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	<title>L&#039;Omnibus &#124; Journal de la région d&#039;Orbe &#187; Nature</title>
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	<description>L&#039;hebdomadaire de votre cité</description>
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		<title>Si Gilles l’avait connu…</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 05:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouette en goguette</dc:creator>
				<category><![CDATA[205 - 080110]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[milieu du monde]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est un ruisseau, que dis-je, une rivière qui coule à un joli niveau, quand il y a de l’eau. Et ces jours, il est tout grand, dans un large costume, déformé par les fortes pluies et le redoux, d’eau un peu froide]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em> </em></p>
<div id="attachment_2475" class="wp-caption aligncenter" style="width: 478px"><em><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://lomnibus.ch/wp-content/uploads/2010/01/nozon-04.jpg"><img class="size-full wp-image-2475 " title="Voyage organisé pour le bois..." src="http://lomnibus.ch/wp-content/uploads/2010/01/nozon-04.jpg" alt="Voyage organisé pour le bois..." width="468" height="265" /></a></em></em><p class="wp-caption-text">Voyage organisé pour le bois...</p></div>
<p><em>Lui c’est Le Nozon</em></p>
<p>C’est un ruisseau, que dis-je, une rivière qui coule à un joli niveau, quand il y a de l’eau. Et ces jours, il est tout grand, dans un large costume, déformé par les fortes pluies et le redoux, d’eau un peu froide. Même des fois qu’il se prend pour plus grand qu’il n’est. Gilles, le poète de Saint Saphorin, ne l’a pas connu, c’est dommage. Parce que, par ses mots, il aurait su en faire une jolie histoire, mais voilà, il avait rencontré la Venoge.</p>
<p>Ce Nozon, il a la même particularité que la Venoge, celui d’être tout vaudois, pas très pressé, souvent indécis et même hésitant. Et pour son voyage suprême, ne sachant quelle direction choisir… prudent, il s’est partagé en deux. Il a même changé de nom, par discrétion, pour faire d’ombre à personne, à Pompaples, plus précisément. Là où la Venoge avait dit non à sa sœur l’Orbe qui filait vers Olten et les Allemagnes; elle avait préféré rester au pays, fréquenter le bleu Léman, elle n’avait pas tort.</p>
<p>Le Nozon, indécis, s’est tout de même décidé, en bon Vaudois : «pour moitié, je file rejoindre le Talent et suivre l’Orbe vers le Nord, et pour l’autre moitié, je mets les bouts, je prends le pseudonyme d’«Augine» et vais bourlinguer avec la Venoge, histoire de lui donner un p’tit coup d’eau, pour aller plus vite vers le Sud, vers le chaud !»</p>
<p><em>Il est né là-haut</em></p>
<p>Il est né dans le Jura vaudois, en dessus de Vaulion, loin des villes mais près du ciel. On n’y prend pas garde au début, il est petit, timide, voire invisible! Il est sorti du «Cul-du-Nozon» pour offrir son eau aux bêtes et aux villageois du premier replat. Il ressemble à un tortillard de montagne bien peu discipliné et qui se moque des bordiers qui ont voulu le canaliser. Des dimanches, il emporte dans ses flots, les ballons de foot, que des joueurs un peu mutins bottent en touche, histoire de gagner du temps! Ça l’amuse&#8230;. Ce sont les remplaçants qui sont en eau, courant après lui avec des filets à papillons pour récupérer les ballons.</p>
<p>Plus loin, filant dans la vallée, c’est un petit barrage, avec ses canards visiteurs, qui lui donne les allures d’un delta de fleuve. Il poursuit sa route, musarde avec des toblerones, pas ceux en chocolat, mais ces défenses de la dernière guerre, vestiges de nos colonels.</p>
<p>Il se tortille joliment en prenant la direction du Vallon, fait de puissants détours loin des pintes, va de droite et de gauche, grignote un peu de terre sur son passage et se cache du regard, l’été, derrière de hauts herbages. On a sa pudeur.</p>
<p><em>Faut un rude effort pour le suivre</em></p>
<p>Soudain, il prend son élan, s’engouffre entre deux murailles, des rochers immenses, un instant il se prend pour le fleuve jaune, rapport à tout le limon qu’il charrie quand il est gros ! Il part en cascade, en chutes vertigineuses, reprenant son souffle à l’abri de cavernes qui jalonnent la descente pour mieux rebondir jusqu’au replat du Fond de Combe.</p>
<p>Là, il prend son temps, la route est encore longue. Il glisse dans ce milieu champêtre où les chevreuils côtoient les chamois pour se désaltérer avant l’aube. Il évite le stand de tir, ils font trop de bruit ces gaillards et va à son rendez-vous galant, avec la source de la Diaz, qui vient le rafraîchir après son long chemin.</p>
<p>Il s’était mis dans tous ses états en traversant les Gorges, embarquant de temps à autre sur ses flots tumultueux des arbres tombés aux champs d’honneur, leur offrant un voyage vers la lumière.</p>
<p>Il s’élargit, prend une bonne place dans le replat avant d’arriver vers une forge, où un deuxième barrage le retient un temps. Au passage, il salue une roue qui ne tourne plus, le maréchal a quitté cette terre, il y a trop longtemps. Il se met à gonfler dû au passage étroit, sous un pont vers la maison des moines, ensuite il frôle amoureusement un talus boisé, puis file en direction de Croy à toute allure vers une petite cascade, prémices du tout grand saut  qu’il va faire, plus loin, avant de descendre vers Pompaples et son destin.</p>
<p>Dans le temps, en passant, il partageait son eau entre forges, moulins, battoirs à grains et lavandières, ce n’est que du passé… mais pas pour tout le monde.</p>
<p><em>L’histoire l’attendait au Mormont</em></p>
<p>Il continue sa descente, file vers la Chute du Dard et offre carrément une vision de Colorado (!) les jours de grosses pluies, ou de fonte des neiges, pour tomber aux pieds de la falaise dans une grande crique. Là il se plaît à traînasser pour déguster la tranquillité; il peut souffler un peu et profiter de son lit bordé de mousse, de fougères et d’arbres géants, avant filer vers le Milieu du Monde et décider de son avenir.</p>
<p>Dans ces lieux, il est au frais, paisible, les truites ça le chatouille, les grenouilles viennent lui rendre visite et des hérons, qui ont trouvé, là, un bon garde-manger, viennent le saluer. C’est même un joli replat pour pique-nique. Mais le temps passe, l’histoire ne se refait pas, alors il reprend son élan et dévale le fond de la vallée, se tortille de plus belle, part en cascade, racle les gorges et profite des richesses de ce vallon.</p>
<p>À Pompaples, il fut prié, par le sire Gingins de La Sarraz de se diviser en deux. Le Milieu du Monde était né. Ainsi partagé il connut le froid dans le lac de Neuchâtel et le chaud avec le bleu Léman. Il est plus fort que la Venoge, et c’est tout à son éloge, il a traversé l’Europe du Nord et du Sud, en toute discrétion.</p>
<p><em>Un Vaudois cent pour cent !</em></p>
<p>En hommage à Jean Villard Gilles et La Venoge</p>
<p><em>Photo Chouette en goguette</em></p>
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		<title>Vallorbe : pêcheurs contre &#8230; oiseaux</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 06:38:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvie Troyon</dc:creator>
				<category><![CDATA[205 - 080110]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[pêcheurs]]></category>
		<category><![CDATA[poisson]]></category>
		<category><![CDATA[truites]]></category>

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		<description><![CDATA[Les pêcheurs essayent de préserver les truites contre les oiseaux piscivores]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_2457" class="wp-caption aligncenter" style="width: 478px"><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://lomnibus.ch/wp-content/uploads/2010/01/2.jpg"><img class="size-full wp-image-2457 " title="Il fallait être prudent et patient pour tirer le filin à travers la rivière." src="http://lomnibus.ch/wp-content/uploads/2010/01/2.jpg" alt="Il fallait être prudent et patient pour tirer le filin à travers la rivière." width="468" height="265" /></a><p class="wp-caption-text">Il fallait être prudent et patient pour tirer le filin à travers la rivière.</p></div>
<p>Les pêcheurs essayent de préserver les truites contre les oiseaux piscivores</p>
<p>Le 11 décembre dernier, des membres de la société Vaudoise des Pêcheurs en rivières, section de Vallorbe, avec l’appui financier du service cantonal de l’inspection de la pêche et des milieux aquatiques, ont essayé de trouver une solution afin que les truites de nos rivières puissent frayer tranquillement, sans être dévorées par les harles et autres oiseaux piscivores.</p>
<p><em>Première vaudoise </em></p>
<p>C’est pour tirer un filin de près de deux mille mètres de longueur à travers l’Orbe, près de la patinoire, ornés de compact-disques et de lamelles de papier alu afin d’éblouir les oiseaux, qu’une quinzaine de bénévoles passionnés se sont retrouvés malgré le froid.</p>
<p>A cet endroit, une frayère, où se retrouvent chaque année un bon nombre de truites, est victime de l’appétit des oiseaux, qui savent où trouver leur pitance. Et ces coquins ne se contentent pas seulement de manger les salmonidés, mais aussi leur progéniture sous forme d’œufs.</p>
<p><em>Expérience positive</em></p>
<p>«A ce jour, nous pouvons déjà conclure que cette expérience a porté ses fruits» commente M. Christian Lirgg, préposé au gardiennage et responsable des gardes-pêches auxiliaires. «Nos nombreux passages sur le site nous ont permis de constater que les harles n’ont pas fait autant de dégâts que les autres années, et c’est réjouissant».</p>
<p>Les fils seront déposés au début avril, lorsque les alevins seront plus vifs afin d’échapper aux gourmands.</p>
<p><em>Photo Sylvie Troyon</em></p>
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		<title>C’est l’histoire d’un arbre</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2009 10:24:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chouette en goguette</dc:creator>
				<category><![CDATA[184 - 240709]]></category>
		<category><![CDATA[Nature]]></category>
		<category><![CDATA[arbre]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[noyer]]></category>

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		<description><![CDATA[L’homme veut et croit pouvoir tout diriger, tout contrôler: «Y’sait tout…» qu’il dit souvent! C’est pas tout à fait vrai! Heureusement pour la nature.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_325" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-325 " title="noyer-01" src="http://www.lomnibus.ch/wp-content/uploads/2009/07/noyer-01.jpg" alt="Noyer" width="480" height="322" /><p class="wp-caption-text">Noyer</p></div>
<p>Parfois la nature nargue l’homme, et ça c’est chouette!</p>
<p><em>Touché, mais pas coulé…</em></p>
<p>L’homme veut et croit pouvoir tout diriger, tout contrôler: «Y’sait tout…» qu’il dit souvent! C’est pas tout à fait vrai! Heureusement pour la nature.</p>
<p>Sur le bord d’un talus, pas bien loin de mon home boisé, il y avait un noyer très grand. Quand il était debout, il avait une voilure imposante. Il était particulièrement beau et riche de fruits chaque automne; mes copains, les écureuils en profitaient pleinement. Mais voilà, une nuit de Saint Sylvestre, le temps très méchant l’a déraciné et fait se coucher tout entier en  obstruant une petite route.</p>
<p>Alors des mecs, avec leurs trancheuses vrombissantes, sont venus et ont sectionné tout ce qui dépassait sur la route, laissant son tronc mutilé toujours attaché à ses racines mises à mal durant la chute.</p>
<p>Ils se sont dit: «On va le laisser sécher et on le débarrassera plus tard.» Vrai, qu’ils avaient fort à faire ces jours-là et qu’ils n’ont pas encore fini de débarrasser les arbres arrachés dans la vallée.</p>
<p><em>Bin non, il n’a pas séché</em></p>
<p>Les jours, les semaines ont passé, la neige s’est évaporée très lentement. Le tronc du noyer faisait peine à regarder, pourtant je voyais que de la terre était restée accrochée à ses racines. Puis le printemps est arrivé: la sève, qui fait exploser les bourgeons dans des nuances de verts infinies, Se mettait en route vers le sommet des cimes.</p>
<p>Après une si longue hibernation, on aurait dit que la nature voulait en mettre plein la vue aux passants, et garnir très vite les arbres restés debout afin de cacher les blessures de l’hiver.</p>
<p>Le noyer, lui, pleurait sa sève. Même déraciné, tronqué, il était vivant et les branches sectionnées laissaient s’échapper un suc presque rouge, larme après larme. C’était comme une lamentation. Je m’arrêtais souvent près de lui.</p>
<p><em>Chouette, il se débrouille tout seul</em></p>
<p>Certaines branches tronquées, celles qui se tendaient vers le ciel, cessèrent de pleurer. Et puis un beau jour, miracle, j’ai vu quelques petites feuilles jaillir de ce tronc, avec des couleurs que nul autre arbre ne possède au printemps: des nuances vertes, rouges et brunes qui s’élevèrent fièrement dans la lumière !</p>
<p>Moins de six mois après sa mort estimée, l’arbre est encore vivant. La sève s’est figée et il se pare d’une multitude de branchages luxuriants, pointés vers le ciel. La vue du tronc s’estompe  doucement des yeux, et c’est un buisson généreux, nouveau genre, qui habille le talus maintenant.<br />
Il est beau, à nouveau! Mais les écureuils n’auront pas de noix cette année, il leur faudra se rabattre sur les noyers voisins.</p>
<p><em>Les contes ne finissent  pas toujours bien. Quoique…</em></p>
<p>Un jour de ces jours prochains, les bipèdes devraient revenir avec leurs hurlantes et le décapiter à nouveau, définitivement, n’étant pas conforme à la vue… faite de propre en ordre…!</p>
<p>Mais qu’est-ce que ce serait chouette qu’ils le laissent vivre dans la non-conformité! Peut-être qu’ils ont encore assez de boulot plus haut dans la vallée pour oublier cet arbre ?</p>
<p>Parce que ce noyer aura montré à ceux qui se promènent, le pouvoir d’adaptation de la nature, rien qu’avec un peu de terre restée scotchée à des racines! Et sans autre aide que celle du temps, du soleil et de la pluie.</p>
<p>Et puis, à l’automne, j’aimerais bien voir comment  il s’y prendra pour hiverner et faire remonter la sève dans le tronc couché jusqu’à ses racines et nous donner rendez-vous pour le printemps prochain!</p>
<p><em><br />
</em></p>
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