbourne (Australie) pour autant que la sélection helvétique puisse aligner neuf coureurs. «Si seuls trois Suisses pouvaient s’y rendre, selon les critères de l’Union Cycliste Internationale, je n’aurai aucune chance. A neuf, j’ai bien plus de chances mais il me faudra être en forme durant les prochaines épreuves.

Après m’être reposé et entraîné du côté de Chandolin, je me rendrai au tour de Wallonie du 24 au 28 juillet, puis au tour de Pologne du 1er au 7 août avant de disputer deux épreuves d’un jour soit à Hambourg (13 août) et à Plouay (20 août). Si j’obtiens des résultats à ces occasions, j’imagine pouvoir faire partie de la sélection».

Triste pour Cadel

Joint devant son poste de télévision alors que les cyclistes abordaient les Pyrénées, il avouait qu’il voyait Contador s’imposer finalement car il ne pensait pas que le Luxembourgeois Schleck ait les moyens de creuser l’écart sur l’Espagnol dans la montagne.

Il éprouvait aussi un peu de peine pour Cadel Evans qui ne pouvait pas faire mieux avec un coude fissuré. Un tour de France auquel il aurait pu participer mais auquel il a renoncé car il lui semblait démesuré de faire deux grands tours à la suite. Belle sagesse !

Photo

Schwarzhausern 2010

Cyrille Thièry : le grand vide

Schwarzhausern 2010

Schwarzhausern 2010

Il y a deux ans, il était l’un des grands espoirs du cyclisme suisse. Quatrième du tour du Pays de Vaud, une épreuve internationale pour juniors, Cyrille accumulait les podiums. Vingt mois plus tard, il figure toujours dans la catégorie amateurs, contrairement à son camarade de club, Loïc Aubert, qui milite chez les élites.

Tout cela par la faute d’une blessure relativement bénigne à un genou lors d’une course du Giron du Nord Vaudois, en avril 2009. Impatient de reprendre la compétition, le sociétaire du VC Orbe a voulu aller trop vite en besogne. Au point de plafonner et de ne retrouver de véritables sensations qu’en septembre lors du GP Tell, qui est ouvert aux futurs professionnels.

Il était malheureusement trop tard et Thièry n’a pas pu accumuler les points nécessaires pour accéder à l’élite. Paradoxe de la situation, Swiss Cycling ne l’a pas promu à l’étage supérieur mais continue de le convoquer avec l’équipe nationale des moins de 23 ans ! Avec un inconvénient majeur, le coureur de Chavornay ne peut pas prendre part, en Suisse,  aux épreuves des élites, qui se déroulent sur 150 kilomètres voir plus et doit se contenter des courses amateurs qui se disputent sur une centaine de kilomètres.

Si bien qu’il se trouve en manque de résistance sur le plan international. Constat qu’il a pu faire lors de compétitions disputées récemment en Belgique, France et Hollande, où il a peiné en fin de parcours.

Record de Suisse

Cyrille Thièry, 20 ans en septembre, a misé sur une carrière dans ce sport qu’il adore, au milieu des vélos. Il a arrêté, peut-être à tort selon ses dires, ses études au gymnase. Afin de mettre toutes les cartes de son côté, il a passé l’hiver dernier sur la piste, décrochant la médaille de bronze des championnats nationaux de la course aux points.

Avec son camarade du VC Orbe, Damien Corthésy, il a fait partie de l’équipe helvétique qui a participé aux Mondiaux, disputés au Danemark, où le quatuor a battu le record national de la poursuite par équipes. Il a aussi eu la chance de disputer des épreuves Coupe du Monde qui l’ont emmené à Melbourne et à Cali (Colombie).

Cependant, il peine à trouver le rythme sur la route qui est son principal objectif. « Je sens bien que je n’ai pas retrouvé la forme qui était la mienne, il y a deux ans. C’est probablement une affaire de patience et d’expérience. Je suis conseillé par l’ancien coureur pro Daniel Gisiger, qui a aussi été entraîneur national. J’espère bien que la roue tournera d’ici l’été et que j’obtiendrai les points qui me permettront de passer en élite. Pour le moment, après avoir notamment participé au tour des Flandres des U23, j’attends d’être convoqué pour le Paris-Roubaix de notre catégorie, à fin mai. Mais entretemps, je dispute, toutes les fins de semaine, des épreuves en Suisse afin de décrocher le fameux sésame qui me permettrait de faire partie d’une équipe et d’obtenir le matériel inhérent».

A 14 ans sur 1500 mètres !

Dans cette traversée du désert, Cyrille peut compter sur l’appui de sa famille, de son père en particulier, ainsi que du Vélo Club d’Orbe. Il faut être fort mentalement pour traverser ce moment délicat de même qu’il ne faut pas se démobiliser. Thièry s’entraîne quotidiennement à raison de 20 heures par semaine sur le vélo.

Il sait aussi que quelques concurrents de sa volée se distinguent déjà chez les pros comme le Slovaque Sagan (Liquigaz), vainqueur de deux étapes de Paris-Nice. Ce qui ne manque pas de l’encourager. « En cyclisme,  tu ne connais jamais le verdict à l’avance. Tu peux être le plus fort et ne pas gagner. C’est avant tout tactique et il est nécessaire d’être malin. C’est pourquoi j’aime ce sport depuis toujours puisque j’ai effectué ma première course à 8 ans».

Un sport qui l’emmène aussi à travers le monde. Pourtant, son premier voyage en avion, il l’a fait à l’occasion des Jeux internationaux des écoliers, qui se déroulaient en Angleterre alors qu’il avait 14 ans. Et ce n’est pas sur une bécane qu’il s’est mesuré à ses adversaire mais bien en athlétisme, dans l’épreuve du 1’500 mètres !

Photo Pierre Mercier

Bertrand Duboux (ancien journaliste TSR), Pascal Richard (champion olympique à Atlanta en 1996) et Alain Witz (président du TPV).

TPV : du beau monde au Casino

Bertrand Duboux (ancien journaliste TSR),  Pascal Richard (champion olympique à Atlanta en 1996)  et Alain Witz (président du TPV).

Bertrand Duboux (ancien journaliste TSR), Pascal Richard (champion olympique à Atlanta en 1996) et Alain Witz (président du TPV).

Le comité d’organisation du Tour du Pays de Vaud a présenté son édition 2010 au Casino d’Orbe. Sous la baguette d’Alain Witz, président de cette compétition internationale pour juniors, le parcours a été dévoilé à la presse.

L’épreuve commencera par un prologue à Vevey, le jeudi 27 mai. Le lendemain, le peloton partira de Cugy pour rallier Echallens, en passant par Yvonand et l’est du Gros-de-Vaud. Le samedi matin, les coureurs rallieront Orbe au départ de Corseaux/Vevey.

Ils arriveront à travers la Plaine de l’Orbe pour un premier passage dans la cité aux 2 poissons avant de filer sur Lignerolle pour grimper à la Bessonne avant de redescendre par Ballaigues pour se disputer la victoire finale sur la Place du Marché. L’après-midi, ils disputeront un contre-la-montre sur 11,6 km qui partira de la zone industrielle Nestlé pour se diriger sur Chavornay et Bavois et revenir sur Orbe, en passant par la rue des Moulinets.

Enfin, le dimanche, la course se terminera au terme de l’étape La Chaux/Cossonay – Aubonne. Le parcours de ce Tour du Pays de Vaud, semé d’embûches, sera emprunté par près de 140 coureurs d’une quinzaine de pays. Dix équipes nationales seront au départ dont celles du Canada, d’Afrique du Sud ou de Turquie, parmi les plus originales.

Cyclisme dans un état critique

Au cours de cette présentation, Jean-Pierre Strebel, directeur général de l’Union Cycliste Internationale, a évoqué la mondialisation du vélo, qui a été longtemps l’apanage de l’Europe et qui devient plus universel avec l’arrivée en force de coureurs de l’Amérique du Nord et de l’Australie tout comme de l’Asie.

L’ancien commentateur de la Télévision Suisse Romande, Bertrand Duboux, a brossé un état alarmant du cyclisme parmi les jeunes en Suisse. Le nombre d’épreuves a diminué d’une manière drastique et n’encourage pas à la pratique d’un sport exigeant mais fantastique si l’on se réfère aux succès de Fabian Cancellara lors du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix.

Du côté d’Orbe, le municipal Pierre Mercier a relevé que le club local demeure très dynamique et formateur puisque Pascal Richard et Danilo Wyss ont fait leurs classes dans le cadre du Vélo-Club local. En outre, le comité d’organisation de l’étape urbigène est présidé par Michael Randin, qui à 25 ans, n’hésite pas à prendre des responsabilités après avoir passé tout près d’une carrière professionnelle.

Laurence, Bruno, Richard et les autres

Au terme de la partie officielle, les très nombreuses personnes présentes ont conversé avec les anciens professionnels que sont Pascal Richard, Bruno Boscardin, président de la Fondation romande du cyclisme, et Richard Chassot, président du Tour de Romandie, qui devrait bientôt faire à nouveau halte à Orbe.

La récente retraitée du ski nordique, Laurence Rochat, membre du VC Orbe, était également présente et a fait l’admiration de tous par sa sympathie. Une bien belle journée autour de la petite reine, qui sera donc à l’honneur le samedi 29 mai prochain, dans les murs de la cité urbigène.

Photo Rédaction

De gauche à droite : Michael Randin, Julien Favre, et Alain Witz président du Tour du Pays de Vaud.

Le VC Orbe reprend l’entraînement

De gauche à droite : Michael Randin, Julien Favre,  et Alain Witz président du Tour du Pays de Vaud.

De gauche à droite : Michael Randin, Julien Favre, et Alain Witz président du Tour du Pays de Vaud.

A peine les dernières neiges sérieuses ont-elles fondu que revit sur les routes du district le cycliste multicolore penché sur son guidon et avalant des kilomètres, qui pour son plaisir pur, qui pour s’entraîner ou qui encore en participant à telle ou telle épreuve locale ou régionale.

C’est justement pour faire le point sur la saison à venir que le VC Orbe avait organisé son assemblée générale de printemps le mercredi 3 mars.

Fiançailles annoncées

A côté des informations sur l’organisation de l’étape urbigène du tour du Pays de Vaud 2010 le samedi 29 mai, présenté par son président Alain Witz venu spécialement pour remercier le club pour son engagement, on a beaucoup parlé entraînements et fiançailles lors de cette assemblée.

En effet, un rapprochement a lieu avec le VC Echallens, afin de permettre une meilleure adaptation des entraînements aux âges, attentes et capacités respectives des coureurs, qu’ils ou elles soient des spécialistes du VTT ou plutôt des amateurs de route. On sait en effet que le VTT prend une place croissante dans les activités du club, notamment avec Sylvie et Lars Schnyder.

Mais comme le rappelait Michael Randin, même chez les professionnels du VTT, «l’essentiel de l’entraînement de fond se fait sur route, sauf en ce qui concerne la technique pure». En réunissant deux fois par semaine pour les entraînements les différents groupes des deux clubs, avec à chaque fois deux entraîneurs à disposition, on prépare les plus jeunes ou ceux qui sont encore à la fameuse Ecole de vélo à intégrer le «Pool compétition» parmi lequel se trouveront celles et ceux qui se destinent plus aux différentes épreuves et qui sait, à une carrière.

Esprit de club à cultiver

Les responsables du club tiennent aussi à organiser 4 ou 5 courses de club par année, ceci sur des épreuves du calendrier régional. Y participeront petits et grands, et pourquoi pas leur  famille. Les petits pour sentir l’ambiance d’une course depuis l’intérieur.

Mais plutôt que de pures compétitions, ce seront des occasions de resserrer les liens amicaux dans un club ou compte tenu des calendriers chargés, on se retrouve surtout aux entraînements ou lors des épreuves, chacun avec sa propre ambition.

Eloge de la récupération

Michael Randin a aussi tenu à rappeler aux membres la nécessité de se ménager des plages de récupération: on ne progresse plus si la courbe de la fatigue dépasse celle du gain dans la performance. La seule solution est donc d’aménager son travail par paliers successifs. Et aussi de maintenir intacte la motivation.

Programme chargé et distinctions nombreuses

De nombreuses courses attendent les coureurs du VC Orbe, à commencer par le traditionnel Giron du Nord Vaudois, qui débutera par deux manches à Bavois, les samedi 13 et 20 mars.

A relever aussi les nombreux diplômes et titres de champions romands ou vaudois récoltés par le club en 2009. Deux diplômes de champions vaudois ont encore été remis à leurs titulaires lors de l’assemblée : Loïs Aubert et Michael Iannetta. Sylvie Schnyder, Lars Schnyder et Valérie Hofstetter avaient déjà reçu les leurs lors d’une récente soirée de l’ACCV.

Théry Schirr de son côté était absent, mais a collectionné les titres en 2009. Enfin, naissance de nouvelles tenues, aux couleurs actuelles auxquelles s’ajoutera le blanc, et le maintien des mêmes sponsors principaux, avec en plus l’arrivée importante de la BCV et de la Vaudoise Assurances.

Photo Olivier Gfeller

Danilo Wyss

Danilo Wyss : BMC prend de l’ampleur

Danilo Wyss

Danilo Wyss

Le cycliste urbigène a terminé sa deuxième saison au sein du peloton des professionnels. Une année durant laquelle il n’a gagné qu’une étape, au tour de Beauce au Canada. Malgré ce maigre bilan, Danilo Wyss estime avoir progressé: «Au contact de Markus Zberg, j’ai appris à mieux me placer à l’approche des sprints, à connaître davantage les finesses dans un emballage final, à mieux sentir la course.

En un mot, j’ai acquis une expérience certaine et je n’ai pas le sentiment d’avoir effectué une moins bonne saison que la précédente. En outre, j’ai la confiance de mon équipe puisqu’elle a prolongé de deux ans mon contrat alors que les deux autres néo-pros suisses, engagés comme moi il y a deux ans, ont moins de chance.

Steve Bovay s’arrête car il n’a pas reçu de proposition. Il est vrai que le Montreusien a souvent été blessé au mauvais moment. Quant à Martin Kohler, il devra prouver en 2010 qu’il a bien la stature d’un professionnel pour demeurer parmi nous».

Votre équipe s’est singulièrement renforcée ; quel sera son programme en 2010?

- Nous sommes sûrs de disputer toutes les grandes classiques printanières. Nous participerons au Giro et peut-être au tour de France. Parmi les nouveaux venus chez BMC, le champion du monde, l’Australien Cadel Evans, sera notre leader. Nous pourrons également compter sur son prédécesseur au palmarès mondial, l’Italien Alessandro Ballan.

Nous bénéficierons aussi de l’expérience de l’Américain Georges Hincapie ainsi que du Hollandais Karsten Kroon, deuxième de l’Amstel Gold Rade en 2009. Donc, notre équipe va devenir l’une des meilleures du peloton et passe au statut international après avoir été d’abord américano-suisse.

Elle sera toujours dirigée par le Belge John Lelangue qui sera assisté par l’ancien coureur italien Fabio  Baldato et le sélectionneur de l’équipe de Suisse, René Savary.

En ce qui vous concerne, comment se présente 2010?

- Je vais commencer gentiment en Australie. Je pars le 8 janvier pour Adelaïde et je participe à un tour dès le 18 alors que le reste de l’équipe se préparera en Californie. Je vais disputer l’essentiel des classiques du début de saison avec un rôle d’équipier et je compte bien m’illustrer sur Paris-Roubaix, course dans laquelle j’ai terminé troisième chez les espoirs en 2007.

Je sais qu’il n’est pas facile de s’illustrer sur les pavés du Nord. Il faut de la force et de la fluidité et je pense avoir acquis une certaine cadence de pédalage qui devrait me permettre de bien figurer, pour autant que la chance m’épargne des différents malheurs que nous réserve cette course. Je ferai l’impasse sur les grands tours. En revanche, il m’intéresserait de disputer la Vuelta mais le tour d’Espagne n’est pas, pour l’instant, au programme de BMC.

Le Zurichois Andy Rhys est le patron de cette formation américano-suisse ; est-ce un avantage pour le Vaudois que vous êtes?

- Sûrement, car il suit l’évolution du cyclisme dans notre pays. L’ancien patron de la Phonak est un passionné de vélo. Il était notamment avec nous lors du GP Tell, réservé au moins de 25 ans. Il est très souvent sur les courses.

C’est vraiment un type formidable qui rêve de voir son équipe disputer le Tour de France, après son immense déception de 2006 lorsque son coureur Flloyd Landis avait remporté la Grande Boucle avant d’être déclassé pour dopage. Et si M. Rhys a engagé, pour la prochaine saison, des grimpeurs comme Evans, c’est qu’il imagine que notre équipe sera sélectionnée pour la grande messe du cyclisme au mois de juillet.

Vous qui êtes en phase de préparation, j’imagine qu’il est difficile de rouler ces temps dans nos campagnes?

- C’est vrai que la météo n’est pas favorable. Par bonheur, j’ai effectué trois semaines de cours de répétition au Tessin et j’ai pu m’entraîner tous les jours avec d’autres professionnels helvétiques. Ces jours, je travaille la force et la musculation au Centre Thermal d’Yverdon. J’ai participé au cyclocross d’Orbe et j’ai beaucoup de plaisir à courir sur mes terres même si je ne suis pas un spécialiste du vélo dans les champs.

Le cyclisme souffre du dopage ; pensez-vous que les choses s’améliorent?

- Je suis persuadé d’abord que l’on peut faire une carrière sans avoir recours aux produits dopants. Avec le carnet de santé, j’imagine qu’il est difficile de tricher. Personnellement, j’ai subi une vingtaine de contrôles anti-dopage, l’an passé, dont une dizaine à la maison alors que j’étais en période d’entraînement.

Bien plus que Swiss Olympic, c’est l’Agence mondiale anti-dopage (Wada) qui est venue sonner à ma porte. Si bien que j’en déduis que la majorité du peloton professionnel doit être propre. Cela dit, malgré toutes ces affaires, le public continue de nous suivre.

Il n’est qu’à voir la foule lors du Tour de France et aux Etats-Unis, où j’ai couru à plusieurs reprises en 2009, devant des foules nombreuses. Je pense que le public nous a pardonné alors que la presse, européenne, est toujours sceptique vis-à-vis du cyclisme, malheureusement.

Photo Serafina Tumminello