Une mer de maïs à franchir

L’Urba Byrinthe de l’été

Urba Kids propose pour l’été un parcours-labyrinthe éphémère dans les maïs sur plus de 20 000 m2, deux parcours pour grandes et petites jambes en face du centre de loisirs.

Une mer de maïs, au début c’est facile; en plus, les maïs ne sont pas encore très hauts, mais très vite cela se corse. En tournant dans tous les sens, on perd vite son chemin. Heureusement des indices nous guident dans les moments difficiles. Et pour finir un parcours pieds-nus pour sentir différentes sensations sur différents supports, sable, gravier, foin...

Le parcours a été fait en partenariat avec un paysan, Michaël Magistral de Suscévaz, qui exploite ce champ. Il a d’abord été testé avec une classe de Chavornay et selon les circonstances, il risque d’évoluer. Le centre de loisirs Urba Kids a ouvert en 2012 et poursuit son développement: il a presque doublé son nombre d’entrées.

Pour plus d’informations: www.urba-kids.ch.

Le lys martagon

Flore: ces rois modestes

Leur beauté sophistiquée avec ce brin d’exotisme fait qu’on peut les remarquer de loin... et pourtant.

Les lys sauvages, que ce soit le chatoyant lys safrané orange (Lilium bulbiferum croceum ) ou le romantique lys martagon rose (Lilium martagon ) tous deux font partie des 30% des plantes menacées en Suisse. C’est grâce aux cultures extensives, celles qui ne maximisent pas le rendement et qui utilisent des ressources naturelles, que le lys safrané commence enfin à se stabiliser dans les statistiques.

Originaires de Syrie, les lys ont une histoire parmi les hommes. En Égypte ancienne, ils étaient déjà symbole de résurrection. Hâpy, dieu du Nil, en était coiffé. En Grèce antique, c’est la déesse Hera qui, lorsqu’elle créa la Voie lactée grâce à son lait, fit tomber une fine goutte de celui-ci sur terre et un lys blanc apparut. Les lys s’observent aussi sur les mosaïques de nos églises, jusqu’à Rome. Les Carolingiens, pour Charlemagne qui en était fou, cultivèrent beaucoup de lys dans les jardins royaux.

Puis c’est Louis VII qui imposa le lys comme symbole de royauté, en semant le trouble chez les historiens avec la «Flor de Loys» (fleur du Roi Louis) qui phonétiquement ressemblait beaucoup à «Flor de Lys».

En Savoie, le lys martagon était appelé «racine d’or» jusqu’à la fin du XIXe siècle. On l’utilisait comme nourriture, teinture et les alchimistes ont tenté de l’utiliser comme transformateur de matière en or. Il paraît que son nom aurait été donné par ces derniers, signifiant «de la planète Mars». Que ce soit sur le drapeau de Québec, de Bruxelles, de Serbie ou encore du Détroit du Michigan, le lys est mondialement connu. Et dans nos belles contrées le connaissez-vous?

Ces jours il fleurit parfois dans les pâturages d’altitude, où il domine les graminées, parfois en lisière de forêt ou encore dans les hêtraies claires de basse altitude.

Pierre Vannod et Claude Lapalud en pleine expertise.

La grêle s’est abattue

En date du 13 juin, la grêle s’est abattue sur une zone entre Arnex, Croy et Pompaples. Le lendemain, ce sont les paysans qui ont été abattus de constater les dégâts. Tous ceux qui ont une assurance grêle les ont signalés et les autres ont regretté de ne pas l’avoir faite. Sur les orges et les pois, les dégâts sont estimés entre 30 et 90%.

La vigne

Le vignoble d’Arnex, également touché, a fait l’objet d’un passage des experts de Suisse Grêle les 7 et 8 juillet. Ces experts sont ou étaient des vignerons actifs. Sur demande de l’assurance, une équipe, sous la direction de Daniel Rossier, s’est partagé le travail. Les premières heures, ils se sont familiarisés avec les tablettes, car l’assurance vit avec son temps et les a informatisés. Puis ils ont fait les premières estimations et comparé leurs résultats afin que toutes les parcelles soient expertisées de la même manière.

L’expertise

Ces hommes sont tout-terrain et travaillent par tous les temps ou presque, ils ont bravé la pluie et ont visité le vignoble.
L’expertise provisoire se fait environ 15 jours après la grêle, car immédiatement après, on ne voit pas bien les dégâts. Après quelques jours, les grains deviennent noirs et les grappes qui ont été coupées par un grêlon sèchent. La grêle ne frappe pas uniformément. Les paramètres sont nombreux, comme, par exemple, l’exposition de la vigne, dans un contour ou sur une bosse, abritée par un bosquet ou selon la disposition des lignes. Les espèces cultivées peuvent également influer sur les dégâts. Certains cépages ont un feuillage plus épais, ce qui protège mieux les grappes.

Comptage

Dans une vigne, si les lignes sont longues, il peut y avoir 15 à 20% de perte à un bout et 60% à l’autre bout, c’est pourquoi les experts font des comptages à plusieurs endroits.
Ils se placent dans la vigne et comptent le pourcentage de perte sur 25 à 40 grappes en suivant, puis sur autant de grappes de l’autre côté de la ligne. Il n’est pas rare de voir que seul un côté a été touché, selon d’où venait l’orage. Ils prendront la moyenne des deux résultats pour leur estimation. Ce jour-là, ce ne sont que les grappes qui ont été estimées. Les dégâts sur les bois font l’objet d’une autre assurance. Mais en passant on a pu remarquer que des bois ont été blessés, pas trop gravement pour l’instant. Cette expertise provisoire sera revue en septembre en fonction de l’évolution et deviendra ensuite définitive.

Rosiers

Au bout des lignes, on a pu, au passage, admirer les rosiers qui ont été plantés il y a deux ans. Outre les paiements directs que les viticulteurs touchent pour les mettre, ces rosiers existent depuis longtemps dans les vignes. Etant plus sensibles, ils annoncent les attaques de mildiou (maladie de la feuille): comme ils ont des épines, les chevaux les contournaient, évitant ainsi de les piétiner pour aller à la ligne suivante et puis, c’est beau ces touches de couleur dans la verdure.

Les rois, depuis la gauche, Xavier Greppin, Olivier Delay, Lionel Bovay et Julien Valceschini.

Montcherand: l’Abbaye des Volontaires en réjouissance

De la diane à la rentrée des drapeaux, la fête fut belle, avec au programme, bonne humeur, joie et convivialité.

Samedi dès cinq heures, sonnerie de la diane pour appeler les habitants de Montcherand aux festivités de la traditionnelle fête bisannuelle de L’Abbaye des Volontaires.
Après la prise des drapeaux, départ en cortège pour participer à l’assemblée sous la cantine.

Ce sont 111 membres, couverts du rituel canotier et brassard au bras gauche qui ont accepté dix nouveaux membres présentés par l’Abbé-président Etienne Weber, ce qui amène l’effectif à 157 membres. Après les délibérations, départ pour se rendre au stand proche afin d’effectuer les tirs sur différentes cibles mises en compétition.
La participation a été réjouissante avec 101 tireurs qui ont rivalisé d’adresse, et, le tir réservé aux dames qui a vu une participation record de 59 concurrentes.

Résultats des tirs

Cible Abbaye, 1er roi Xavier Greppin 351 points, 2e roi Olivier Delay coup centré 100/78. Cible Volontaires, Xavier Greppin 516 points, 3e roi Lionel Bovay 501 points et Etienne Weber 493 points. Cible Jura, 4e roi Julien Valceschini 788 points. Cible des dames, 1ère Justine Sanchez 380 points, 2e Anva Bachmann 368 points 3e Nicole Maubert 366 points. Cible des jeunes, 1er Timothée Martin avec 37 points devant Julien Gaillard 35 points.
Dimanche, suite des festivités, avec le culte sur le préau de l’église, verrée de l’Abbé, banquet et partie officielle. Sous l’égide du major de table Jean-Michel Reguin, se sont exprimés, J.-P. Grin Conseiller National, Jacques Nicolet, président du Grand Conseil, Jean-François Tosetti, municipal, ainsi que Charles-Henri Kohli représentant des Abbayes vaudoises.

En fin d’après-midi, cortège humoristico-folklorique et dernière verrée offerte par la commune à la cantine. Lundi, place à la journée de la jeunesse avec le traditionnel ramassage des «oeufs» et, de terminer sous la cantine pour déguster la soupe aux pois.

Vue de l’intérieur du parc - Photomontage.

Parc éolien Sur Grati: des oppositions attendues

Au terme de la procédure de mise à l’enquête qui s’est terminée le 7 juillet au soir, les communes de Vallorbe, Premier et Vaulion ont dénombré 24 oppositions aux différents actes du projet soumis à l’examen.

La plupart sont des oppositions globales, à savoir qu’elles ne distinguent pas le PPA proprement dit des machines mises à l’enquête conjointement. Elles comportent au total 219 signatures. Cette différence entre le nombre d’oppositions formelles et le nombre de signatures provient de la typologie des signataires. On peut classer les oppositions en trois grandes familles: celles des ONG, comme Pro Natura, Birdlife, Helvetia Nostra de Franz Weber, celles des associations comme Paysage Libre Vaud ou sa section locale SOS Jura Vaud-Sud, «constituée pour contrer les trois principaux projets que sont Mollendruz, Sur Grati et Bel Coster» et enfin celles d’une série de particuliers. «Devant un tel projet, nous étions parfaitement conscients du fait qu’un certain nombre d’oppositions allaient être déposées», explique le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini.

Volonté de transparence et d’ouverture saluée

«Nous nous réjouissons donc qu’au terme d’un processus particulièrement ouvert et salué comme tel par certaines des ONG qui s’opposent au projet, la voix du citoyen puisse se faire entendre. A noter que le WWF a salué l’ouverture pratiquée par les promoteurs du projet, auquel il ne s’oppose pas, mais sur lequel il a formulé quelques remarques. Nous allons maintenant prendre le temps d’étudier de près chaque opposition.

Certaines comportent peut-être des éléments auxquels nous n’avons pas pensé ou des considérations pertinentes. Une fois ce travail effectué, nous préparerons le dossier pour sa présentation aux Conseils communaux de Vaulion et de Vallorbe et au Conseil général de Premier. Car ce sont les élus locaux qui, en effet, devront se prononcer sur le PPA. Ce n’est qu’une fois l’accord des Conseils recueilli que le dossier pourra partir au canton, pour que ce dernier donne son aval final. Cet aval est de compétence cantonale, s’agissant d’un PPA et surtout s’agissant d’un projet de parc éolien. Le dossier devrait pouvoir être présenté aux Conseils en fin d‘année 2014.»

Le canton a entrepris une étude globale sur l’impact des projets de parcs éoliens. C’est en particulier à l’aune des futurs résultats de cette étude que seront sans doute jugées les oppositions au parc «Sur Grati.