En visite, les arquebusiers de l’Abbaye de Nyon en plein exercice bruyant.

Rances: les Laboureurs en Fête

Comme le rappelle «Le Conteur vaudois» dans son numéro 29 du samedi 22 juillet 1922 – et dans sa 60e année d’existence – «en regardant l’ensemble des Abbayes qui s’étaient rendues à la constitution toute récente de l’Abbaye des Abbayes vaudoises, on avait bien l’impression d’un tableau d’ensemble de la population vaudoise».

Lors de cette assemblée constitutive, l’Abbaye des Laboureurs de Rances était bien entendu présente, elle qui a été fondée en 1802 et qui continue, tous les deux ans de perpétuer la tradition sous la direction de son Conseil emmené par l’Abbé-président Sébastien Guex.

Le week-end des 7 au 11 août, les festivités de l’édition 2014 de cette respectable Confrérie se sont déroulées par un temps mitigé, mais qui a malgré tout permis aux réjouissances de se dérouler normalement, dans la bonne humeur et la fraternité.

Entamée dès le jeudi soir par la traditionnelle ouverture du caveau au centre du village, avec ses planchettes et ses pâtes-chalet, la fête s’est poursuivie le vendredi en fin d’après-midi par le tir des jeunes et par une première soirée musicale. Samedi était réservé au tir et à une deuxième soirée, qui a fini fort tard selon quelques témoignages glanés sur place dimanche matin lors de la proclamation des résultats. Un dimanche qui aura vu aussi se dérouler la partie officielle et… une nouvelle soirée musicale, au goût bavarois cette fois, après une première édition du cortège des chars et des groupes. Traditionnellement, le lundi est le jour des enfants, avec durant l’après-midi une seconde présentation du cortège.

«Une belle édition» si l’on en croit l’Abbé-président Sébastien Guex qui, avec son Conseil, était ravi de la vivre et d’avoir pu offrir ces réjouissances traditionnelles à la population et aux membres de la société.

Palmarès

1er roi: Michel Cottens, 417 points
2e roi: Lionel Seiler, 100
3e roi: Sylvain Raymondaz, 415 points
4e roi: Patrice Hug, 98

Rois du tir des jeunes
Filles: Julie Guex, 43 points
Garçons: Evan Jaquenoud, 45 points.

Le clocher touché

Baulmes : trois mois d’échafaudages !

La foudre a frappé le clocher du Temple de Baulmes dans la nuit du 8 au 9 août réveillant une bonne partie des villageois. Le lendemain matin, plus un Baulméran n’ignorait que le toit de l’édifice était partiellement détruit.

L’Eglise protestante de Baulmes est située sur un monticule d’où l’on jouit d’une très belle vue sur le Plateau et les Alpes par beau temps. Ce vénérable édifice était déjà mentionné en 1228 sous le vocable de Saint-Pierre. Au 18e siècle, de grands travaux sont nécessaires, l’idée de l’abandonner au profit d’une construction au centre du village avec une horloge pour donner l’heure aux Baulmérans est évoquée. Leurs Excellences de Berne refusent le projet, et font construire une Tour à la place.

Des travaux à l’Eglise sont tout de même entrepris au début du 19e siècle et un orgue est acheté en 1870. Pour pouvoir l’installer, des travaux de surélévation du plafond sont nécessaires (l’orgue sera remis en état en 1981). En 1914, la commune procède à la rénovation du toit et de l’intérieur de l’édifice. D’autres travaux (avec notamment le changement du coq) seront entrepris dans les années 1950-60.

Les dégâts actuels concernent essentiellement les tuiles et les chevrons. L’ECA a demandé deux devis qui seront déposés lorsque les échafaudages seront installés (pas avant le 6 septembre). L’accès à l’Eglise n’est possible que par la porte côté cimetière qui donne accès à l’orgue. La porte principale n’est pas accessible en raison du risque de chutes de tuiles. Un filet de protection sera installé.

Les travaux dureront plus d’un mois : la flèche sera découverte de toutes les tuiles restantes et recouverte après le changement de deux chevrons. Tout pourrait être rentré dans l’ordre (au mieux) dans le courant du mois de novembre.