M. Vuitel à la recherche des castors.

Orbe: Balade estivale sur les traces des castors

Ce mercredi, par un temps radieux, les quelques curieux présents ont pu découvrir le site du Moulin Rod autour du thème des castors de l’Orbe. M. Vuitel, de l’Association Patrimoine au fil de l’eau, a présenté les lieux, en commençant par le fameux ascenseur à poissons et la passerelle à castors de la centrale hydro-électrique des Moulinets.

Après une visite du musée, d’où l’on peut apercevoir des poissons se reposer quasiment sous nos pieds, le visionnage d’un film sur la vie des castors d’Orbe nous met en appétence à l’idée d’aller sur leurs traces le long du Chemin des Présidents. Une famille castor y a élu domicile, sur un territoire d’environ un kilomètre.

Des traces, il y en a! Certaines sont discrètes, comme des branches rongées ou un passage sur la rive, et d’autres, comme les huttes ou les arbres abattus, sont plus visibles. Cette fois, nous n’avons vu personne de la famille castor d’Orbe (qui se compose de quatre petits et deux adultes), mais quelques belles libellules nous ont gratifié de leur présence colorée. Seul bémol finalement : le peu de visiteurs.

Tout l’été, touristes et habitants de la région peuvent profiter des visites proposées par l’Office du Tourisme d’Orbe et l’Association Patrimoine au fil de l’eau. Découverte de la ville, des mosaïques romaines ou du patrimoine économique et technique du Moulin Rod sont au programme. Le détail des visites est disponible à l’Office du Tourisme ainsi que sur leur site internet.

Le nouveau Conseil d’administration : Philippe Conus, André Guillet, David Käser, Geneviève Gassmann, Fabian Pellaux, Gilles Deriaz le nouveau président, Jacky Cretegny et Corinne Martin.

Région, Agriculture: changement de président

Lors de la 8e assemblée générale de Landi Nord Vaudois Venoge SA, le bilan de l’année a montré une coopérative en progression. Dans le chiffre d’affaires 2017, de KCHF 44 112, 42% vient du commerce de détail, 26% du commerce agricole et 25% des céréales. Ce chiffre d’affaires est en hausse de 8% par rapport à 2016.

Christophe Grand, directeur, s’est montré heureux de la décision de l’entreprise Zweifel de choisir dorénavant de l’huile de colza HOLL suisse pour ses chips. Le temps sec a accéléré la maturité des céréales et les moissons ont débuté vers le 21 juin avec l’orge. Olivier Agassis, responsable silos et sécurité, et son équipe, ont reçu 22 380 t. de céréales. Il n’y a heureusement pas eu de blé germé.
Trois personnes ont quitté le Conseil d’administration, MM. Henri Vallotton, président, Didier Kunkler et Patrick Grin. Les trois personnes proposées par le CA ont été acceptées avec des applaudissements chaleureux. Il s’agit de Corinne Martin, David Käser et Fabian Pellaux. Le nouveau président élu est Gilles Deriaz de Baulmes.

Un regroupement des centres collecteurs est mis sur pied sous le nom de Vaud Céréales SA. L’Omnibus y reviendra ultérieurement.
L’assemblée s’est terminée sur quelques bémols avec les Conseillers nationaux qui luttent pour faire entendre la voix des agriculteurs à Berne.

Merci président
C’est avec une émotion certaine que le directeur, Christophe Grand, a remercié Henri Vallotton, qui quitte le Conseil d’administration après 19 ans de présidence. Ce dernier était vice-président et a repris ce rôle au pied levé, lors d’une assemblée générale de la Société d’Agriculture d’Orbe et Environs, qui l’a ensuite élu président. Puis il a géré la création de la Société d’Agriculture Jura Nord vaudois. En 2010, cette entité s’est regroupée avec la Sté d’agriculture de Baulmes et celle de la Venoge pour devenir Landi Nord vaudois Venoge SA.

Henri Vallotton a participé à la création du nouveau magasin d’Orbe, puis celui d’Yverdon et enfin celui de Cossonay, qui remplace Penthalaz. Il a accompagné l’achat, par fenaco, des silos André à Chavornay et de leur transformation en centre collecteur.

L’année dernière la maison mère fenaco a également racheté le site des Grands Moulins de Cossonay et exploité le site des Moulins Rod à Orbe. Il a également fait partie du comité régional de fenaco pendant 10 ans et été délégué à l’Union Suisse des Paysans. Il quitte la présidence sereinement sachant que le nouveau Conseil d’administration va poursuivre la mission pour le futur des agriculteurs.

Castors sous les EPO au confluent de l’Orbe et du Talent.

Orbe : castors indigènes forcés de montrer leurs nez à cause de la crue

Deux familles de castors «urbigènes» installées sur les rives de l’Orbe ont dû montrer leurs nez dernièrement en raison des hautes eaux.
Mammifère rongeur, le castor est un animal industrieux qui exerce une inlassable activité au bord des cours d’eau, l’hiver excepté. Pour la petite histoire, le castor a disparu de Suisse depuis 1849 suite à une chasse intensive.

Puis, entre 1958 et 1977, 141 castors européens, dits «fibert», ont été réintroduits le long de nos rivières, et depuis 1962 il est totalement protégé en Suisse. L’association pour l’intérêt et le suivi du castor «Beaverwatch» fournit au service de la faune des données sur le recensement et autres activités liées aux rongeurs.
Deux familles de trois à cinq individus se sont installées dans la région proche, l’une en contrebas du pénitencier des EPO et l’autre dans la zone du Puisoir.

Il y a aussi un habitat dans la région de Vallorbe. On peut observer leur présence par les amas de branchages sur les sites.

Travail et nourriture

Le castor passe la majorité de son temps au labeur, abat avec ses deux incisives teintées ocre à croissance continue des arbres feuillus (saules – peupliers) afin de se nourrir, de protéger l’entrée de son terrier, de créer une digue où la rivière manque d’eau à son goût, afin de pouvoir nager dans la proximité de son habitat. A cette occasion, il favorise aussi la biodiversité, et les amas de branchages permettent de même aux poissons de s’abriter des oiseaux piscivores.
Les digues édifiées pendant l’été sont fixées à la rive par des pierres, des branchages, le tout solidifiée avec des feuilles et de l’argile. Il va même au champ pour grignoter maïs, betteraves et divers herbages. Mais l’écorce des arbres reste sa nourriture de base. Une fois ces copeaux ingurgités, il défèque un genre de boulettes de sciure qu’il consomme pour son équilibre vital.

Morphologie

Le castor reste le plus gros rongeur d’Europe. Il mesure environ 130 centimètres queue comprise et pèse de 20 à 30 kilos. Cet animal vit de 15 à 20 ans, et au printemps, après 4 mois de gestation naissent de 2 à 6 petits, qui, allaités pendant un mois, ne quittent leurs parents qu’à l’âge de deux ans. Le mâle marque son territoire à l’aide d’une sécrétion nauséabonde, le castoréum, produite par des glandes. Il est difficile de l’observer pendant la journée. Il reste à l’abri dans son terrier, pour se déplacer particulièrement à la tombée de la nuit.
Pour les personnes intéressées par le castor, l’association «Beaverwatch» sera présente fin mai à la fête de la nature à Orbe.

Photo © Benno Strimer

Les jeunes à l’écoute des spécailistes.

Orbe: la pollution expliquée aux écoliers

Informations pas inutiles

Lors des semaines qui ont précédé les vacances scolaires d’automne, plusieurs classes du Collège de Montchoisi se sont rendues au parking de l’avenue de Thienne afin d’être informées sur les méfaits de la pollution. L’intérêt était divers parmi les élèves. Les garçons étaient sensibles aux gaz qui s’échappent des voitures et se disaient prêts à emprunter le plus souvent possible les transports publics.

Le problème de l’ozone a davantage préoccupé les filles. Toutefois, ces jeunes gens de 10 à 12 ans ne semblaient pas tous concernés par le sujet. N’empêche que cette heure passée auprès des responsables du service cantonal aura au moins eu l’avantage d’attirer leur attention sur un sujet qui est toujours plus l’objet de préoccupations diverses.

Dylan, Madlen et Daniel membres du collectif du Joran, dans leurs cultures maraîchères. Ici, diverses variétés de choux côtoient la ciboulette.

Orbe: La ferme collective du Joran récompensée

Tous les 2 ans, les Retraites Populaires décernent un prix à un projet touchant à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine. Cette année, le thème était les produits du terroir vaudois de demain. La ferme du Joran à Orbe ainsi que deux autres structures ailleurs dans le canton ont été les heureux lauréats. Ils se partagent donc les Fr. 150’000.– du prix.

Collectif fonctionnant horizontalement

Une dizaine de personnes sont actives dans ce collectif qui existe depuis environ 3 ans. L’idée étant bien antérieure. Ce n’est qu’en décembre 2016, grâce aux économies de chacun, à une manne financière sous forme d’héritages, que le projet se concrétise avec l’achat, au sein d’une PPE, de bâtiments aux Philosophes 15 et de terrains situés à la limite Orbe-Agiez. 2017 est donc l’année de toutes les mises en place! Pour ce groupe de passionnés, l’idée maîtresse est de restaurer le lien entre le consommateur et le producteur, par la vente directe à la ferme ou les abonnements (paniers bio des 3 Vallons et soja transformé en tofu). Il s’agit aussi de cultiver dans le respect de la structure du sol, travail superficiel plutôt que labour, sarclage remplaçant les herbicides et rotation des cultures. Passer à demain dans la durabilité et l’écologie.

Leurs cultures, leurs projets

Actuellement, sur le plat dominant Orbe, en plein vent, le collectif cultive une ancienne variété de maïs à polenta (d’un splendide jaune éclatant!), du soja qu’il transforme en un goûteux tofu et une trentaine de légumes de saison. Six tunnels, montés au printemps, abritent aussi une partie du maraîchage.

Bien sûr des projets, ils en ont! Avec ce prix, les agriculteurs financeront un local de transformation ainsi qu’un four à pain. Ils envisagent d’autres cultures comme par exemple les petits fruits, la moutarde ou le pavot.

Pour l’heure, dans un contexte légal où malheureusement l’accès à la terre agricole est rendu très difficile, le collectif est à la recherche d’un hectare supplémentaire de terrain pour assurer une bonne rotation des cultures. Le terroir de demain a de l’avenir !

Moissons-2017

Région: Moissons, tout en même temps !

Les orges ont été vite mûrs, puis un orage a stoppé le début des moissons. A suivi un temps sec, qui a donné l’impulsion aux céréales de mûrir. Et le bal des moissonneuses a commencé, de jour comme de nuit. Les centres collecteurs ont reçu tout en même temps: orge, blé, colza et même les pois. Ils ont dû jongler avec les trémies pour que tous les grains passent correctement.

Au début de cette semaine, soit avec 10 jours d’avance, la quasi-totalité des céréales, panifiables et fourragères, et des oléagineux ont été récoltés et la paille n’a pas traîné sur les champs. Il ne reste plus que quelques balles rondes qui ne risquent pas trop la pluie. Après de beaux foins, les agriculteurs ont fait une bonne récolte de céréales. L’année passée, il manquait environ 15 % de grains, mais cette année, on est au niveau espéré, soit environ 17% de plus qu’en 2016.

Belle récolte

Joint à Chavornay, Olivier Agassis, le responsable, a signalé à L’Omnibus que les centres collecteurs de Chavornay, Orbe et Péroset ont reçu 16’700 tonnes de céréales et oléagineux. Il y aura encore des tonnes à recevoir de ceux qui n’ont pas encore livré. Les blés sont de bonne qualité avec un poids à l’hectolitre bon à très bon. Le taux de protéine se situe entre 13.5 et 15, les meuniers seront contents. Quasi toutes les récoltes de blés sont arrivées sèches, par contre, elles ont été ensilées chaudes à + de 30°. Les centres collecteurs doivent donc refroidir le contenu des silos pour maintenir la qualité.
Les récoltes se font de plus en plus tôt à cause de la sécheresse qui stresse les grains, mais également à cause des nouvelles variétés plus précoces. Comme d’habitude, les récoltes contiennent bien assez de blé Top. Il faudrait davantage de classe 2, mais les céréaliers ont de la peine à changer leurs habitudes, pourtant ce dernier convient parfois mieux au terrain.

Bref, il n’y a que les moineaux qui sont mécontents. Ils arrivaient sur les champs en groupe d’une vingtaine, comme des étourneaux, et ravageaient les épis avant que la moissonneuse arrive.

A la source aux Clées, les explications sont données par Albert Lambercy.

Les Clées: à la découverte de la Source Mercier

Trois petits degrés celsius ont accueilli samedi dernier un trentaine de personnes aux portes ouvertes de la Source Mercier.

Appelée couramment depuis plus de 400 ans « Fontaine Mercier », mais exploitée officiellement depuis 1969, celle-ci est située près du village des Clées, non loin de l’Orbe. Les six communes adhérentes à l’AISM (Association intercommunale d’amenée d’eau de la Source Mercier) : Les Clées, Lignerolle, L’Abergement, Sergey, Premier et Bretonnières, bénéficient, selon leurs besoins, de cette résurgence de cours d’eau souterrains.

Un premier arrêt dans la zone de captages, a permis aux plus courageux de se glisser dans un puits afin d’observer l’eau à sa sortie de terre, mais également d’écouter attentivement les explications données par Albert Lambercy, surveillant des installations. En moyenne, ce ne sont pas moins de 1 200 litres/min qui sont débités, puis remontés à l’aide de pompes jusqu’aux différents réservoirs, dont celui du Signal situé près de Lignerolle.

C’est d’ailleurs dans l’impressionnant antre de celui-ci que la deuxième partie de la visite se déroulera. A côté de deux cuves de 400 m3 remplies d’eau cristalline, on apprend, en outre, qu’une vanne présente au sous-sol peut être actionnée en cas de feu, permettant ainsi l’utilisation de l’entier de la capacité du réservoir.

Autrefois uniquement destinée à compléter les réserves incendie, cette eau de source, dont la gestion est entièrement commandée à distance, alimente aujourd’hui de nombreux quartiers de villas, voire l’entier de certains hameaux. Joël Petermann, président de l’AISM, explique d’ailleurs que cette dépendance entraîne de nouvelles problématiques, telles que celle liée à la survenue d’une pollution. Bien que présente quasi sans restriction, cette visite rappelle que l’eau est une ressource précieuse qu’il s’agit de préserver.

Agiez: les champignons sous la loupe

Plus de 80 mycologues, amateurs ou avertis

Dans le cadre de ses sorties d’étude fongique, la société mycologique du Nord vaudois organisait la dernière journée de cueillette d’étude de la saison 2016. L’automne indien dont nous avons bénéficié n’a pas débouché sur une prolifération de champignons.

Mais les matinées de rosée et les quelques pluies tardives ont tout de même permis de réunir et découvrir pas moins de 107 variétés de champignons. L’intérêt de ces journées d’étude mycologiques, se trouve dans l’avantage de voir les champignons dans l’aspect naturel, les tons et les senteurs, une approche plus vraie et plus sensible que sur les livres. De plus, les contrôleurs officiels sont présents pour renseigner chacune et chacun sur les inconnues qui les titillent. En cet automne 2016, le bolet s’est fait prier, les pieds bleus et autres petits gris aussi ...

Mais les connaisseurs des sous-bois ont tout de même fait bonne cueillette. L’intérêt de cette journée a réuni nombre d’intéressés et de curieux, amoureux des ballades et de nature, des champignons et de l’air pur aussi.

Françoise Panasci, présidente de la société, annonce en préavis, les dates du samedi 21 et dimanche 22 octobre 2017, week-end où aura lieu l’exposition bisannuelle à la grande salle de Montcherand, occasion exceptionnelle de découvrir quantité de champignons de nos bois et forêts.

Orbe: le frai des poissons fait arrêter le barrage !

Alerté sur les réseaux sociaux par une photo de poissons morts, l’Omnibus a commencé une enquête, mais le sujet a vite pris de l’ampleur, suite à un communiqué du WWF, Pro Natura, Orbe Vivante et La Société des Pêcheurs Vaudois en Rivière. Il a déjà fait le tour des médias du canton.

Dommages collatéraux selon les uns, un massacre selon les autres.

Suite à l’ampleur de la polémique, Pierre Rigoli, responsable de la production chez Vo énergies, a décidé d’arrêter les turbines, an attendant de trouver une solution.
Il explique que Vo énergies est sensible au problème; c’est la configuration des lieux, ajoutée au pont du Moulinet classé monument historique, qui ont décidé de cet ascenseur qui était en fait la seule solution. Il n’y a pas de données précises quant aux poissons tués, il y a par contre les comptages des poissons qui ont passé par l’ascenseur. Un entreprise de conseil en environnement va se saisir du problème et proposer des solutions.

Mesure drastique mais provisoire

Dans un premier temps, les turbines ont été arrêtées, le temps de calculer le débit optimal pour empêcher les poissons de prendre la route des turbines. Ensuite, elles seront remises en route et des mesures à plus long terme vont être étudiées comme des barrières comportementales, mais il paraît que les poissons ne sont pas très coopératifs.
L’association «Orbe-Vivante» dénonce depuis fort longtemps la mauvaise gestion de l’Orbe par la Romande énergie et Vo énergies; surtout, elle leur reproche de ne pas restituer assez d’eau dans la rivière. Le co-président de l’association, Christophe Estermann, est assez remonté contre les services de l’Etat de Vaud qu’il trouve peu collaboratifs. Il trouve très dommageable à long terme que la valeur biologique de la rivière ne soit pas prise en compte. Les nombreuses lettres et notifications de la part de l’association n’ont toujours pas eu de réponses. Depuis 1993, elle se bat contre Romande énergie pour qu’elle respecte les débits de restitution.

Au barrage du Moulinet à Orbe, le problème est également que les turbines font un appel sur le côté et les poissons y sont rabattus et finissent la tête hachée. Pour Orbe-Vivante, l’ascenseur ne donne pas assez d’eau. Des poissons rares et protégés se font ainsi tuer.

Un groupe de pêcheurs sans appartenance particulière a aussi écrit une lettre à Jacqueline de Quattro début octobre, dénonçant les dégâts aux poissons. Ils trouvent notamment inacceptable que des énergies renouvelables portent atteinte d’une telle manière à l’environnement. Le problème est connu depuis la mise en service des installations (2012), mais rien n’a été entrepris jusqu’à ce jour.

Peut-être que maintenant, les uns et les autres seront entendus. Pierre Rigoli aimerait que le Canton organise prochainement une séance, qui permettrait enfin d’avancer et de trouver des solutions. A suivre donc

Le bal des moissonneuses avait commencé... Quand va-t-il pouvoir reprendre ?

Les moissons: c’était pourtant bien parti…

En début de semaine passée, les moissonneuses, tracteurs et botteleuses tournaient à plein régime. Dame Nature a mis un sérieux frein à cette activité en déversant de grandes quantités d’eau, jusqu’à 50 l. suivant les localités, à la fin de la semaine.

Bilan provisoire très mitigé

Pour le moment, les résultats sont très moyens, voire catastrophiques pour les pois d’automne qui ont souffert de trop d’eau et de la maladie. Ceux de printemps seront, semble-t-il, meilleurs.
Actuellement, les orges sont rentrées et la densité est moyenne à faible. Les récoltes des colzas semblent tenir leur promesse. Les blés, par contre, sont décevants par rapport au poids à l’hectolitre tendanciellement bas. Ils auront une belle quantité de protéines, mais un rendement moyen à faible.

Le temps capricieux de ce printemps a donné trop de pluie et deux nuits de gel à basse altitude ont causé des dégâts aux cultures et empêché les insectes de butiner les fleurs. Les pieds dans l’eau, les plantes ont été attaquées par des maladies.

Mesures prises

Le gérant agricole de Landi Nord vaudois-Venoge SA, Christophe Grand, a annoncé que la coopérative prend des mesures afin de stocker séparément les blés panifiables qui sont en dessous de la limite au niveau du poids à l’hectolitre.
A noter que cette coopérative agricole a fusionné le 21 juin avec la Société du Moulin et Centre Collecteur de Grandson.

« Sur Grati » se fera, même sans Vallorbe!

«Nous poursuivrons à deux communes avec VO Energies comme promoteur et le parc sera construit, quel que soit le résultat de la votation», ont expliqué Claude Languetin, Étienne Candaux, les deux syndics concernés et Martine Favre, la directrice générale de VO Energies.  (développements et compléments dans notre édition papier du vendredi 20 mai)

Un jambon cru canon naît à Vallorbe

Il y a un peu plus de deux ans, le jeune boucher Alexandre Remetter s’installait à Vallorbe et reprenait l’exploitation de la Boucherie de la Grand-Rue. Soucieux de développer de nouveaux produits et de marquer son territoire, il n’a pas manqué de remarquer les fameux chocolats «Les Minéraux» de son presque voisin le pâtissier-confiseur Christophe Schwerzmann.

Alliant le fruit de son imagination à son goût pour la chose militaire et en particulier pour les constructions et autres vestiges ou véhicules de la Seconde Guerre mondiale, il se mit à concevoir une nouvelle recette de fabrication de jambon cru pour laquelle il souhaitait trouver un endroit original de séchage et de maturation.

C’est ainsi qu’il entra en relation avec Jean-Michel Charlet, président de la Fondation du Fort de Pré-Giroud, pour examiner dans quelle mesure une place dans la fameuse fortification pourrait lui être réservée à cet effet. L’idée séduit immédiatement Jean-Michel Charlet, qui suggéra l’utilisation d’un fortin spécial dédié exclusivement à la production. On ne sait en général pas que du Fort principal de Pré-Giroud dépendent plusieurs autres fortifications non accessibles au public et ainsi plus appropriées pour l’usage envisagé par Alexandre Remetter.

Une phase d’essais longue et compliquée

L’endroit idoine découvert, dont on taira sagement la localisation, il convenait alors de passer aux exercices pratiques et aux phases de test. Car sécher un jambon dans un lieu par essence humide n’est pas une petite affaire. Les premiers essais commencèrent au début 2012, «avec des hauts et des bas» avouera le boucher. Une série de réglages fins devaient être trouvés pour parvenir au but recherché. C’est ainsi que ces derniers jours est apparue, sur les étals de la Boucherie de la Grand-Rue la nouveauté attendue. Ressemblant à un jambon de Parme, le nouveau produit est fin, délicat et particulièrement savoureux. Son lancement officiel aura lieu durant les festivités prévues au mois de juillet pour fêter les 25 ans de l’ouverture du Fort de Pré-Giroud au public. Il porte le nom du Fort, et peut d’ores et déjà être goûté chez son créateur. Un créateur qui a ainsi pu mettre en oeuvre son idée et son produit du terroir typique et local.

Comment le fabrique-t-on?

Sans entrer dans les secrets de fabrication, le nouveau jambon cru «Fort de Pré-Giroud» est issu de jambons de cochons locaux, élevés dans la région et abattus à Orbe. Une fois les jambons en main du boucher, il va les saler soigneusement et les laisser dans le sel pendant une certaine période. Suivra la période de séchage proprement dite, qui dure jusqu’à six mois. Au cours de cette période, le jambon perdra un pourcentage important de son poids initial, pour se transformer, un peu à l’image de la viande séchée, en une viande au final peu grasse et compacte. Durant la période de séchage et d’affinage, les jambons doivent être surveillés quotidiennement, pour assurer un développement autant que possible uniforme au produit. Il est ensuite conditionné pour être mis en vente en petits blocs ou à la tranche.

Photo Olivier Gfeller