Les jeunes à l’écoute des spécailistes.

Orbe: la pollution expliquée aux écoliers

Informations pas inutiles

Lors des semaines qui ont précédé les vacances scolaires d’automne, plusieurs classes du Collège de Montchoisi se sont rendues au parking de l’avenue de Thienne afin d’être informées sur les méfaits de la pollution. L’intérêt était divers parmi les élèves. Les garçons étaient sensibles aux gaz qui s’échappent des voitures et se disaient prêts à emprunter le plus souvent possible les transports publics.

Le problème de l’ozone a davantage préoccupé les filles. Toutefois, ces jeunes gens de 10 à 12 ans ne semblaient pas tous concernés par le sujet. N’empêche que cette heure passée auprès des responsables du service cantonal aura au moins eu l’avantage d’attirer leur attention sur un sujet qui est toujours plus l’objet de préoccupations diverses.

Dylan, Madlen et Daniel membres du collectif du Joran, dans leurs cultures maraîchères. Ici, diverses variétés de choux côtoient la ciboulette.

Orbe: La ferme collective du Joran récompensée

Tous les 2 ans, les Retraites Populaires décernent un prix à un projet touchant à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine. Cette année, le thème était les produits du terroir vaudois de demain. La ferme du Joran à Orbe ainsi que deux autres structures ailleurs dans le canton ont été les heureux lauréats. Ils se partagent donc les Fr. 150’000.– du prix.

Collectif fonctionnant horizontalement

Une dizaine de personnes sont actives dans ce collectif qui existe depuis environ 3 ans. L’idée étant bien antérieure. Ce n’est qu’en décembre 2016, grâce aux économies de chacun, à une manne financière sous forme d’héritages, que le projet se concrétise avec l’achat, au sein d’une PPE, de bâtiments aux Philosophes 15 et de terrains situés à la limite Orbe-Agiez. 2017 est donc l’année de toutes les mises en place! Pour ce groupe de passionnés, l’idée maîtresse est de restaurer le lien entre le consommateur et le producteur, par la vente directe à la ferme ou les abonnements (paniers bio des 3 Vallons et soja transformé en tofu). Il s’agit aussi de cultiver dans le respect de la structure du sol, travail superficiel plutôt que labour, sarclage remplaçant les herbicides et rotation des cultures. Passer à demain dans la durabilité et l’écologie.

Leurs cultures, leurs projets

Actuellement, sur le plat dominant Orbe, en plein vent, le collectif cultive une ancienne variété de maïs à polenta (d’un splendide jaune éclatant!), du soja qu’il transforme en un goûteux tofu et une trentaine de légumes de saison. Six tunnels, montés au printemps, abritent aussi une partie du maraîchage.

Bien sûr des projets, ils en ont! Avec ce prix, les agriculteurs financeront un local de transformation ainsi qu’un four à pain. Ils envisagent d’autres cultures comme par exemple les petits fruits, la moutarde ou le pavot.

Pour l’heure, dans un contexte légal où malheureusement l’accès à la terre agricole est rendu très difficile, le collectif est à la recherche d’un hectare supplémentaire de terrain pour assurer une bonne rotation des cultures. Le terroir de demain a de l’avenir !

Moissons-2017

Région: Moissons, tout en même temps !

Les orges ont été vite mûrs, puis un orage a stoppé le début des moissons. A suivi un temps sec, qui a donné l’impulsion aux céréales de mûrir. Et le bal des moissonneuses a commencé, de jour comme de nuit. Les centres collecteurs ont reçu tout en même temps: orge, blé, colza et même les pois. Ils ont dû jongler avec les trémies pour que tous les grains passent correctement.

Au début de cette semaine, soit avec 10 jours d’avance, la quasi-totalité des céréales, panifiables et fourragères, et des oléagineux ont été récoltés et la paille n’a pas traîné sur les champs. Il ne reste plus que quelques balles rondes qui ne risquent pas trop la pluie. Après de beaux foins, les agriculteurs ont fait une bonne récolte de céréales. L’année passée, il manquait environ 15 % de grains, mais cette année, on est au niveau espéré, soit environ 17% de plus qu’en 2016.

Belle récolte

Joint à Chavornay, Olivier Agassis, le responsable, a signalé à L’Omnibus que les centres collecteurs de Chavornay, Orbe et Péroset ont reçu 16’700 tonnes de céréales et oléagineux. Il y aura encore des tonnes à recevoir de ceux qui n’ont pas encore livré. Les blés sont de bonne qualité avec un poids à l’hectolitre bon à très bon. Le taux de protéine se situe entre 13.5 et 15, les meuniers seront contents. Quasi toutes les récoltes de blés sont arrivées sèches, par contre, elles ont été ensilées chaudes à + de 30°. Les centres collecteurs doivent donc refroidir le contenu des silos pour maintenir la qualité.
Les récoltes se font de plus en plus tôt à cause de la sécheresse qui stresse les grains, mais également à cause des nouvelles variétés plus précoces. Comme d’habitude, les récoltes contiennent bien assez de blé Top. Il faudrait davantage de classe 2, mais les céréaliers ont de la peine à changer leurs habitudes, pourtant ce dernier convient parfois mieux au terrain.

Bref, il n’y a que les moineaux qui sont mécontents. Ils arrivaient sur les champs en groupe d’une vingtaine, comme des étourneaux, et ravageaient les épis avant que la moissonneuse arrive.

A la source aux Clées, les explications sont données par Albert Lambercy.

Les Clées: à la découverte de la Source Mercier

Trois petits degrés celsius ont accueilli samedi dernier un trentaine de personnes aux portes ouvertes de la Source Mercier.

Appelée couramment depuis plus de 400 ans « Fontaine Mercier », mais exploitée officiellement depuis 1969, celle-ci est située près du village des Clées, non loin de l’Orbe. Les six communes adhérentes à l’AISM (Association intercommunale d’amenée d’eau de la Source Mercier) : Les Clées, Lignerolle, L’Abergement, Sergey, Premier et Bretonnières, bénéficient, selon leurs besoins, de cette résurgence de cours d’eau souterrains.

Un premier arrêt dans la zone de captages, a permis aux plus courageux de se glisser dans un puits afin d’observer l’eau à sa sortie de terre, mais également d’écouter attentivement les explications données par Albert Lambercy, surveillant des installations. En moyenne, ce ne sont pas moins de 1 200 litres/min qui sont débités, puis remontés à l’aide de pompes jusqu’aux différents réservoirs, dont celui du Signal situé près de Lignerolle.

C’est d’ailleurs dans l’impressionnant antre de celui-ci que la deuxième partie de la visite se déroulera. A côté de deux cuves de 400 m3 remplies d’eau cristalline, on apprend, en outre, qu’une vanne présente au sous-sol peut être actionnée en cas de feu, permettant ainsi l’utilisation de l’entier de la capacité du réservoir.

Autrefois uniquement destinée à compléter les réserves incendie, cette eau de source, dont la gestion est entièrement commandée à distance, alimente aujourd’hui de nombreux quartiers de villas, voire l’entier de certains hameaux. Joël Petermann, président de l’AISM, explique d’ailleurs que cette dépendance entraîne de nouvelles problématiques, telles que celle liée à la survenue d’une pollution. Bien que présente quasi sans restriction, cette visite rappelle que l’eau est une ressource précieuse qu’il s’agit de préserver.

Agiez: les champignons sous la loupe

Plus de 80 mycologues, amateurs ou avertis

Dans le cadre de ses sorties d’étude fongique, la société mycologique du Nord vaudois organisait la dernière journée de cueillette d’étude de la saison 2016. L’automne indien dont nous avons bénéficié n’a pas débouché sur une prolifération de champignons.

Mais les matinées de rosée et les quelques pluies tardives ont tout de même permis de réunir et découvrir pas moins de 107 variétés de champignons. L’intérêt de ces journées d’étude mycologiques, se trouve dans l’avantage de voir les champignons dans l’aspect naturel, les tons et les senteurs, une approche plus vraie et plus sensible que sur les livres. De plus, les contrôleurs officiels sont présents pour renseigner chacune et chacun sur les inconnues qui les titillent. En cet automne 2016, le bolet s’est fait prier, les pieds bleus et autres petits gris aussi ...

Mais les connaisseurs des sous-bois ont tout de même fait bonne cueillette. L’intérêt de cette journée a réuni nombre d’intéressés et de curieux, amoureux des ballades et de nature, des champignons et de l’air pur aussi.

Françoise Panasci, présidente de la société, annonce en préavis, les dates du samedi 21 et dimanche 22 octobre 2017, week-end où aura lieu l’exposition bisannuelle à la grande salle de Montcherand, occasion exceptionnelle de découvrir quantité de champignons de nos bois et forêts.

Orbe: le frai des poissons fait arrêter le barrage !

Alerté sur les réseaux sociaux par une photo de poissons morts, l’Omnibus a commencé une enquête, mais le sujet a vite pris de l’ampleur, suite à un communiqué du WWF, Pro Natura, Orbe Vivante et La Société des Pêcheurs Vaudois en Rivière. Il a déjà fait le tour des médias du canton.

Dommages collatéraux selon les uns, un massacre selon les autres.

Suite à l’ampleur de la polémique, Pierre Rigoli, responsable de la production chez Vo énergies, a décidé d’arrêter les turbines, an attendant de trouver une solution.
Il explique que Vo énergies est sensible au problème; c’est la configuration des lieux, ajoutée au pont du Moulinet classé monument historique, qui ont décidé de cet ascenseur qui était en fait la seule solution. Il n’y a pas de données précises quant aux poissons tués, il y a par contre les comptages des poissons qui ont passé par l’ascenseur. Un entreprise de conseil en environnement va se saisir du problème et proposer des solutions.

Mesure drastique mais provisoire

Dans un premier temps, les turbines ont été arrêtées, le temps de calculer le débit optimal pour empêcher les poissons de prendre la route des turbines. Ensuite, elles seront remises en route et des mesures à plus long terme vont être étudiées comme des barrières comportementales, mais il paraît que les poissons ne sont pas très coopératifs.
L’association «Orbe-Vivante» dénonce depuis fort longtemps la mauvaise gestion de l’Orbe par la Romande énergie et Vo énergies; surtout, elle leur reproche de ne pas restituer assez d’eau dans la rivière. Le co-président de l’association, Christophe Estermann, est assez remonté contre les services de l’Etat de Vaud qu’il trouve peu collaboratifs. Il trouve très dommageable à long terme que la valeur biologique de la rivière ne soit pas prise en compte. Les nombreuses lettres et notifications de la part de l’association n’ont toujours pas eu de réponses. Depuis 1993, elle se bat contre Romande énergie pour qu’elle respecte les débits de restitution.

Au barrage du Moulinet à Orbe, le problème est également que les turbines font un appel sur le côté et les poissons y sont rabattus et finissent la tête hachée. Pour Orbe-Vivante, l’ascenseur ne donne pas assez d’eau. Des poissons rares et protégés se font ainsi tuer.

Un groupe de pêcheurs sans appartenance particulière a aussi écrit une lettre à Jacqueline de Quattro début octobre, dénonçant les dégâts aux poissons. Ils trouvent notamment inacceptable que des énergies renouvelables portent atteinte d’une telle manière à l’environnement. Le problème est connu depuis la mise en service des installations (2012), mais rien n’a été entrepris jusqu’à ce jour.

Peut-être que maintenant, les uns et les autres seront entendus. Pierre Rigoli aimerait que le Canton organise prochainement une séance, qui permettrait enfin d’avancer et de trouver des solutions. A suivre donc

Le bal des moissonneuses avait commencé... Quand va-t-il pouvoir reprendre ?

Les moissons: c’était pourtant bien parti…

En début de semaine passée, les moissonneuses, tracteurs et botteleuses tournaient à plein régime. Dame Nature a mis un sérieux frein à cette activité en déversant de grandes quantités d’eau, jusqu’à 50 l. suivant les localités, à la fin de la semaine.

Bilan provisoire très mitigé

Pour le moment, les résultats sont très moyens, voire catastrophiques pour les pois d’automne qui ont souffert de trop d’eau et de la maladie. Ceux de printemps seront, semble-t-il, meilleurs.
Actuellement, les orges sont rentrées et la densité est moyenne à faible. Les récoltes des colzas semblent tenir leur promesse. Les blés, par contre, sont décevants par rapport au poids à l’hectolitre tendanciellement bas. Ils auront une belle quantité de protéines, mais un rendement moyen à faible.

Le temps capricieux de ce printemps a donné trop de pluie et deux nuits de gel à basse altitude ont causé des dégâts aux cultures et empêché les insectes de butiner les fleurs. Les pieds dans l’eau, les plantes ont été attaquées par des maladies.

Mesures prises

Le gérant agricole de Landi Nord vaudois-Venoge SA, Christophe Grand, a annoncé que la coopérative prend des mesures afin de stocker séparément les blés panifiables qui sont en dessous de la limite au niveau du poids à l’hectolitre.
A noter que cette coopérative agricole a fusionné le 21 juin avec la Société du Moulin et Centre Collecteur de Grandson.

« Sur Grati » se fera, même sans Vallorbe!

«Nous poursuivrons à deux communes avec VO Energies comme promoteur et le parc sera construit, quel que soit le résultat de la votation», ont expliqué Claude Languetin, Étienne Candaux, les deux syndics concernés et Martine Favre, la directrice générale de VO Energies.  (développements et compléments dans notre édition papier du vendredi 20 mai)

Un jambon cru canon naît à Vallorbe

Il y a un peu plus de deux ans, le jeune boucher Alexandre Remetter s’installait à Vallorbe et reprenait l’exploitation de la Boucherie de la Grand-Rue. Soucieux de développer de nouveaux produits et de marquer son territoire, il n’a pas manqué de remarquer les fameux chocolats «Les Minéraux» de son presque voisin le pâtissier-confiseur Christophe Schwerzmann.

Alliant le fruit de son imagination à son goût pour la chose militaire et en particulier pour les constructions et autres vestiges ou véhicules de la Seconde Guerre mondiale, il se mit à concevoir une nouvelle recette de fabrication de jambon cru pour laquelle il souhaitait trouver un endroit original de séchage et de maturation.

C’est ainsi qu’il entra en relation avec Jean-Michel Charlet, président de la Fondation du Fort de Pré-Giroud, pour examiner dans quelle mesure une place dans la fameuse fortification pourrait lui être réservée à cet effet. L’idée séduit immédiatement Jean-Michel Charlet, qui suggéra l’utilisation d’un fortin spécial dédié exclusivement à la production. On ne sait en général pas que du Fort principal de Pré-Giroud dépendent plusieurs autres fortifications non accessibles au public et ainsi plus appropriées pour l’usage envisagé par Alexandre Remetter.

Une phase d’essais longue et compliquée

L’endroit idoine découvert, dont on taira sagement la localisation, il convenait alors de passer aux exercices pratiques et aux phases de test. Car sécher un jambon dans un lieu par essence humide n’est pas une petite affaire. Les premiers essais commencèrent au début 2012, «avec des hauts et des bas» avouera le boucher. Une série de réglages fins devaient être trouvés pour parvenir au but recherché. C’est ainsi que ces derniers jours est apparue, sur les étals de la Boucherie de la Grand-Rue la nouveauté attendue. Ressemblant à un jambon de Parme, le nouveau produit est fin, délicat et particulièrement savoureux. Son lancement officiel aura lieu durant les festivités prévues au mois de juillet pour fêter les 25 ans de l’ouverture du Fort de Pré-Giroud au public. Il porte le nom du Fort, et peut d’ores et déjà être goûté chez son créateur. Un créateur qui a ainsi pu mettre en oeuvre son idée et son produit du terroir typique et local.

Comment le fabrique-t-on?

Sans entrer dans les secrets de fabrication, le nouveau jambon cru «Fort de Pré-Giroud» est issu de jambons de cochons locaux, élevés dans la région et abattus à Orbe. Une fois les jambons en main du boucher, il va les saler soigneusement et les laisser dans le sel pendant une certaine période. Suivra la période de séchage proprement dite, qui dure jusqu’à six mois. Au cours de cette période, le jambon perdra un pourcentage important de son poids initial, pour se transformer, un peu à l’image de la viande séchée, en une viande au final peu grasse et compacte. Durant la période de séchage et d’affinage, les jambons doivent être surveillés quotidiennement, pour assurer un développement autant que possible uniforme au produit. Il est ensuite conditionné pour être mis en vente en petits blocs ou à la tranche.

Photo Olivier Gfeller

Culture conventionnelle d’orge.

Que mangerons-nous demain?

Culture conventionnelle d’orge.

Culture conventionnelle d’orge.

Politique agricole

Alors que le Conseil national souhaite soutenir spécifiquement les céréales fourragères, le Conseil des Etats, lors de sa séance du 12 décembre dernier, s’est majoritairement prononcé contre l’introduction d’une contribution spécifique pour les céréales fourragères dans le cadre de la politique agricole 2014-2017. Cette décision catastrophique présage la disparition de la culture des céréales fourragères en Suisse à moyen terme, avec pour conséquence une dépendance accrue face aux importations de matières premières fourragères.

A l’heure actuelle, les céréales fourragères indigènes (par exemple orge et avoine) sont produites dans le respect de l’environnement et font partie d’un assolement diversifié. Malheureusement pour les producteurs, la culture des céréales fourragères n’est plus rentable depuis de nombreuses années. Faute de soutien politique, les surfaces ont drastiquement diminué et les importations sont en augmentation, afin d’assurer l’alimentation des animaux élevés en Suisse” selon le dernier communiqué de la FSPC (Fédération Suisse des Producteurs de Céréales).

Importations

Entre 2002 et 2011, toujours selon la FSPC, la quantité globale de matières premières fourragères produite diminue en moyenne de 9’900 tonnes par année, dont 7 800 t. rien que pour l’orge. «Dangereux!» direz-vous? Pas forcément, puisque dans les accords du GATT sont prévues des importations de céréales fourragères, en 2011 à hauteur de 70 000 t. dont 64 942 t. de blé. Ces céréales sont importées, toujours selon les chiffres de 2011, des pays voisins. L’Allemagne, la France et l’Autriche en fournissent le 65 % et le reste vient des USA (2%), de Hongrie (3%), d’Argentine (4%), d’Italie (5%) et du Canada (21 %).

Quelle qualité entre en Suisse

Lors d’une assemblée de la FSPC, Christian Grandjean, agriculteur à Juriens et président du centre collecteur de Croy, a relevé le problème de la qualité des importations de céréales venant du Canada. Dans ce grand pays, où vivent d’ailleurs quelques paysans venus de Suisse, le temps des cultures est plus court que chez nous. Les semis ne peuvent pas se faire en automne, car les jeunes plants gèleraient en hiver. Ils sont semés au printemps, ce qui raccourcit le temps de culture et les épis ont de la peine à arriver à maturité. Pour pallier ce problème, des cultivateurs utilisent du glyphosate (désherbant puissant) juste avant la récolte afin d’accélérer le mûrissement et de stabiliser le grain pendant le stockage. Ces cultures sont gigantesques et les cultivateurs n’ont pas peur d’irriguer les champs à grande échelle afin d’avoir un plus grand rapport.

Exigences

Selon le Laboratoire cantonal de Genève, «En Suisse, les concentrations maximales de résidus de substances étrangères, comme les pesticides, sont fixées par l’ordonnance sur les substances étrangères et les composants (OSEC, RS 817.021.23). Ce sont souvent des normes reprises de la législation européenne. Ainsi, pour l’herbicide glyphosate, la valeur de tolérance est fixée à 10 mg/kg dans le blé.».

Par son interpellation, Christian Grandjean souhaite que les autorités sanitaires prennent conscience du danger des qualités d’importations qui ne correspondent pas toujours aux exigences que l’on met sur les produits suisses.

Et dans notre assiette ?

Notre petit pays peut-il se battre contre les grandes marques de produits phytosanitaires ou les grands groupes importateurs qui tentent d’influencer le gouvernement? Les mêmes qui fabriquent du pain suisse avec de la farine étrangère ou de la viande suisse d’animaux qui ont été nourris avec des céréales qui ont fait des milliers de kilomètres. Le paysan suisse ne peut se battre seul, de plus en plus il doit, pour gagner sa vie et nourrir les siens, chercher des solutions qui lui rapportent le plus, quitte à mettre ses champs en jachère, si cela rapporte… Sinon il devra vendre et chercher du travail ailleurs.

Photo Marianne Kurth

Arrêt...jus fruit, mais oui.

Arnex: balade gourmande dans les coteaux

Arrêt...jus fruit, mais oui.

Arrêt...jus fruit, mais oui.

La 6e balade gourmande organisée par les vignerons d’Arnex s’est traditionnellement déroulée le dimanche du week-end du Jeûne. Comme souvent à cette époque, le soleil est de la partie et c’est tant mieux pour tous! Dès le départ à la grande salle, l’accueil est sympathique, les participants sont pour la plupart des habitués. Chacun reçoit un verre de dégustation qui l’accompagnera durant tout le parcours ! Les allusions au marathon de la semaine précédente sont nombreuses. «Ca sent moins le baume pour les muscles que la semaine passée!». Les gens sont contents d’être là.

Volonté de rester familial

Les organisateurs limitent volontairement le nombre de participants à 700. Le but est de conserver un aspect convivial et familial à la balade. Cette année, nous étions environ 650. C’est moins, voire beaucoup moins que d’autres organisations similaires. Les avis recueillis sont unanimes: «C’est bien ainsi, tout roule, c’est bon, très bon même, et nous reviendrons». Certainement que cette limitation assure également la qualité des mets proposés.

Un parcours vallonné mais accessible à tous.

Une nouveauté attend les participants, des petits bus les prennent en charge jusqu’au premier poste, à l’huilerie de«Pré-Girard». L’idée est de limiter le parcours à environ 4 km afin que ce soit une balade ouverte à tous. L’exercice semble réussi, l’ambiance est familiale, toutes les générations sont représentées, les poussettes sont nombreuses et les compagnons à 4 pattes fréquents.

Après l’apéro à l’huilerie de Pré-Girard, nous suivons les grappes fléchées. Ce sera l’étape la plus conséquente: environ 25 minutes à travers champs, forêts pour remonter finalement dans les vignes d’Arnex; il fait beau avec une petite brise, les groupes s’étirent en babillant. Chacun va à son rythme. Ce sera au milieu des vignobles que nous dégusterons l’entrée, puis plus loin dans les coteaux, pause jus de fruits vitaminés pour nous «booster» jusqu’au plat principal. Là, nous goûterons au jambon à l’os et à sa garniture, assis à de grandes tablées dans les vignes. Attention, retenez votre verre, les tables vacillent et ce n’est pas le moment de le renverser! Ce serait bien dommage, les crus proposés étant fameux!

Le soleil est de plus en plus ardent. Nous repartons, côtoyant les amandiers et les rosiers jusqu’au stand de fromages. Là, dans une ambiance estivale et très gaie, nous dégustons le plateau des fromages avec, bien sûr, ses rouges et ses blancs! Puis, nous rejoignons le village d’ Arnex pour la touche finale: les desserts dans la cour du château. Nous sommes alors contents de trouver l’ombre des platanes en savourant nos mignardises accompagnées des crus du lieu.
Il n’y aura alors plus qu’à rejoindre la grande salle, pour un dernier café, pourquoi pas accompagné d’un verre d’armagnac.

Une pimpante participante de… 92 ans!

Clara Baechler, alerte grand-maman fribourgeoise de 92 ans, est vraisemblablement la doyenne de la journée! A son air frais et joyeux à l’arrivée, point de doute qu’elle n’ait apprécié la balade qu’elle a effectuée en famille! «Oui, elle reviendra volontiers l’année prochaine» commente-t-elle. Voici bien le reflet du caractère populaire et intergénérationnel de cette manifestation! Merci aux vignerons d’Arnex pour leur organisation et leur accueil!

Photo Catherine Fiaux

Werner Kuert, chef département et Olivier Delay, conseiller technique, tous deux travaillent pour Fenaco dans la production végétale, avec l’agriculteur Eric Pavillard d’Orny.

Orny: un laboratoire en plein air

Werner Kuert, chef département et Olivier Delay, conseiller technique, tous deux travaillent pour Fenaco dans la production végétale,  avec l’agriculteur Eric Pavillard d’Orny.

Werner Kuert, chef département et Olivier Delay, conseiller technique, tous deux travaillent pour Fenaco dans la production végétale, avec l’agriculteur Eric Pavillard d’Orny.

La plate-forme de démonstration de blés et d’orges d’automne est bientôt prête à recevoir les visiteurs.

Cette année, la plate-forme d’essais variétaux et culturaux Landi a été installée sur le domaine de Eric et Gaël Pavillard à Orny. Pour l’agriculteur, cela implique des contraintes inhabituelles, afin de mener à terme et dans les règles les différentes cultures. Mais la famille Pavillard joue le jeu, car elle sait que c’est seulement grâce à de tels essais que les semences montrent leurs possibilités ou leurs défauts.

6,8 hectares

En septembre et octobre 2011, dix variétés d’orges ont été semées sur 2,2 ha et 23 variétés de blés sur 4,6 ha. Avec les conseils de la production végétale Fenaco, les plantes ont été choyées et actuellement, alors que les orges ont épié et que les blés ont mis leurs dernières feuilles, les essais montrent déjà de fortes différences.

Le but de cette plate-forme d’essais est de tirer un enseignement sur l’évolution des plantes avec soins (fongicides et régulateurs) ou sans. Sur certaines variétés, on a constaté de gros dégâts dus au gel de cet hiver, mais d’autres ont montré une belle résistance.

Visites sur place

Les cultivateurs intéressés pourront découvrir la plate-forme le 13 juin 2012 avec des visites guidées par les professionnels. Ceux-ci leur expliqueront les qualités ou les problèmes que l’on peut déjà constater. Mais les essais ne seront pas terminés ce jour-là. En effet, les céréales seront suivies jusqu’à la récolte et aux analyses des grains, qui permettront une appréciation plus poussée des différentes variétés.

Puis, avant le choix définitif des semences pour 2013, il faudra encore prendre connaissance de la demande des meuniers et des transformateurs. En attendant, laissons Dame Nature agir et espérons de beaux grains pour une bonne alimentation.

Photo Marianne Kurth