Je touille

Orbe, capitale mondiale de la saucisse aux choux! Y’en a point comme elle !

Comme chaque année lors du dernier week-end de septembre. Orbe devient la capitale mondiale de la saucisse aux choux, n’ayant pas peur de le dire pour ce plat divin et roboratif. Cette 13e édition fut un succès avec plus de 220 convives vendredi soir. Neuf restaurateurs proposaient également de découvrir ce produit.

Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer cette saucisse? Un pasteur vaudois évoque une saucisse au foie et aux choux en 1884, cela ne veut pas dire qu’elle n’existait pas avant. Il se dit que c’est pour faire face à une augmentation du prix de la viande de porc que certains bouchers eurent l’idée d’ajouter du chou lors de sa fabrication.

Ce samedi avait lieu la partie officielle avec Henri Germond, syndic d’Orbe, fier que la Cité aux Deux Poissons soit associée à cette manifestation qui, chaque année, prend de l’ampleur.
En présence aussi de la Conseillère aux États, Géraldine Savary, qui préside l’Association suisse des AOP-IGP (Appellation d’Origine Protégée et Indication Géographique Protégée), qui confiait son goût pour le papet vaudois.

Des démonstrations de confection de saucisses aux choux ont été proposées samedi après-midi par les apprentis bouchers. Le Vacherin Mont d’Or (AOP) était l’invité d’honneur de ces journées gastronomiques.
Sur l’esplanade du Château, dans un chaudron en cuivre, 1200 litres de jus de pommes et de poires ont lentement mais sûrement réduit sur les flammes pour nous offrir de la raisinée vendue sur place. Les enfants pouvaient participer à des ateliers de cuisine et de maquillage. Le personnel communal est à remercier tout comme les bénévoles qui nous ont permis de partager un moment de bonheur simple et chaleureux.
La présidente, Marlyse Pilloud, et le comité d’organisation tirent un bilan plus que positif de cette édition et nous donnent rendez-vous l’an prochain.

François de Coulon.

Région: Le vignoble des Côtes de l’Orbe s’affirme année après année

Les vignes des Côtes de l’Orbe AOC (170 ha) font partie de ce qui est appelé le vignoble du Nord Vaudois avec l’appellation Bonvillars (190 ha) et celle du Vully (150 ha). Il s’agirait de la plus vieille région viticole de Suisse. Cette superficie de 180 hectares (4% de la surface viticole vaudoise) est morcelée en une multitude de parchets.
L’appellation d’origine Côtes de l’Orbe s’étend sur une vingtaine de communes, d’Eclépens à Yverdon-les-Bains (voire Yvonand). Les terroirs sont composés de molasse, de calcaire et d’argile. Généralement orientées plein sud, les vignes profitent d’un climat plus sec qu’ailleurs dans le canton, idéal pour la culture des cépages rouges qui représentent environ deux tiers du vignoble.
Initiée par les Romains, développée par les moines et les seigneurs, la culture de la vigne prospéra dans la région au point qu’avant les ravages du phylloxéra, à la fin du 19e siècle, Orbe était le plus grand district viticole vaudois.

L’importance des sols pour la vigne

Dans une région aussi petite que celle des Côtes de l’Orbe, on trouve des sols très différents dont la composition confère aux vins des qualités très variées. Le vignoble d’Eclépens jouit ainsi d’un statut particulier. François de Coulon, propriétaire du Château d’Eclépens, précise que le massif du Mormont et le canal d’Entreroches sont situés le long d’un doigt de fort calcaire provenant du Jura tout proche. Ce sol sec et caillouteux est de même nature que celui de Concise ou Bonvillars.
A Arnex ou Bavois, le sol est composé d’une marne argilo-calcaire plus grasse. Le terrain (similaire aux sols bourguignons) est propice aux rouges. Du côté de Rances ou Valeyres, on trouve un sol calcaire avec de la silice et du tuf qui le rendent plus gras. Le sol d’Agiez et Mathod est principalement argileux. Cette géologie particulière est prise au sérieux. Une vaste étude des sols viticoles suisses est condensée dans un ouvrage « Roche et Vin » : c’est le fruit de la collaboration entre géologues, vignerons et oenologues.

Quel vin pour quel sol ?

En réponse à cette question, François de Coulon précise que le choix et l’expérience du vigneron prédominent. « A Eclépens, c’est une terre à rouges, favorable au Gamay. Mais je produis aussi des Pinot Noir, Gamaret et Garanoir. Le Chasselas ne représente que 20% de ma production. Le réchauffement climatique change rapidement la donne. J’ai constaté des déficits hydriques au moment du passage au biologique. Mais on peut faire des erreurs qui engendrent d’excellentes surprises. Un jour, j’ai voulu planter du Pinot Gris le long d’un mur de pierre. Le trop de chaleur l’a rapidement flétri. J’en ai tiré un vin doucereux qui plaît énormément à ma clientèle! ».
Qui sont ces vignerons dont on parle en bien ?
Dans notre belle contrée, une génération de vignerons passionnés, intelligents, avec un savoir-faire reconnu a réussi à donner ses lettres de noblesse à une appellation qui en a étonné plus d’un. La stricte maîtrise de la quantité dans le respect de la nature, les méthodes traditionnelles et une oenologie de pointe ont permis à ces passionnés de confectionner des vins d’un excellent rapport qualité-prix.
Ils misent sur une viticulture d’avenir et innovent aussi par l’introduction de spécialités prometteuses et bien adaptées aux terroirs de la région. La jeune génération a fait ses preuves. Le public régional parle avec fierté et sérieux des qualités des vins que l’on trouve à Arnex, Bofflens, Valeyres-sous-Rances et dans d’autres villages de la région. Mais il faut parfois passer la main. C’est ce qui a été fait l’année dernière à Mathod et à Arn


A Mathod, Valérie Marendaz a repris les rênes de la Cave de la Combe

Dans le cadre de ses études pour devenir enseignante, Valérie Marendaz a dû faire un stage en Allemagne; au cours de celui-ci elle a travaillé durant deux mois à la reconstruction d’une ferme près de Hambourg. Le côté pratique et manuel de ce travail l’a enchantée et elle a décidé de changer de cap professionnel.
Daniel Marendaz et son épouse ont trois enfants, dont deux fils aînés qui n’ont pas voulu reprendre la vigne familiale. Daniel Marendaz n’espérait plus que la cave créée en 1986 soit remise à un de ses enfants. La surprise a donc été totale lorsqu’en rentrant d’Allemagne, Valérie lui a annoncé qu’elle souhaitait devenir vigneronne.
La cave est spécialisée dans l’élaboration du mousseux créé avec les grappes de Chardonnay et de Pinot Noir. Mais on y trouve aussi plus de dix autres cépages. Malgré son jeune âge, Valérie s’occupe de 6 hectares de vigne. Son travail est varié : sur le terrain, à la cave et également au bureau pour l’aspect commercial. Elle a la volonté de produire son raisin en petites quantités tout en respectant la nature. Elle ne souhaite pas utiliser d’insecticides et est prête à faire tous les essais et recherches permettant de trouver le bon produit en étant en phase avec la nature.

Frédéric Gauthey a remplacé Jean-Daniel au Domaine de l’Orme

A Arnex, la transition s’est faite beaucoup plus naturellement. Sa sœur n’étant pas intéressée à reprendre le domaine, Frédéric s’est retrouvé en pole position pour remplacer son père lorsque celui-ci a décidé de passer la main. La procédure a tout de même pris près de 5 ans; le côté administratif est complexe, il a fallu obtenir l’accord des offices agricoles, parler de financement, de gestion et d’emprunt.
Depuis 2017, c’est tout bon pour Frédéric (29 ans au bénéfice d’un CFC de vigneron et d’un diplôme ES de l’école de Changins). Au domaine de l’Orme, il produit plus de 20 cépages (60% de rouge et 40% de blanc) sur 5 hectares. Pour les rouges, le rendement est de 700 grammes au mètre et on approche du kilo pour les blancs. En plus de cela, Frédéric vient de se voir confier le vignoble de la ville d’Orbe. La volonté pour ces quelques lignes de vigne est de mettre à disposition de la ville environ 4000 bouteilles de Gamay-Garanoir, Merlot-Syrah et de Chasselas.

Le chalet des Maisons-Doubles et sa vache géante.

Vaulion – mi-été: accueil aux Maisons-Doubles

Le Syndicat agricole et d’élevage de Vaulion a institué une belle tradition conviviale. Depuis 2013, chaque année, un des nombreux chalets d’alpage de la commune s’ouvre et accueille le public l’espace d’une journée.

Pour cette déjà sixième édition, c’est le chalet des Maisons-Doubles qui était le but de cette nouvelle découverte.

Les familles de Christian et Stéphane Messeiller, les amodiateurs des lieux, avaient bien fait les choses. Elles n’ont pas hésité à adapter la vaste écurie en salle de restaurant où de nombreuses fondues et autres grillades ont été servies. Autre originalité, le bar avait été aménagé dans une grande bétaillère placée devant le chalet. Vu la configuration des lieux, il n’était pas possible d’organiser un parking à proximité immédiate. C’est donc plus bas, vers la route de la Breguettaz, qu’il fallait laisser son véhicule puis monter à pied durant une dizaine de minutes environ. Une voiture navette gratuite était cependant organisée.

Apéritif original

Mais les courageux marcheurs étaient récompensés. Le long du trajet, on pouvait apercevoir un écriteau blanc simplement marqué «Apéro». Alors, il fallait redescendre un peu pour accéder à un lieu pentu où arrive une petite source. Et c’est dans ce coin un peu secret que Stéphane troublait cette eau pure et fraîche avec une délicieuse absinthe accompagnée de quelques «grignotages». Ensuite, une petite montée permettait de retrouver le chalet.
Les enfants n’étaient pas oubliés. Une énorme vache «grand format» avait pris place sur le pâturage et les accueillait volontiers pour se défouler. Un peu plus loin, un trio d’ânes observait, imperturbable, toute cette animation agrémentée par la musique d’accordéon.

M. Vuitel à la recherche des castors.

Orbe: Balade estivale sur les traces des castors

Ce mercredi, par un temps radieux, les quelques curieux présents ont pu découvrir le site du Moulin Rod autour du thème des castors de l’Orbe. M. Vuitel, de l’Association Patrimoine au fil de l’eau, a présenté les lieux, en commençant par le fameux ascenseur à poissons et la passerelle à castors de la centrale hydro-électrique des Moulinets.

Après une visite du musée, d’où l’on peut apercevoir des poissons se reposer quasiment sous nos pieds, le visionnage d’un film sur la vie des castors d’Orbe nous met en appétence à l’idée d’aller sur leurs traces le long du Chemin des Présidents. Une famille castor y a élu domicile, sur un territoire d’environ un kilomètre.

Des traces, il y en a! Certaines sont discrètes, comme des branches rongées ou un passage sur la rive, et d’autres, comme les huttes ou les arbres abattus, sont plus visibles. Cette fois, nous n’avons vu personne de la famille castor d’Orbe (qui se compose de quatre petits et deux adultes), mais quelques belles libellules nous ont gratifié de leur présence colorée. Seul bémol finalement : le peu de visiteurs.

Tout l’été, touristes et habitants de la région peuvent profiter des visites proposées par l’Office du Tourisme d’Orbe et l’Association Patrimoine au fil de l’eau. Découverte de la ville, des mosaïques romaines ou du patrimoine économique et technique du Moulin Rod sont au programme. Le détail des visites est disponible à l’Office du Tourisme ainsi que sur leur site internet.

Le nouveau Conseil d’administration : Philippe Conus, André Guillet, David Käser, Geneviève Gassmann, Fabian Pellaux, Gilles Deriaz le nouveau président, Jacky Cretegny et Corinne Martin.

Région, Agriculture: changement de président

Lors de la 8e assemblée générale de Landi Nord Vaudois Venoge SA, le bilan de l’année a montré une coopérative en progression. Dans le chiffre d’affaires 2017, de KCHF 44 112, 42% vient du commerce de détail, 26% du commerce agricole et 25% des céréales. Ce chiffre d’affaires est en hausse de 8% par rapport à 2016.

Christophe Grand, directeur, s’est montré heureux de la décision de l’entreprise Zweifel de choisir dorénavant de l’huile de colza HOLL suisse pour ses chips. Le temps sec a accéléré la maturité des céréales et les moissons ont débuté vers le 21 juin avec l’orge. Olivier Agassis, responsable silos et sécurité, et son équipe, ont reçu 22 380 t. de céréales. Il n’y a heureusement pas eu de blé germé.
Trois personnes ont quitté le Conseil d’administration, MM. Henri Vallotton, président, Didier Kunkler et Patrick Grin. Les trois personnes proposées par le CA ont été acceptées avec des applaudissements chaleureux. Il s’agit de Corinne Martin, David Käser et Fabian Pellaux. Le nouveau président élu est Gilles Deriaz de Baulmes.

Un regroupement des centres collecteurs est mis sur pied sous le nom de Vaud Céréales SA. L’Omnibus y reviendra ultérieurement.
L’assemblée s’est terminée sur quelques bémols avec les Conseillers nationaux qui luttent pour faire entendre la voix des agriculteurs à Berne.

Merci président
C’est avec une émotion certaine que le directeur, Christophe Grand, a remercié Henri Vallotton, qui quitte le Conseil d’administration après 19 ans de présidence. Ce dernier était vice-président et a repris ce rôle au pied levé, lors d’une assemblée générale de la Société d’Agriculture d’Orbe et Environs, qui l’a ensuite élu président. Puis il a géré la création de la Société d’Agriculture Jura Nord vaudois. En 2010, cette entité s’est regroupée avec la Sté d’agriculture de Baulmes et celle de la Venoge pour devenir Landi Nord vaudois Venoge SA.

Henri Vallotton a participé à la création du nouveau magasin d’Orbe, puis celui d’Yverdon et enfin celui de Cossonay, qui remplace Penthalaz. Il a accompagné l’achat, par fenaco, des silos André à Chavornay et de leur transformation en centre collecteur.

L’année dernière la maison mère fenaco a également racheté le site des Grands Moulins de Cossonay et exploité le site des Moulins Rod à Orbe. Il a également fait partie du comité régional de fenaco pendant 10 ans et été délégué à l’Union Suisse des Paysans. Il quitte la présidence sereinement sachant que le nouveau Conseil d’administration va poursuivre la mission pour le futur des agriculteurs.

Castors sous les EPO au confluent de l’Orbe et du Talent.

Orbe : castors indigènes forcés de montrer leurs nez à cause de la crue

Deux familles de castors «urbigènes» installées sur les rives de l’Orbe ont dû montrer leurs nez dernièrement en raison des hautes eaux.
Mammifère rongeur, le castor est un animal industrieux qui exerce une inlassable activité au bord des cours d’eau, l’hiver excepté. Pour la petite histoire, le castor a disparu de Suisse depuis 1849 suite à une chasse intensive.

Puis, entre 1958 et 1977, 141 castors européens, dits «fibert», ont été réintroduits le long de nos rivières, et depuis 1962 il est totalement protégé en Suisse. L’association pour l’intérêt et le suivi du castor «Beaverwatch» fournit au service de la faune des données sur le recensement et autres activités liées aux rongeurs.
Deux familles de trois à cinq individus se sont installées dans la région proche, l’une en contrebas du pénitencier des EPO et l’autre dans la zone du Puisoir.

Il y a aussi un habitat dans la région de Vallorbe. On peut observer leur présence par les amas de branchages sur les sites.

Travail et nourriture

Le castor passe la majorité de son temps au labeur, abat avec ses deux incisives teintées ocre à croissance continue des arbres feuillus (saules – peupliers) afin de se nourrir, de protéger l’entrée de son terrier, de créer une digue où la rivière manque d’eau à son goût, afin de pouvoir nager dans la proximité de son habitat. A cette occasion, il favorise aussi la biodiversité, et les amas de branchages permettent de même aux poissons de s’abriter des oiseaux piscivores.
Les digues édifiées pendant l’été sont fixées à la rive par des pierres, des branchages, le tout solidifiée avec des feuilles et de l’argile. Il va même au champ pour grignoter maïs, betteraves et divers herbages. Mais l’écorce des arbres reste sa nourriture de base. Une fois ces copeaux ingurgités, il défèque un genre de boulettes de sciure qu’il consomme pour son équilibre vital.

Morphologie

Le castor reste le plus gros rongeur d’Europe. Il mesure environ 130 centimètres queue comprise et pèse de 20 à 30 kilos. Cet animal vit de 15 à 20 ans, et au printemps, après 4 mois de gestation naissent de 2 à 6 petits, qui, allaités pendant un mois, ne quittent leurs parents qu’à l’âge de deux ans. Le mâle marque son territoire à l’aide d’une sécrétion nauséabonde, le castoréum, produite par des glandes. Il est difficile de l’observer pendant la journée. Il reste à l’abri dans son terrier, pour se déplacer particulièrement à la tombée de la nuit.
Pour les personnes intéressées par le castor, l’association «Beaverwatch» sera présente fin mai à la fête de la nature à Orbe.

Photo © Benno Strimer

Les jeunes à l’écoute des spécailistes.

Orbe: la pollution expliquée aux écoliers

Informations pas inutiles

Lors des semaines qui ont précédé les vacances scolaires d’automne, plusieurs classes du Collège de Montchoisi se sont rendues au parking de l’avenue de Thienne afin d’être informées sur les méfaits de la pollution. L’intérêt était divers parmi les élèves. Les garçons étaient sensibles aux gaz qui s’échappent des voitures et se disaient prêts à emprunter le plus souvent possible les transports publics.

Le problème de l’ozone a davantage préoccupé les filles. Toutefois, ces jeunes gens de 10 à 12 ans ne semblaient pas tous concernés par le sujet. N’empêche que cette heure passée auprès des responsables du service cantonal aura au moins eu l’avantage d’attirer leur attention sur un sujet qui est toujours plus l’objet de préoccupations diverses.

Dylan, Madlen et Daniel membres du collectif du Joran, dans leurs cultures maraîchères. Ici, diverses variétés de choux côtoient la ciboulette.

Orbe: La ferme collective du Joran récompensée

Tous les 2 ans, les Retraites Populaires décernent un prix à un projet touchant à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine. Cette année, le thème était les produits du terroir vaudois de demain. La ferme du Joran à Orbe ainsi que deux autres structures ailleurs dans le canton ont été les heureux lauréats. Ils se partagent donc les Fr. 150’000.– du prix.

Collectif fonctionnant horizontalement

Une dizaine de personnes sont actives dans ce collectif qui existe depuis environ 3 ans. L’idée étant bien antérieure. Ce n’est qu’en décembre 2016, grâce aux économies de chacun, à une manne financière sous forme d’héritages, que le projet se concrétise avec l’achat, au sein d’une PPE, de bâtiments aux Philosophes 15 et de terrains situés à la limite Orbe-Agiez. 2017 est donc l’année de toutes les mises en place! Pour ce groupe de passionnés, l’idée maîtresse est de restaurer le lien entre le consommateur et le producteur, par la vente directe à la ferme ou les abonnements (paniers bio des 3 Vallons et soja transformé en tofu). Il s’agit aussi de cultiver dans le respect de la structure du sol, travail superficiel plutôt que labour, sarclage remplaçant les herbicides et rotation des cultures. Passer à demain dans la durabilité et l’écologie.

Leurs cultures, leurs projets

Actuellement, sur le plat dominant Orbe, en plein vent, le collectif cultive une ancienne variété de maïs à polenta (d’un splendide jaune éclatant!), du soja qu’il transforme en un goûteux tofu et une trentaine de légumes de saison. Six tunnels, montés au printemps, abritent aussi une partie du maraîchage.

Bien sûr des projets, ils en ont! Avec ce prix, les agriculteurs financeront un local de transformation ainsi qu’un four à pain. Ils envisagent d’autres cultures comme par exemple les petits fruits, la moutarde ou le pavot.

Pour l’heure, dans un contexte légal où malheureusement l’accès à la terre agricole est rendu très difficile, le collectif est à la recherche d’un hectare supplémentaire de terrain pour assurer une bonne rotation des cultures. Le terroir de demain a de l’avenir !

Moissons-2017

Région: Moissons, tout en même temps !

Les orges ont été vite mûrs, puis un orage a stoppé le début des moissons. A suivi un temps sec, qui a donné l’impulsion aux céréales de mûrir. Et le bal des moissonneuses a commencé, de jour comme de nuit. Les centres collecteurs ont reçu tout en même temps: orge, blé, colza et même les pois. Ils ont dû jongler avec les trémies pour que tous les grains passent correctement.

Au début de cette semaine, soit avec 10 jours d’avance, la quasi-totalité des céréales, panifiables et fourragères, et des oléagineux ont été récoltés et la paille n’a pas traîné sur les champs. Il ne reste plus que quelques balles rondes qui ne risquent pas trop la pluie. Après de beaux foins, les agriculteurs ont fait une bonne récolte de céréales. L’année passée, il manquait environ 15 % de grains, mais cette année, on est au niveau espéré, soit environ 17% de plus qu’en 2016.

Belle récolte

Joint à Chavornay, Olivier Agassis, le responsable, a signalé à L’Omnibus que les centres collecteurs de Chavornay, Orbe et Péroset ont reçu 16’700 tonnes de céréales et oléagineux. Il y aura encore des tonnes à recevoir de ceux qui n’ont pas encore livré. Les blés sont de bonne qualité avec un poids à l’hectolitre bon à très bon. Le taux de protéine se situe entre 13.5 et 15, les meuniers seront contents. Quasi toutes les récoltes de blés sont arrivées sèches, par contre, elles ont été ensilées chaudes à + de 30°. Les centres collecteurs doivent donc refroidir le contenu des silos pour maintenir la qualité.
Les récoltes se font de plus en plus tôt à cause de la sécheresse qui stresse les grains, mais également à cause des nouvelles variétés plus précoces. Comme d’habitude, les récoltes contiennent bien assez de blé Top. Il faudrait davantage de classe 2, mais les céréaliers ont de la peine à changer leurs habitudes, pourtant ce dernier convient parfois mieux au terrain.

Bref, il n’y a que les moineaux qui sont mécontents. Ils arrivaient sur les champs en groupe d’une vingtaine, comme des étourneaux, et ravageaient les épis avant que la moissonneuse arrive.

A la source aux Clées, les explications sont données par Albert Lambercy.

Les Clées: à la découverte de la Source Mercier

Trois petits degrés celsius ont accueilli samedi dernier un trentaine de personnes aux portes ouvertes de la Source Mercier.

Appelée couramment depuis plus de 400 ans « Fontaine Mercier », mais exploitée officiellement depuis 1969, celle-ci est située près du village des Clées, non loin de l’Orbe. Les six communes adhérentes à l’AISM (Association intercommunale d’amenée d’eau de la Source Mercier) : Les Clées, Lignerolle, L’Abergement, Sergey, Premier et Bretonnières, bénéficient, selon leurs besoins, de cette résurgence de cours d’eau souterrains.

Un premier arrêt dans la zone de captages, a permis aux plus courageux de se glisser dans un puits afin d’observer l’eau à sa sortie de terre, mais également d’écouter attentivement les explications données par Albert Lambercy, surveillant des installations. En moyenne, ce ne sont pas moins de 1 200 litres/min qui sont débités, puis remontés à l’aide de pompes jusqu’aux différents réservoirs, dont celui du Signal situé près de Lignerolle.

C’est d’ailleurs dans l’impressionnant antre de celui-ci que la deuxième partie de la visite se déroulera. A côté de deux cuves de 400 m3 remplies d’eau cristalline, on apprend, en outre, qu’une vanne présente au sous-sol peut être actionnée en cas de feu, permettant ainsi l’utilisation de l’entier de la capacité du réservoir.

Autrefois uniquement destinée à compléter les réserves incendie, cette eau de source, dont la gestion est entièrement commandée à distance, alimente aujourd’hui de nombreux quartiers de villas, voire l’entier de certains hameaux. Joël Petermann, président de l’AISM, explique d’ailleurs que cette dépendance entraîne de nouvelles problématiques, telles que celle liée à la survenue d’une pollution. Bien que présente quasi sans restriction, cette visite rappelle que l’eau est une ressource précieuse qu’il s’agit de préserver.

Agiez: les champignons sous la loupe

Plus de 80 mycologues, amateurs ou avertis

Dans le cadre de ses sorties d’étude fongique, la société mycologique du Nord vaudois organisait la dernière journée de cueillette d’étude de la saison 2016. L’automne indien dont nous avons bénéficié n’a pas débouché sur une prolifération de champignons.

Mais les matinées de rosée et les quelques pluies tardives ont tout de même permis de réunir et découvrir pas moins de 107 variétés de champignons. L’intérêt de ces journées d’étude mycologiques, se trouve dans l’avantage de voir les champignons dans l’aspect naturel, les tons et les senteurs, une approche plus vraie et plus sensible que sur les livres. De plus, les contrôleurs officiels sont présents pour renseigner chacune et chacun sur les inconnues qui les titillent. En cet automne 2016, le bolet s’est fait prier, les pieds bleus et autres petits gris aussi ...

Mais les connaisseurs des sous-bois ont tout de même fait bonne cueillette. L’intérêt de cette journée a réuni nombre d’intéressés et de curieux, amoureux des ballades et de nature, des champignons et de l’air pur aussi.

Françoise Panasci, présidente de la société, annonce en préavis, les dates du samedi 21 et dimanche 22 octobre 2017, week-end où aura lieu l’exposition bisannuelle à la grande salle de Montcherand, occasion exceptionnelle de découvrir quantité de champignons de nos bois et forêts.

Orbe: le frai des poissons fait arrêter le barrage !

Alerté sur les réseaux sociaux par une photo de poissons morts, l’Omnibus a commencé une enquête, mais le sujet a vite pris de l’ampleur, suite à un communiqué du WWF, Pro Natura, Orbe Vivante et La Société des Pêcheurs Vaudois en Rivière. Il a déjà fait le tour des médias du canton.

Dommages collatéraux selon les uns, un massacre selon les autres.

Suite à l’ampleur de la polémique, Pierre Rigoli, responsable de la production chez Vo énergies, a décidé d’arrêter les turbines, an attendant de trouver une solution.
Il explique que Vo énergies est sensible au problème; c’est la configuration des lieux, ajoutée au pont du Moulinet classé monument historique, qui ont décidé de cet ascenseur qui était en fait la seule solution. Il n’y a pas de données précises quant aux poissons tués, il y a par contre les comptages des poissons qui ont passé par l’ascenseur. Un entreprise de conseil en environnement va se saisir du problème et proposer des solutions.

Mesure drastique mais provisoire

Dans un premier temps, les turbines ont été arrêtées, le temps de calculer le débit optimal pour empêcher les poissons de prendre la route des turbines. Ensuite, elles seront remises en route et des mesures à plus long terme vont être étudiées comme des barrières comportementales, mais il paraît que les poissons ne sont pas très coopératifs.
L’association «Orbe-Vivante» dénonce depuis fort longtemps la mauvaise gestion de l’Orbe par la Romande énergie et Vo énergies; surtout, elle leur reproche de ne pas restituer assez d’eau dans la rivière. Le co-président de l’association, Christophe Estermann, est assez remonté contre les services de l’Etat de Vaud qu’il trouve peu collaboratifs. Il trouve très dommageable à long terme que la valeur biologique de la rivière ne soit pas prise en compte. Les nombreuses lettres et notifications de la part de l’association n’ont toujours pas eu de réponses. Depuis 1993, elle se bat contre Romande énergie pour qu’elle respecte les débits de restitution.

Au barrage du Moulinet à Orbe, le problème est également que les turbines font un appel sur le côté et les poissons y sont rabattus et finissent la tête hachée. Pour Orbe-Vivante, l’ascenseur ne donne pas assez d’eau. Des poissons rares et protégés se font ainsi tuer.

Un groupe de pêcheurs sans appartenance particulière a aussi écrit une lettre à Jacqueline de Quattro début octobre, dénonçant les dégâts aux poissons. Ils trouvent notamment inacceptable que des énergies renouvelables portent atteinte d’une telle manière à l’environnement. Le problème est connu depuis la mise en service des installations (2012), mais rien n’a été entrepris jusqu’à ce jour.

Peut-être que maintenant, les uns et les autres seront entendus. Pierre Rigoli aimerait que le Canton organise prochainement une séance, qui permettrait enfin d’avancer et de trouver des solutions. A suivre donc