Les jeunes sapeurs pompiers entourés de leurs moniteurs.

Croy – SDISPO : Ils ont tous l’âme du feu bleu

Vendredi dernier, le Commandant Pascal Turin a piloté d’un bout à l’autre le quatrième rapport d’activités du SDISPO (Service Défense Incendie et Secours de la Plaine de l’Orbe) à la grande salle de Croy. En présence d’un parterre nombreux (Etat-major, SDIS voisins, sapeurs pompiers, entre autres), il a rappelé non seulement l’organigramme de l’association intercommunale, qui regroupe dix-huit communes, mais aussi la composition opérationnelle (détachements de Premiers Secours, DPS, et d’Appui, DAP).

Les séances ordinaires de l’Etat-major ont pour but de régler la bonne marche du service en présence du président du Codir (Comité directeur), Pascal Desponds, ou de sa remplaçante, Mary-Claude Chevalier. Les tâches qui lui incombent sont tant dans l’organisation de rencontres mensuelles de chaque dicastère, de journées de sensibilisation au métier de pompier volontaire que dans la participation à des séances intercommunales ou organisées par l’ECA ainsi que la Fédération vaudoise des sapeurs pompiers et encore aux rapports annuels des SDIS voisins.

Compter sur les compétences de chacun

Le nombre d’heures d’intervention sur le terrain s’élève pour 2017 à 1 892 contre 1 499 en 2016. Sur 130 sorties, les détachements du SDIS de la Plaine de l’Orbe ont pu intervenir sans renfort en fonction du type de sinistres. Certaines opérations plus complexes ou conséquentes nécessitent l’appui d’autres partenaires comme les SDIS voisins, le service protection et sauvetage de Lausanne, l’ECA, la gendarmerie vaudoise ou la police nord vaudois. Et pour parfaire ces collaborations, le sergent-chef, Joël Widmann, a mis sur pied le concept «CHABACO Connect» qui consiste à préserver les connaissances et les savoirs-faire au sein des DAP.

Il propose à tous les volontaires une rencontre chaque premier jeudi du mois afin d’améliorer la connectivité entre le pompier et le matériel, ainsi que des échanges entre le vécu de chacun. Le don de soi est la première qualité de ces bénévoles qui, en parallèle de leur vie de famille et de leur profession, agissent pour la sécurité de la population, mais œuvrent aussi au sein de l’association, comme Laurent Grieder chargé de la communication en gérant le site internet et qui, pour l’occasion, a réalisé un diaporama dynamique.

La perdante félicitait le vainqueur à l’issue du scrutin.

Orbe: élection municipale, »Statu quo »

Les électeurs urbigènes n’ont pas voulu d’un changement politique à la tête de la commune. En élisant Serge Berthoud, ils ont permis au PLR de garder son deuxième siège à l’Exécutif. Malgré une campagne soutenue du parti socialiste, l’écart entre le nouvel élu et Fanny Naville a doublé entre les deux tours, passant de 80 à 163 suffrages. Une victoire incontestable pour ce natif d’Orbe, qui a œuvré chez les pompiers et dans quelques sociétés locales. Des arguments de poids comme Serge Berthoud l’admettait. «Il est certain que j’ai bénéficié de ces considérations. Cela dit, mes qualités ont également joué un rôle comme le fait que je travaille dans une entreprise locale. Ma campagne est demeurée à mon image puisque je suis un pondéré qui sait ce qu’il veut et je me réjouis d’œuvrer au sein de la Municipalité après plus de 30 ans passés au Conseil». Un Parti Libéral-Radical qui avait aussi activé son électorat en envoyant des missives à plus de 170 de ses sympathisants pour ce 2e tour.

Pas découragée
De son côté, la socialiste accueillait la défaite avec sérénité malgré quelques larmes. «Au départ, je me disais que le défi serait difficile à relever. Serge est mieux connu que moi dans la localité et il appartient à un groupe qui est majoritaire au Conseil. En plus qu’il s’agissait de remplacer un PLR démissionnaire (Guido Roelfstra). Je pense aussi que l’électorat n’a pas voulu d’une troisième femme à la Municipalité. Malgré tout, le groupe socialiste s’est solidarisé autour de ma candidature et cet état d’esprit va nous servir à l’avenir. Sachez tout de même que malgré ce deuxième échec, je tenterai à nouveau ma chance dans trois ans. La chose publique continue de me passionner puisque j’ai siégé aux conseils de Baulmes et Vuiteboeuf avant d’intégrer celui d’Orbe».

Perte de vitesse des socialistes
A l’heure de l’analyse, on constate que le report des voix n’a pas eu lieu comme prévu. D’abord, on est passé de 1738 votants au 1er tour à 1460 dimanche dernier (31,4%). En dépit de cette diminution, Serge Berthoud n’a perdu que 7 voix par rapport au 4 mars alors que Fanny Naville a concédé près de cent voix (90). Ce qui tend à prouver que le parti socialiste, longtemps dominateur à Orbe, a perdu de son influence comme c’est le cas au Conseil puisqu’il ne compte plus que 13 représentants comme les Verts et Union Libre contre 18 au PLR. Enfin, on relèvera qu’une partie des voix obtenues par Stéphane Pilloud (200) ont plutôt bénéficié au PLR puisque Robert Gurtner n’a recueilli que 26 voix.