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	<title>L&#039;Omnibus &#124; Journal de la région d&#039;Orbe &#187; Agr&#8217;Omnibus</title>
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	<description>L&#039;hebdomadaire de votre cité</description>
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		<title>Peut-on sortir de la crise agricole ?</title>
		<link>http://lomnibus.ch/editions/185-210809/peut-on-sortir-de-la-crise-agricole/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Aug 2009 05:35:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ernest Badertscher</dc:creator>
				<category><![CDATA[185 - 210809]]></category>
		<category><![CDATA[Agr'Omnibus]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>

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		<description><![CDATA[Les agriculteurs, producteurs de matières premières vitales, sont au cœur d’une tourmente et leur situation devient de plus en plus dramatique. Ils produisent l’essentiel des biens de consommation de notre planète. Ils ont donc une importance capitale et devraient tenir donc le couteau par le manche et pouvoir imposer leurs volontés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em> </em></p>
<div id="attachment_1069" class="wp-caption aligncenter" style="width: 456px"><em><em><img class="size-full wp-image-1069  " title="Agriculture" src="http://lomnibus.ch/wp-content/uploads/2009/08/agriculture1.jpg" alt="Agriculture" width="446" height="258" /></em></em><p class="wp-caption-text">Agriculture</p></div>
<p><em>La situation actuelle</em></p>
<p style="text-align: left;">Mais la réalité est tout autre : ils n’ont pratiquement rien à dire dans la fixation des prix, au contraire ils subissent le dictat des lobbys qui décident pour eux.</p>
<p style="text-align: left;">Comment en est-on arrivé à une telle situation ? Dans notre système économique, le primaire, où le paysan produit, le secondaire où l’industriel transforme et encaisse une plus-value pour son travail et le tertiaire, soit les services, s’occupant de la commercialisation.</p>
<p style="text-align: left;">Analysons un peu ce tertiaire : un service ne produit rien, mais c’est pratiquement lui qui commande, exige et fixe les prix. Mais comment ? Par ses banques, il est le fournisseur de fonds du primaire et du secondaire, c’est donc l’argent qui mène le bal.</p>
<p style="text-align: left;">Pour en garder le contrôle, il maintient le primaire et parfois le secondaire, par le surendettement, dans une situation de misère, c’est à dire d’une complète dépendance. (Au niveau mondial, nous avons exactement le même schéma avec le FMI, la banque mondiale et l’OMC, dont notre belle ministre veut à tout prix nous mettre dans cette gonfle, tout en nous faisant croire que c’est pour le bien du consommateur).</p>
<p style="text-align: left;"><em>Rationaliser grâce au tertiaire</em></p>
<p style="text-align: left;">Les conseils de nos spécialistes agricoles du tertiaire de Berne, qui n’ont souvent jamais vu une vache ou un épi de blé mais conseillent de rationaliser à outrance, pour diminuer les coûts de production. Pour que ça fonctionne, il faudra investir, soit s’endetter, ça marche, mais quand la production a doublé, les prix sont divisés par deux ! Bénéfice zéro, mais des dettes à payer en plus.</p>
<p style="text-align: left;">Quand le tertiaire devient majoritaire (tout en ne produisant rien), comme l’exemple de l’Islande où il représente les trois quarts des affaires, il ne faut pas s’étonner que le système s’effondre. Le tertiaire en excès est un parasite à éradiquer.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Diversifier</em></p>
<p style="text-align: left;">Les politiques étant incapables de corriger le tir, face à cette puissante machine financière malgré sa crise récente. Il faut donc choisir des créneaux innovants, éviter se s’endetter et surtout éviter les intermédiaires parasites. Une solution consiste à transformer à la ferme la matière première et encore mieux la vente directe.</p>
<p style="text-align: left;">Des exemples positifs, concernent surtout des produits de niche. Il peut s’agir de petites productions de confitures, de fleurs, de légumes bios qui garantissent un meilleur prix, de la boucherie à la ferme, le marché à la ferme etc.</p>
<p style="text-align: left;">Cependant, même si les quantités sont faibles, ils laissent tout de même une meilleure marge mais ne représentent qu’un faible pourcentage du chiffre d’affaire. Alors, pour entrer dans ce commerce à une plus grande échelle, il faut s’attaquer aux principales productions agricoles, soit les céréales, le lait et la pomme de terre.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;">Pour les céréales, un projet régional est en couveuse, pour produire de la farine à la ferme, au niveau d’une coopérative agricole villageoise à Bavois. Nous y reviendrons prochainement en détail. Avec la paille, plutôt que de la vendre jusqu’au centre de la France à vil prix, on pourrait mieux l’utiliser, par exemple en mélange a des déchets végétaux pour la production de pellets.</p>
<p style="text-align: left;">Pour le lait, s’il s’agit d’une production pour l’industrie, le cas est désespéré, les prix ont chuté de 50% et, actuellement, ne couvrent plus les frais de production, même après rationalisation. Nous sommes déjà noyés de produits industriels provenant des pays de l’Est et de l’Allemagne, où la main-d’oeuvre est exploitée et sans s’occuper de l’énergie liée aux transports, chaîne du froid etc.</p>
<p style="text-align: left;">Par contre, si le lait entre dans la production d’un fromage de qualité, les prix sont nettement supérieurs mais avec des exigences strictes. C’est actuellement encore le meilleur créneau, mais pour combien de temps encore ?</p>
<p style="text-align: left;">La transformation du lait à la ferme est possible, mais nécessite une adaptation qui prendra un certain temps. Il pourrait s’agir de lait pasteurisé, upérisé, de yogourts, de fromages spéciaux et autres adaptations. Ces productions pourraient se faire dans les anciennes laiteries villageoises abandonnées.</p>
<p style="text-align: left;">Un petit créneau qui fonctionne bien est la production de fromages de brebis et de chèvre. Certaines exploitations ont plus de 1’000 chèvres.<br />
Pour les pommes de terre, il y a également des possibilités de transformer à la ferme, par une production de pommes de terre précuites, de chips, de frites précuites etc.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Energiculture</em></p>
<p style="text-align: left;">Un créneau dont on parle beaucoup, mais où l’on agit peu, est la production d’énergie. Il peut s’agir d’électricité photovoltaïque payée au prix coûtant. Les fermes et hangars agricoles permettent de réaliser de grandes installations. Malheureusement, les lobbys de l’électricité ont mis la main sur cette juteuse affaire en s’octroyant immédiatement les quotas promis et il ne reste plus rien pour le pékin, à moins de vives réactions de nos politiques à Berne.</p>
<p style="text-align: left;">Il y a le biogaz, où d’excellentes possibilités existent, surtout en utilisant les déchets de la ferme et des ménages. Ce biogaz, pour les petites installations est utilisé directement pour produire de la chaleur. Si les quantités sont plus importantes, une production d’électricité en plus de la chaleur permet de revendre ce courant en l’injectant dans le réseau. Avec le petit-lait, il y a aussi des possibilités, déjà exploitées en France.</p>
<p style="text-align: left;">Si un agriculteur transforme ses fourrages en électricité et chaleur en produisant du biogaz, son revenu est nettement supérieur à une production laitière et avec beaucoup moins de travail. Mais là, on entend déjà crier au scandale, du fait d’utiliser de la nourriture pour produire de l’énergie. C’est donc la preuve que les matières agricoles sont sous-payées. A la place des jachères, il y aurait des façons plus intelligentes de les utiliser, justement dans le domaine du biogaz.</p>
<p style="text-align: left;">Il y a les biocarburants, qui rencontrent les mêmes critiques. Il peut s’agir de biodiesel, sous forme d’ester d’huile de colza, de Sucroil, un carburant pour moteurs diesel qui est un mélange de sucres d’amidon et de biodiesel, d’alcool de betteraves, le Betalcool (<a href="http://www.betalcool.ch">www.betalcool.ch</a>) et aussi à partir de déchets de pommes de terre et de fruits.</p>
<p style="text-align: left;">L’énergie du bois, par une production de pellets, pour les heureux propriétaires de forêts. Il existe de très petites installations à des prix très abordables.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Tourisme à la ferme</em></p>
<p style="text-align: left;">Ce créneau est une autre possibilité de diversification encore peu utilisée en Suisse romande. Elle nécessite cependant des équipements qui ne sont pas toujours réalisables. Cependant, des formules très simples sont appréciées.</p>
<p style="text-align: left;"><em>Conclusion</em></p>
<p style="text-align: left;">L’agriculteur est prêt à donner la priorité à l’alimentation, mais alors il faudra le payer au juste prix et ne plus jouer avec des produits d’importation qui appauvrissent encore plus le tiers-monde et dont les seuls bénéficiaires sont des spéculateurs et certaines multinationales et autres grands commerces. Nos hautes autorités, jouent là un jeu dangereux pour le pays, en voulant appliquer les normes de l’OMC.</p>
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