L’équipe éducative, de gauche à droite Solange, éducatrice, Matthieu Bailat, directeur et Jessie, apprentie.

Vallorbe: «La Récré» inaugurée

Samedi passé à Vallorbe, l’UAPE «La Récré» a été inaugurée en présence des représentants de l’AJOVAL et des autorités politiques locales, en particulier du syndic Stéphane Costantini et de sa collègue municipale des écoles Madeline Dvorak. Située dans les locaux de l’ancienne «Marmaille», qui fut une petite école dans les années 1970 puis une garderie, mais profondément transformée en 6 mois pour être affectés à son nouvel usage, cette unité d’accueil repensée par le bureau d’architecture Romain Carnal offre une capacité de 24 places.

Sa mise en service a eu lieu à la rentrée scolaire d’août et son taux d’occupation est déjà très satisfaisant, démontrant son utilité évidente dans une petite ville qui se développe. «Nous ne sommes pas encore complets, précise son jeune directeur Matthieu Bailat, mais, certains jours, nous «tournons» déjà à deux équipes de gosses. Il nous reste encore quelques places disponibles, selon les jours». Une équipe de deux éducateurs et d’une stagiaire prennent soin des enfants dont les âges se situent entre les classes 1P et 6P Harmos, soit de l’ancienne 1ère enfantine à l’ancienne 4e primaire.

Des locaux spacieux et attirants

Le bâtiment de la «Marmaille», sur le sort duquel la commune et la commission chargées d’étudier sa réaffectation ont longuement planché, ne se prêtait à ce nouvel usage qu’au travers d’un toilettage très important. Sa proximité avec les bâtiments du collège et ceux de la garderie Tire-Lune a été déterminantedans le choix de la transformation. Ce nouvel équipement social de la petite enfance vient harmonieusement compléter un dispositif global d’enseignement et d’accompagnement des jeunes dont Vallorbe et les communes voisines peuvent être fières. Les nouveaux locaux sont fonctionnels, colorés et très lumineux.

On s’y sent bien et l’équipe d’éducateurs met tout en œuvre pour que les enfants puissent y passer des moments agréables. Comme le précisait le syndic de Vallorbe dans son allocution: «La boucle est maintenant «bouclée», Vallorbe et les communes voisines disposent d’infrastructures de qualité pour accueillir les enfants depuis leur naissance jusqu’à l’âge de 12 ans.»

La laiterie d’Arnex.

Arnex : la fin d’une belle épopée

Au cours de ces derniers mois, des transactions ont eu lieu à propos des livraisons de lait à la suite de la prochaine fermeture de la laiterie d’Arnex. Les agriculteurs d’Agiez, Bofflens et Pompaples ainsi que les Arnésiens livraient leur marchandise à Edy Neuhaus dont le commerce cessera après 43 ans de bons et loyaux services. Les locaux étant devenus inadéquats, les producteurs ont sérieusement étudié la possibilité de construire une nouvelle fromagerie, mais ils ont finalement renoncé à leur projet devant l’ampleur des frais.

C’est la raison pour laquelle il a fallu trouver de nouvelles solutions. Ainsi, à partir du 1er janvier prochain, le lait d’Arnex et Bofflens sera exploité par la laiterie de Lignerolle, tandis que celui d’Agiez et Pompaples ira à Ballaigues. A dire vrai, le statut de la laiterie d’Arnex était un peu particulier, puisqu’il dépendait des agriculteurs du lieu, alors que ceux de l’extérieur avaient négocié leur apport directement avec le laitier lui-même. Bofflens fut le premier à mettre un terme à son local de coulage, il y a 17 ans, et a été suivi ensuite par Agiez et Pompaples.

Un apport de 96 tonnes de gruyère

Steve Berger, patron de la laiterie de Lignerolle, se réjouit de cette solution. «Cela nous permet de consolider l’avenir de notre entreprise même si cela occasionne quelques aménagements. A titre d’exemple, nous irons récolter le précieux liquide par camion, deux fois par jour. Nous allons au-devant d’une augmentation de production de 96 000 kilos de gruyère pour un total à l’avenir de 222 tonnes, l’an.

Ce nouveau défi nous a obligés également à revoir un peu notre stratégie. Nous allons construire une nouvelle cave à Lignerolle, où nous pourrons entreposer 2700 meules qui seront frottées par un robot, ce qui facilitera notre travail. En outre, notre laiterie subira quelques rénovations afin de faire face à ce supplément de production ce qui nous permettra d’œuvrer dans un certain confort. Durant cette période de travaux (3 mois environ dès avril 2015), nous produirons à la laiterie de Vuarrens qui nous accueillera pour quelque temps».

Selon des accords avec l’interprofession, le gruyère de Lignerolle est vendu à un marchand agréé, Margot à Yverdon en l’occurrence, et il est bien difficile de savoir où il est écoulé par la suite. En tous les cas, cette nouvelle redistribution des cartes permet à nos producteurs et à nos laiteries régionales d’aborder l’avenir avec sérénité.