De gauche à droite: N. Lüthi, G. Rast, D. Wyss, S. Dillier et S. Küng. (Photos © Samuel Wyss)

Orbe fête ses champions: pari pleinement réussi

Le Vélo-Club local a eu la bonne idée de vouloir fêter ses champions de Suisse, Danilo Wyss et Théry Schir. Grâce aux relations des uns et des autres, il a été possible de réunir un magnifique plateau de coureurs professionnels suisses qui ont, pour l’essentiel, participé aux championnats du monde de Richmond (Etats-Unis), une semaine auparavant. Silvan Dillier, Stefan Küng et Gregory Rast ont permis au public nombreux de se rendre compte de la vitesse à laquelle ces coureurs évoluent.

Ils n’ont cependant pas été les seuls à ravir la population. Les amateurs élites, dont deux coureurs français ainsi qu’un Luxembourgeois, se sont magnifiquement prêtés au jeu pour animer une course qui a été haletante d’un bout à l’autre. Un véritable spectacle avec de nombreuses attaques et des regroupements qui ont permis à la fin à quatre hommes de se détacher. Danilo Wyss a su attendre le bon moment pour attaquer à bon escient et s’imposer devant Rast et Dillier. De son côté alors que l’amateur neuchâtelois Nicolas Lüthi clôturait ce groupe qui précédait le retour en force de Stefan Küng faisant la démonstration de sa puissance. Les spectateurs sont ressortis enchantés de cette démonstration et ont réservé un accueil chaleureux, lors de la remise des prix, à tous les champions qui n’ont pas manqué d’impressionner par leur combativité.

Des acteurs du cyclisme

En prélude à cette course, les écoles de vélo d’Orbe et Payerne de même que quelques invités se sont produits. La différence d’âge entre les jeunes a provoqué une sélection naturelle. On notera encore que plusieurs noms de ce sport avaient fait le déplacement d’Orbe à l’image des anciens professionnels Daniel Atienza et Laurent Dufaux, ainsi que le journaliste de la Télévision Suisse Romande, Romain Glassey, de même qu’une équipe de la TSR qui a consacré une partie de son émission de dimanche dernier à Danilo Wyss.

Enfin, il faut remercier les initiateurs de cette fête, de même que les membres du VCO et le personnel de la commune, qui ont largement contribué à la réussite de cette soirée. Sans oublier les sponsors grâce auxquels des primes ont pu être offertes aux cyclistes.
Résultats des courses jeunes 12-14 ans: 1. Vincent Roth (Echallens) 2. Jérémy Graf (Payerne) 3. Hugo Fointaine (Payerne) 4. Ian Roelfstra (Orbe). Catégorie 7-11 ans : 1. Bastien Roth (Payerne) 2. Roxane Morocutti (Orbe) 3. Mia Roelfstra (Orbe).

Danilo Wyss au centre

Cyclisme : Danilo Wyss, un champion de Suisse à la Grande Boucle

Depuis le temps, Danilo Wyss a enfin décroché le Graal et cela lors de la semaine au cours de laquelle il a appris sa première sélection pour le Tour de France. C’est à 10 kilomètres de l’arrivée que l’Urbigène a attaqué, entraînant avec lui le Valaisan Sébastien Reichenbach et Michael Albasini, l’un des hommes forts du peloton national. «Nous savions que l’avant-dernier virage avant la ligne d’arrivée était serré. C’est la raison pour laquelle nous l’avons abordé au sprint et j’ai juste pu passer alors qu’Albasini tombait, m’abandonnant ainsi la victoire. Cette victoire arrive à point nommé, mais elle ne me confère aucune obligation pour la Grande Boucle, car je devrai d’abord me mettre au service de l’équipe BMC. Je noterai que j’ai été bien aidé par mes coéquipiers, ainsi que par Théry Schir, un autre membre du VC Orbe qui évolue avec les espoirs de ma formation». Relevons encore que le dernier titre d’un romand aux championnats de Suisse avait été acquis par Pascal Richard qui était aussi membre du Vélo Club urbigène!

POUR REVENIR À LA GRANDE BOUCLE, L’OMNIBUS LUI A DEMANDé S’IL A ÉTÉ surpris PAR CETTE SÉLECTION?

«Pas totalement, dans la mesure où il avait dit que nous étions une quinzaine à être en lice pour les neuf places de la formation pour le Tour de France. J’ai donc axé ma préparation dans la perspective de cet événement. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas participé au Giro, comme j’en avais un peu l’habitude.

QUAND ETES VOUS PARTI POUR UTRECHT?

– Nous avons pris l’avion mardi pour Paris, pour aller ensuite reconnaître l’étape des pavés avant de filer le lendemain vers notre hôtel en Hollande, 3 jours avant le départ.

AVEZ-VOUS RECONNU D’AUTRES ETAPES AVEC BMC?

– Au début juin, nous sommes allés rouler sur les étapes alpestres. J’imagine que la dernière semaine sera décisive avec notamment la 19e étape et le franchissement du Col de la Croix de Fer, avec arrivée à la Toussuire. Par contre, l’arrivée à l’Alpe d’Huez sera un peu moins compliquée, puisque les organisateurs ont renoncé au passage du Galibier suite à un éboulement.

QUEL SERA LE PROGRAMME DE VOTRE EEQUIPE DURANT LES 3 JOURS QUI PRECEDERONT LE DEPART?

– En principe, c’est l’occasion de nous reposer et de récupérer avant ces trois semaines de course. Il faudra être également à disposition des médias, en évitant les excès. Nous aurons aussi l’occasion de visionner des vidéos de certaines étapes, puisque les nouvelles technologies nous permettent de nous rendre compte du menu qui nous attend, comme nous parlerons tactique au sein de l’équipe.

POUR LES NON-CONNAISSEURS, DITES-NOUS QUELLE SERA VOTRE MISSION DANS CE TOUR?
– Il faut savoir d’abord que le cyclisme est devenu un sport d’équipe. Nous ne chercherons pas à placer 3 ou 4 coureurs parmi les 30 premiers du classement général, mais nous privilégierons notre leader (l’Américain Tejay Van Garderen) dans l’espoir qu’il termine sur le podium à Paris, ou qu’il empoche des succès d’étape. Dans cette perspective, j’aurai à rouler pour lui dans les étapes de plaine. En montagne, on me demandera d’effectuer le début de la journée à ses côtés avant de terminer dans le peloton des sprinters (gruppetto), avec le devoir de terminer dans les délais pour ne pas être éliminé de la course.

ON SAIT QUE LES PREMIERES ETAPES DU TOUR SONT NERVEUSES, DE QUOI VOUS FAIRE PEUR?

– Je me réjouis de vivre cela, car on dit que les nerfs des cyclistes sont mis à rude épreuve au début tant le peloton est excité. Je n’ai cependant pas d’appréhension particulière, pour avoir vécu cela au Giro. Cela dit, nous connaissons un peu les profils des étapes pour éviter ces pépins des premiers jours.
QUEL SERA VOTRE BUT PERSONNEL?
– Forcément aider mon leader, mais également rallier Paris. J’ai plusieurs fois vu la parade de fin sur les Champs Elysées et je rêve d’y participer, surtout avec mon maillot de champion de Suisse. Cela doit être exceptionnel et j’espère que j’y parviendrai. C’est mon rêve.»
On notera encore que durant la semaine, Théry Schir avait remporté, pour la deuxième fois le titre de champion national du contre-la-montre des moins de 23 ans, et que Cyrille Thièry a enlevé la médaille de bronze du championnat élite sur route. Un superbe bilan pour le VC Orbe.

La Wysam 333 arrive

Vous avez encore quelques semaines pour vous préparer en vue de cette course de longue haleine, qui se disputera le dimanche 8 septembre prochain. Sa formule restera la même que ces dernières années.

C’est-à-dire qu’il ne s’agit plus d’une course chronométrée, mais bien d’une balade pour cyclo-touristes expérimentés. Il est utile de vous rappeler que les organisateurs ne dévoilent pas le programme à l’avance. Un programme que vous allez découvrir au fur et à mesure de la compétition. Tous les cyclistes le savent, sur plus de trois fois «cent kilomètres» on passe par des moments d’exultation suivis de coups de barre et vice-versa. Placé dans un état second, mais déterminé, le participant vit des moments uniques tels que le départ dans la nuit et les premiers coups de pédales dans un silence absolu. Le lever du jour découpe les paysages en cartes postales, la journée progresse au fil des kilomètres parcourus. Et quelle satisfaction d’arriver au bout de son pari, que cela soit en neuf ou en dix-sept heures!

Encore deux précisions : si 333 km vous semblent beaucoup en fonction de votre préparation, vous pouvez vous aligner sur la boucle de 222 km. En ce qui concerne l’inscription, il suffit de vous brancher sur le site www.wysam333.ch pour participer à une aventure unique.

Samuel Wyss et John Mc Leod au Tour de France.

Sur les traces du Tour de France

Samuel Wyss et John Mc Leod au Tour de France.

Samuel Wyss et John Mc Leod au Tour de France.

Samuel Wyss est l’homme des défis. L’ancien marchand de cycles urbigène avait d’abord crée la Wysam 333 après avoir participé à d’autres épreuves de longue haleine. Après avoir soigné un cancer, il avait même disputé l’invraisemblable Paris-Brest-Paris (1181 km.). Cette année, en compagnie de John Mc Leod (un ingénieur de Nestlé qui a travaillé à Orbe) et accompagné de Philippe Pousaz, ancien cameraman de la TSR, il avait imaginé disputer la dernière semaine de la Grande Boucle. Cela le même jour que les coureurs, en prenant le départ aux aurores. Il a bien voulu nous parler de cette expérience qui a vacillé entre plaisir et frustration.

Plus de panneaux

« Nous avons commencé par l’étape qui menait au Ventoux. Nous avons pris le départ à 1 h 30 du matin de Givors. De nuit, nous avons eu de la peine à nous ravitailler et c’est finalement dans un restaurant qui accueillait une noce que nous avons pu assouvir notre soif, en fin de nuit, dans une ambiance festive. Personnellement, j’ai dû abandonner à la sortie de Bédouin (au pied du mont chauve), terrassé par la canicule. John lui a été stoppé par les forces de l’ordre à 4 kilomètres de l’arrivée. Un problème que nous avons rencontré tout au long de la semaine, car la police est intransigeante, même si nous passions largement avant les coureurs. Après une journée de repos (lundi), nous avons pris la route pour Gap. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons constaté que toutes les flèches de direction de la course avaient été dérobées la nuit avant le 37e km. Si bien que nous sommes involontairement sortis du tracé, en effectuant une quinzaine de kilomètres de trop. L’arrivée sur Gap, vers 14 h., fut en revanche magistrale, avec le public et dans un paysage magnifique.

Embourbés

Le lendemain, c’était le contre-la-montre et la route était fermée dès 8 h., heure à laquelle nous avions décidé de partir. Inutile de vous dire que nous n’avons pas pu effectuer le début, mais nous avons pu rouler sur la fin du parcours. A notre grand désespoir, nous n’avons pas pu disputer la double montée sur L’ Alpe d’Huez. Le soir d’avant, nous avons eu besoin de quatre heures pour trouver une place pour notre bus dans lequel nous dormions. Un orage ayant éclaté durant la nuit, notre «maison» s’est embourbée.

Trois heures ont été nécessaires pour extraire notre véhicule. Trop fatigués, nous avons renoncé à rouler. John a bien fait une tentative depuis Bourg d’Oisans mais la foule était tellement dense qu’il a renoncé au passage du «virage des Hollandais». Le Tour se poursuivait du côté du Grand Bornand. Nous sommes partis à 4 h du matin pour franchir le col du Glandon dans la fraîcheur puis celui de la Madeleine dans lequel nous avons été supportés par les caravaniers qui se réveillaient. J’en garde un souvenir impérissable, mais une fois de plus, nous ne sommes pas parvenus au but, stoppés par la caravane publicitaire et l’intransigeance de la police.

Tout le Tour en 2014?

Enfin, la dernière étape autour d’Annecy ne présentait pas un mètre de plat. Bien que nous ayons pris nos dispositions pour arriver bien avant les coureurs, nous avons été arrêtés définitivement cinq heures avant le passage du peloton! Malgré les difficultés rencontrées, nous envisageons de nous relancer en 2014. Probablement pas le même jour que la course, car, si nous avons eu du plaisir en certains lieux (Gap, col de la Madeleine), le stress nous a souvent gagnés sur la fin des étapes devant autant d’interdits. En plus, il faut préciser que la météo a été favorable et nous n’avons connu aucun problème technique, pas davantage de crevaison. Je me suis rendu compte aussi que les 4 000 kilomètres de préparation n’étaient pas suffisants, il en faudrait 10 000 pour tenir le coup. Notre motivation est toujours intacte et nous pourrions envisager d’accomplir tout le Tour. Nous allons réfléchir cependant à notre projet futur de manière à mieux savourer cette course à l’envergure phénoménale».

Record national pour les poursuiteurs.

Championnat d’Europe sur piste: un titre et 2 médailles d’argent

Record national pour les poursuiteurs.

Record national pour les poursuiteurs.

Théry Schir n’a pas fait le déplacement des championnats d’Europe de cyclisme sur piste des moins de 23 ans pour rien. A Anadia au Portugal, il a remporté le titre continental avec l’équipe suisse, en battant le record national. Un temps qui pourrait leur ouvrir les portes des Jeux Olympiques, mais qu’il faudra répéter dans les deux prochaines années pour espérer se rendre à Rio de Janeiro (2016).

En plus, le coureur du VC Orbe s’est couvert d’argent au terme de la course aux points et de l’américaine. En la matière, il souhaite disputer les championnats du monde élite qui se disputeront en Colombie, au printemps prochain.

Première victoire chez les élites

Ce jeune Lausannois ne cache pas que la piste n’est pas une fin en soi. « C’est vrai qu’il n’y a pas d’équipe de pistards. Ce sont des sponsors privés qui vous permettent de poursuivre votre carrière. A l’inverse, plusieurs routiers professionnels viennent dans les vélodromes, en automne et en hiver. Donc, je ne néglige pas les courses sur route, bien au contraire.

J’appartiens à la formation zürichoise EKZ, entraînée par Reto Bürgi. A 20 ans, je viens de passer chez les élites grâce à mes résultats. J’ai gagné ma première épreuve en Suisse, lors du GP de Schwarzhaeusern (début avril), qui a aussi permis au Bavoisan Lars Schnyder de prendre la quatrième place. J’ai aussi terminé 2e au Tuggen Challenge sur trois étapes comme je suis monté deux fois sur le podium en France (troisième à Besançon comme au GP de Saint-Etienne). Je suis encore jeune et je n’ai pas encore de contacts avec une équipe professionnelle. Tout dépendra de mes futurs résultats, mais il est trop tôt pour que je songe à être sélectionné dans l’équipe helvétique des M23 pour les prochains championnats du monde sur route de Florence (septembre prochain)».

Travail à 50%

Théry Schir vient de terminer un apprentissage de commerce et travaille à 50% dans une entreprise de la région lausannoise qui lui permet d’aménager son programme afin de pouvoir s’entraîner. Pour la piste, il se déplace à Aigle ou sur le nouveau vélodrome de Granges (Soleure). Sur la route, c’est seul qu’il se prépare lorsqu’il ne fait pas route avec ses camarades du VC Orbe Cyrille Thierry et Lars Schnyder. En dehors du cyclisme, il lui arrive de jouer au golf, même s’il n’a pas encore de handicap, comme il pratique le wakeboard (espèce de ski nautique sur une planche de surf).

A droite Giuseppe Marchese, vainqueur à gauche Christopher Duperrut

Des perfs de choix pour la nouvelle Wanner Cycles classique

A droite Giuseppe Marchese, vainqueur à gauche Christopher Duperrut

A droite Giuseppe Marchese, vainqueur à gauche Christopher Duperrut

Voici presque une année que le VC Vallorbe a décidé de mettre sur pied une nouvelle classique cycliste qui puisse prendre une place durable au sein du calendrier. Longue de 101 kilomètres et particulièrement difficile, cette classique comprend deux cols, dont celui du Mollendruz à deux reprises, avec deux incursions complètes dans le vallon du Nozon.

Au départ de Vallorbe, ils étaient près de 70 concurrentes et concurrents au milieu desquels on relevait la présence discrète de la légende du cyclisme féminin Jeannie Longo. Après un premier tronçon d’une dizaine de kilomètres sous conduite, les concurrents ont pu s’élancer et affronter les premières pentes sérieuses juste après Romainmôtier.

Un duo en tête dès Vaulion

Dès la sortie de Romainmôtier, de premières tentatives d’échappées se sont produites, avant que Giuseppe Marchese (VC Vallorbe et Team Skualos) et Christopher Dupperut (Cyclophile morgien) décident de durcir la course. Les deux échappés avaient déjà une minute et demie d’avance au Pont, puis plus de trois minutes au passage du Marchairuz. Sans forcer, ils ont conservé leur avance et sont revenus à Vallorbe détachés après 3 h et quelques secondes de course. Une performance! C’est Giuseppe Marchese qui a franchi la ligne le premier, Christophe Duperrut ne sprintant pas. Le troisième sur le podium est le français Xavier Ruffo (Amicale Cycliste Bisontine) qui a rallié Vallorbe avec 2 minutes de retard.

Chez les dames, à 6 minutes des vainqueurs, c’est Jeannie Longo qui a pris la tête du classement. Organisateurs et concurrents étaient ravis du déroulement de cette nouvelle épreuve, la météo ayant en plus été clémente dimanche matin. Le classement complet sur le site vcv.ch

Photo Olivier Gfeller

Danilo Wyss.

Le tour de Romandie pour Danilo Wyss

Danilo Wyss.

Danilo Wyss.

La boucle romande commencera mardi 23 avril au Châble (VS) par un contre la montre en côte. Pas de quoi faire les affaires de Danilo Wyss qui n’appartient pas à la catégorie des grimpeurs. L’Urbigène a pourtant réussi un bon début de saison. Il s’est notamment illustré au tour de Catalogne où il a pris trois cinquième place et une neuvième dans cette épreuve de sept jours de course. Un résultat qui l’a rassuré sur son état de forme puisque le coureur de la BMC venait de fêter un événement avec la naissance de son fils Liam.

Période pendant laquelle il a partagé son temps entre l’hôpital et la garde de sa fille Milana, délaissant un peu l’entraînement. Il a enchaîné avec Paris-Roubaix, classique durant laquelle il a servi d’équipier pour ses leaders. Après avoir participé activement à une longue chasse derrière un groupe d’échappés, il a posé pied à terre après 160 kilomètres à la suite d’ennuis mécaniques. Il prenait encore le quinzième rang de la Flèche Brabançonne, remportée par le Slovène Sagan devant son coéquipier de la BMC, Philippe Gilbert.

Les Sky en favoris

Il est donc prêt pour le tour de Romandie dans une formation qui aura pour chef de file le Valaisan Steve Morabito mais aussi Taylor Phinney. Il est trop tôt pour savoir si cet Américain ne visera que les sprints, l’une de ses spécialités. Si c’était le cas, Danilo devra se contenter d’un second rôle. Pourtant, le parcours de cette édition lui paraît très à sa convenance. Il a notamment noté que les étapes de Renens, Granges (SO) et Payerne pourraient se terminer au sprint. Il entend forcément s’illustrer lors de celle qui passera par la Plaine de l’Orbe (Bavois, Chavornay, Orbe, Mathod, etc.), le jeudi 25 avril en tout début d’après-midi. Les favoris de ce TdR seront les coureurs de l’équipe Sky qui trustent les victoires dans les compétitions d’une semaine en ce début de saison, l’Anglais Froome et l’Australien Porte en tête, qui entendent succéder, au palmarès, à leur coéquipier Bradley Wiggins, vainqueur également du tour de France, l’an passé.

Les membres du VC Orbe (Théry Schir et Lars Schnyder) emmènent les échappés.

Lars Schnyder: des progrès fulgurants

Les membres du VC Orbe (Théry Schir et Lars Schnyder) emmènent les échappés.

Les membres du VC Orbe (Théry Schir et Lars Schnyder) emmènent les échappés.

Lars Schnyder n’est pas homme à abandonner facilement un projet. Comme tout bon Helvète, il a donné d’abord la priorité à son apprentissage de polymécanicien. Ce cap franchi, il a consacré un peu plus de temps à l’entraînement tout en s’attelant à une maturité professionnelle qu’il espère terminer en juillet prochain. Entre une semaine passée à Fréjus au tout début de l’année avec son entraîneur du VC Orbe, Christian Brechbühl, et une quinzaine de jours en Italie, avec son équipe du VC Mendrisio et à titre personnel, le Bavoisan récolte les fruits de son sérieux.

Membres du VCO à l’honneur

En mars, il participait à trois grandes courses italiennes pour amateurs dans lesquelles il s’illustrait et surtout finissait face à une concurrence de valeur. De retour au pays, il terminait à la seconde place d’une manche du Giron avant de remporter celle de Saint-Barthélémy. Des épreuves qui lui permettaient d’entretenir sa forme et de pouvoir confirmer sur le plan national. En effet, il prenait la cinquième place du tour de Courtine dans le Jura devant près de 120 concurrents de tout le pays. Une semaine plus tard, il s’échappait avec 5 autres coureurs pour obtenir une belle quatrième place d’une course remportée au sprint par un autre membre du VC Orbe, Théry Schir.

Premières à l’étranger

Ces différents résultats ont attiré l’attention du sélectionneur helvétique des moins de 23 ans, Hubert Schwab. Si bien que Lars s’est rendu cette semaine en Belgique où il disputera dimanche le Tour des Flandres des U23 (Fabian Cancellara a remporté la même épreuve chez les pro, dimanche dernier), puis il courra la Côte Picarde avant de terminer son périple au ZLM Tour en Hollande, au bord de la mer du Nord. La montée en puissance du jeune de Bavois mérite bien notre coup de chapeau ce d’autant que Schnyder se consacrera entièrement au vélo à partir d’août prochain dans l’espoir d’être remarqué par la formation professionnelle IAM de Genève ou par le BMC Develop Team, l’équipe des jeunes de la BMC de Danilo Wyss, qui regroupe 6 Américains et 6 Suisses. Lars comme Théry Schir espèrent bien réussir le pari de passer dans le cyclisme des grands, dès que possible.

Le premier tour près d’Entreroches.

Bavois: une 2e manche à fond de train

Le premier tour près d’Entreroches.

Le premier tour près d’Entreroches.

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas, du moins du côté météorologique. La deuxième manche du Giron cycliste du Nord vaudois s’est en effet déroulée… sans neige, mais sous un froid désagréable pour la pratique du vélo. On a d’ailleurs dû compter un certain nombre d’abandons, notamment chez les plus jeunes, qui se plaignaient d’avoir des difficultés à bien respirer en raison de la température. La centaine de concurrents s’est élancée une nouvelle fois sous conduite pour le premier tour d’un programme légèrement plus chargé que celui de la semaine précédente. Au point de vue de l’organisation, les responsables ont une nouvelle fois dû composer avec des locataires de la grande salle de Bavois peu enclins à partager, ne serait – ce qu’une prise de courant électrique ou un peu de chaleur pour un concurrent qui a chuté. Pas très sympathique comme attitude.

Gros engagement

Le train imposé au peloton par les leaders a rapidement fait exploser le groupe si bien qu’on a dénombré rapidement plusieurs groupes d’échappés échelonnés sur le parcours. Dans le premier groupe figurait le futur vainqueur Fabien Wolf, qui n’a pas lâché son morceau jusque sur la ligne. En terminant à plus de 42 km/h de moyenne, Fabien Wolf (BICCM) a laissé ses deux premiers concurrents Lars Schnyder (VC Orbe) à 22 secondes et Christophe Duperut (Tea Skualos-Cyclo Morgien) à 26 secondes. Le peloton a, quant à lui, été pointé à près de 4 minutes du trio de tête à l’arrivée, ce qui en dit long sur l’avance prise au fil des tours par les premiers. Chez les écoliers, le jeune Carlos Sera Burguera (VC Estavayer), né en 2001, a une nouvelle fois surpris son monde en terminant ses deux tours vaillamment en 40 minutes. Une performance quand on a tout juste 12 ans. Prochaine étape le 23 mars à Saint-Barthélémy.

Photo Olivier Gfeller

Le président Florian Musy conduisait l’assemblée accompagné d’Ingrid Bietry (secrétaire, à gauche) et Sylvie Schnyder (caissière).

Le vélo n’est pas au mieux

Le président Florian Musy conduisait l’assemblée accompagné d’Ingrid Bietry (secrétaire, à gauche) et Sylvie Schnyder (caissière).

Le président Florian Musy conduisait l’assemblée accompagné d’Ingrid Bietry (secrétaire, à gauche) et Sylvie Schnyder (caissière).

Lors de l’assemblée de printemps du VCO, le président Florian Musy n’a pas manqué d’évoquer les soucis actuels du cyclisme, peine à trouver un organisateur des championnats vaudois de VTT ou l’abandon éventuel du GP de Lausanne, dont on a disputé la cinquantième édition en 2012. Cette décision serait prise faute de moyens en personnel ou pour payer les services de police.

Les perspectives ne sont pas enthousiasmantes, même si le club maintiendra ses épreuves habituelles. A commencer, pour les principales, par le Giron du Nord en 6 manches à partir du 9 mars. La Wysam 333 se déroulera le week-end du 8 septembre selon la formule actuelle, qui fera l’objet d’une analyse à son terme puisqu’elle ne semble attirer les amateurs. La saison se terminera avec le GP Wanner contre-la-montre, le 5 octobre. Entre-temps, une semaine d’entraînement se déroulera en France (La Londe) du 7 au 14 avril comme un week-end en VTT aura lieu aux Portes du Soleil en fin de semaine du 23 juin.

Décision délicate

Un souci important taraude les esprits puisque le nouveau président de Swiss Cycling (fédération nationale), Richard Chassot, également directeur du Tour de Romandie, proposera à tous les clubs d’adhérer à l’organisme faîtier afin de promouvoir le cyclisme et de créer des centres de formation. En tentant d’imposer une cotisation supplémentaire de Fr. 95.– aux membres des vélo-clubs pour financer son projet, il provoque le débat. Les dirigeants locaux craignent l’explosion de leur société devant l’augmentation des coûts et on peut comprendre que cette volonté ne sera pas acceptée de gaieté de cœur. Faut-il dès lors imaginer de scinder le club en deux, avec des membres compétiteurs et d’autres qui partagent l’amour du vélo pour le plaisir? A vrai dire, avec une cotisation annuelle du club de Fr. 65.–, à laquelle il faut ajouter le prix d’une licence (souvent supérieure à cent francs) plus cette contribution de Fr. 95.–, l’addition va devenir lourde. Si le VCO n’a pas pris de décision ferme à ce sujet, il attendra les conclusions de l’assemblée générale de Swiss Cycling avant de se prononcer.

Les défis de Pascal

S’il n’y a bientôt plus de routiers dans le club, d’autres se sont illustrés en VTT ou sur la piste. Antoine Aeby et Kilian Fournier de même que Sylvie Schnyder (2 x) ont remporté des titres cantonaux. On relèvera encore la trajectoire étonnante de Pascal Kerboas. Ce cinquantenaire lausannois dispute des épreuves de longue haleine. Il était présent à l’assemblée de son club, moins de 24 heures après être rentré de Floride où il avait disputé une course de 24 heures à Sebring où il a parcouru 650 km durant cette journée. Il ne s’arrêtera du reste pas là puisqu’il envisage d’autres «aventures» cette année encore, sur lesquelles nous reviendrons. En définitive, malgré les difficultés du moment, le VC Orbe peut toujours compter sur des membres jeunes et dévoués, prêts à jouer les signaleurs dans les courses qu’il organise, pour la sécurité des coureurs.

Photo Pierre Mercier

David Bonzon, champion du monde junior 2012 de trial et Jean-Daniel Savary son entraîneur.

Vallorbe: le cyclisme vaudois s’arrête à Vallorbe

David Bonzon, champion du monde junior 2012 de trial et Jean-Daniel Savary son entraîneur.

David Bonzon, champion du monde junior 2012 de trial et Jean-Daniel Savary son entraîneur.

Pour sa 80e assemblée générale annuelle, l’Association Cycliste Cantonale Vaudoise ACCV avait choisi Vallorbe et son Casino rénové comme lieu d’accueil. C’est donc dans cette salle, parfaitement préparée par les membres du VC Vallorbe, que les débats se sont déroulés samedi passé. Le président Georges-André Banderet a tenu à rappeler que 2012 avait été une année particulièrement riche en récompenses glanées régionalement, nationalement ou même internationalement par des membres des clubs vaudois. Il a déploré que Lausanne ne veuille plus du Grand Prix de Lausanne, dont la 50e et dernière édition a eu lieu en 2012. Un merci tout particulier a été adressé aux bénévoles, «sans qui beaucoup de compétitions ne pourraient tout simplement pas avoir lieu».

2013 et la double affiliation

Le président Banderet a également tenu à noter que 2013 serait sans doute l’année du débat sur la double affiliation avec Swiss Cycling, une double affiliation qu’il convient de remettre en vigueur pour donner au cyclisme suisse la possibilité de continuer de briller au niveau international. Les points purement statutaires de l’ordre du jour ont été adoptés sans réelle discussion, que ce soit les cotisations, le plan de répartition ou les nominations diverses. En fin de partie officielle, le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini a tenu à saluer les nombreux représentants des clubs présents. Il a notamment relevé que Vallorbe est une localité dans laquelle il ne pleut pas plus qu’ailleurs, qu’elle n’est pas un trou, malgré ce que l’on entend çà et là et qu’elle allie dynamisme, compétitivité et proximité de la nature. Après la distribution des mérites sportifs 2012 (voir plus bas pour les résultats concernant la région), et un exposé sur le rôle et l’utilité fédératrice de l’ACCV, l’assistance a pu partager un repas dans une atmosphère conviviale.

Un champion du monde honoré

À noter enfin l’attribution de mérites particuliers au «tandem» David Bonzon (junior) et Jean-Daniel Savary (entraîneur national) en trial, qui a conquis rien moins que les trois titres de champion suisse junior, champion d’Europe junior et champion du monde junior en 2012 dans cette discipline.

Nouvelle classique organisée par le VC Vallorbe
Le président Christian Agnelot a confirmé que la nouvelle compétition qu’organisera le VC Vallorbe aura bien lieu le dimanche 9 juin 2013. Des détails seront fournis dans l’Omnibus dès qu’ils seront disponibles, le nom définitif de la compétition étant même encore tenu secret pour des raisons de sponsoring.

Photo Olivier Gfeller

Lars Schnyder au départ (il terminera en 42’22’’).

Prix Wanner Cycles de 3 Rivières âprement disputé

Lars Schnyder au départ (il terminera en 42’22’’).

Lars Schnyder au départ (il terminera en 42’22’’).

Samedi passé s’est déroulée une nouvelle édition du Prix Wanner Cycles des 3 Rivières. Une compétition de contre-la-montre suffisamment rare pour que plus de la moitié des 130 participants soient venus de Suisse alémanique pour y participer.

«Visiblement c’est une classique qui les attire , et il faut dire que les CLM en ligne individuel sont peu fréquents en Suisse, si bien que les spécialistes de cette discipline viennent souvent jusque dans la Cité des deux Poissons pour avoir la possibilité de se mesurer sur un parcours sélectif et difficile» précisait sur la ligne de départ Christian Agnelot, président du VC Vallorbe, coorganisateur de la compétition avec le VC Orbe.

La boucle à parcourir de 30 kilomètres passait par Mathod, Ependes, Bavois, et Orny sur des tronçons que les habitués du Giron cycliste du Nord vaudois connaissent bien. On doit déplorer un manque de plantons de sécurité sur le tronçon urbain juste avant l’arrivée, qui a failli provoquer plusieurs chutes dans le virage serré ramenant les coureurs vers la rue Sainte-Claire.

Cela étant, la course fut âprement disputée et la victoire au classement scratch est revenue à Andreas Schweizer (Rennshop), de Allmendingen, en 38’22’’ à la moyenne de 47.4 km/h devant Nicolas Fischer de Versoix en 38’42’’. La troisième place est revenue à Andreas Anderegg, de Genève en 38’48’’. Le classement complet et le classement par catégorie se trouvent sur les sites du VC Orbe et du VC Vallorbe.

Photo Olivier Gfeller