Une belle équipe de joyeux bénévoles qui ont tout fait pour que chacun ait un beau réveillon, ils vous disent: Bonne année et bonne santé à tous!

Orbe: comme un conte de Nouvel An

Environ 130 isolés se sont retrouvés au Casino d’Orbe le 31 décembre

Le 31 décembre à 17 heures, une petite dame se présente à la porte du Casino avec une photo de Leila tirée d’un journal. «Bonjour, est-ce que vous m’accepteriez pour la soirée, mais je ne suis pas de tout près…?» sans hésiter et d’une seule voix, Barbara et Leila lui répondent oui. «Mais, il faut me trouver une chambre, car je ne pourrai pas conduire…» Toujours sans hésiter, ces dames lui offrent l’hospitalité.

Elle revient à 19 heures, ôte ses deux manteaux et trouve sa place près de l’orchestre. Cette personne entre deux âges ne prend pas beaucoup de place, mais elle est si contente de partager, avec d’autres inconnus, une table garnie avec goût. Le repas est simple, mais chaleureux. La soirée se passe au mieux pour cette inconnue, de qui on apprendra qu’elle s’appelle Doris et qu’elle vient de Montreux.

Elle passe une bonne soirée grâce à cette équipe de bénévoles qui s’appellent Barbara, Thierry, Marguerite ou Margrit, Gilbert, etc., sans oublier les commerçants locaux, qui n’ont qu’une envie: donner un peu de temps et d’amitié à ceux qui en ont besoin. La petite dame, après une nuit chez l’habitante, est revenue au Casino prendre le déjeuner avec les bénévoles qui finissent de ranger. Elle rayonnait et a dit à ses hôtes d’un soir qu’elle n’oublierait jamais cette soirée, qui lui a remonté le moral, a éclairé sa vie et lui a donné du courage pour la suite.

Pour ces bénévoles, c’est le plus chaleureux remerciement qu’ils n’osaient espérer…

Chavornay: un drame terrible

La famille de Dominique Romanens a passé de bien tristes fêtes de fin d’année, à la suite de l’incendie qui a ravagé leur rural la veille de Noël. 45 bêtes ont été perdues et 7 ont pu être sauvées alors que 3 veaux ont dû être euthanasiés, victimes des fumées. Par chance, vingt autres vaches et génisses se trouvaient dans un hangar adjacent et sont demeurées à l’abri du sinistre. Autant dire qu’un tel drame ne se surmonte pas en quelques jours, ce d’autant que dans cette famille, l’élevage est un élément primordial, comme nous le dit le patron. «Nous étions très attachés à nos bêtes. J’ai une passion pour la génétique dans le domaine de la vache laitière. Du reste, 50% de notre domaine agricole est consacré à l’herbe. C’est dire l’attachement qui nous liait à notre troupeau».

Songer à l’avenir

Aujourd’hui, les sept bêtes épargnées ont trouvé refuge chez un agriculteur de Mathod (M. Gass). Malgré la douleur, il faut désormais songer à l’avenir. Avec l’appui des autorités de Chavornay, le syndic Christian Künze en tête, les Romanens élaborent quelques solutions. Pour autant que les assurances prennent en charge une grosse partie des dégâts. «Pour l’instant, nous n’avons eu aucun contact avec les fédérations d’élevage à cause des fêtes. Il est entendu que nous ignorons quel sera le défraiement de l’ECA. Leur contribution financière conditionnera forcément la reconstruction d’un rural. Nous savions que l’avenir de notre ferme n’était pas garanti dans un quartier d’habitations. Faudra-t-il reconstruire à l’extérieur du village? Je peux l’imaginer, car je suis attaché à l’élevage et je souhaite que mon fils Jimmy, 20 ans qui est à l’école de recrue, puisse poursuivre l’exploitation, lui qui a assisté impuissant au sinistre. Même si le prix du lait a fortement baissé au cours des années, il est de notre voeu de demeurer des éleveurs», nous dit Dominique Romanens.

Etre solidaire

Ce dernier aimerait remercier le docteur Abetel, le pasteur Paillard de Bercher ainsi que les très nombreuses personnes qui se sont associées à ce drame de différentes manières, de même que les pompiers qui ont tenté de sauver ce qui pouvait l’être. Un mouvement de solidarité a même été déclenché à Chavornay afin de permettre à la famille de se relever, en lançant une souscription. Plus de deux semaines après le drame, les propriétaires sont encore très marqués par cette mésaventure. Voir des années de travail partir si rapidement en fumée n’est pas une sinécure. Enfin, à l’heure qu’il est, la cause du sinistre n’a pas encore été déterminée par les enquêteurs.

Si vous souhaitez vous solidariser avec cette action, vous pourrez effectuer votre don au nom de la BCV à Chavornay (cpte 10-725-4), IBAN CH 1800 76 7000 H 5333 1040. Merci d’avance!

Yves Auberson (079 645 30 73)
Pascal Desponds ( 079 205 27 24)
Pierrot Basset ( 079 691 58 34)

Ces trois personnes sont à votre entière disposition pour vous fournir tous les renseignements nécessaires.