Les orateurs de la partie officielle, de gauche à droite: Edouard Sahli directeur général d’AVO, Pierre Calzolari président du CA, Claude Recordon, la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, Jean-Daniel Faucherre et Raphaël Darbellay, syndic de Ballaigues.

Les AVO célèbrent leurs 100 ans

Vendredi en fin d’après-midi, la Z. I. des Ducats connaissait une fréquentation particulière. La vénérable entreprise de transports AVO célébrait en effet son centenaire en présence de très nombreux invités issus du monde politique et économique, d’actionnaires privés ainsi que d’une belle représentation des anciens et actuels collaborateurs de l’entreprise.

En marge de la partie officielle, Maurice Faucherre, ancien patron du groupe éponyme qui avait pris le contrôle d’AVO après une décennie 1980 ayant failli la voir disparaître, confiait à l’Omnibus «être ému, mais content de ce changement, qui permettrait d’assurer la continuité et le développement d’un fleuron local qui lui a toujours tenu à cœur». Au printemps, AVO a changé de mains, puisque le groupe Faucherre a cédé son paquet majoritaire d’actions au groupe Helvetia Environnement, de souche genevoise, mais à vocation romande et qui est actif dans tous les domaines de la valorisation des déchets. Ce groupe compte environ 200 collaborateurs, répartis dans une série de sociétés sœurs, dont AVO fait maintenant partie, sociétés qui comptent également 200 véhicules, dont de nouveaux camions de ramassage d’ordures à propulsion hybride et bientôt même entièrement électriques.

Une entreprise qui a traversé tout le 20e siècle

Dans son allocution, le nouveau président du Conseil d’administration d’AVO, Pierre Calzolari, a tenu à rappeler que pour une entreprise, atteindre l’âge de 100 ans n’est pas si fréquent. Évoquant les débuts de l’entreprise en mars 1914 à Ballaigues, il a relevé qu’AVO a vécu tous les événements locaux et régionaux ayant marqué le 20e siècle. Un début consacré au transport de personnes entre Ballaigues et Vallorbe et ensuite, au long des décennies, un développement régulier, mais synonyme de longévité, qui s’est déroulé autour d’une offre toujours croissante de services différenciés.

Le syndic d’Orbe, Claude Recordon, a relaté, de son côté, les hauts et les bas de l’entreprise et l’importance du groupe Faucherre dans sa survie. Il a aussi salué le maintien et même le développement de l’offre pour les communes sous l’impulsion des nouveaux propriétaires. L’ancien président, Jean-Daniel Faucherre, a renoncé à son traditionnel «coup de gueule des routiers» et, en sa qualité de vice-président de l’ASTAG, s’est réjoui d’une inflexion lente, mais sûre, du politique en direction des préoccupations des transporteurs. La conseillère d’État Nuria Gorrite a, quant à elle, évoqué les nécessaires développements des transports au 21e siècle, que les pouvoirs publics se doivent d’accompagner par une vraie politique d’investissement faisant face aux déplacements qui sont une nécessité du monde moderne.

Cuisson au feu de bois.

Fête de la saucisse: un rendez-vous incontournable

Les conditions furent idéales, le week-end dernier, pour la 9e édition de la saucisse aux choux à Orbe. Sous un soleil automnal, le public a pu déguster le traditionnel papet vaudois sous la tente sur la Place du Marché, où des animations ponctuaient la journée: démonstration de la fabrication de la saucisse, des ateliers créatifs pour les enfants.

Les cafetiers de la Grand-Rue ont pu bénéficier du seul avantage des travaux: mettre des tables sur la chaussée en réfection. En lieu et place des rouleaux compresseurs, c’est au son des cloches du club des Sonneurs des Hauts de Lavaux que la rue a résonné le dimanche. C’est donc dans une ambiance conviviale et chaleureuse que la manifestation s’est déroulée pendant deux jours.

Souvenirs et satisfaction

La réputation gastronomique est connue loin à la ronde. La fréquentation est due soit au bouche-à-oreille, soit aux retrouvailles entre habitués ou encore une occasion de sortir en famille. Le point commun entre tous est le bon souvenir qui s’ancre dans la mémoire. Par exemple, lors de la reprise du «City», Aline Marta, aidée par son ex-collègue Francine Baudin, se rappelle des effets secondaires de l’abus de ce plat, mais surtout de la soirée inoubliable avec ses amis. Depuis, elle participe à la fête avec grand plaisir, mais n’en mange plus, avoue-t-elle en éclatant de rire.

A l’heure du bilan, le comité d’organisation avouait sa satisfaction. «Je pense que cette édition a été meilleure que celle de l’année passée, nous dit Marlyse Pilloud: sous la cantine comme dans les cafés du centre-ville, l’affluence était très bonne. Au point qu’il a même manqué de poireaux, si bien que nous avons délivré, en fin de dimanche, des saucisses avec du pain comme seul accompagnement! Enfin, les gens sont demeurés bien sages, puisque nous avons bouclé la cantine, le samedi soir à minuit, ce qui est rare!».