Les athlètes récompensés.

Valeyres-sous-Rances: les Nationaux en Romandie

Le temps d’un week-end, Valeyres-sous-Rances, sa société de gymnastique et le comité d’organisation dirigé par Henri Nerny ont tout mis en oeuvre, et plus encore, pour recevoir les délégués de l’Association fédérale des gymnastes nationaux qui tenaient pour la première fois leur assemblée en Suisse Romande.

Une équipe qui roule

Le comité d’organisation a reçu environ 120 convives, a assuré leur logement, leurs repas, les parties récréatives et bien sûr, l’assemblée du samedi après-midi à la grande salle de Valeyres. Henri Nerny qualifie volontiers son comité d’organisation, «d’excellent, fiable et rôdé. A l’image de l’état d’esprit de la société de gymnastique où camaraderie, efficacité et bonne humeur règnent». Une fourmilière de bénévoles a également mis la main à la pâte.

Que sont les jeux nationaux?

Il s’agit d’une discipline sportive unique et traditionnelle en Suisse qui consiste en un décathlon comprenant 6 avant-luttes, soit la course, saut hauteur, saut longueur, exercices au sol, lever de pierre et lancer de pierre. Puis 4 luttes (2 à la culotte et 2 libres).

Ce sport, très complet, requiert rapidité, force, souplesse et endurance. Pratiqué depuis fort longtemps, il est tombé en désuétude en Romandie alors qu’il reste bien vivant en Suisse allemande.

Comme le rappelle Henri Nerny «dans les années, 1970 à 1990, les gymnastes de Valeyres-sous-Rances ont porté haut les couleurs du village dans la pratique des jeux nationaux. Parmi eux, de nombreux couronnés fédéraux». Lui-même a été président cantonal de 1982 à 1996. Ceci expliquant certainement pourquoi Valeyres, par le biais de Henri, a été sollicité pour organiser cette 81e assemblée.

L’assemblée

Avec un ordre du jour très fourni, elle durera près de 4 heures. Corinne Tallichet-Blanc, syndique de Valeyres, Henri Nerny, président du comité d’organisation et Pierre Guignard de Rances, député au Grand Conseil faisaient partie des hôtes d’honneur. Chacun d’eux dans son allocution s’est appliqué à utiliser, ponctuellement, la langue de Goethe. Abraham Krieger, président central, quant à lui, a traduit l’essentiel de ses interventions. Pour le reste, bien sûr, le suisse allemand l’emportait. Si tout n’était pas simple à suivre, ce qui est certain, c’est que cette société se porte bien et que les délégués étaient manifestement ravis de l’accueil qui leur avait été réservé.

Et Henri Nerny de conclure: «Cette assemblée a été une réussite totale, les délégués sont repartis ravis, nous avons tous eu énormément de plaisir».

L’école Steiner avait préparé des animations pour les enfants (et des crêpes).

Festival du Film Vert: déjà 9 ans

Pour sa neuvième édition les organisateurs du Festival du Film Vert avaient choisi une version «light» pour garder de l’énergie pour la 10e édition qui aura lieu l’année prochaine.

C’est-à-dire un peu moins de films, mais toujours la même formule : au Casino plusieurs stands en relation avec l’agriculture durable, par exemple les Magasins du Monde de La Sarraz servaient du thé et du café ainsi que des produits de culture équitable; et le désormais incontournable brunch bio a été concocté et servi par l’association des «Paniers Bio des 3 Vallons» et a connu le même succès habituel.

Pierre Rabhi «le Terrapeuthe» a attiré beaucoup de monde

Le film-phare de cette édition fut sans aucun doute le documentaire sur Pierre Rabhi «Au Nom de la Terre». Un des pionniers de l’agroécologie en France raconte son parcours et ses convictions. Des spectateurs de toute la Suisse Romande sont venus découvrir la vie de cet homme hors du commun, agriculteur, mais aussi philosophe et écrivain, qui a toute sa vie lutté pour la biodiversité ou contre la désertification. On peut y voir notamment ses actions au Burkina Faso, qui ont permis de vraiment améliorer d’une manière durable la manière de cultiver, en utilisant les ressources locales et des techniques relativement simples comme l’alternance ou la combinaison intelligente des cultures, des techniques se basant sur un savoir-faire ancestral, ne demandant aucun investissement lourd et rendant le paysan très autonome.

Le Sable en voie de disparition

«Le Sable, Enquête sur une disparition» a également le dimanche attiré pas mal de spectateurs. Ce film a obtenu le prix Greenpeace, qui est partenaire de la manifestation. Cette année, le prix Tournesol a été attribué à «Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde». A noter également que le concept de ce festival s’essaime petit à petit, cette année il a commencé à Neuchâtel et dans la région zurichoise.

Le comité est déjà en train de réfléchir à la version plus festive de l’année prochaine mais se dit déjà très satisfait de la version 2014.