Les travaux sont repartis pour Ballaigues Village ouvert

Ballaigues: la STEP locale à l’examen

«J’ai enfin des nouvelles du projet de règlement du Conseil», a indiqué en préambule le syndic Raphaël Darbellay, lors de la séance du conseil communal de Ballaigues lundi, sous la présidence de Frédéric Santschi. «Après son élaboration par la commission, il est revenu du Service des communes et du logement. Le juriste chargé de son examen a formulé 15 remarques, et invite la commission à en tenir compte. Après quoi le projet… retournera dans les services de l’État pour un nouvel examen pour ensuite revenir à Ballaigues. C’est donc dire que nous avons encore du temps devant nous avant de pouvoir l’examiner en plénum et le voter», a-t-il encore ajouté.

Sur un autre sujet en revanche, la situation administrative s’est presque miraculeusement débloquée. Après une discussion récente à Bavois lors des journées des énergies douces avec le conseiller national Roger Nordmann, dans laquelle le syndic lui a indiqué «que l’ennemi de l’énergie verte, c’étaient les méandres administratifs et non les opposants», ce dernier est intervenu dans les 48 heures auprès de la conseillère d’État Jacqueline de Quattro. Résultat: le dossier des éoliennes du Bel-Coster est débloqué et peut être soumis enfin à l’examen complet.

Changeant de sujet, le délibérant a voté un crédit de Fr. 30 000.– pour l’examen de la STEP, construite en 1976, et qui donne des signes de fatigue assez évidents, notamment au niveau de l’élimination des graisses. L’étude commandée devra faire l’état de la situation et préconiser une nouvelle STEP ou un branchement à celle de Vallorbe, éventuellement même à celle d’Orbe. Le dépôt des comptes 2013, sur lesquels on reviendra lors de leur examen, laisse un syndic heureux. L’exercice 2013 a été excellent, il est encore une fois en excédent, malgré le budget négatif. Le résultat provient des très bonnes performances des industries locales et d’une croissance aussi de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, qui était resté stable depuis 3 exercices au moins. En fin de séance, le président Frédéric Santschi a encore lancé un appel pour que le 100e anniversaire de la Lyre en juin soit bien suivi et se transforme en très belle fête.

Pourquoi faire simple

La fabrication des règlements communaux en Pays de Vaud laisse songeur. L’examen d’un premier projet communal élaboré longuement par une commission du conseil, sur la base d’un règlement standard produit par le canton, prend de très longs mois dans les services du canton. Il en ressort meurtri par les soins attentifs du juriste de service, qui devra de toute façon le reprendre après le 2e examen par la commission. Qui devra elle, façonner ensuite un projet supplémentaire, lequel sera nécessairement amendé par le Conseil et devra donc retourner encore au canton avant l’hypothétique bénédiction finale. Tout ça pour préserver une utopie de restant d’autonomie communale, ça fait beaucoup de temps et donc d’argent qui passe par les fenêtres. L’usage imposé d’un règlement type serait au final nettement moins coûteux et ne changerait pas la face du monde au quotidien.

Des experts made in Orbe.

Orbe: de futurs consommateurs responsables

Sous l’impulsion de Caroline Desponds, enseignante secondaire à Orbe, des élèves se sont mutés en experts pendant leur cours de sciences. Dans le cadre du concours lancé par la FRC, fédération romande des consommateurs, ils ont choisi de tester des bonbons, des vernis à ongles ou du dentifrice. L’équipe de jeunes, qui a opté de s’intéresser aux gels pour les cheveux, a même eu l’occasion de vivre un tournage pour l’émission «A bon entendeur», émission sur RTSun et partenaire de cette action pédagogique. Une belle expérience qui mettait en valeur un travail de longue haleine. En effet de novembre à mars, ils ont dû constituer tout un dossier digne des comparatifs professionnels élaborés par la presse spécialisée.

Un travail d’équipe

A raison de deux heures hebdomadaires, chacun met ses compétences en avant, que ce soit pour détailler les étiquetages, faire les tests et introduire les résultats dans l’ordinateur. Même si le cadre était bien défini, ils ont fait preuve de créativité et ont eu une grande liberté dans le choix des critères, les questions à se poser et les justifier. Des méthodes originales ont également été trouvées pour simuler de fortes pluies ou l’inflammabilité entre autres. Caroline Desponds est fière de leur travail et de leur implication tout au long de cette enquête. Les gagnants du concours seront connus mardi 20 mai lors de l’émission «A bon entendeur». Si le jury n’aura pas décerné la palme aux Urbigels, ils auront au moins appris à être plus critiques face aux choix de gels dans le commerce.

Les lauréats

Les lauréats de la deuxième édition « Les experts de demain » se sont vus décerner leur prix mardi dernier lors de l’émission « A bon entendeur » . Parmi les septante classes de toute la Suisse romande, trois dossiers ont retenu plus particulièrement l’attention d’un jury professionnel, tel que Lionel Cretigny, responsable des tests comparatifs pour la FRC, mais également doté d’une pointe d’humour avec les deux Vincent, Kucholl et Veillon, chroniqueurs de « 120 secondes » sur Couleur3. Les élèves d’Echallens ont reçu la palme d’or avec leur étude sur les sparadraps. Les boissons au Cola décortiquées par Crissier se retrouvent sur la deuxième marche du podium et enfin la crème fouettée par la classe de Cugy. Que ce soit de l’avis des enseignants ou des organisateurs, tous les jeunes ont fait preuve de pertinence, de créativité et ont su argumenter leur conclusion. Désormais, ils auront un œil plus critique avant de remplir leur panier.