François Grivat a terminé à une belle 4e place

Wysam 333: plus de dix heures en selle

François Grivat a terminé à une belle 4e place

François Grivat a terminé à une belle 4e place

On pouvait craindre le pire avec une baisse importante de la température la veille et les chutes de pluie de la nuit. Pourtant, 43 concurrents se sont présentés au départ de cette épreuve de longue haleine. Des courageux dans la mesure où le thermomètre ne marquait que dix degrés à l’heure d’enfourcher sa bicyclette, à 4 h. du matin.

Par bonheur, la pluie épargnera les cyclistes qui ont passé par Tafers, le col du Jaun, Galmiz, Bienne, Colombier (NE) sur le chemin des sept étapes de ce raid cyclotouriste. Finalement, les premiers à rallier Orbe se sont présentés ensemble sous la forme d’un trio composé de Michael Randin, Jean-Claude Rey et Christopher Duperrut après dix heures et trente minutes de selle. On notera qu’aucun incident n’a eu lieu malgré le fait d’évoluer sur une route ouverte à la circulation. Trois sportifs ont dû abandonner pour des raisons physiques, neuf ont choisi de s’élancer sur le petit tracé (222 km) alors que cinq participants chevauchaient des vélos électriques.

Savoir gérer l’effort

François Grivat (Bavois) a longtemps fait partie du groupe de tête et c’est entre Fribourg et Morat qu’il a fini par lâcher prise face au rythme soutenu des vainqueurs. «J’avais choisi d’emblée de suivre Michael Randin qui devait emmener le groupe qui était censé boucler la course en onze heures. Nous étions encore cinq aux environs du 200ème kilomètre mais j’éprouvais de plus en plus de peine à tenir les relais. En lâchant prise, je craignais de devoir finir seul, ce qui est diablement pénible.

Par chance, le cinquième larron, Marc Kunze (Chavornay), souffrait autant que moi et nous avons décidé de terminer ensemble. Nous avons perdu une demi-heure sur nos anciens camarades tout en finissant en bon état physique. Il faut dire que je m’étais bien préparé, depuis la mi-juillet, effectuant notamment une sortie de 270 kilomètres. Je suis content d’avoir su gérer mon effort sans puiser dans mes réserves. Le parcours était moins exigeant que l’an passé et nous avons passé le Jaun sous le soleil.

C’est en redescendant de ce col que nous avons eu une grosse frayeur puisque un automobiliste a raté un virage et j’ai bien cru qu’il nous renverserait. Hormis cette peur, tout s’est bien passé même si sur la fin de la nuit quelques conducteurs n’avaient que peu d’égard à notre encontre». Enfin, un mot pour les organisateurs qui ont su éviter de corser trop leur épreuve qui aura finalement réuni plus d’adeptes de la petite reine que l’an passé et bravo aux courageux cyclistes qui ont osé affronter kilomètres et météo automnale.

Photo Pierre Mercier

Jonas Goy.

Croy: Jonas Goy, à l’aventure en deux roues

Jonas Goy.

Jonas Goy.

Ayant perdu son emploi temporaire de menuisier au mois de décembre dernier, Jonas Goy n’a pas perdu son temps. Revenu enchanté d’un tour de France à vélo qu’il avait effectué en 2010, il n’a pas hésité d’imaginer pareille expédition mais en… Australie.

Même s’il ne manie pas vraiment la langue de Shakespeare, le jeune homme de Croy vient de partir à l’autre bout du monde. Dans un pays qu’il connaît un peu pour s’y être rendu au sortir de son école de recrue pour aller rendre visite à son amie du moment pendant trois semaines. Même s’il prépare sérieusement son voyage qui durera une année, Jonas part un peu à l’aventure.

Des milliers de kilomètres dans le désert

«Je vais effectuer entre 18 000 kilomètres en longeant les côtes de l’Australie. Je partirai de Melbourne pour effectuer plusieurs étapes qui auront pour but Adelaïde, puis Perth, Darwin, Cairns, Brisbane, Sydney pour finir à Melbourne. Il s’agira aussi de franchir des déserts. Ainsi entre Perth et Cairns, j’effectuerai près de sept mille kilomètres dans ce décor.

C’est le principal souci de mon périple car il fera très chaud malgré le fait que le continent se trouvera dans sa phase hivernale. Sur mon attelage, vélo-remorque et sacoches, je pourrai emporter jusqu’à trente litres d’eau qu’il faudra gérer pour ne pas souffrir de la soif. Je devrai aussi me méfier des animaux hostiles (serpents, mygales, insectes, etc) car je vais camper durant ce tour.

J’ai pris quelques renseignements au Vivarium de Lausanne mais je n’ai pas pu m’acheter d’anti-venin car cela coûte trop cher. Mais je suis confiant et j’aurai des points de chute dans l’essentiel des villes qui me serviront de têtes de pont grâce à une amie, Doris Turin de Goumoëns-la-Ville.

En arrivant à Melbourne, je vais aller voir les championnats du monde de cyclisme sur piste puisque des coureurs de la région sont engagés (Cyrille Thèry de Chavornay)».

Avec des panneaux solaires

Jonas entend pédaler journellement 60 kilomètres, pendant 6 des 7 jours de la semaine, en précisant qu’il faudra tirer les 80 kilos de son équipage. Moins dans le désert en fonction de la chaleur (30 à 40 km). Il craint aussi le vent qui encombre les routes de sable en certaines occasions. «J’espère bénéficier d’un téléphone satellite au cas où je devrais avoir un souci important.

J’aurai également un contact internet avec mon frère Dimitri qui tiendra mon livre de bord sur mon site (www.jonasgoy.com). A ce propos, j’emporte avec moi des panneaux solaires pour recharger tous mes appareils. En revanche, je n’ai pas pris de nourriture particulière car je sais que je trouverai tout ce que je voudrait sur place, selon mes sources.

Pour mener à bien ce périple, j’ai acquis un nouveau vélo, il a fallu l’équiper particulièrement, le compléter d’une remorque et de sacoches afin d’y glisser vêtements, tente, ustensiles de cuisine et forcément quelques objets de défense comme un spray au poivre». Certains petits sponsors ont réduit un peu la facture. Mais Jonas n’a pas hésité à puiser dans ses économies comme il a vendu sa voiture pour financer son rêve.

Après avoir réglé tous les frais du voyage, il a calculé qu’il lui restera 55 dollars australiens (équivalant du franc suisse) par jour pour se nourrir et ses extras.

Pédaler pour une association

Le jeune homme de 24 ans ne craint pas de voyager seul. Il faut dire qu’il a préparé son expédition en moins de trois mois. Pas de quoi tergiverser. S’il n’a guère voyagé dans sa vie, il s’est tout de même rendu à Sumatra, avec l’armée suisse puisqu’il faisait partie des troupes de sauvetage, lorsque cette île a été victime d’un tremblement de terre.

Il y a vu la misère et c’est la raison pour laquelle il a accepté de jouer le jeu de l’association Medair, qui tente d’épurer l’eau qui provoque tant de dégâts dans la population de Madagascar. Si son action vous intéresse, vous trouverez le moyen de vous solidariser à cette cause à raison d’un centime par kilomètre parcouru.

Jonas est parti samedi dernier pour ce périple étonnant pour ce garçon qui ne manque pas de courage et à qui l’on souhaite bonne route.

Photo Pierre Mercier

Danilo Wyss.

Danilo Wyss: deuxième place en Corse

Danilo Wyss.

Danilo Wyss.

En ce début de saison, le professionnel de la BMC prépare tranquillement sa participation au Tour d’Italie. Pour ce faire, il a disputé les courses par étapes du Qatar, d’Oman et de Paris-Nice.

Le week-end dernier, l’Urbigène était aux côtés de son leader et dernier vainqueur du Tour de France Cadel Evans qui a remporté le critérium international. Lors de cette épreuve disputée en Corse, Danilo a pris une excellente deuxième place lors du sprint de la première étape qui se terminait à Porto Vecchio.

Prochain objectif au calendrier, Paris-Roubaix, course dans laquelle plusieurs coureurs de la BMC joueront la gagne comme Hushod, Ballan ou Hincapie.

Malheureusement, Danilo Wyss ne disputera pas le tour de Romandie. Il se rendra au tour de Trentin afin de préparer le Giro (du 5 au 27 mai).

Photo Pierre Mercier

Une partie du peloton à l’attaque.

Bavois: le Giron cycliste 2012 est parti

Une partie du peloton à l’attaque.

Une partie du peloton à l’attaque.

Le cyclisme a repris ses droits dans la région samedi, puisque s’est déroulée à Bavois la première manche du Giron cycliste du Nord vaudois 2012. Les organisateurs étaient presque débordés par les inscriptions de dernière minute, réjouissantes au plan de la participation, mais toujours difficiles à gérer dans l’urgence.

Ce sont en effet 109 concurrentes et concurrents qui ont pris le départ sur le coup de 14 heures, pour un premier tour sous conduite sur le circuit habituel de 10 kilomètres. Un circuit rendu difficile, surtout sur la remontée de Orny à Bavois en raison d’une assez forte bise augmentant sensiblement la pression nécessaire sur les pédales et l’effort global.

Dans un premier temps, la course est restée groupée, mais rapidement, les premières attaques sont intervenues. Ce qui était un peloton au départ s’est disloqué pour faire place à une multitude de petits groupes se donnant la chasse ou tentant de rejoindre le groupe précédent. Au final, le VC Orbe truste les deux premières places avec la victoire de Cyrille Thiéry, en 1h 15 suivi de son coéquipier Théry Schir, à trois secondes. La troisième marche du podium revient à Thomas Buob, du Cyclophile lausannois.

Chez les Cadets, c’est le sociétaire du VC Echallens Martin Schäppi qui s’est imposé, alors que chez les Ecoliers, Jonathan Ruga du VC Lancy a pris la première place. Prochaine manche samedi 17 mars, même heure même endroit, mais cette fois sur une distance de 60 kilomètres.

Photo Olivier Gfeller

Julien Favre passe le témoin à Florian Musy.

AG du VC Orbe: pour le triplé

Julien Favre passe le témoin à Florian Musy.

Julien Favre passe le témoin à Florian Musy.

Non, Julien Favre n’entend pas remporter le Giro, le Tour de France et la Vuelta. Le président du VCO a tout simplement quitté la présidence du club car son amie attend des …triplés mâles pour le mois d’avril. Dans ces conditions bien compréhensibles, il se devait de consacrer l’essentiel de son temps à sa future famille.

La passation de pouvoir s’est faite dans la logique. Florian Musy, vice-président, lui succède et sera épaulé par Michael Randin qui devient son second dans une société qui se porte bien puisqu’elle compte 157 membres et un capital de près de 90’000 frs. Julien n’est du reste pas le seul à se retirer. Pierre-André Magnenat ne rédigera plus le procès-verbal des assemblées après de très nombreuses années de service alors que Jean-François Thonney était fêté pour 40 ans de fidélité au VCO.

Route délaissée

Christian Brechbühl, lu, va réduire son activité à la formation des routiers car il n’y a désormais plus de juniors ni d’écoliers dans cette spécialité. Il sera remplacé par Christian Schneiter, fraîchement diplômé Jeunesse et Sport. Si la route n’attire plus les très jeunes, on espère qu’à travers l’école de VTT, dirigée par Yves Darbellay, certains juniors bifurqueront vers la route comme ce fut le cas pour Lars Schnyder qui a obtenu de très bons résultats avec en particulier une participation à Paris-Roubaix avec la sélection helvétique juniors.

Danilo Wyss (pro chez BMC) est le porte-drapeau du club dans le domaine. Si Cyrille Thièry, Thèry Schir et Damien Corthésy se sont illustrés sur la piste cette année, ils n’ont pas abandonné pour autant leurs ambitions dans les épreuves sur route comme Loïc Aubert chez les élites.

Contrôle à la Bessonne

Malgré ce manque d’intérêt pour la route, le club a organisé plusieurs manifestations comme le Giron du Nord vaudois en partenariat avec le VC Vallorbe ou le contre-la-montre des Trois Rivières, après avoir accueilli le Tour du Pays de Vaud en 2010. Surprise au terme de la course de côte interne à la Bessonne, Danilo Wyss a dû se soumettre à un contrôle anti-dopage à la demande de dirigeants venus du Danemark!

Un camp d’entraînement en France (Lalonde) a réuni une vingtaine de membres et sera reconduit l’année prochaine. A titre d’exemple, on mettra en exergue le fait que le VC Orbe a accepté de servir la fondue aux bénévoles du dernier Tour de Romandie avec à la clef le nettoyage d’une centaine de caquelons, qui a nécessité pas mal d’huile de coude comme ils ont pédalé pour activer la broche qui grillait un sanglier à l’initiative d’un restaurateur urbigène.

C’est dire la bonne ambiance qui règne dans ce club qui ne recule pas devant les tâches les plus diverses.
Le comité, dans lequel on compte deux dames (Valérie Randin à la caisse et Ingrid Biétry au secrétariat), a eu des contacts avec les responsables de la Wysam 333 pour une future collaboration. Le club est aussi représenté au comité de l’Association Cantonale Vaudoise de Cyclisme par Michel Favre. Quant au fan’s club de Danilo Wyss, il a remis un chèque de mille francs pour la formation. Comme quoi la solidarité n’est pas un vain mot au VC Orbe.

Mission accomplie

Julien Favre aura passé six années au comité dont quatre à la présidence. Il se plaît d’abord à dire le plaisir qu’il a éprouvé avec un comité jeune mais grâce aussi à des résultats extraordinaires. Deux titres et des médailles aux championnats d’Europe et de Suisse sur piste, la progression des Schnyder (Sylvie a obtenu 10 succès en VTT) et un professionnel dans l’équipe la plus huppée du peloton, ont de quoi réjouir le démissionnaire. Sans oublier l’appui d’une équipe d’entraîneurs fidèles et la bonne fréquentation de l’école de VTT. Cette motivation de tous est absolument formidable pour un dirigeant.
Au chapitre des souvenirs, il retient en premier lieu la parfaite organisation du championnat romand sur route en 2009 avec l’appui des autorités communales. S’il est sûr de laisser un club sain à son successeur, il est un peu inquiet de l’avenir du cyclisme sur route quand bien même il comprend les parents qui ne souhaitent pas que leurs progénitures soient confrontées à la circulation qui n’a guère d’égard pour les cyclistes.
Il se plaît à relever que le relais sera assumé dans la continuité dans ce club qui se veut familial. La passion du vélo, transmise par son prédécesseur Jean-Louis Monnier, demeure intacte. A 34 ans, il cède son poste à Florian Musy, Baulméran de 28 ans qui exerce la profession de technicien/géomètre. Un garçon qui connaît bien ce sport puisqu’il a pris la troisième place du classement général du Giron, remportant la classe amateur, et à qui il souhaite de connaître autant de satisfactions que lui à ce poste.

Photo Pierre Mercier

L’équipe Vaud I était formée d’Olivier Beer, Damien Corthésy, Cyrille Thièry et Théry Schir.

VC Orbe: Champions de Suisse et d’Europe

L’équipe Vaud I était formée d’Olivier Beer, Damien Corthésy,  Cyrille Thièry et Théry Schir.

L’équipe Vaud I était formée d’Olivier Beer, Damien Corthésy, Cyrille Thièry et Théry Schir.

Le club cycliste urbigène avait réuni membres et presse pour honorer trois de ses sociétaires qui se sont distingués dernièrement dans des épreuves sur piste. L’équipe formée de Damien Corthésy, Théry Schir et Cyrille Thièry, accompagnés du Morgien Olivier Beer, a ravi le titre de champion suisse de poursuite par équipes aux Zürichois de Hirslanden qui dominaient la discipline depuis quinze ans.

Quant à Thèry et Cyrille, ils sont devenus champions d’Europe du Madison dans leur catégorie respective au Portugal. De magnifiques résultats qui méritaient bien la reconnaissance du club et de la Municipalité d’Orbe, représentée par Pierre Mercier.

Mondiaux mitigés

Théry Schir lui revenait tout juste des championnats du monde sur route qui viennent de se dérouler au Danemark. Le Prilléran du VCO avouait sa déception de n’avoir pas mieux figuré.

« Dans le contre la montre, je n’ai pas très bien géré mes efforts et je suis persuadé que je pouvais terminer parmi les vingt premiers juniors (29e au final). Samedi dans l’épreuve sur route, la poisse et une certaine naïveté ont réduit à néant mes prétentions. Je me suis senti bien d’emblée et au moment d’aborder le dernier tour de circuit, j’avais encore de belles ressources.

Au point d’imaginer terminer parmi les dix premiers mais j’ai dû poser par trois fois pied à terre à la suite de chutes. En particulier à deux kilomètres de l’arrivée ce qui mettait un terme à mes espérances (35e). Pas toujours bien placé dans le peloton, j’ai payé cher ce positionnement, ce d’autant plus que j’étais encore frais après 130 kilomètres. Lors de cette première grande expérience internationale, j’ai beaucoup appris et j’ai compris que nous n’avions pas de complexe à faire vis-à-vis d’adversaires qui vivent quasiment en professionnels.

Swiss Cycling fait du bon boulot avec des entraîneurs dynamiques ou expérimentés comme Daniel Gisiger et leur enseignement devrait me permettre d’être encore plus confiant en mes moyens à l’avenir».

Théry Schir.

Cyclisme: Mondiaux, un membre du VC Orbe présent

Théry Schir.

Théry Schir.

Cela est presque devenu une tradition, un coureur du VCO se retrouve aux championnats du monde de cyclisme sur route qui se déroulent actuellement à Copenhague. Après Pascal Richard et Danilo Wyss, c’est au tour de Théry Schir de défendre les couleurs de la Suisse dans la catégorie juniors (M19).

Le Prilléran sera aligné aussi bien dans le contre-la-montre que lors de la course en ligne. Ses ambitions sont limitées, car sa volée est de qualité. La perspective de se retrouver dans la même délégation que des garçons comme Cancellara ou Albasini l’enthousiasme, car il est certain de pouvoir apprendre au contact de ces professionnels.

Champion d’Europe

La saison avait pourtant mal commencé pour ce cycliste de 18 ans, qui effectue un apprentissage de commerce. «J’ai été victime de nombreuses chutes et cela m’a retardé dans ma préparation. Ce qui ne m’empêchait pas de me trouver toujours dans les bons coups. C’est aux championnats d’Europe sur piste au Portugal, où j’ai gagné l’Américaine avec Stefan Küng et pris la deuxième place de la course aux points que j’ai retrouvé la plénitude de mes moyens.

De sorte que depuis la mi-juin, j’ai aligné les bons résultats, en terminant toujours dans les dix premiers des étapes de la course internationale juniors du Rübiland, ratant de peu une victoire d’étape et en finissant quatrième du championnat national. Cette dernière course m’a permis de décrocher ma sélection pour mes premiers mondiaux.

Des sacrifices récompensés

C’est depuis l’âge de dix ans que je pratique le cyclisme sous toutes formes (VTT, cyclocross, piste et route). Comme j’ai obtenu des places intéressantes très rapidement, j’ai toujours eu la motivation nécessaire. Dix heures d’entraînement par semaine paraissent peu, mais à mon âge, il est dit qu’il ne faut pas abuser. J’espère encore progresser pour devenir un jour professionnel. J’admets qu’il faut faire pas mal de sacrifices sur le plan de la vie privée, mais le vélo m’a permis de voyager souvent à l’étranger et c’est pourquoi je n’ai pas de regrets».

Théry a disputé mardi le contre-la-montre (29e sur 54)et demain il disputera l’épreuve sur route dans laquelle il estime n’avoir pas beaucoup de chances de monter sur le podium. En effet il est un coureur offensif, il n’est pas un grand sprinter et il craint que la course se termine sur un emballage massif, car le parcours est trop plat à son goût.

Photo Pierre Mercier

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Wysam 333: montagneuse et sous la pluie

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Les amis en tandem (R. Weissbrodt et J. Lasserre)

Il fallait être courageux pour se présenter au départ de cette course, un dimanche matin à 4 h. 30 avec des prévisions météorologiques qui n’encourageaient pas à se lever aux aurores. Ils n’étaient qu’une trentaine à être présents aux ordres de Lionel Favre, le nouvel organisateur chef de cette balade pour cyclotouristes.

Par bonheur, le ciel se montrait clément à l’heure des premiers coups de pédale et la bonne humeur régnait chez les cyclistes parmi lesquels on notait la présence de Summer Nesrallah, une Canadienne d’Ottawa qui se demandait jusqu’où irait sa résistance et qui figurera parmi les 17 concurrents qui ont effectué la totalité du parcours malgré la pluie qui a fait son apparition au milieu de l’épreuve alors qu’une quinzaine de participants se sont arrêtés après 222 km. Parmi eux le trio formé de Jean-Jacques Desponds (73 ans), Pierre-André Aubert et Michel Favre qui ont roulé de concert d’un bout à l’autre de l’épreuve.

Un trio pour un duo final

Cette espèce de course d’orientation faisait halte à Payerne, à Moléson-Village, au col des Mosses, à Châtel Saint-Denis, à Orbe (222 km) puis au Sentier et à Champagne pour rallier le Puisoir, terme des 333 km.. Un parcours plus difficile que présenté, puisque le dénivelé dépassait les 2800 mètres annoncés. Toutefois, aucun abandon n’a été enregistré malgré les difficultés et il a fallu donner des sels aux coureurs au passage des Mosses à cause de la moiteur de la température.

Un trio a passé l’essentiel de la course en tête, mais Marc Künze (Chavornay) a lâché prise du côté de Montreux après avoir suivi l’ancien amateur élite Michael Randin (Orbe), qui a souffert dans la montée sur Châtel Saint-Denis avant de finir aisément, et un spécialiste de la Wysam, Jean-Claude Rey d’Yvonand, duo qui finira main dans la main cette balade au long cours.

Tandem de l’amitié

Deux participants avaient choisi d’effectuer le parcours en tandem pour éprouver leur amitié. «Nous ne nous sommes pas engueulés, ce qui prouve que nous sommes bien de véritables amis depuis notre enfance. Cependant j’avoue que je ne renouvellerai pas l’expérience puisque ce genre de cycle n’offre pas la liberté espérée puisqu’il est plus lourd à manoeuvrer et son manque d’inertie est contrariant», nous disait Julien Lasserre d’Orny. Son camarade, Renaud Weissbrodt d’Yverdon, a trouvé pénibles les longs bouts droits comme il n’a pas vraiment apprécié le parcours trop montagneux, à son goût.

La bonne voie

A l’heure du bilan, Lionel Favre relevait que le nouveau concept a fait l’unanimité dans le peloton. «Il n’y avait pas de stress lors des ravitaillements et lors des pointages. Les coureurs ont pris leur temps et ont pu apprécier les paysages. Certains d’entre eux étaient venus en reconnaissance et ont promis de revenir l’an prochain avec des copains. Certes, le parcours était probablement un peu trop dur.

J’en tiendrai compte lors de la prochaine édition et il faudra peaufiner certains détails. Pour finir, j’aimerais remercier très sincèrement tous les bénévoles qui ont permis le bon déroulement de cette dixième édition». Quant à Samuel Wyss, le créateur de cette course, il approuvait pleinement la direction prise par la nouvelle équipe qui a transformé l’épreuve en randonnée.

Pour terminer, une expérience était menée avec deux vélos électriques. Si les testeurs se sont sentis des ailes à la Cancellara, ils admettaient les limites de ce moyen de locomotion car il a fallu quatre batteries pour faire le tour et au prix de mille francs/pièce, ils doutent de l’avenir du vélo électrique dans une telle compétition.

Photo Pierre Mercier

L’équipe formée de Francis Félix, Samuel Wyss et Jean-Yves Muehlemann.

Paris-Brest-Paris: il l’a fait

L’équipe formée de Francis Félix, Samuel Wyss  et Jean-Yves Muehlemann.

L’équipe formée de Francis Félix, Samuel Wyss et Jean-Yves Muehlemann.

Samuel Wyss a accompli son rêve de vingt ans. Amoureux des longues distances à vélo, il espérait bien disputer un jour cette course de 1200 kilomètres, entre Paris et la pointe ouest de la Bretagne, qui se déroule tous les quatre ans. Atteint sérieusement dans sa santé, il y a cinq ans, il a trouvé le moyen de vaincre la maladie grâce à sa volonté et sa persévérance.

Des qualités qui ont donc conduit l’ancien marchand de cycles d’Orbe à soulever les montagnes ou presque. C’est justement dans les Alpes françaises qu’il a préparé soigneusement ce périple. Trois semaines avant le grand départ, il est allé puiser des réserves en altitude où il s’est entraîné, franchissant notamment à huit reprises le fameux col de l’Iseran. Il en a également profité pour tester l’alimentation qui lui permettrait de disputer cette épreuve de longue haleine.

Un départ en fanfare

Dimanche 21 août à 16 h., il prenait le départ à la porte de Versailles en même temps que plus de 5000 concurrents de 56 nations, prêts à affronter ce défi d’un autre temps. Avec un départ fou, sous contrôle avec des motards pour ouvrir la route, puisque les 16 kilomètres qui permettaient de sortir de la ville lumière ont été franchis à près de 40 km/heure de moyenne ! Autant dire que le ton était donné même si ce n’est pas la volonté des organisateurs d’établir un classement. Mais lorsque des sportifs se donnent rendez-vous, l’aspect compétitif prend toujours le dessus. Sam a choisi de prendre les bonnes roues. Il a fallu certes se placer pendant près de deux heures et demie au départ pour partir avec les meilleurs.

Mais quel plaisir de rouler avec des gens sympas qui ne manquaient pas du coup de pédale nécessaire. Tout s’est bien passé jusqu’à Brest mais après 600 km, la fatigue s’est manifestée. Au point que ses accompagnateurs, le Morgien Francis Félix et le Montheysan Jean-Yves Mühlemann, l’ont laissé dormir pendant deux nuits! Détrompez vous cependant car Samuel avait prévu deux manières de se reposer. Soit par pauses de 20 à 30 minutes ou par nuits d’une heure trente! Complètement ragaillardi par ce repos bienvenu, l’Urbigène a effectué un retour fulgurant sur Paris durant lequel il a dépassé des centaines de cyclistes pour terminer parmi les 500 premiers dans un temps de 65 h. et 45 min., pauses comprises, soit près de 15 h.de moins que prévu.

Aide limitée

Pour accomplir ce marathon à deux roues, Sam avait pris conseil auprès de spécialistes d’épreuves au long cours comme les marins ou auprès de son fils, cycliste professionnel. Ainsi s’est-il surtout nourri de sandwiches et a-t-il bu de l’eau ou des hydrates de carbone sous forme liquide, à une cadence donnée, agrémentées tout de même d’une trentaine de cocas et d’une quarantaine de cafés. A ce sujet, il faut savoir que l’organisateur oblige les coureurs à faire des pointages tous les huitante kilomètres dans des localités.

A ces occasions, les coureurs peuvent se nourrir (pâtes, riz, agrémentés d’un peu de viande), se reposer et même se doucher. Comme la cotisation d’inscription n’est que de cent euros, ces frais sont à la charge du compétiteur. 1 euro 50 pour une douche, 3 avec le linge et le savon, par exemple. Dans les cantines, les coureurs étaient très bien accueillis pour manger rapidement. La chaleur du public a touché le cœur de l’Urbigène. «Nous étions reçus comme des rois dans les villages et villes que nous traversions. Le public était là de jour comme de nuit dans une ambiance festive pour nous encourager. Les haltes nous permettaient de faire le point avec nos accompagnateurs qui n’avaient pas le droit de nous suivre, ni de nous attendre sur le parcours. Si bien qu’au moindre incident mécanique, il fallait leur téléphoner pour leur donner rendez-vous sur un chemin de traverse pour procéder à la réparation sans attirer l’attention des commissaires qui nous sanctionnaient, par exemple, lorsque nous roulions sur la gauche de la route qui était ouverte mais le parcours empruntait des axes heureusement peu fréquentés.

Pas moyen de nous tromper de direction non plus puisque 5000 flèches nous indiquaient la voie à suivre. L’organisation était parfaite et l’ambiance fabuleuse. Je suis prêt à y retourner et j’ai envie d’imiter certains Australiens qui ont parcouru les 1200 km. avec armes et bagages sans assistance, ce qui prend forcément un peu plus de temps».

Avec la bénédiction de Madame

Paris-Brest-Paris est la course la plus longue en Europe. La traversée des Etats-Unis sur 4800 kilomètres en une étape est le défi le plus fou. Samuel Wyss n’est pas encore prêt à l’affronter car il faut bénéficier d’une organisation

Photo Pierre Mercier

Cyrille Thièry.

V.C. Orbe: deux Champions d’Europe

Cyrille Thièry.

Cyrille Thièry.

Les championnats continentaux sur piste qui se sont déroulés au Portugal, à Amadia, ont permis à deux membres du Vélo Club d’Orbe de décrocher deux titres européens dans l’épreuve de l’américaine, une épreuve où l’on se relaie à deux pendant 40 kilomètres et dans laquelle on engrange des points grâce à des sprints fréquents.

Cyrille Thièry s’est imposé chez les moins de 23 ans en compagnie de l’Argovien Silvan Dillier, devant les Italiens et les Hollandais, alors que Théry Schir s’est emparé de l’or chez les juniors (sur 30 km) avec Stefan Küng. La moisson de médailles ne s’est pas arrêtée là pour les membres du VCO puisque Théry a terminé deuxième de l’américaine (sur 25 km mais en solo) et que Cyrille a pris le bronze avec le quatuor de la poursuite par équipes qui a signé un nouveau record de Suisse.

Grâce à cet excellent résultat, les quatre garçons de ce relais (Olivier Beer, Jan Keller, Dillier et Thièry) peuvent envisager de participer aux Jeux Olympiques de Londres, l’année prochaine. Ils sont actuellement 7e de la hiérarchie européenne de la discipline et 11e sur le plan mondial. Il leur suffirait de gagner un rang pour obtenir leur sélection pour ce grand rendez-vous du sport.

Sans équipe

C’est tout auréolé de son maillot de champion d’Europe que Cyrille nous a reçus chez ses parents à Chavornay, car il doit pouvoir compter sur leur appui pour pratiquer le cyclisme à 100%. «Si nous voulons nous qualifier pour Londres, nous n’avons pas d’autre solution que de vivre en professionnels. C’est d’autant plus difficile que je n’ai pas d’équipe pour l’instant et tous mes frais de matériel sont à ma charge.

Comme je ne gagne presque rien (un millier de francs par mois), je dois compter sur eux dans l’espoir de trouver des sponsors prêts à me soutenir dans ma démarche afin de pouvoir me rendre aux Jeux». Pour l’instant, le coureur du VCO va terminer la saison sur route qui a été meilleure que les deux précédentes au cours desquelles il avait été entravé par des blessures (2009) et par une préparation erronée (en 2010).

Il espère pouvoir disputer le Tour de l’Avenir en septembre prochain quand bien même Swiss Cycling (la fédération nationale) a éjecté le sélectionneur des M23 et ancien professionnel Stefan Joho, avec qui Cyrille s’entendait bien. Il envisage aussi de disputer plusieurs courses en Franche-Comté, où le programme est plus étoffé qu’en Suisse, pour parfaire sa condition. Ensuite, il entamera la préparation hivernale sur piste qui conditionnera sans doute sa participation aux Jeux Olympiques avec ses camarades qu’il retrouvera mensuellement à Aigle.

Avec Daniel Gisiger

C’est avec un autre ancien professionnel, Daniel Gisiger, que le quatuor préparera cette échéance. Le Biennois estime que son équipe est à mi-chemin du but visé. Il faudra encore beaucoup travailler la technique sur piste. Même si l’épreuve est courte, il faut avoir aussi passablement d’endurance pour rouler à plus de 60 km/heure pendant 4 kilomètres. Au Portugal, les Suisses n’avaient été battus que par les Russes et les Anglais, en améliorant de trois secondes l’ancien record national (4 minutes 7 secondes 6). Cyrille ne sait pas encore quel sera le programme pour tenter d’obtenir cette qualification. Par contre en 2011, il a beaucoup roulé dans la mesure où il a suivi l’école de recrues pour sportifs d’élite, un avantage indiscutable pour un cycliste de son statut.

Devenir pro

Comme tout coureur, il rêve de passer professionnel, mais la présence d’une seule équipe professionnelle en Helvétie (la BMC de Danilo Wyss) est un handicap, ce d’autant que cette formation a des ambitions élevées au niveau international avec notamment la présence dans ses rangs du vainqueur du dernier Tour de France, l’Australien Cadel Evans. Cyrille Thièry avoue être sous une certaine pression, car il faut des résultats pour attirer l’attention des formations professionnelles.

N’empêche que le cyclisme lui procure toujours autant de joie. «C’est ma vie. J’ai toujours autant de plaisir. Vous n’avez qu’une envie, gagner, et, lorsque cela ne se passe pas comme prévu, vous vous dites toujours «cela ira mieux demain».

Je me suis fixé pour but d’être encore dans le peloton en 2016. J’espère dès lors trouver l’équipe qui permettra de réaliser mon vœu et qui comprendra que la piste fait désormais partie de mon éventail de performances».

Photo Pierre Mercier

Chronométrage manuel.

Giron cycliste du Nord vaudois: dernière étape sous l’eau

Chronométrage manuel.

Chronométrage manuel.

Mercredi passé se déroulait la dernière étape de l’édition 2011 du Giron Cycliste du Nord Vaudois, qui emmène les coureurs dans une course de côte reliant Vallorbe-Le Day à la Dent de Vaulion.

Il n’est pas rare que cette dernière étape soit marquée par une averse ou par un temps mitigé. Pour cette édition, ce sont de véritables trombes d’eau qui se sont abattues sur la région et sur la course. Une trentaine de coureurs et deux dames avaient rejoint la ligne de départ, malgré cette météo à ne pas mettre un cycliste dehors.

Un peu comme chaque année, les concurrents ont cheminé en peloton jusqu’à Vaulion, dont la traversée était rendue plus délicate en raison des travaux se terminant devant le Restaurant des Trois Cœurs. On a pu assister à quelques attaques dès les premiers contreforts de la Dent. Ceci a eu pour effet de scinder le peloton en deux, un premier groupe d’une quinzaine de concurrents entamant ensemble la montée finale.

Un temps excellent malgré … le temps

Quelques hectomètres avant la ligne d’arrivée, le neuchâtelois Guillaume Payot (MACS) a réussi à lâcher ses adversaires pour l’emporter sur la ligne en 44’16’’, avec une trentaine de secondes d’avance sur Florian Musy (VCO), qui a couru en 44’43’, la troisième place revenant au sociétaire du VC Bourg-en-Bresse-Ain Cyclisme Clément Dornier, qui a terminé en 44’58’’. Au classement général, c’est Giuseppe Marchese, du VC Vallorbe, qui remporte le trophée cette année, devant Nuno Oliveira du VC Echallens et Florian Musy du VC Orbe.

Un Florian Musy qui n’aime ni la pluie ni le froid et qui n’avait visiblement pas franchement envie de partir dans de telles conditions. Pour couronner le tout, l’équipe de chronométrage électronique de Hans Steiner a tenté pendant plus d’une demi-heure de faire fonctionner son système sophistiqué. Ils n’y sont pas parvenus malgré les efforts, ce qui a conduit les responsables de la course à devoir prendre les temps à la main sur des feuilles de papier dégoulinantes. Il se passe toujours quelque chose à la Dent de Vaulion: cette année était celle de la panne informatique.

Photo Olivier Gfeller

Danilo Wyss dans le contre-la-montre final.

Cyclisme: Danilo Wyss, son deuxième Giro

Danilo Wyss dans le contre-la-montre final.

Danilo Wyss dans le contre-la-montre final.

Le coureur professionnel d’Orbe Danilo Wyss a terminé son deuxième grand tour. Certes à près de 4 heures du vainqueur, l’Espagnol Contador, mais le Giro est désormais plus difficile que le Tour de France, surtout plus montagneux. Et l’on sait que le coureur de la BMC n’aime pas particulièrement les bosses.

«J’ai particulièrement souffert lors de l’étape la plus pentue dans la mesure où on a franchi 6’000 mètres de dénivellation, à la fin de la seconde semaine. Envers et contre tout, je n’ai pas songé à abandonner car, au fil des kilomètres, je me sentais un peu mieux après avoir entamé la journée malade. De toute manière lorsque l’on se trouve dans le gruppetto (le peloton de fin de course), rien ne sert de se violenter. Que l’on ait 42 minutes de retard ou 37, cela ne change rien, l’essentiel étant de finir dans les délais. En roulant ainsi, on veille tout simplement à ne pas s’épuiser si l’on veut tenir les trois semaines de course».

Manger des pâtes

«L’enseignement que j’ai retenu de cette deuxième grande campagne tient dans l’équilibre de l’alimentation. Sur le vélo, on dépense 4000 à 5000 calories par étape. Or, il faut les compenser, soir et matin, en mangeant surtout des pâtes et éviter l’excès de sucreries. Il est indispensable de manger beaucoup mais sans excès, bien écouter son corps», nous précise Danilo. Son équipe avait pour objectif de soutenir le Valaisan Johann Tschopp qui a fini à un honorable 16ème rang. L’Urbigène lui a dû se contenter d’être le poisson pilote du jeune Norvégien Alex Kristof (deuxième année de professionnalisme).

Danilo aurait pu se mêler au sprint qui a permis au Britannique Cavendish d’obtenir un second succès. Malheureusement, il a été entraîné dans une chute avec le Sud-Africain Hunter, qui a ruiné ses espoirs de bien figurer. Son équipe BMC était la plus jeune des formations engagées sur ce Tour d’Italie. Elle a donc appris à faire corps puis à protéger Tschopp. Elle a eu la chance de posséder le maillot du meilleur grimpeur grâce au Suisse alémanique Kohler, durant la première semaine.

Même essence que nous ?

A propos du succès d’Alberto Contador, Wyss reconnait que le peloton souhaite savoir si l’Espagnol est propre ou pas. Son succès ne se discutant pas sur ce Giro, les professionnels aimeraient être sûrs que l’homme qui les domine, dispose de la «même essence» qu’eux. Après ce tour, Danilo a récupéré pendant une semaine avant de reprendre la route de l’Italie pour le Tour de Toscane et cela dans la perspective des championnats de Suisse, qui se disputeront à Kirchdorf, là où il était devenu champion de Suisse cadet.

Joli souvenir mais notre pro espère surtout que le maillot de champion national viendra recouvrir les épaules d’un coureur de son équipe BMC.

Photo Pierre Mercier