Chemins dans le quartier de Bellevue.

Vallorbe veut inciter ses jeunes habitants à voter

Devant un public nombreux et fidèle, première séance au perchoir du délibérant vallorbier pour Véronique Teuscher qui s’est réjouie de la cohésion du conseil malgré la présence de plusieurs partis politiques.

Adhérer au système Easyvote.

L’exécutif a proposé dans sa réponse au postulat déposé en décembre 2016 par les deux jeunes conseillers Gaëtan Uldry et Pierre-Olivier Stramke de rejoindre le système «Easyvote» élaboré et mis en place par la Fédération des Parlements des Jeunes. Une plateforme internet doublée d’une application pour smartphones destinée aux jeunes de 18 à 25 ans leur permettant de voter sur n’importe quel sujet en meilleure connaissance de cause. Des circulaires seront adressées aux jeunes les invitant à s’inscrire sur le système seront distribuées, alors qu’un groupe de contact sera formé parallèlement pour organiser des séances publiques sur les sujets soumis à votation, en compagnie de représentants du Conseil.

Pas de 30 km/h à Bellevue

En octobre 2016, la motion Lionel Favre avait été acceptée à une très large majorité. Elle visait à réduire la vitesse dans le quartier de Bellevue à 30 km/h. La commission chargée d’étudier la réponse municipale défavorable à cette mesure a décidé… de ne rien décider de concret sinon de prendre acte de la réponse municipale. Différents systèmes destinés à limiter la vitesse dans ce quartier résidentiel ont été étudiés, potelets, aménagements, pots de fleurs comme à Orbe, sans qu’aucun d’eux ne réussisse à convaincre. La réponse a été acceptée sans autre, le syndic ayant préalablement précisé que l’exécutif avait probablement trouvé une solution qu’il proposerait rapidement.

Bouchons du Creux

Le serpent de mer des bouchons du Creux a fait sa réapparition à la suite d’un échange de courriers entre Vallorbe et Ballaigues. Cette dernière localité refusant pour des motifs juridiques et pratiques l’utilisation alternative d’un chemin forestier entre Ballaigues et le Creux pour dégager les bouchons. Par ailleurs une correspondance de l’OFROU peu favorable à l’annonce en amont sur l’A9B des bouchons et informant les autorités que l’étude de futures mesures de trafic aurait lieu une fois les actuels travaux terminés a suscité l’ire du conseiller Yann Jaillet, qui l’a tout simplement trouvée « vide de sens réel et annonçant de nouvelles études inutiles devant durer au moins 10 ans».

Pas de changement de la typologie des occupants du CEP

L’exécutif a répondu cet été aux autorités fédérales par l’intermédiaire du canton pour rappeler que si le type d’occupants du CEP devait évoluer vers une population dépourvue de tout espoir de rester une fois en Suisse, la commune cesserait immédiatement toute collaboration avec le Secrétariat d’Etat aux Migrations SEM dans ce cadre, alors que tant la population que les autorités ont tout fait pour l’intégration des occupants du CEP depuis bientôt 20 ans.

En fin de séance deux nouveaux chefs de service ont été présentés à l’assistance, Cédric Vallotton pour la sécurité municipale et Michel Ortega pour la voirie.

Orbe: Lancement de Gruvatiez

Le syndic Henri Germond s’est réjoui d’abord d’accueillir autant de monde pour la présentation du projet OPL (One Planet Living, traduire par «une planète pour vivre») prévu à Gruvatiez. En accord avec le WWF Suisse et l’entreprise Orllati, la Municipalité d’Orbe a pris le pari d’être la première commune de Suisse à accepter un quartier OPL. Pour obtenir ce label, les constructeurs ont adhéré à un code en dix points pour un total de 170 mesures en matière d’écologie. A titre d’exemple, il s’agira de construire des immeubles avec des matériaux de qualité, en produisant une partie de l’énergie nécessaire grâce à des panneaux solaires posés sur les toits plats et de diminuer considérablement les nuisances des effets de serre (pas de voiture en surface et parking en sous-sol), tout cela dans un écrin de nature.

En associant des citoyens sceptiques aux différentes commissions qui ont étudié le projet, elle s’est assurée de l’adhésion de l’essentiel de la population. Le plan se découpera en quatre étapes dont la première vient d’être mise à l’enquête pour la construction de six immeubles, à une quinzaine de mètres du bord de la route de Saint-Martin. 226 logements de 2,5, 3,5 et 4,5 pièces (de 50 à 85 m2) avec loggia se loueront pour les 2/3 d’entre eux alors que le solde sera vendu. En principe, les premiers travaux devraient commencer en 2018 pour se terminer deux ans plus tard.

Plaidoyers convaincants

Le projet a été présenté par Mme Martinson (WWF), MM. Rebetez (ingénieur GEA) et Ischer (Orllati Real Estate) qui ont su convaincre et répondre aux différentes questions. Il n’est pas de doute que la disposition des bâtiments et des allées a démontré que la convivialité sera un argument de poids dans le projet puisque des salles communes permettront aux habitants de se rencontrer.

Des locataires qui auront aussi pour tâches d’entretenir le parc dans lequel ils se trouveront, en ayant aussi le loisir d’entretenir des jardins communautaires. Des commerces prendront place comme la Migros, qui maintiendra une antenne en ville, Denner, une pharmacie et probablement quelques petits commerces dont un café-restaurant. Par contre pour le moment, plus mention de la permanence médicale qui devrait quitter l’ancien hôpital à moyen terme et qui pourrait trouver place dans Pôle Sud ou ailleurs dans la localité.

Pas de grenouilles

A l’heure des questions, aucune n’a concerné la hauteur ou la grandeur des immeubles. On s’est inquiété de savoir ce qu’il en coûterait à la commune qui a précisé que le promoteur Orllati s’est engagé à débourser 6 millions pour les infrastructures. Les 2,5% de logements sociaux, dans un premier temps, ont paru bien peu pour quelques personnes. Comme le WWF fera des contrôles permanents pour garder le label OPL, on s’est demandé si les locataires devront s’engager à respecter une charte.

D’autres se sont inquiétés de la rupture entre les différents quartiers de la ville avec un secteur qui pourrait avoir tendance à vivre en autarcie. Un problème que la commune n’a pas nié et sur lequel elle planche pour garder le lien entre les Urbigènes (Urbabus, passerelle sur l’Orbe, etc.). À propos, le RER a fait l’objet de quelques questions afin de savoir quand cette liaison avec Lausanne et Yverdon aboutira dans la cité aux deux poissons. Enfin, concernant le biotope qui devrait prendre place à l’arrière de la parcelle, une personne a recommandé de ne pas introduire de grenouilles qui font énormément de bruit en certaines périodes de l’année!