Bofflens, la route d’Orbe-Croy.

Bofflens: eau et route au menu

Le président du Conseil général, Philippe Monnard, a assermenté ce dernier lundi cinq nouveaux conseillers et a traité un seul préavis donnant lieu à votation, celui de l’arrêté d’imposition qui a été accepté sans souci, le taux restant fixé à 69%.

Des eaux calmes et une route plus chahutée

Depuis septembre, Bofflens vit avec un avis de restriction d’utilisation d’eau potable. La faute à la sécheresse, mais aussi à la vétusté et à la dimension des installations, ce qui est particulièrement le cas du réservoir communal. Le municipal Renaud Besson a présenté un état de situation et les projets qui permettront au village de stocker et conduire l’eau dans de meilleures conditions. En vue de la construction d’un réservoir, les autorités cantonales souhaitent la mise en place d’une association intercommunale incluant Bofflens, Arnex et Agiez. Un bureau d’ingénieurs étudie si la solution du réservoir commun est la bonne ou si un réservoir propre à chacun est économiquement plus intéressant.

Madame Nathalie Berthoud, nouvelle assermentée du jour, s’est faite la porte-parole d’une lettre signée par de nombreux bordiers de la route cantonale Orbe – Croy. Pollution, nuisance sonore, insécurité font partie de leur lot quotidien et ils ont tenu à exprimer un ras-le-bol certain… Ils veulent que les choses changent rapidement et la Municipalité souhaite agir dans leur sens. Mais l’affaire n’est pas simple, la route est étroite, les maisons proches et surtout aussi longtemps que les problèmes d’eau et de canalisation passant sous la route n’ont pas été résolus, le problème restera en suspens.

Guy Baudat entouré de sa femme et de son neveu.

Orbe: un pigeon voyageur

Emigré en Australie depuis plusieurs années, cet Urbigène a aimé découvrir des horizons nouveaux dans sa profession de cuisinier. A 21 ans déjà, il partait pour un court séjour au Vénézuéla avant de revenir par Corfou et Eilat (Israël), puis de s’envoler pour New York pour travailler dans des grands hôtels. De là, il s’en ira à Séoul (Corée du Sud) avant de vivre une première escale à Darwin. S’en suivront des stages au Japon et au Maroc pour choisir finalement le nord de l’Australie. La mort de son papa, le fameux facteur d’Orbe Didi Baudat, le rapatrie en Suisse auprès de sa maman. Ayant de la peine à trouver une place convenable dans son pays, il s’engage à la poste à Daillens, domaine dans lequel il restera puisqu’il occupe un emploi à la poste australienne à Darwin. Le fait que son épouse provienne de Singapour a joué également un rôle dans le choix de son pied-à-terre, mais pas seulement.

La santé à bon prix

«J’aime ce pays, car les gens sont moins stressés qu’ici. La circulation automobile dans cette ville multiculturelle de 130 000 habitants est fluide et les conditions de travail sont foncièrement différentes de celles que l’on connaît en Suisse. J’ose dire que les Australiens sont un peu fainéants. Ils travaillent 35 heures par semaine et peuvent cumuler 2 ou 3 emplois. Il leur arrive souvent de manquer un jour sans trop s’en soucier puisque la loi le permet. Sur le plan de l’emploi, tous les dix ans, les entreprises octroient un congé de trois mois à leur personnel, qui peut choisir de recevoir une somme équivalente. Tout cela en plus des cinq semaines annuelles de vacances. Pour ce qui est de la maladie ou de l’accident, l’acquisition d’une carte, équivalente à 5 francs, vous permet de vous faire soigner comme hospitaliser gratuitement. C’est dire qu’on peut vivre aisément avec un gain mensuel de Fr. 2 000.– suisses qui sont nets puisque les impôts sont prélevés à la source (25% environ). Là-bas, on se préoccupe peu du reste du monde. Seul ce qui passe aux Etats-Unis, dont ils sont très dépendants, les intéresse. Ainsi, le différend entre les USA et la Corée du Nord, pas si éloignée, ne les a pas alarmés. C’est dire qu’ils profitent de la vie avant toute chose»

Pas se baigner à la mer

«Le barbecue est une espèce de sport national. On reçoit ou l’on se fait inviter par des amis pour des grillades. On aime boire et le week-end est consacré aux visites de pubs qui se terminent parfois en bagarres, car on règle les conflits de cette manière, l’alcool faisant. A Darwin, la vie est plus chère que dans le reste du pays, car il y a peu d’agriculture et la nourriture vient du sud de la nation. Je relève en passant qu’un paquet de cigarettes coûte Fr. 20.– et une bière Fr. 7.50 au pub. On élève des vaches, mais aussi des chameaux que l’on exporte en Arabie. On pêche un poisson qui est très prisé, le barramundi, qui pèse en moyenne 4 kilos pour une longueur de 60 cm, que l’on capte dans les rivières ou dans la mer de Bali puisque nous ne sommes qu’à une heure et demie de vol de la ville indonésienne, alors que Sydney ou Melbourne sont à cinq heures.

Toutefois, on ne se baigne pas dans ses eaux, car elles sont infestées de crocodiles, de requins parfois, mais aussi de méduses dont la piqûre peut être mortelle. Presque chaque maison, (compter Fr. 400 000.– pour l’achat), est munie d’une piscine appréciée parce que le climat se maintient à 35 degrés l’année durant, même s’il pleut entre octobre et mars. A défaut d’être passionnés par la TV, les Australiens sont très joueurs. Ils parient sur tout. Dans ces conditions, vous comprendrez que l’on puisse se plaire dans les territoires du Nord, même si les montagnes me manquent, comme la fondue et la raclette. Alors j’en profite quand je suis de retour en Helvétie, tous les deux ans».