L’homme «hyper-dynamique»

Rien ne s’arrête forcément lorsque la «vie professionnelle active» se termine, Claude Durussel en est un vibrant exemple, et interdiction absolue de parler du mot tabou «retraite» avec ce fringant homme passionné.

Après avoir arrêté l’enseignement en 2007, Claude s’est investi pendant cinq années auprès de la prévention des dangers et dérapages sur internet. Mais la passion pour l’image qu’il a commencé à satisfaire dès 1974 continue à le tarauder. Combien d’anciens élèves de la région se souviennent de «l’option cinéma» du samedi matin?! Et la vingtaine de productions est toujours là, bien à l’abri comme des tendres et humoristiques souvenirs.

Claude a lui aussi eu sa période TV Suchet; dès 1985 il réalise les génériques avec Philippe Briod pour les vues en ailes delta, et Philippe Cornaz pour la musique. Une dizaine d’autres émissions voient le jour, avec la particularité d’être entièrement réalisées, filmées, montées et illustrées par cet autodidacte. Puis vient l’époque de VO Energies, pour une quarantaine de films entre 2009 et 2010.

La filmographie de l’artiste ne s’arrête pas là, il réalise le clip «Chocorap» de «Sylvie la maîtresse décolle», le making-of du clip de la société de jeunesse de Valeyres-sous-Rances, candidate pour le giron du Nord 2014, et cette année, il sera le réalisateur du clip de présentation du Schweiz-express (sorte de «Pékin-express») qui se déroulera entre les 28 et 31 août 2014.

Le monde plus beau vu d’en haut?

En septembre 2013, c’est le grand saut avec l’acquisition d’un drone professionnel pour tourner de belles images en prenant de la hauteur. L’objet volant est assisté par satellites GPS pour sa stabilisation et il est même possible de le mettre en «pilotage automatique» afin qu’il rentre tout seul à son point de départ. Parfois c’est bien utile en cas de «perte visuelle».

Si vous souhaitez admirer notre magnifique région, Orbe nord, Valeyres-sous-Rances et ses vignes et le village de Rances, entre autres, vous pouvez aller sur le site YouTube et préciser V20_prod dans la recherche. Une magnifique passion partagée en images avec un souci du détail et de la réalisation mis en valeur avec talent.

A quand le prochain coup de cœur Claude? Avec lui on s’attend à tout avec plaisir.

Jonathan Gombert.

Orbe: vers la dissolution de la Sicup?

La société industrielle, commerciale et d’utilité publique de la localité aux deux poissons a convoqué ses membres pour une assemblée générale extraordinaire, ayant pour but sa dissolution. Seul membre rescapé du dernier comité, Jonathan Gombert a bien voulu revenir sur la situation. «Au cours de ces dernières années, les sociétaires ont refusé plusieurs de nos propositions ou les solutions que nous proposions. De guerre lasse, mes collègues ont fait part de leur découragement et ont donné leur démission. J’ai cherché en vain à trouver des repreneurs. J’ai cru à un certain moment arriver à mes fins. Malheureusement, une mésentente entre commerçants a fini par décourager les intéressés».

Peu d’argent à disposition

Pour le président, il faut qu’une société de commerçants demeure. Peu importe sa forme. Car elle est un lien entre les détaillants et l’autorité communale. Si les industries ont peu été présentes dans les débats, il n’en demeure pas moins qu’elles ont toujours honoré leurs cotisations. A ce propos, la Sicup est partiellement désargentée car elle n’encaisse plus leur quote-part annuelle depuis deux ans et qu’elle a participé financièrement à différentes manifestations. On pense aux sacs qui vous étaient offerts dans les magasins, à l’agenda partagé avec les sociétés culturelles d’Orbe, aux nocturnes ou au soutien aux apprentis Perform. Les décorations des rues pour le mois de décembre sont propriétés de la société et il faudrait renouveler ce matériel qui devient vieillissant. En revanche, elle n’est plus impliquée dans la foire aux saveurs et aux senteurs comme elle ne l’a jamais été dans le Marché de Noël.

Lutter ensemble

M. Gombert espère bien que les commerçants viendront nombreux à la séance afin que l’on ne doive pas prononcer la dissolution de la Sicup. En premier lieu parce que le petit commerce est en péril partout. Il faut donc s’unir pour lutter, notamment contre les «mastodontes». A titre d’exemple, faudrait-il changer les horaires d’ouverture des magasins pour concurrencer les grandes surfaces? En tous les cas, il paraît opportun de faire preuve de dynamisme pour aller de l’avant. Comme il est nécessaire de dialoguer avec la commune à l’heure où des travaux importants sont prévus à la Grand-rue, cette année. Comme il paraît indispensable de veiller à la conservation d’un certain nombre de places de parc au centre-ville. «Si l’on ne prend pas conscience des dangers qui nous guettent, le petit commerce a du souci à se faire. Il serait navrant que la Sicup disparaisse comme, semble-t-il, l’USL (Union des Sociétés Locales) qui passe aussi par des moments difficiles. Il y va de la notoriété de cette ville et de son bien-être», conclut-il.