Les orateurs du jour: André Corthay, Alexandre Traber, Narcisse Niclass, Jean-Philippe Petitpierre, Olivier Honsperger.

Orbe: les inventeurs se retrouvent au TecOrbe

Pas facile d’être un inventeur aujourd’hui... Il ne suffit pas de trouver un truc ou une idée de génie et de s’en glorifier. Le projet doit être mûri, réalisé, fabriqué puis, idéalement, commercialisé. Mais tout cela est un long chemin à parcourir, semé d’embûches.

C’est pour cela qu’il existe le Iro-Mentor Club Invention romande dont la mission est de regrouper les inventeurs en leur proposant un centre de compétences en commun. Et tout naturellement aussi, ce club avait choisi le TecOrbe, situé dans la zone industrielle des Ducats pour tenir son séminaire, mercredi 8 novembre en fin d’après-midi.

Connaître

En préambule, le président Narcisse Niclass a passé la parole à Jean-Philippe Petitpierre, responsable du TecOrbe, qui a présenté ce technopôle orienté sur les techniques de l’environnement et le rôle joué par cet espace incubateur avec plus de 7000 m2 de locaux, laboratoires, halles, ateliers et bureaux mis à disposition d’une quinzaine d’entreprises actives dans des développements de projets.

Entreprendre

Les inventeurs ont parlé de leurs expériences. Ainsi, André Corthay de Bavois qui, retraité, a fondé avec son fils Sébastien l’entreprise Avalgo par l’invention d’un dispositif pour éliminer et revaloriser les algues et plantes aquatiques qui encombrent les ports lacustres sous forme de granulés. L’entreprise a d’abord mis au point des installations mobiles sur remorques, puis un petit canot de 4 m de long couplé à un big-bag flottant pour la récolte des algues. Il s’agit d’une extraction innovante avec traitement direct des déchets. Le développement se poursuit et l’invention sera opérationnelle en 2018.

Apprendre

E-crush est un compacteur de déchets mécanique et tout simple qui réduit 60 litres de déchets de toutes sortes mis dans un sac de 17 litres! Alexandre Traber et Jean-Christophe Jaques, ingénieur EPFL, ont conduit ce projet qui a donné naissance à une géniale presse actionnée simplement par deux leviers. Financé grâce à un crowdfunding (financement participatif), ce projet de 2015 est maintenant en phase de commercialisation.

Imaginer

Enfin, Olivier Honsperger, thérapeute, a parlé du coaching quantique: «Faites aujourd’hui la journée la plus importante de votre vie grâce aux 52 lois magiques», dont il est l’auteur. Il a ainsi prouvé à l’assemblée que «Impossible, ce n’est pas possible!». Un apéritif final a encore permis de philosopher dans un bon moment de convivialité.

Les EPO

L’affaire Légeret: un nouveau livre remet en cause les procès

L’affaire Légeret, bien que remontant à plus de dix ans, est encore dans toutes les mémoires. François, un des fils, a été condamné pour le meurtre de sa mère adoptive et l’assassinat de l’amie de cette dernière, ainsi que pour celui de sa sœur, Marie-José, disparue. Il purge actuellement sa peine aux Établissements pénitentiaires d’Orbe. François n’a jamais cessé de clamer son innocence et continue à se battre dans ce sens.

Nul doute que le dernier livre de Jacques Secrétan l’aidera à remettre sa condamnation en cause. L’auteur, journaliste indépendant, s’est fait une solide réputation - en Suisse et aux États-Unis notamment – dans la reprise et l’analyse d’affaires judiciaires ayant conduit à des condamnations sans preuve matérielle et reposant sur des faisceaux d’indices extrêmement ténus.

Il a notamment contribué à innocenter une condamnée à mort aux États-Unis, Debra Milke. Notre journaliste d’investigation a consacré près d’une année à l’affaire Légeret, il a consulté l’entier des dossiers, s’est entretenu avec de nombreuses personnes liées à l’affaire, dont un témoin capital qui remet en cause toute l’accusation. Entre autres angles d’approche, Jacques Secrétan remet en question les conclusions de la médecine légale, s’interroge sur la fiabilité de certaines photos de l’instruction qui ne sont pas exemptes de contradiction et démontre que Mme Ruth Légeret et son amie ont été vues bien vivantes dans un commerce de Vevey à l’heure où l’accusation les a considérées décédées.

Ce patient travail laisse le lecteur interloqué: la justice vaudoise, notamment les services du procureur, ne joue-t-elle pas avec le feu dans ce genre d’affaires: pas d’aveux, pas de preuves, pas d’arme, un corps jamais retrouvé...?

Dans de telles circonstances Voltaire n’affirmait-il pas qu’il « vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent»?

Vous aurez la possibilité de vous faire votre propre opinion, «Un assassin imaginaire» (publié aux Editions Mon Village et vendu au prix de Fr. 15.–) est à disposition en librairie, ainsi qu’aux bureaux du Journal de Sainte-Croix et à celui L’Omnibus.

Denis-Olivier Maillefer

L’Hôpital de Saint-Loup.

Saint-Loup – EHNV: une nouvelle école

Fidèle à ses habitudes, la direction des Etablissements hospitaliers du Nord vaudois a récemment réuni ses partenaires institutionnels représentés par les exécutifs communaux du périmètre et les députés.

La réunion tenue sur le site de Saint-Loup à Pompaples a tout d’abord permis à Jean-François Cardis de donner quelques nouvelles concernant ce site dont les activités en soins aigus sont en augmentation grâce notamment à la neurochirurgie et à l’orthopédie. L’hébergement déployé sur les deux unités Germond et Nozon est stable.

La communication principale a été consacrée à la nouvelle implantation de l’Ecole de soins et santé communautaire (ESSC) déjà partiellement présente sur le plateau de Saint-Loup. Le projet consiste à regrouper à Pompaples les sites de Morges et Vevey. L’importance de cette formation a été rappelée : des assistants en soins et santé communautaires (ASSC) certifiés au terme de 3 ans de formation assurent le bien-être physique, social et psychique des malades, appliquent certains traitements et effectuent des actes médico-techniques sous la responsabilité du personnel infirmier. Parallèlement, une formation d’aide en soins et accompagnement (ASA) débouchant sur une attestation de formation professionnelle est aussi proposée.

En 2015, l’ESSC comptait 663 élèves, ce qui est insuffisant pour répondre à la demande. Les possibilités d’agrandissement des sites de Morges et Vevey étant inexistantes, c’est assez naturellement qu’une étude a mis en avant Saint-Loup, site au bénéfice d’un plan partiel d’affectation de 2009 permettant un développement rendu possible par le soutien de l’Institution des diaconesses de Saint-Loup qui accorde un droit de superficie gratuit pour le projet.

Belle utilisation du potentiel de Saint-Loup dans la diversification et le renforcement du secteur formation avec le maintien en parallèle d’activités médicales importantes. Si le site pose toujours quelques difficultés d’accès en transports publics, cela ne semble plus insurmontable; le renforcement de la ligne ferroviaire Aigle – La Sarraz, ainsi que le déploiement de bus permettront une bonne accessibilité avec des temps de transport pas supérieurs à ce que l’on peut trouver dans les villes.

En troisième partie de séance, la rénovation complète des cuisines de l’hôpital a été présentée. Ces nouvelles installations permettront de faire face – en plus des missions de base – à l’arrivée de l’EESC et de délivrer également des repas pour le CSR de Cossonay et pour les écoliers.

Un abattoir à la campagne, proche des éleveurs et des transformateurs

Orbe: l’abattoir restera !

Depuis quelques années, les exigences d’hygiène sont de plus en plus nombreuses pour l’abattage des animaux. Certains abattoirs doivent fermer à cause des frais que cela engendre. A Orbe, l’abattoir a été bien géré et correspond aux normes d’hygiène grâce aux travaux d’entretien faits par Henri, puis Marlyse Pilloud. Avec le gros bétail et les 5000 porcs par année, il est le troisième plus grand du Canton.

Coopérative
Depuis quelques années, un groupe de travail, composé d’agriculteurs et de bouchers, cherchait une solution pour pallier la fermeture des petites entreprises d’abattage. Ils se sont approchés de Henri Pilloud qui leur a proposé de racheter l’abattoir d’Orbe. Avec un financement obtenu par les offices agricoles et en gardant tous les collaborateurs, un projet de reprise a été mis en place. C’est sous forme d’une coopérative, que le groupe va faire un appel pour le financement des fonds propres. Des parts de Fr. 1’000.- pourront être achetées par le monde agricole, les communes et les bouchers.

Produits du Terroir
Il s’agit bien de mettre en valeur les produits régionaux dans cet abattoir. En effet le maintien d’une telle structure dans notre région est essentiel, afin de garantir des possibilités d’abattage régional. Ceci permet d’assurer la transformation des spécialités vaudoises et locales. Il serait aberrant de voir les porcs aller à un abattoir extérieur et revenir ensuite dans la région pour être transformés en charcuterie. La traçabilité de la viande et le respect des animaux sont garantis en passant par l’abattoir du chemin de l’Etraz à Orbe.

Séances d’informations

La promesse de vente est signée et le groupe de travail, formé de Chanson Cédric, Dubi Ernest, Guichard Olivier, Nicolet Jacques, Pavillard Josy, Pavillard Nicolas, Perusset Olivier et Rochat Pascal, a organisé des séances d’informations qui auront lieu le 22 mars à 20 h. à Baulmes, le 23 mars à 20 h. à La Chaux-sur Cossonay, et le 24 mars à 10 h. à Vuarrens.

La première Assemblée générale de «la Coopérative de l’Abattoir Régional d’Orbe», quant à elle, est programmée pour le 20 avril à 20 h. à Orbe.

Henri Vallotton remet le cadeau à Jean-Philippe Duruz.

Landi Nord Vaudois: la coopérative se porte bien

Henri Vallotton remet le cadeau à Jean-Philippe Duruz.

Henri Vallotton remet le cadeau à Jean-Philippe Duruz.

Les quelque 50 personnes réunies en assemblée générale à Cossonay ce dernier jeudi ont apprécié les résultats positifs pour l’année 2012. Sous la présidence de Henri Vallotton, les différents rapports ont montré les qualités de la coopérative et également les problèmes à rectifier.

Landi

Cette coopérative regroupant les magasins de Penthalaz, Orbe et Yverdon et leurs silos plus ceux de Renens et Vallorbe est une société «fille» de fenaco. Au niveau suisse, cette entreprise compte 13 000 collaborateurs et forme 900 apprentis. L’année 2012 a vu, suite à une météo défavorable, une récolte de céréales de moins 10 % par rapport à 2011 qui était une année record.

Céréales

Les meuniers souhaitent pouvoir acheter des céréales à un taux de protéine de 13.8 %, alors qu’il est, dans la région, entre 10 et 17 %. Des études sont faites actuellement et des échantillons ont été prélevés en 2012, afin de trouver à quoi sont dues ces différences, quelle variété est la meilleure et pour tenter de régulariser le taux. Une soirée d’informations sera donnée aux céréaliers le 13 juin à Agiez par Dario Fossati, un remarquable généticien.

Du pain

Dans les rapports faits par Daniel Develey, Christophe Grand et Olivier Agassis, on peut malheureusement constater que la population augmente et que la production indigène de céréales baisse au profit des prairies artificielles.
Les importations étrangères, par exemple de pain précuit, s’il est alléchant par son odeur dans le magasin, se révèlent venir en partie de Pologne ou d’ailleurs. Dans certaines grandes surfaces, le pain carré vient de partout sauf de Suisse. Ce n’est pas pour encourager les producteurs, mais il appartient au consommateur de faire son choix en connaissance de cause.

31 ans au service de Landi

Jean-Philippe Duruz a quitté officiellement la Landi en 2012. Son domaine étant devenu trop petit à Pomy, il avait été engagé comme chauffeur-livreur en mai 1981 par Eddy-Jacques Roy, gérant de l’UCAR à l’époque. Puis il a fait son permis poids lourds et enfin celui de clarkiste. Il a livré dans toute la Suisse romande puis a repris la place de chef de dépôt à la suite de Richard Besuchet. Il a dû se mettre à l’informatique très tôt, mais s’en est arrangé comme des clients d’ailleurs. La direction lui a transmis un cadeau et lui a souhaité une belle retraite (tout en venant encore au secteur agricole donner un coup de main de temps en temps).

Photo Marianne Kurth

Ballaigues: Dentsply Maillefer s’agrandit

De gauche à droite, le conseiller d'Etat Philippe Leuba, le CEO de Dentsply Maillefer Dominique Legros et le syndic de Ballaigues, Raphaël Darbellay

De gauche à droite, le conseiller d'Etat Philippe Leuba, le CEO de Dentsply Maillefer Dominique Legros et le syndic de Ballaigues, Raphaël Darbellay

En présence de très nombreuses autorités cantonales, communales et françaises et devant un parterre de personnalités, le CEO de Dentsply Maillefer, Dominique Legros, accompagné du conseiller d’État Philippe Leuba et du syndic de Ballaigues Raphaël Darbellay, a présenté lundi le projet d’agrandissement de son unité de production du Verger, à Ballaigues. Répartie sur plusieurs sites dans le village, l’entreprise a décidé d’abandonner à terme ses bâtiments du Creux, qui se révèlent trop anciens et peu pratiques à rénover, pour se lancer dans la construction d’un nouveau bâtiment qui permettra d’augmenter la production d’environ 30 %, «ce qui devrait suffire pour les 8 à 10 ans à venir», précisera Dominique Legros. Ce nouveau bâtiment ultramoderne, aux normes Minergie et comptant des capteurs solaires en toiture jouxtera l’actuelle usine que l’on aperçoit en passant sur l’autoroute. Destiné en premier lieu à abriter la production des plus récents produits de l’entreprise, le nouvel édifice comprendra également une cafétéria de 800 m2, ainsi que des locaux techniques. Cette nouvelle unité représente un investissement de l’ordre de 35 millions de francs, qui sera réalisé de juillet 2013 à juin 2015 environ, un délai approximatif dû en partie aux rigueurs du climat en hiver.

Une très bonne nouvelle pour l’économie vaudoise

Lors de cette annonce, le conseiller d’État Philippe Leuba s’est dit particulièrement ravi par cette extension et la création des 100 à 120 nouveaux emplois qu’elle va générer à terme. «Dans le contexte actuel de morosité économique en Europe, il est particulièrement important de pouvoir constater que même dans les emplois industriels, il est possible de créer des emplois en Suisse, malgré la cherté de son franc et du coût de la vie» a précisé Philippe Leuba. «Le gouvernement vaudois est ravi d’avoir pu assister l’entreprise dès la naissance de son projet, qui sera suivi au Château avec toute l’attention nécessaire». Le syndic de Ballaigues Raphaël Darbellay a noté de son côté que «depuis de très nombreuses années, Ballaigues avait fait le choix de l’excellence. À l’image de l’entreprise Dentsply Maillefer, qui depuis plus d’un siècle vit en symbiose avec la commune et chemine avec elle». «Rendez-vous dans deux ans», a lancé Dominique Legros à l’assistance, profitant au passage de préciser que l’inauguration aurait certainement lieu en période estivale, ce qui rendrait les transports plus faciles.

Dentsply Maillefer en trois mots

Leader mondial de son marché des instruments dentaires, Dentsply Maillefer a été fondée en 1889 par Auguste Maillefer. Elle a été dirigée par la famille jusqu’en 2011, date à laquelle Pierre-Luc Maillefer a pris sa retraite. En 2012, le chiffre d’affaires de l’entreprise a atteint près de 290 millions de francs, avec un personnel de 900 collaborateurs travaillant dans plus de 120 métiers différents. Propriété du groupe américain Dentsply depuis 1995, l’entreprise de Ballaigues a multiplié son chiffre d’affaires par 8 depuis son acquisition, pour tenir actuellement environ 60% du marché mondial dans ses spécialités, ceci au travers de 120 pays.

Photo Olivier Gfeller

Le personnel du shopde gauche à droite : Fabienne Perrin, Victor Soares, Heidi Truffer, Manuela Panese, Claudine Auberson et Nicole Gudit.

Orbe: Shop Nestlé inauguré

Le personnel du shopde gauche à droite : Fabienne Perrin, Victor Soares, Heidi Truffer, Manuela Panese,  Claudine Auberson et Nicole Gudit.

Le personnel du shop de gauche à droite : Fabienne Perrin, Victor Soares, Heidi Truffer, Manuela Panese,
Claudine Auberson et Nicole Gudit.

Quelques jours après l’ouverture de leur boutique, les dirigeants de Nestlé Suisse sont venus couper le ruban de l’ouverture officielle. Devant un parterre de membres du groupe et des autorités de Chavornay et d’Orbe, Thomas Suter a mis en valeur le bâtiment, construit d’abord sous haute sécurité, par 24 entreprises dont 22 de la région et qui a nécessité cinq mois de travail.

50 m3 carré de bois ont été nécessaires et le magasin occupe une surface de 300 m2. 1500 articles sont à disposition des clients qui pourront se parquer sur 80 places. L’administrateur du site urbigène a précisé que c’était le troisième magasin construit sur l’emplacement d’Orbe et a profité de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué à cette réussite, en particulier Simone Benvenuti, bras droit de l’architecte David Linford.

Enfin, Eugenio Simioni a souligné l’importance de ce shop sur le lieu de la plus grande entité de Nestlé Suisse.

Photo Pierre Mercier

Les deux nouveaux véhicules.

On roule à l’électricité chez Dentsply Maillefer

Les deux nouveaux véhicules.

Les deux nouveaux véhicules.

«Avec l’acquisition de ces deux véhicules électriques, ce ne sont pas moins de 4000 litres d’essence par an qui seront économisés. Pour la société, mais bien sûr aussi pour l’environnement» précisait il y a quelques jours Joël Bréchon, ingénieur et chargé de la sécurité chez Dentsply Maillefer, lors d’une présentation à la presse des deux nouveaux véhicules entièrement électriques acquis par le groupe.

Depuis 1975, année des premières installations de récupération de chaleur sur certaines installations de filtration, le groupe industriel ballaigui n’a eu de cesse d’inclure dans sa planification les impacts environnementaux de son activité. C’est dans ce cadre que deux véhicules utilitaires Kangoo Z.E. ont été acquis il y a peu. «Nous devons quotidiennement transporter hommes et matériel entre nos trois sites de production situés au Verger, au Creux et à Beau-Site. Ce sont de petits trajets, mais qui au fil des ans se multiplient. D’où l’idée de s’équiper pour ce faire de véhicules électriques» explique Joël Bréchon. Ces deux véhicules remplacent en effet deux anciens utilitaires classiques arrivés en fin de vie.

Un véhicule très normal

D’un poids à vide de 1.6 t., les Kangoo Z.E. disposent d’une puissance de l’ordre de 50 KW. Ils se conduisent comme des véhicules automatiques et atteignent sans difficulté des vitesses supérieures à 100 km/h. Pour charger leurs batteries, les engins disposent d’une prise située sur le capot avant, un peu à l’image d’un bouchon de réservoir à essence. La charge totale prend environ 6 heures, mais comme à chaque retour à l’usine principale, les véhicules sont systématiquement rechargés, ils sont toujours prêts à être utilisés. Une courte formation a été donnée à celles et ceux qui sont amenés à les conduire. Leur maniement est très simple. Il surprend même, puisqu’il ressemble beaucoup à la conduite d’un véhicule automatique classique.

Les frais d’entretien sont limités à un strict minimum et d’après les calculs effectués, le surcoût de l’électrique sera entièrement amorti en huit ans: un âge encore raisonnable pour un utilitaire qui dispose d’une autonomie de plus de 100 kilomètres. Cette distance représente plus que celle parcourue quotidiennement par la plupart des automobilistes et permet sans difficulté de descendre à Yverdon-les-Bains et d’en revenir, ou même de partir chercher des pièces de rechange aux alentours de Lausanne. En plus, le courant électrique nécessaire à la recharge des batteries est certifié comme courant vert, un acte tangible au service de l’environnement.

Photo Olivier Gfeller

Carole Würsten devant la carte du monde les points jaunes représentent les lieux de villégiature qu’elle a testé.

Comment se porte la vente de voyages dans notre région?

Carole Würsten  devant la carte  du monde  les points jaunes  représentent  les lieux de villégiature qu’elle a testé.

Carole Würsten
devant la carte
du monde
les points jaunes
représentent
les lieux de villégiature qu’elle a testé.

Afin de répondre à cette question, je me suis rendue, dans l’antre du voyage à Orbe. La boutique est superbement située à la rue Centrale 8 et ceci depuis sa création en 1974. Pas, ou plus de concurrence depuis longtemps puisqu’elle est seule sur la place.

Carole Würsten, a aimablement répondu à mes questions. Cela fait 18 ans que cette jeune femme posée a repris les rennes de la boutique. En 1994, en nom simple puis, dès 2001 (période tumultueuse du World Trade Center et du grounding de Swiss) en SA, dont elle est l’actionnaire majoritaire. Le voyage? Une passion de toujours! «Petite, je ne jouais pas à la poupée mais à l’agence de voyage». Après un apprentissage dans une agence de voyage, elle postule à Air Voyages à Orbe en 1994. Elle nous y accueille depuis lors.

Fluctuation des ventes

Carole Würsten ne le nie pas, la demande dans ce marché du secteur tertiaire évolue selon le contexte. Il est clair que nous n’avons pas affaire à un bien de première nécessité même si les gens sont très attachés à l’idée de s’évader de leur quotidien en achetant un un billet d'avion et de son lot de désagréments.
Par exemple en 2001, l’attentat contre les Tours et la faillite de Swissair ont fortement porté préjudice au commerce du voyage. En Suisse romande seule, 120 agences ont disparu. A Orbe, «il a fallu 3 ou 4 ans pour que ça reprenne» se souvient Mme Würsten. Tel ou tel attentat, assombrit la destination touchée pendant 6 à 8 mois, puis l’effet s’efface.

Et l’effet internet?

Carole Würsten situe le gros boum d’internet à environ 6 ou 8 ans; là, beaucoup de réservations se faisaient par le net. Mais les gens en sont revenus, analyse-t-elle. Actuellement, si les personnes vont volontiers «fouiller» sur la toile, elles viennent le plus souvent finaliser le contrat à l’agence. Il en va de même pour les jeunes n’ayant pas de carte de crédit sur le net. « 90% des réservations se font chez nous. A chacun son travail!» En effet, depuis18 ans, Carole Würsten assure une stabilité ainsi qu’une qualité de conseil.

Ses clients dont 80% sont de fidèles habitués, elle les connaît ainsi que leur goûts. La plupart des lieux de vacances proposés, elle les a personnellement testés! Là, internet ne peut pas entrer en concurrence! Autre avantage, la plupart des agences, comme Air Voyages à Orbe, font partie du Fond de garantie du voyage, ce qui est un signe de fiabilité. Là encore Internet ne peut pas concurrencer!

Évolution dans la manière et le rythme des voyages

Par contre, c’est un changement dans les habitudes touristiques que Carole Würsten a constaté. Depuis 2011, les gens partent moins souvent mais mieux et plus loin. Par exemple, au lieu de partir deux fois par an, ils ne partiront qu’une fois par an mais leur budget reste le même. Les gens s’organisent pour avoir un budget vacances et le consolident. Habitude de luxe ou saine manière de s’évader de la morosité de la vie quotidienne?

Quelle que soit la définition retenue, l’industrie du voyage se porte bien dans le Nord vaudois, ce qui est moins le cas dans les grandes cités.

Photo Catherine Fiaux

Luis Marta et Raffael Massafra (de face sur la gauche) dans le shop.

Orbe: une belle opportunité

Luis Marta et Raffael Massafra (de face sur la gauche) dans le shop.

Luis Marta et Raffael Massafra (de face sur la gauche) dans le shop.

Depuis jeudi dernier, une station essence avec shop a vu le jour dans le bas de la ville, plus précisément à la hauteur du rond-point Nestlé, à l’angle de la rue des Granges Saint-Martin et de la route de Chavornay. A l’heure du projet du Garage et de la Carrosserie du Signal, qui cherchaient du terrain après l’incendie qui les avaient obligé à trouver des solutions provisoires, la Coop a saisi l’opportunité pour s’implanter au bas de la ville qui manque cruellement de commerces.

L’Urbigène Raffael Massafra, directeur régional de Coop Mineraloel, a bien voulu nous dire quels ont été les critères qui ont fait que sa société a accepté ce défi. Coop a fait une étude de circulation, elle a évalué l’agglomération d’Orbe et n’a pas été insensible au projet Pôle Sud des autorités.

Tous ces arguments ont convaincu le groupe de s‘implanter près des zones industrielles de la localité. En plus du fait que le groupe ne compte des stations qu’à Yverdon ou à Crissier dans la région. En revanche, elle n’entrera pas dans le dumping au niveau du prix de l’essence que l’on veut de qualité. Quant au shop Pronto, il permettra à la clientèle de pouvoir bénéficier de produits frais de 6 h du matin à 22 heures, tous les jours de l’année. Enfin, une dizaine d’emplois nouveaux ont été créés pour activer ces commerces».

Un tunnel de lavage

Luis Marta en sera le gérant franchisé, responsable autant de la station que du shop. Cet autre Urbigène a accepté ce défi après avoir vendu des voitures pendant 24 ans. A 46 ans, il se réjouit d’exploiter cette station-shop. Ce d’autant qu’un nouveau tunnel de lavage des voitures, qui manquait diablement à Orbe, fait partie de l’ensemble puisqu’un garage et une carrosserie prennent place au même endroit.

Photo Pierre Mercier

Une partie du Conseil d ‘administration, avec de gauche à droite, Claude Recordon, Claude Madorin (directeur), Stéphane Costantini, Raphaël Darbellay et Bernard Randin.

Année contrastée pour VO Energies

Une partie du Conseil d ‘administration, avec de gauche à droite,  Claude Recordon, Claude Madorin (directeur), Stéphane Costantini,  Raphaël Darbellay et Bernard Randin.

Une partie du Conseil d ‘administration, avec de gauche à droite,
Claude Recordon, Claude Madorin (directeur), Stéphane Costantini,
Raphaël Darbellay et Bernard Randin.

Vendredi a eu lieu dans un Casino de Vallorbe à peine inauguré l’assemblée générale annuelle de VO Energies. Plus d’une centaine d’actionnaires avait répondu présents à l’appel et avait rallié la cité du fer malgré une chaleur oppressante.

Dans son rapport présenté par le président Claude Recordon, le Conseil d’administration du groupe se félicite d’un exercice 2011 qui constitue le cinquième bouclement comptable depuis que la fusion a été décidée. Cette année a été marquée, entre autres, par le drame de Fukushima et par la décision subséquente du gouvernement d’abandonner le nucléaire à un horizon d’une quarantaine d’années. Cette décision fondamentale représente un défi énergétique qu’il faudra relever, car le délai envisagé n’est finalement pas aussi large qu’il peut paraître.

Un exercice sur deux tons

Alors que tant la production d’électricité que la consommation de gaz ont diminué en 2011, les autres produits du groupe ont considérablement augmenté. L’hydrologie très défavorable en 2011 a conduit à une baisse drastique de la production du groupe, de l’ordre de 21%. Cette diminution est aussi à mettre en relation avec la fermeture de la centrale des Moulinets.

Le gaz a subi de son côté l’influence défavorable d’une année aux températures plus clémentes que la moyenne. Du côté des installations ou du multimédia en revanche, les chiffres sont tous en augmentation. Le groupe va en particulier développer le FTTH (Fiber To The Home) pour rester à la pointe de la technique. Des développements particulièrement coûteux mais qui doivent conduire la fibre optique proprement dite au domicile de chacun.

Dividende et gestion mutualisée d’actifs

L’exercice 2011 se solde par un bénéfice de Fr. 900’000.—Malgré certaines attributions à des provisions non prévues, un dividende de 6 % a pu être proposé et décidé par les actionnaires. Un nouvel administrateur, en la personne de Philippe Verburgh, directeur aux SI de Genève, a été élu par acclamations. Des acclamations qui ont remercié au préalable l’administrateur sortant atteint par la limite d’âge statutaire, Rémy Freimüller. A noter encore que VO Energies est devenue actionnaire d’une entité dénommée TamDis SA.

Avec un siège social dans les locaux du groupe, cette entité traite de manière mutualisée la gestion compliquée d’actifs, au sens de la législation sur l’électricité. Neuchâtel, le Locle, la Chaux-de-Fonds, la SEIC (La Côte) et la SEVJ (Vallée de Joux) en sont aussi actionnaires.

Photo Olivier Gfeller

Le conférencier : Yves Pellaux.

ADNV à Orbe: manger suisse ou importé

Le conférencier : Yves Pellaux.

Le conférencier : Yves Pellaux.

Sous l’égide de l’ADNV (Association du Développement du Nord Vaudois) et de la SICUP, le 5 à 7 des entrepreneurs avait pour thème la politique agricole proposée par le Conseil fédéral dont le but serait de diminuer les paiements directs. Plus d’une trentaine de personnes, dont de nombreux agriculteurs-trices de la région avaient fait le déplacement,

Le conférencier du jour était Yves Pellaux, syndic de Pomy, président de Prometerre et agriculteur. Il a démontré que l’agriculture est depuis longtemps en perpétuelle mutation. Dans les années 1900, ce fut la fin de l’âge d’or du blé avec le train et l’importation massive de blé ukrainien... Le début de la mondialisation et de la production laitière intensive. En 1939 la Suisse était à 50% d’autosuffisance et en 1945 à 75%.

Quadrature du cercle

C’est un peu la quadrature du cercle, faire plus et mieux avec moins: comment produire plus à meilleur prix tout en améliorant l’écologie? Depuis quelques années, une urbanisation croissante a changé la donne. Les citadins veulent des produits sains et bon marché, mais aussi de la verdure, de la biodiversité et des jolis paysages.

Le Conseil fédéral a fixé des objectifs, certes ambitieux, mais qui seront quasiment impossibles à tenir : diminuer la perte des hectares (ha) de surfaces agricoles, de 1900 ha par année passer à 1000 ha. Cependant avec le développement de l’immobilier, le conférencier pense que ce n’est tout simplement pas possible. Petit à petit le Conseil fédéral projette de diminuer les paiements directs mais de donner plus aux prestations écologiques. Le projet, encore en consultation, a déjà reçu plus de 7000 avis.

Politique de l’OMC inique

Yves Pellaux, en conclusion a également démontré que la politique mondiale agricole était devenue un business, et n’avait plus rien à voir avec l’agriculture traditionnelle. L’industrie agroalimentaire paupérise encore plus les paysans des pays pauvres, avec la bénédiction de l’OMC ( Organisation Mondiale du Commerce). On importe des produits alimentaires d’Afrique. Ce qui n’est pas cher pour nous est hors de prix chez eux... Le problème est complexe mais il ne faut pas laisser le marché tout régler.

Après l’exposé, les participants ont posé beaucoup de questions ou on fait part de leurs préoccupations. Plusieurs agriculteurs ont parlé de la difficulté à joindre les deux bouts ou celle de la double journée avec un travail à l’extérieur. Le verre de l’amitié accompagné de produits du terroir a clôturé cette rencontre. Prochain rendez-vous: le 2 mai à Y-Parc sur le thème de la mobilité.

Photo Natacha Mahaim