Bon été et bonnes vacances

Vacances Blog Apec RH

L’Omnibus s’accorde trois semaines de pause. C’est le minimum syndical me direz-vous si vous avez l’esprit social. D’autres prétendront que c’est bien long. A notre tour de vous dire que l’actualité est moindre à cette période de l’année durant laquelle vous êtes encore nombreux à prendre des vacances.

Il suffit d’observer l’activité dans nos villes et villages ces derniers jours pour s’en convaincre. Et c’est tant mieux aussi pour notre personnel, qui n’est pas suffisamment nombreux, pour faire face à la tâche pendant 52 semaines d’affilée sans reprendre son souffle.

Certes, nous allons manquer les célébrations de la fête nationale, de certaines manifestations prévues pour distraire la population comme la reprise des championnats de football, par exemple. Tant pis, mais, comme le printemps a été laborieux, on a tous besoin de soleil, mais pas forcément de canicule. Y a-t-il eu du reste une césure météorologique entre octobre et début juin? On n’a rien vu, que de la grisaille, mais surtout pas de soleil.

Alors, vous comme nous, reprenons des couleurs avant d’aborder le reste de l’année avec des idées nouvelles et un enthousiasme toujours intact. Nous nous réjouissons de vous retrouver le 23 août alors que les vacances des écoliers se termineront. Cela sera l’occasion de faire le point sur les événements de ces semaines d’absence.
Dans cette attente, nous vous souhaitons de bonnes vacances et nous profitons de l’occasion pour vous remercier de votre fidélité à votre Omnibus.

Chemins pas de fer

Les accidents ferroviaires tragiques qui se sont déroulés ces dernières semaines au Canada et en France appellent à la réflexion. A Lac Megantic, un convoi de wagons transportant du pétrole brut s’est mis seul en mouvement, provoquant la démolition du centre d’une petite ville et la mort d’une cinquantaine de personnes.

A Brétigny-sur-Orge, on déplore six tués et autant de blessés graves lors du déraillement du Paris-Limoges. A chaque fois, ce sont des failles techniques qui sont à l’origine de ces drames.

En Suisse, les incidents se multiplient sur le réseau des CFF. La semaine passée toujours, une grue est tombée sur une voie sans faire de blessés, dans la région de Zürich et la gare de Cornavin a été immobilisée pendant quelques heures, dimanche. Il n’est plus une semaine sans que le trafic soit perturbé par des pannes techniques. Cela est arrivé souvent sur la liaison entre Genève – Lausanne et Berne. En dehors du fait que cela perturbe joliment des employés qui utilisent ce moyen de transport pour se rendre sur leur lieu de travail, cette accumulation de «pépins» finit par inquiéter.

Même si la Régie Fédérale minimise les faits. Avec cette assurance qui m’irrite parfois tant on est sûr que chez nous tout va bien et qu’on gère. Dans la mesure où tout le monde préconise la mobilité douce, on est en droit de se poser quelques questions. Est-ce que notre réseau ferroviaire est toujours aussi fiable? A force de vouloir augmenter la cadence des trains, n’y-a-t-il pas une usure que l’on ne mesure pas toujours ?

Avouez tout de même qu’un message clair et honnête servirait à nous rassurer sur l’usage du train qui est normalement un moyen si sûr de nous transporter.

Former pour demain

Helpdesk line

A l’heure où le chômage se répand en Europe, on ne peut pas s’empêcher de déplorer que les choses fonctionnent souvent mal en divers secteurs de l’économie ou de l’administration. Dans ce dernier domaine, les fonctionnaires ont de la peine à faire face à leurs dossiers. Il faut attendre des lustres pour obtenir des réponses. Pour faire face, on constate une augmentation sensible des heures supplémentaires alors que l’engagement de davantage de personnel résoudrait une partie du stress qui perturbe les employés.

Vous avez sans doute perdu patience en voulant téléphoner à une entreprise pour un renseignement ou des éclaircissements. Il faut attendre de longues minutes pour obtenir satisfaction. Pour autant que vous aboutissiez. Que cela soit pour atteindre une assurance, une banque voire une administration comme les services sociaux. Certes, augmenter le personnel coûte mais n’est-il pas nécessaire de permettre un meilleur service aux usagers?

Par bonheur, la Suisse n’enregistre pas une explosion des chiffres du chômage, contrairement à nos voisins. N’empêche que nous ne sommes pas à l’abri d’une détérioration du monde du travail car souvent, ce que l’on déplore à l’étranger finit par se répercuter chez nous, plus tard. Faut-il attendre que la crise soit là pour réagir?. Il faut former afin que notre pays conserve des structures performantes. L’ignorer est irresponsable et il ne suffit pas de se plaindre du coût de la facture sociale quand bien même ce sont nos impôts qui contribuent à la payer à la place des firmes qui restreignent leur personnel pour garantir un bénéfice toujours plus substantiel.

Au nom de la liberté

Les Etat-Unis espionnaient leurs alliés. Voilà une révélation qui ne va pas améliorer les relations entre les pays occidentaux. Que l’on se méfie de certains individus car ils fréquentent ou sont mêlés à des organisations douteuses, d’accord. Mais là, de mettre autant de monde sous surveillance, on se dit que c’est de la paranoïa. Chez nous, on déplore le nombre considérable de caméras de surveillance.

On en trouve jusque dans des vestiaires ou dans des toilettes. Qu’il faille surveiller certains endroits en fonction de leur fréquentation, par des dealers par exemple, on peut le concevoir mais pas dans des lieux aussi incongrus que ceux cités plus haut. Des jeunes Helvètes ont été exclus de l’armée alors qu’ils avaient commis quelques petites bêtises dans leur prime jeunesse. Ils se sont retrouvés devant des dossiers dont ils ne se doutaient pas qu’ils puissent figurer encore alors qu’il n’a jamais été question de les inscrire dans leur casier judiciaire.

Cela nous rappelle la fin des années 80 lorsque les Suisses avaient constaté avec stupéfaction que 700 000 d’entre eux étaient fichés ainsi que 200 000 organisations diverses. Cette découverte fit scandale dans notre pays et la Confédération avait été obligée de livrer ces documents aux personnes qui en firent la demande.

Cette surveillance réapparaît étonnamment. On se croit revenu à la triste époque de la guerre froide. Pendant quarante ans depuis 1950, l’Occident et l’Est de l’Europe se livraient à un espionnage démentiel. Le régime communiste allait même jusqu’à encourager la délation entre voisins. Détestable. Mais on y revient, semble-t-il. Ainsi une autorité de la région a encouragé la dénonciation en matière de circulation. De quoi surprendre car la délation est chose épouvantable et il n’est surtout pas souhaitable qu’elle apparaisse chez nous.

brésil

En marche

brésil

Grâce à la télévision, on prend mieux conscience du fait que le monde bouge partout. Au point de se persuader que plus rien n’échappe à la critique et à la contestation. On pensait que le Brésil, pays émergeant, donc en mesure de rivaliser avec les grandes nations industrielles, se portait plutôt bien.

Ce d’autant plus qu’il a obtenu l’organisation de la prochaine Coupe du Monde de football en 2014 et des Jeux Olympiques d’été en 2016, preuve qu’il avait apporté des gages convaincants pour ces attributions. Or, à l’heure de la répétition du Mondial, dans une nation où le football est roi, la rue a dit son opposition aux dépenses inconsidérées pour les stades alors que l’éducation et le social sont à la traîne dans ce Brésil corrompu au niveau de sa classe politique.

La Turquie connaît une période troublée puisque la jeunesse n’accepte plus les atteintes à la liberté d’un gouvernement islamo-conservateur. Il en va de même encore en Tunisie ou en Egypte où les partis religieux ne parviennent pas à installer leur autorité, dans les villes en particulier. En Iran, le candidat progressiste a gagné l’élection présidentielle. Faut-il comprendre que l’on va au-devant d’une certaine émancipation?

Dans ces pays, les femmes en tête, appuyées parfois par les Femen, refusent d’être considérées comme des êtres de seconde zone, confinées aux fourneaux et au ménage. En Bulgarie, le peuple aussi est descendu dans la rue pour contester son gouvernement. Sans oublier bien sûr la Syrie dont le différend est complexe, sur fond de tendances religieuses, mais pas moins d’une cruauté insoutenable.

Décidément, le monde est à un tournant, mais, comme dans toutes les révolutions, il faudra du temps pour que les choses se stabilisent et trouvent la voie pour progresser. On doit cependant se réjouir de savoir que la jeunesse ne veut plus de la compromission politique. Elle exige l’honnêteté et la transparence, comme elle ne laissera pas les interdits fleurir. Qui s’en plaindrait ?

La récréation est finie

Ainsi donc, en plein psychodrame fédéral sur la Lex USA, voici que le Lituanien Algirdas Semeta, «Monsieur Fiscalité» de l’Union européenne (UE), a débarqué à Berne lundi, porteur d’un mandat de négociation avec la Suisse.

Encore un mandat, encore un rendez-vous obligatoire pour Éveline Widmer-Schlumpf, dont l’agenda semble de plus en plus encombré. Car notre visiteur n’est pas venu pour inaugurer des chrysanthèmes, mais pour exiger une nouvelle fois, au nom de l’UE, la conversion rapide de la Suisse à l’échange automatique d’informations en matière fiscale.

Cette pression en augmentation constante exercée sur la Suisse est considérée par certains politiciens comme une atteinte inadmissible à sa souveraineté. De quoi se mêlent donc ces États étrangers qui sifflent la fin de la récréation sans nous demander notre avis? De quel droit les cow-boys américains marchent-ils sur nos plates-bandes sans ménagement, eux qui en plus nous espionnent à qui mieux mieux sur nos terres? Dans la discussion de la loi d’exception qui est censée permettre aux banques de se sortir encore et une nouvelle fois d’un très mauvais pas, nombreux sont les élus qui critiquent la position d’Éveline Widmer-Schlumpf. «Elle n’a même pas été fichue de négocier un véritable accord global avec les USA pour régler ce litige», gronde-t-on à l’envi dans ces cercles.

On aura remarqué qu’une bonne partie des parlementaires qui grondent ainsi sont aussi ceux pour qui toute intervention de l’État dans les affaires bancaires ou dans toute autre affaire privée est par essence mauvaise, car relevant de la violation des lois du sacro-saint marché ou de la libre concurrence. Étrange paradoxe.

Remiser une fois pour toutes nos pratiques contestables en matière de fiscalité et capitaliser sur une ingénierie plus performante que celle du voisin semble pourtant être la seule voie raisonnable, lorsque la transparence devient règle.

Bien malgré elle

630x418

Les accords que la Confédération sera probablement obligée de passer avec les Etats-Unis ont provoqué l’émoi de la presse et du public. On n’a pas manqué, dans un premier temps, de reprocher à Mme Widmer-Schlumpf de céder rapidement à la volonté de la plus grande nation économique mondiale, entraînant derrière elle d’autres pays et surtout l’Union Européenne qui nous réclament désormais des comptes. Le monde bancaire en particulier s’est offusqué de cette allégeance.

Pourtant, il est utile de préciser que notre autorité suprême doit répondre des agissements de nos établissements financiers à travers le monde. Ils avaient pourtant été avertis de commercer prudemment dans un temps où ils étaient montrés du doigt à travers le secret bancaire. Ce qui n’a pas empêché certains d’entre eux, l’UBS en particulier, de poursuivre leurs pratiques. En clair, d’inciter les fortunés de se mettre à l’abri du fisc en «planquant» leur argent dans notre pays.

Alors qu’on s’en prend au Conseil fédéral, c’est envers nos banques que nous devrions retourner nos griefs. Le conseiller fédéral Alain Berset a dit clairement lors de la journée des communes vaudoises que son collège était fâché vis-à-vis de ces dernières qui ont agi délibérément. Les Américains ne veulent pas entendre que quelques-uns de leurs Etats, comme le Delaware, favorisent le secret bancaire. C’est le fait de démarcher sans aucune retenue qui est reproché.

Et dans cette situation,  notre isolement politique est un inconvénient majeur. Qu’on le veuille ou pas, le secret bancaire est désormais négociable et la seule porte de sortie semble bien être celle des échanges d’informations si l’on veut éviter la faillite de certains de nos établissements bancaires d’importance pour la nation.

réfugiés

Du coeur SVP

réfugiés

A l’heure de voter sur la révision du statut des migrants, on ne peut pas s’empêcher de penser que, nous Suisses, sommes des privilégiés. Certes, nos ancêtres ont quelquefois dû se rendre à l’étranger face à l’absence de perspectives. On se souvient en particulier des Fribourgeois qui sont partis au Brésil pour se procurer un avenir. Mais pour le reste, notre peuple a eu la chance de trouver de l’emploi chez lui.

Nous n’avons pas toujours été tendres avec ceux qui sont venus nous donner un coup de main déterminant. Au milieu du siècle passé, les Italiens ont fait l’objet de bien des quolibets alors que leur apport a permis la construction de nos autoroutes, de nos infrastructures et de l’agriculture. Puis sont arrivés tour à tour les Espagnols, les Portugais et les citoyens de l’ex-Yougoslavie, en Romandie du moins. Toujours avec le même accueil glacial.

Nous sommes-nous posé la question de la situation de ces gens ? Pas fréquemment. Et pensez-vous qu’il est aisé de quitter son village, son pays, sa famille pour aller gagner sa vie là où il y a du boulot car il n’y avait pas d’autres solutions pour vivre ? En plus en sachant souvent que l’on n’est pas accueilli à bras ouverts et que l’on ne connaît pas la langue de son nouvel environnement. Pourtant, ils sont restés pour permettre à la Suisse de se développer et de provoquer l’envie, ailleurs dans le monde.

Forcément, notre niveau de vie suscite l’intérêt dans le Tiers Monde. Raison pour laquelle des jeunes Africains ou des Européens de l’Est veulent tenter leur chance ici. D’accord, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde et devrions pouvoir renvoyer ceux qui ne sont pas toujours des réfugiés politiques. Il faut cependant que la Suisse demeure une terre d’asile pour ceux qui sont vraiment menacés chez eux. Alors, ayons un peu de cœur et écartons l’égoïsme qui envahit parfois un pays privilégié comme le nôtre.

Bon appétit!

Epicurien

Bon appétit!

Bon appétit!

 

Épris de liberté, on veut nous rendre la vie difficile, nous donner mauvaise conscience. Que l’on nous prie de veiller à l’écologie, pas de souci. On s’étonne même que les nations ne tiennent pas davantage compte des études des scientifiques qui nous interpellent sur l’avenir de notre planète. Mais…

L’autre jour, on a pu voir les reflets d’une manifestation de végétaliens qui se plaignaient de leurs conditions dans les restaurants. Peut-être. Mais qu’on ne vienne pas nous dire qu’il ne faut plus manger de viande. Surtout à cause de l’élevage et des conditions d’abattage des bêtes.

Si un morceau de «bidoche» ou un poisson nous fait plaisir, pourquoi devrions-nous nous en priver? De tous temps, l’être humain a chassé ou pêché pour se nourrir. Donc, il n’y a pas de raison de nous priver de cette alimentation.

Tout cela pour que l’on vieillisse plus longtemps? D’abord, aucune étude ne prouve que l’on meurt plus vite lorsque l’on est carnivore. Ensuite, est-il bien nécessaire de devenir centenaire? Avouons que les dernières années de vie ne sont pas les plus drôles. A moins que l’on découvre des gélules qui nous permettent de garder notre verdeur d’ado jusqu’à 80 ans. La perspective de terminer sa vie dans un EMS n’est pas forcément enchanteresse.

C’est pourquoi mieux vaut profiter de la vie, avec tout ce qu’elle nous offre, pour notre plaisir car il y a déjà assez de soucis quotidiens pour entraver notre existence. Alors faites comme bon vous semble et n’ayez pas de remords à l’heure d’aborder une belle entrecôte et son verre de vin. Bon appétit et santé!

Responsabilité mortelle

L’assassinat de Marie relance le débat en matière judiciaire. Elle démontre la fragilité du système dans la mesure où une personne seule peut libérer ou pas un individu qui subit une longue peine après avoir effectué les 2/3 de celle-ci. En la circonstance, on n’a pas tenu compte de l’avis de l’office de probation qui avait souhaité que le criminel retourne en prison puisqu’il ne respectait pas les règles de sa libération conditionnelle.

Je m’étonne de la discrétion de l’avocate du meurtrier qui a obtenu cette sortie de prison. J’ai du reste les plus grands doutes quant à l’honnêteté de quelques membres du barreau, qui n’ont aucun scrupule au même titre que leurs clients, s’appuyant sur une loi qui protège trop les voyous. Quitte à mettre la population en danger, ne se souciant que de leur propre réputation qu’ils pensent grandie lorsqu’ils obtiennent gain de cause.

A l’époque, lorsqu’il s’agissait d’accorder une sortie conditionnelle du pénitencier, une douzaine de personnes, représentant les différents corps de métier impliqués, décidaient du sort du prisonnier. Mettre entre les mains de la seule juge d’application des peines, la décision de la levée d’écrou pour des condamnés souvent affabulateurs, ne s’avère pas être la solution. Ce n’est pas que l’on puisse dire que les deux personnes impliquées sont incompétentes, mais sûrement trop éloignées du terrain, appliquant la loi à la lettre comme souvent le font les nouvelles générations, bardées de leurs diplômes et de certitudes en sortant de leurs études et éloignées de la réalité du terrain.

En marge de ce drame sordide, les déficiences du bracelet électronique sont également apparues. A l’heure où les prisons vaudoises regorgent de clients, Béatrice Métraux avait évoqué une utilisation plus conséquente de cet outil pour surveiller des prévenus et pour libérer des cellules. La conseillère d’Etat a fait machine arrière, du moins pour les individus dangereux. Il faut surtout qu’elle tire les leçons des erreurs de la procédure judiciaire et qu’elle prenne les mesures adéquates pour éviter la mort d’une autre Marie !

Je bois

boire

Le phénomène prend de l’ampleur. En Suisse comme ailleurs. Et ce ne sont pas les paumés du coin qui boivent, comme c’était souvent le cas par le passé. La jeunesse dans son ensemble s’est mise à la dive bouteille. Qu’ils soient étudiants ou apprentis, ouvriers ou employés, il n’y a pas de distinction.

Les soirs de fin de semaine, on voit des jeunes déambuler avec différentes bouteilles à la main, prêts à faire le mélange d’alcool fort avec des jus de fruits ou des boissons énergisantes. Pour un cocktail détonant qui va vous enivrer rapidement. Au point d’aller quelquefois jusqu’au coma éthylique. Qu’ils soient filles ou garçons, il n’y a pas de limite.

Qu’est-ce qui fait boire les jeunes à ce point? S’embêtent-ils dans la vie qu’ils ont besoin de cela pour égayer leur week-end? Est-ce une manière d’oublier le stress ou la pression qu’ils peuvent subir? On se pose mille et une questions à propos de cette dérive dangereuse.

A entendre certains, cette ivresse leur donne du courage. Au point de croire qu’ils sont timides et avec l’alcool, ils trouvent le culot qui leur manque. Notamment à l’heure de «draguer». Cela peut être une explication. Comme on peut penser que c’est une mode et que l’on ne peut pas faire autrement que les autres, au risque de passer pour une «mauviette». Il doit y avoir bien d’autres raisons. Cette dérive ne manque pas d’inquiéter les parents, en premier lieu. Quelques organismes essaient de les prévenir de ces abus.

Ainsi quelques chauffeurs de voiture s’engagent à ne pas boire pour ramener les copains en état à la maison. D’autres préfèrent les déplacements en train dans les grandes villes pour se mettre à l’abri de ce qui compromettrait leur vie. C’est bien mais cette alcoolisation à l’extrême est une folie que la société peine à enrayer.

Le défi de Guardiola

guardiola

La finale de la Ligue des champions de football opposera, pour la première fois, deux équipes allemandes. C’est une surprise dans la mesure où le Bayern de Münich et Borussia Dortmund rencontraient respectivement Barcelone et Real Madrid en demi-finales. Des Espagnols qui dominaient le football européen avec leurs clubs et leur équipe nationale. C’est dire que la performance des Germains est remarquable. Le mérite est d’autant plus intéressant que les Allemands possèdent des équipes saines financièrement. Contrairement à bien d’autres clubs du vieux continent qui se sont endettés pour attirer et payer démesurément des joueurs et dont le passif financier mériterait que l’on se préoccupe de leur gestion avant que ces sociétés n’explosent.

Barcelone n’appartient pas tout à fait à cette catégorie. Les Catalans possèdent un effectif dont plusieurs joueurs sont des produits du centre de formation. Une école qui était donnée en exemple en Europe. Une science du football proche de la perfection tant la technique des gars est parfaite. Tellement que cette manière de conserver le ballon devenait lassante puisqu’elle privait l’adversaire du cuir. Au point que le spectacle perdait de l’intérêt devant une telle domination. Cette demi-finale a démontré qu’une pièce de puzzle absente, le génial Messi, l’édifice s’est effondré malgré le talent des Iniesta et Xavi. Au point de découvrir que le club dépendait foncièrement du talent de ce trio magique.

Coïncidence circonstancielle, Bayern Münich a engagé Pep Guardiola, l’ancien entraîneur de Barcelone, pour succéder au partant Jupp Heynckes qui vient de permettre à son club de ridiculiser les Catalans. Il est certain que les dirigeants allemands ont choisi l’ancien joueur et entraîneur du Barça sur la base de ses excellents résultats. Toutefois depuis cet engagement, le football en profondeur et axé sur la rapidité a triomphé de la science. Guardiola se trouve donc devant un dilemme. Sa méthode est-elle toujours la bonne? En tous les cas, Bayern a écorné cette façon de faire et Pep devra trouver le bon compromis pour conjuguer puissance et technique afin de réussir à Münich. Un pari devenu bien plus exigeant depuis cette demi-finale qui a remis bien des choses en question.