Cette réunion a été bien suivie et les propositions n’ont pas manqué.

Orbe: l’heure de rénover

Une soixantaine de personnes ont répondu à l’invitation de l’équipe d’Agenda 21 à propos du bâtiment de tête de la cantine du Puisoir dont l’état se dégrade. Construite en 1850, cette construction en dur a servi de stand de tir (!) puis d’habitation avant d’être réduite à des affectations secondaires. Aujourd’hui, son état inspire quelques inquiétudes aussi bien à l’intérieur qu’au niveau de la toiture. Au point qu’il est devenu nécessaire de s’en préoccuper sérieusement. Avant de créer des groupes de travail, le municipal Henri Germond a précisé que la zone du Puisoir est inondable et qu’elle avait fait l’objet d’une motion dite « batignolesque ». Rien n’a été fait toutefois puisque le Plan Partiel d’Affectation (PPA) est toujours entre les mains de l’Etat de Vaud et ne permet pas à la commune d’entamer de quelconques travaux.

Des propositions culturelles

Les participants ont d’abord fait des propositions diverses en fonction de leurs intérêts. Il a été question de salles de répétition pour les sociétés chorales et de musique, d’un lieu pour les réunions et assemblées des sociétés, de la création d’une auberge de jeunesse, d’une maison de la nature ou de la culture. Des revendications plus spécifiques ont été suggérées comme la création d’une école du cirque, de danse, de théâtre, d’une ludothèque, d’ateliers créatifs avec possibilité d’exposer les travaux d’artistes ou d’un café-théâtre. Il a été relevé aussi que la zone comporte les installations sportives. Des vestiaires font cruellement défaut aux footballeurs et il a été suggéré de les aménager aux abords de la cantine, côté rivière.

Demande d’espaces

Dans un deuxième temps, il a été demandé d’imaginer l’utilisation du bâtiment. Il en est ressorti que les participants se sont montrés prudents vis-à-vis du rez-de-chaussée en fonction du risque d’inondation quand bien même les alertes ont été très rares, ces dernières années. Sa complémentarité avec la cantine a été relevée. Au premier étage, il est souhaité que la surface soit modulable et à disposition des sociétés locales ou de la ludothèque. Enfin, les combles devraient accueillir les répétitions de musique et les assemblées. Enfin concernant l’extérieur, il a été fait vœu qu’une place de jeux pour enfants, comme un boulodrome ou une place de pique-nique prennent place à proximité de l’ancienne « plage » d’Orbe qu’il faudrait réaménager.

L’exercice était intéressant et a permis aux présents de faire état de leurs vœux. Dans les discussions qui ont suivi cette réunion, le problème de la convivialité est revenu et les autorités communales devront veiller à ce que le centre-ville demeure le nœud névralgique de la localité si Orbe veut demeurer attractive et animée.

Les orateurs: Alain Portner, Ginette Duvoisin, Dominique Vidmer, Philippe Modoux et Christian Kunze se sont prêtés au jeu des questions-réponses.

Fusion: prendre le train en marche… oui mais!

Mercredi passé, les habitants des 6 villages (Belmont, Chavornay, Corcelles-s.-Chavornay, Essert-Pittet, Ependes, Suchy) étaient invités à discuter de ce nouveau projet de fusion à Ependes. La grande salle était presque pleine pour écouter les différents orateurs.

Fusion réussie

La syndique de Tévenon, Ginette Duvoisin, a expliqué l’aventure réussie de la fusion des villages de Fontanezier (63 habitants), Romairon (39), Vaugondry (38) et Villars-Burquin (556). Les principales améliorations: la maîtrise des tâches, la rationalisation des services, la possibilité d’engager un employé municipal et d’avoir davantage de poids par rapport au canton. Le taux d’imposition est passé de 85 à 77 puis à 73 points actuellement. A la Municipalité, chaque village a au moins un siège sur un total de sept personnes. Pour la syndique, une commune devrait compter 4 à 5000 habitants, peut-être pourront-ils fusionner ultérieurement avec une autre commune.

Fusion avortée

Le projet de fusion des villages de Bonvillars, Champagne, Concise, Onnens, et Provence a avorté avant la votation. Le syndic d’Onnens, Alain Portner, a dit regretter de ne pas y avoir adhéré tout de suite. Bonvillars s’est retiré, suivi bientôt par Provence et Champagne. Le projet a été retiré à la présentation dans les conseils. Les conflits latents entre les villages et les personnalités très fortes n’ont pas pu trouver un terrain d’entente. La peur de se faire manger par l’autre était trop présente.

Pt’être ben qu’oui…, pt’être ben qu’non

Après les explications du syndic d’Oron sur sa fusion, le président du comité de pilotage des 6 villages, Dominique Vidmer, a fait le point sur la situation actuelle. Les questions qui ont suivi ont montré que les villageois ont peur de perdre leur identité ou de devoir augmenter les points d’impôts. Le comité de pilotage propose de mettre sur les panneaux d’entrée des localités, le nom du village et de rajouter le nom de la commune. Concernant la question du lieu d’origine, le Grand Conseil va s’y pencher pour que, malgré la fusion, les villageois puissent garder le leur, voire rajouter «Commune de Chavornay» (si c’est ce nom-là qui est accepté). Le Copil devra encore étudier où sera installée la partie administrative et trouver une armoirie qui rassemble les 6 villages. La question de la valeur locative et le «grand souk» de la LAT n’ont pas trouvé de réponse, car il n’y en a pas à ce jour. L’aspect financier reste le grand problème et donnera encore du fil à retordre au Copil.

L’avenir

Le 3 septembre, les six conseils devront voter la fusion ou stopper le processus et les villageois voteront le 30 novembre. Si la fusion est acceptée, elle pourrait entrer en vigueur en janvier 2017. En attendant, pour mieux se connaître, les villageois sont invités à participer au rallye intercommunal le 21 juin.