Le carrefour en bas du village.

Agiez: l’eau, l’argent et des règlements à adopter

L’approbation des comptes 2016 pour la commune d’Agiez s’est d’autant mieux passée que le syndic Philippe Schwendimann a pu annoncer un bénéfice de
Fr. 3 526.39. Ce bon résultat est surtout dû a des rentrées supplémentaires imprévisibles: pour Fr. 74 000.– d’impôts en plus, des droits de mutation pour
Fr. 40 000.– entre autres.

L’eau est sous surveillance, depuis la découverte d’une contamination, la source de Vanté à Bofflens est légèrement chlorée. Il a été demandé aux agriculteurs de ne plus puriner. Malheureusement, un agriculteur de Bofflens a récemment recommencé à répandre du lisier. L’eau étant bien surveillée, on verra si cet épandage change les résultats.
La commune d’Agiez teste d’autres sources pour en évaluer le débit. Ensuite, elle demandera un devis pour une étude en vue de l’exploitation. Mais elle a refusé la gestion commune d’un réservoir avec Bofflens.

Le Conseil ne veut plus se «mouiller» pour l’eau!

Dans l’ordre du jour, l’eau est revenue pour l’adoption du nouveau règlement communal sur la distribution des eaux. L’ancien datait de 1967 et la nécessité d’autofinancement exigée par le Canton en demandait la révision totale. Basé sur un règlement type cantonal, il a suscité pas mal de débats. D’une part, la commission regrettait de ne pas avoir eu assez de temps et de ne pas avoir pu s’investir plus dans le projet, d’autre part, un point sur la possibilité d’augmenter les tarifs faisait craindre que la Municipalité les augmente trop rapidement. Le Conseil a cependant fait confiance à son Exécutif en lui laissant la marge de manœuvre prescrite.

Deux nouveaux règlements

Dans les autres sujets à l’ordre du jour, l’adoption des nouveaux règlements de l’ASIOR et de l’ORPC. L’ASIOR, la nouvelle entité née des cendres de l’ASIBCO, est l’association intercommunale qui va gérer les écoles depuis la sortie de Chavornay du groupement scolaire. Le règlement proposé a été modifié pour que toutes les communes puissent y avoir un délégué. L’ASIOR a demandé que l’arrêt de Chantemerle à Orbe améliore la sécurité des enfants. La commune d’Orbe a promis que des mesures sont à l’étude et seront mises en place pour la rentrée.

Quant à l’ORPC (entité régionale pour la protection civile) qui résulte d’un nouveau découpage et de regroupements de la part du Canton, son règlement a également été accepté sans discussion.

Dans les divers, la conseillère Marjorie Aubort revient sur la motion du carrefour en bas du village. L’arrêt de bus n’y est pas assez sécurisé pour les enfants et le carrefour en général pourrait être amélioré. La Municipalité va se pencher sur ce sujet.

L’arrière de la «boutique» Guignard sur la rue des Remparts.

Orbe: faillite Guignard, offres insuffisantes

La vente aux enchères des propriétés de la masse en faillite du groupe Guignard n’a pas satisfait la Banque Cantonale Vaudoise, qui passe désormais de créancière à propriétaire des lieux.

A l’ouverture de la séance, la présidente de l’Office des faillites, Sabine Jamois, a fait savoir que l’on n’allait pas scinder les trois parcelles en vente (à la Grand-Rue et la rue des Remparts), mais que le tout ferait l’objet d’un seul lot d’une valeur de 1,67 million de francs.

Après avoir décliné la procédure de la mise, les enchères débutaient avec deux offres. Une personne privée d’Oron offrait Fr. 700 000.– puis une gérance immobilière urbigène proposait Fr. 900 000.– avant que la représentante de la Banque Cantonale Vaudoise n’intervienne et fasse valoir la valeur de base (1,670 Mio). Comme personne n’a renchéri, la BCV est devenue propriétaire du lot. Selon sa représentante, la banque n’a pas l’intention d’exploiter le lieu, mais mettra le lot à nouveau en vente, en bloc ou en séparant les parcelles.

En état lamentable

L’issue de cette vente aux enchères n’a pas surpris la déléguée de la société urbigène présente qui pouvait comprendre que la BCV tente de perdre le moins possible d’argent sur cette opération. Elle n’a pas caché non plus qu’elle pourrait entrer en matière selon les prétentions prochaines de la Banque Cantonale.
A propos de la visite des locaux, plusieurs personnes ont déploré l’état catastrophique dans lequel ils ont découvert le site, au milieu du mois de mai dernier. «Les laboratoires et le magasin ainsi que le restaurant étaient dans un tel état qu’ils n’incitaient pas à l’achat.

En effet, des flaques d’eau jonchaient le sol, comme de la sciure qui était sensée masquer les infiltrations diverses. Le reste comme le matériel et les vestiaires étaient laissés à l’abandon. C’est dommage, car la visite du bâtiment principal aurait permis d’imaginer un commerce en son rez et plusieurs appartements dans les étages pour autant que le futur propriétaire concède des aménagements», nous disait un intéressé.

Face à cette réflexion, la présidente de l’Office des faillites admettait volontiers ces remarques, mais ajoutait que son bureau n’avait pas les Fr. 20 000.– qu’il était nécessaire de dépenser pour rendre les locaux plus attrayants! C’est dire que la vente est reportée et cela est dommageable pour le centre-ville d’Orbe qui a besoin d’être dynamisé par un commerce attractif. Il s’agira donc d’être patient!